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04/03/2012

15 ans et demi de radio

C'est en décembre 1970 que, la toute première fois, à l'aide du magnétophone que mon cousin/frère Jean-Yves avait eu à Noël, j'avais eu l'idée de faire un programme dans lequel j'étais à la fois l'animateur et l'auditeur au téléphone (grâce à un certain talent d'imitateur à l'époque l'auditeur était le Général de Gaulle lui-même, Jacques Chaban-Delmas, Albert Simon ou... le père de mon frère/cousin !) avec bien sûr des chansons intercalées, et même... des fausses publicités ! Cette cassette, je l'ai toujours et tous les 10 ans je la "réenregistre" pour qu'elle puisse toujours être audible.

Mais ce n'est que onze ans plus tard que mon rêve d'enfant et d'ado aura une chance de se réaliser, avec l'arrivée des radios libres. Ce que j'entendais un peu partout était disons très "moyen" et je me disais qu'après tout ma cassette de 1970 n'était pas pire !

Fin 1981 une radio s'établit à Gap, du nom de Radio 5. Celle-là avait le double avantage d'être de très bonne qualité, et surtout audible de chez moi, à 38 km. Je me mis à les écouter religieusement, en rêvant qu'un jour je serais des leurs...
Je l'étais un peu d'ailleurs car je possédais déjà à l'époque une impressionnante série de disques que je me fis un plaisir de leur prêter, et souvent ils citaient mon prénom à l'antenne pour me remercier.

C'est là que le "Destin" va intervenir ! J'avais fait, quelques mois auparavant, la connaissance d'une dame. Dame bien plus âgée que moi, et cette relation n'avait rien d'équivoque. Nous étions vraiment amis, nous nous sommes toujours vouvoyés, et jamais aucune arrière-pensée n'est venue nous chatouiller. Je lui confiais mes problèmes, elle me confiait les siens. 
Un jour le lui parlai de la radio, et la lui fis écouter.
Là elle tomba à la renverse, car l'animateur en chef, le patron de la radio, n'était autre que.... son premier amour, 30 ans auparavant ! Alors je lui suggérai de prendre contact  avec lui, par le biais d'une émission de dédicaces.

Cela marcha mieux qu'espéré, car ils retombèrent illico dans les bras l'un de l'autre ! leur amour, 30 ans après, n'avait pas changé... Sauf que lui avait une bague au doigt...!
Ce ne sera que 10 ans plus tard que je saurai ce que cet homme devait endurer, avec une épouse que toute la radio - et les auditeurs - connaissaient, et la femme de sa vie que bien sûr il devait cacher.
Et moi j'étais au milieu....

Jacqueline (c'est le prénom de la dame) savait que je mourais d'envie de faire de la radio, et en toucha un mot à René (le prénom du monsieur). D'autant que, en mars précédent j'avais - hasard encore - "appris le métier" lors d'un bal organisé en Bretagne chez une cousine, laquelle m'avait mis aux platines vu que je connaissais personne.

Je refusai d'abord, puis ils me le demandèrent comme un service, afin de "boucher le trou de midi". C'était moi ou une bande magnétique !

Alors, en juin 1982, je me lançai dans ma première émission. Que j'enregistrai de chez moi grâce à un programmateur électrique. Quand je l'écoutai le soir, je me dis que décidément, il valait mieux en rester au stade d'auditeur ! Des hésitations, des fausses manoeuvres, bref on a sa fierté !

Mais le couple reformé par mes soins m'encouragèrent à recommencer. Devant mes dénégations, ils insistèrent. Les hésitations, c'était normal pour une première, et ça se corrigerait, idem pour la technique. Mais en revanche pour eux j'avais "une voix d'or", ce qui était rare, et surtout de solides connaissances musicales.

animateur


La suite, je l'ai racontée par ailleurs, mais pour résumer :
• août 82, premier dialogue avec un auditeur au téléphone. Prénom de l'aditeur : Nathalie.
• septembre 82, le boss, qu'on appelait "Papy Muzol", me confiait 34 heures de programmes pour la saison 82/83 !
• novembre 82, le sondage annuel d'audience me donne comme animateur le plus écouté de Gap ! Devant Foucault lui-même...
Ce sondage me sera bien sûr caché, c'est grâce à Jacqueline que je le saurai.
• janvier 83, "Papy Muzol" me propose un contrat. Un CDI où je toucherais deux fois ma paye de météorologue !! Là j'hésiterai un bon bout de temps (entre la radio et le boulot je menais une vie de fou), avant de prendre un congé sans solde. Puis finalement je déclinerai la proposition.

Dès lors mes jours de vedette seront comptés. Je représentais un double danger pour le boss, d'abord au boulot car sa grille dépendait  - outre les permanents, payés - de deux bénévoles totalisant à eux deux 70% de l'audience (le second était un pro, un ancien de RMC, mon maître à penser en matière de radio), et qui pouvaient partir du jour au lendemain, donc couler la radio.
Et côté sentimental, je connaissais sa double vie.

Mon sort sera réglé à l'automne 83.

                                                           

Poussé par mon épouse, je franchirai humblement trois mois après la porte d'une petite radio qui venait de s'ouvrir dans ma petite ville, la RAM. Et là, j'y ferai d'abord une émission par semaine. Puis deux, et enfin 3.
Là encore on me poussait à faire d'autres émissions (d'autant que j'étais polyvalent, je faisais également les infos et des émissions style France-Culture) mais j'avais une famille à présent, je n'étais plus célibataire, et aussi je ne tenais pas à renouveler l'expérience de 1983.

Je serai administrateur de la radio en 1985, membre du bureau en 1986.
Quand je partirai en février 87 pour cause de mutation, ils organiseront un pot géant pour mon départ..


Je ne mettrai pas longtemps à trouver une radio à Mende, où je venais d'arriver en ce printemps 1987.
Ce sera Mende-Radio où j'aurai une heure par semaine.
Puis l'équipe dirigeante changera et je serai "au chômage" en avril 1988.

Tout de suite je serai récupéré par Radio-Nostalgie Lozère qui se montait. J'animerai une émission de deux heures le samedi après-midi. Mais... financièrement, la station coulera quelques mois plus tard :(

En 1989, avec une bande de copains, nous monterons, chez un collègue, une radio-pirate, Fréquence Punch. Nous émettons à peu près sur un rayon de 150 m, la fréquence changera à chaque fois que le rideau du salon bougera (l'émetteur était fixé dessus !) mais qu'importe, je refaisais de la radio ! Même si je n'avais que mes collègues d'antenne comme auditeurs !
D'autant que je n'aurai qu'un étage à descendre pour aller dans le "studio", le domicile de mon collègue Frédéric.

Mais mon collègue fait la connaissance d'une nana, et du coup, fin de la radio. Il faut dire aussi que le collègue était du genre minable à l'antenne, et s'en était vite rendu compte.

En 1990 Mende-Radio re-change d'équipe et j'y reviens. Mais un autre Patrick y étant arrivé entre-temps je m'y ferai appeler "Docteur Pat" !
Hélas fin 1991 cette radio se fait racheter par le réseau FUN, et me voilà de nouveau au chômage...

Je suis assez mal à l'aise à cette époque, la proprio parle de nous virer, l'ambiance n'est pas top au taf, et je suis à deux doigts de poser une mutation. La feuille a été pendant une journée entière à la signature sur le bureau du chef....! Qui - hasard encore - ne sera pas là ce jour-là....
Un mercredi où je participerai au loto des Jeannettes, et où l'aumônier me proposera... de faire partie de la nouvelle radio Chrétienne qui allait s'ouvrir ! Radio Eaux-Vives.

Ce sera ma dernière radio, là où je resterai le plus longtemps, 5 ans et demie.

Quand j'ai dû quitter Mende, j'ai bien sûr stoppé la radio.

Depuis, malgré de nombreuses sollicitations, je n'ai plus jamais touché à une table de mixage

Je vous embrasse.

10/02/2012

Les deux faces de Patrick Sébastien

J'ai déjà parlé (sur mon ancien site) de Patrick Sébastien.

Un mec que voici quelques années que je n'appréciais pas, pensant comme beaucoup de gens que c'était un gros beauf de droite, imitateur moyen (pour certaines imitations - comme De Gaulle - je lui suis supérieur), un peu Caliméro, dont les spectacles et chansons pour noces et banquets étaient loin de mon univers.
Le petit bonhomme en mousse et autres viens boire un ptit coup à la maison ne sont pas trop ma tasse de thé.

Par curiosité plus qu'autre chose, j'ai quand même, en 2001, regardé son film t'aime, et là je suis tombé sur le cul.

Pour moi, un des meilleurs films des 20 dernières années. Emouvant au possible, on découvre là un Sébastien inattendu, sensible à fleur de peau, profondément humain. Il parle du handicap de façon très pudique et très efficace. On est loin du burlesque de Intouchables. Le contraire de sa facette "télé".

Puis je l'ai lu.

• D'abord Putain d'audience, en 2006. Dialogue imaginaire avec une petite fille qu'il est sur le point d'adopter. Il lui parle de sa vie, de la télé et de ses travers, et surtout n'hésite pas à dire tout haut qui lui a mis des bâtons dans les roues.
Que ce soit à la télé ou sur le plan politique. Personne n'est épargné, de Sarkozy à certaines pratiques des Restos du coeur.

• Puis en 2009 Tu m'appelles en arrivant .
Pas étonnant que son émission la plus célèbre - et qui n'a été jamais été égalée en audimat - s'intitule le grand bluff, car il m'a vraiment bluffé sur ce coup.
D'abord cet autodidace manie la langue française avec du génie. Il trouve des néologismes à la pelle, comme "synchronicité", un mot qui signifie "coïncidence peut-être pas si hasardeuse que ça..."

C'est un dialogue - réel- entre lui et sa mère qui est en train de mourir. Poignant...
On sent que cet homme est une plaie vivante, tiraillé entre la mort de son fils (en 1990, il n'avait que 20 ans) et celle, programmée, de sa mère, les deux seuls êtres - en dehors de sa femme Nathalie - qui furent ses piliers à des périodes différentes de sa vie. Pilier, joli mot pour celui qui fut le président du club de Rugby de Brive, qu'il a emmené vers la victoire en coupe d'Europe en 1996.

• Et enfin, acheté hier, dehors il fait beau hélas. Pas fini, car commencé... à 23h30, et ce n'est qu'à une heure du mat que j'ai dû lâcher prise. Là aussi c'est du beau Sébastien, dans un dialogue à la Don Camillo, sauf que son Dieu à lui n'est pas celui de Fernandel : c'est sa maman.

J'ai emmené mon épouse le voir en 2010 à Lons le Saunier, elle qui encore deux ans avant était une anti-Sébastien primaire !

Certes, je ne suis pas d'accord avec lui sur tout.

Sur sa façon de vivre dans ses jeunes années. Bringueur et trousseur de jupons.
Sur ses convictions politiques. Il a toujours été Chiraquien, y compris dans la période "carnassier" du second Grand Jacques (jusqu'à 2002 en gros).
Sur Internet, dont il partage le très négatif point de vue que Nathalie, qui n'y ira jamais en dehors du travail. Pour Sébastien, certains commentaires de blogs sont dignes de ce qui se passait pendant la France occupée...
Il n'a rien écrit sur Sheila pourtant lol !

Sinon, que de points communs !

• Le prénom, d'abord.

• Celui, commun, des femmes de notre vie (bon, les statistiques jouent pour nous, ce sont largement les plus nombreuses en France).

• Il adorait San-Antonio. Comme moi entre 1966 et 1985. Je les ai tous lus, pour la moitié relus, et pour une bonne partie presque appris par coeur.

• On partage les mêmes opinions sur les injustices et aussi ... Sarkozy. Sa chanson "ah si tu pouvais fermer un peu ta gueule" résume toute la chose.

Et surtout, surtout, nous avons la même vision du Destin. Que rien, absolument rien, n'arrive par "hasard". Que la vie est jonchée de ces "synchronicités" qui permettent de faire au mieux si on sait les repérer et les comprendre.

Bref, Patrick Sébastien fait partie de mes idoles, même si je sais que cet aveu va me priver de quelques-uns de mes lecteurs. Auxquels je n'en voudrais pas, j'ai arrêté moi-même de lire sur FB une jeune ex-bloggueuse de Psycho avec qui pourtant j'avais eu de beaux échanges, quand j'ai su qu'elle était fan du président sortant...

Voilà, vous en faites ce que vous en voulez, j'espère qu'il n'y aura pas cette fois une secte d'adorateurs de Sébastien qui viendront me dire que tel bouquin est paru en 2006 et pas en 2007 ou l'inverse, ou autres billevesées du même tonneau.
A présent je me méfie !

Je vous embrasse.

17/01/2012

Seul au monde ?

Il y a des moments de la vie où l'on fait des bilans, notamment celui de savoir qui, au cours des 10 dernières années, ne s'est pas contenté de vous laisser poireauter dans un couloir, voire même au-dehors de chez eux...

J'ai donc voulu recenser là où j'ai été invité à dîner (ou déjeuner) (pastilles rouges) et là où j'ai été invité à dormir (pastilles noires). Je n'ai pas compté la famille ou alliés, qui sont plus ou moins obligés de le faire, comme du reste nous le faisons pour eux et l'avons toujours fait. ils sont quand même sur la carte, en pastilles roses (c'est le nombre de pastilles que j'ai le plus ! Il faut bien les écouler)

Donc voilà la carte

Image (50).jpg

Et l'on pourra s'apercevoir que s'il y a des endroits où entre la famille et les amis je n'aurais pas de problème pour trouver refuge si j'avais un pépin (Bretagne, Région Parisienne, Rhône-Alpes, Bas-Languedoc, Franche-Comté, Suisse) en revanche je n'aimerais pas me trouver en détresse dans le Lot ou l'Aveyron, vers les deux-Sèvres, et encore moins du côté de Bar-Le-Duc ou de Metz !!

Mais ne soyons pas difficiles, je connais pas mal de gens qui aimeraient pouvoir éditer une telle carte, et réaliser que quand même, je ne suis jamais à plus de 200 km d'un éventuel "refuge". Et encore n'ai-je pas mis là ceux et celles avec qui j'ai pris l'apéro (ou le goûter), ce qui donnerait une carte encore plus remplie, que je vous épargnerai.

Dans l'ensemble je n'ai pas à me plaindre, et tout ce que je souhaite, c'est qu'à présent que j'ai mon temps libre étant en retraite (à ce propos une idée à laquelle il faut que je torde le cou, à propos des retraités "qui n'auraient plus leur temps à eux" : c'est totalement faux, ils se créent eux-mêmes des obligations - parfois, souvent, familiales - afin de ne pas voir en face qu'ils ne sont plus en activité et qu'ils peuvent encore "servir à quelque chose". Mais le jour où ils décideront de se libérer, ils pourront le faire très aisément, sans avoir le demander à un patron ou à un chef... Nuance très très importante!) j'espère remplir la carte de nouveaux points, ces points de l'Amitié.

Je vous embrasse.

31/12/2011

Dernière note *

* De l'année lol !

Donc, mes vacances.

A peu près comme je l'avais imaginé.

• le vendredi 23, voiture garée à Valdahon sous la neige, nous prenons le TER dit "des horlogers" (il relie Le Locle à Besançon en passant par Morteau). Attente pénible de 2h et quelque pour récupérer le "nouveau TGV".
Nouveau... hum ! D'abord il vient tout bonnement de la gare "normale" de Besançon, puis passe par la gare nouvelle, fait 50 km de grande vitesse jusqu'à la banlieue de Dijon.
Puis reste en gare pendant 20 minutes.
De là, il repart sur Paris, comme les autres TGV, qui filent à 160 sur la ligne "classique" et à 300 sur la ligne "récente" (elle était nouvelle voici 30 ans).
Mais ce TGV-là, lui, sans aucune raison, va musarder à 90 km/h, en nous faisant admirer la beauté des paysages bourguignons. J'en fais la remarque à un contrôleur, qui m'assure "qu'il n'y a aucun retard".

Il s'offre le luxe de s'arrêter à Montbard, un peu plus de 5500 habitants... Comme on pourrait dire à Lyon, cet "arrêt-Montbard" ne se justifie pas tellement pour un TGV qui part de la toute nouvelle ligne TGV !

Puis il rejoint la ligne "récente" et alors, il fait de nouveau de la grande vitesse. Il a d'ailleurs tout intérêt car sur cette ligne saturée il suit un TGV "Marseille" tracé à 320 et précède un "Genève" qui roule à la même allure. Faut plus plaisanter là...

Et il est effectivement 15h13 pétantes quand notre train arrive en gare. A l'heure. Donc si j'ai bien compris, en ne restant pas 20 minutes à Dijon et en évitant de rouler sur 100 km à l'allure d'un chemin de fer touristique, on pourrait vraiment gagner du temps ! S'il se trouve quelqu'un qui pourrait m'apporter la réponse, j'en serais très content.

A Paris, notre adorable logeuse veut bien nous garder les bagages. Mieux, elle nous propose un dîner-pizza pour le soir ! Entre les deux, nous allons admirer les lumières de la ville. Lumières un peu plus ternes cette année, crise oblige.
Et enfin, dernière ligne droite : Paris-Rennes. Train bondé, passagers fatigués. Et à minuit 20, nous sommes à quelques centaines de mètres de la gare de Rennes. Mais comme il doit arriver à 28, il roule à 5 à l'heure afin de respecter l'horaire. Manquerait plus qu'il arrive en avance, non mais !

Là, belle surprise, nous sommes accueillis par notre fille et son "copain" (les guillemets car je trouve cette dénomination idiote et source de confusion) dès la sortie du wagon.

Et enfin, à 1h40 nous arrivons chez eux.

• Samedi 24

Pas d'imprévu : Ma fille scotchée en permanence devant la télé, à regarder des trucs ricains, et ce durant toute la journée. Je précise qu'il faisait beau !!!
Par chance, je peux, moyennant quelques contorsions, bénéficier de son PC portable, où je fais quelques parties de belote. Le soir, direction chez les beaux-parents, réveillon "ordinaire" où je l'avoue, mon mouchoir à la main (non je ne pleure pas, toujours ma crève), j'attends patiemment l'heure du lit.

• Dimanche 25

Le matin, visite à pied de la banlieue Rennaise, l'après-midi nous faisons quelques jeux de société.
J'ai beau dire à ma progéniture que je voudrais voir la Mer et Dinan, nous éviterons la première et roulerons sans nous arrêter dans cette dernière.

• Lundi 26

Les vacances commencent !!! Non, je suis méchant, je ne pourrais pas rester plus de 4 mois sans voir ma fille, mais je dois avouer qu'elle et moi ne partageons pas trop les mêmes pôles d'intérêt. Bref, que chez elle, je m'ennuie comme un rat mort ! Mais quand même, je suis content de l'avoir vue.

TER à 13h23 pour Lorient, qui file à la vitesse d'un éclair. Moins d'une heure et demie après, je suis chez les Merlus.

Emotion....
Combien de fois l'ai-je fait ce parcours, en étant de plus en plus surexcité à mesure que je m'approchais de la destination ? Je connais presque mètre par mètre les paysages entre Hennebont et Lorient.
Puis, l'entrée dans le passage souterrain pour arriver dans le hall.

Là, mon frère/cousin Jean-Yves vient me chercher en voiture. Depuis quand ça n'était pas arrivé ??? 1981, très exactement !!!
Lui aussi est nostalgique et me fait faire tout un circuit balisant notre jeunesse. Son premier quartier puis son dernier, cette maison de bord de mer qu'il aura été obligé de vendre en catastrophe en 1998 avant de s'exiler pour l'autre bout du monde. Entre les deux, l'ex-camping de Lorient-Plage où nous avons passé des mois de juillet (70) d'août (69) et de septembre (67) aussi magiques que nos Noëls.

Il tournera longtemps dans le secteur de sa maison, sans oser passer devant. C'était l'occasion (car je crois que ma présence est nécessaire) on réessaiera en avril.
Le soir, aller-retour en bus voir mon filleul Willy, content de voir son parrain. Nous sommes invités pour le lendemain soir.

• Mardi 27

Déjeuner chez ma cousine germaine de 81 ans, après-midi passé sur l'ordi de Jean-Yves où il m'explique énormément de trucs intéressants. Le temps passe à une vitesse folle ! Qu'on en a du temps à rattraper... 13 ans, très exactement.
Nous sommes raccompagnés par sa soeur, avec laquelle j'avais été très en froid pendant presque 10 ans pour un malentendu, et le dîner, comme prévu, chez Willy et ses parents.
Second jour magique.

• Mercredi 28

Jamais deux sans trois pour ladite magie, car cette fois c'est chez mon vieil ami (de 46 ans et demie) Bernard et son épouse que nous sommes invités. Je reconnais bien la maison, car lorsque nous vivions à Vannes, nous y passions un week-end tous les deux mois.
Je peux le dire maintenant, ces week-ends, où d'abord nous jouions à la belote, puis une fois les "femmes" couchées nous parlions beaucoup, un verre (d'alcool avec de préférence un chiffre élévé en ce qui concerne les degrés) à la main -  sans que pourtant je ne puisse arriver à aborder "la" question - je les considérais comme des oasis dans mon désert Vannetais. Les retours étaient silencieux, mon épouse conduisant. Je savais l'enfer qui m'attendait le lendemain dans le secteur du PIBS...

Bref, on se couchera à 4h, et cette fois, enfin, il sait !

• Jeudi 29

Presque 5 heures de TGV entre Quimper et Paris, c'est l'enfer... Où sont mes trains Corail confortables où l'on pouvait se lever, faire quelques pas, se mettre debout dans le couloir ? Et qu'on ne me parle pas de vitesse : en 1982 le rapide Armor mettait 5h15 pour abattre le trajet!
Le soir, de retour chez notre adorable logeuse, nous dînons sommairement, et tombons comme des masses dans le lit de 180 !

• Vendredi 30

Visite de Paris ! au début en bus, mais comme un sur deux voire deux sur trois étaient supprimés (au fur et à mesure, en fonction de l'affluence), c'est sur le métro et nos pieds qu'on s'est rabattus.
Bien entendu Montmartre était au programme, et en cette période de fêtes, le marché de Noël ajoutait encore un peu plus de merveilleux à l'endroit. Puis soirée-couscous à St Michel, avant de revenir dans le lit de 180.

• Samedi 31

Deux heures de TGV seulement pour faire Paris-Besançon, puis une heure de TER pour rejoindre le Valdahon, où nous faisons nos courses avant de revenir dans notre village. Sous la pluie, mais sur la neige. Il en est tombé en effet pas mal hier, et une bonne dizaine de centimètres résistent encore.

Au téléphone, un message. Le consuel, qui sans doute touché par la Nativité nous dit que le dossier est enfin complet, et qu'il passera voir notre installation la deuxième quinzaine de janvier.
Il n'y aura plus qu'à faire les branchements, et ma foi, une mise en service moins d'un an avant la signature du contrat est éventuellement envisageable.

Alleluia !

Sur ce je vous souhaite un joyeux réveillon, les photos ce sera pour une prochaine note, le temps de les faire développer lol !

Je vous embrasse.

22/12/2011

A l'année prochaine !

Départ demain matin 8h30.Image (32).jpg

Gare de Valdahon 9h15, puis Besançon.
Là-bas, deux heures de correspondance dans la nouvelle gare TGV qu'on aura le temps d'admirer, puis le TGV lui-même, qui nous déposera à Paris 3h15 plus tard.

Si j'ai bien compris, le TGV "normal" mettait 2h35 de Besançon Centre pour aller dans la capitale, celui-là, empruntant donc la ligne nouvelle, demande 40 mn de plus.... !

Puis le clou : sept heures d'attente à Paris, afin de récupérer le dernier TGV pour Rennes, le seul qui n'ait pas été complet en réservant pourtant dès le premier jour, nous arrivons là-bas à minuit 28, notre fille viendra nous chercher et on espère être chez elle vers les 1h30 du matin.

Vive la SNCF, pour faire 850 km, 17 heures de trajet. 50 de moyenne.
Ca me rappelle quand, en 1963, j'avais mis 12 h pour traverser le seul département de l'Ardèche !

Comme vous le voyez sur le schéma, nous resterons chez notre fille jusqu'au 26 non sans, entre le 24 et le 25 avoir passé le réveillon à Rennes chez les "beaux-parents".

Le 26, direction Lorient. Voir la famille, dont surtout ma cousine germaine (81 ans) qui hélas n'est pas éternelle, mon filleul Willy et mon frère-cousin Jean-Yves (fils de la première).

Le 28, un peu plus à l'ouest (vous voyez que je continue soigneusement d'éviter le Nord-Bretagne....) à Quimper chez mon ami Bernard.

Départ le 29 après-midi direct Paris, où nous resterons 2 jours, chez notre gentille logeuse du mois d'octobre.

De Paris, départ 11h27 le 31, arrivée Valdahon à 14h45.  Plus rapide qu'à l'aller !!!

Je vous dis donc à l'année prochaine, peut-être aurai-je le droit d'écrire quelques lignes sur le Pc de ma fille ?

Je vous embrasse.

18/12/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Michel SARDOU - II

II - LES ANNEES 70

Michel Sardou, après des sixties qui auraient pu lui faire arrêter la chanson, va aborder la nouvelle décennie avec un disque qui fera date.

Sardou sera du reste le seul artiste a rester au sommet pendant plus de 20 ans, sans aucune (ne serait-ce que légère) traversée du désert. Il n'aura pas besoin de jouer l'animateur ou de s'afficher avec des vedettes féminines très connues pour remonter la pente, vu qu'il n'y en aura pas. De pente !

C'est son 9ème disque, sorti en février 70, qui va le faire connaître du grand public. Il y en a pour tous les goûts : pour l"ouvrier parisien", les bals populaires vont être une référence. Pour les jeunes de SLC, et mourir de plaisir sera son premier disque classé : 10 semaines sur le podium d'avril à juin, numéro 1 en mai. La carrière de Michel est enfin lancée !

On le voit, avec ses deux chansons, Michel hésite entre deux genres : la chanson populaire et la chanson d'amour. Il va alterner les deux genres en ajoutant de temps en temps la chanson engagée.

Pour l'automne, il choisit la chanson populaire, et si j'habite en France reste 5 semaines dans le podium avec une 2ème place à la clé.

1971. La chanson d amour Je t'aime je t'aime, sorti en mai sera 5ème à l'été, ce redoutable été qui verra exploser plein de vedettes.

La chanson populaire le rire du sergent sera elle furtivement classée n°1, fin décembre.

Nouvelle chanson populaire, en mai 1972, bonsoir Clara atteint les 5 premiers.

1ère chanson engagée, le surveillant général, sortie en novembre, sera 6ème en février 1973. Pas mal pour une face B !!!

Puis une chanson d'amour, très tendre, un enfant, sortie en février, qui ne se classera que 8ème.

En mai il sort l'artillerie lourde : La maladie d'amour sera une des très rares chansons de SLC (elles ne sont que 3) à se payer le luxe d'être en tête 3 mois consécutifs !

Il persiste sur sa lancée avec sa chanson commerciale les vieux mariés en novembre, laquelle se heurte à du beau monde ( Juvet, Hallyday, Vidal, Sheila, Delpech, Hardy, Vassiliu) et ne dépassera pas la 5ème place.

En 1974 on va voir de nouveau le Sardou engagé.
Pas tant avec le titre les villes de grandes solitude qui ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes, mais avec la face B du disque ce n'est pas tout à fait la même chose :

Tambour-major, vous m'entendez ? / Je vous ordonne de jouer
La marche en avant, la marche en avant. / Il faut vaincre ou il faut mourir
Mais plus question de réfléchir : / Jouez-moi la marche en avant,
La marche en avant.

Un mort pour un mètre carré : / Voilà le prix qu'il faut payer.
C'est l'ordre du gouvernement. / Ça permet de gagner du temps.
Jouez-moi la marche en avant, / La marche en avant.

Là-bas dans son Q.G. de toile, / Le grand patron ne cèd'ra pas.
Il est perdu dans ses étoiles. / Il a foi dans sa baraka.
Jouez-moi la marche en avant, la marche en avant,

Clairon, il faut les rassembler. / C'est le moment de bien donner
La marche en avant, la marche en avant. / Franchir cette putain de rivière,
C'est changer le sort de la terre. / Jouez-moi la marche en avant,
La marche en avant.

De toute façon, vous n'avez pas / Le choix de reculer d'un pas.
La gendarmerie est derrière, / Son artillerie en bandoulière.
Jouez-moi la marche en avant, La marche en avant.

Nous sommes le trois février. / Ce sera un beau jour férié.
Les fonctionnaires nous béniront. / Allez sonnez, clairons,
La marche en avant, la marche en avant,

Sachez qu'à l'autre bout du monde, / Dans une fabrique du nord,
On forge la médaille ronde / Avec deux palmes en plaqué or.

Sardou, d'extrême-droite ? Oui, comme tout le monde. Il sera aussi d'extrême-gauche en 1975, raciste en 1976, intégriste catho en 1984, et Sarkozyste en 2007. Comme tout le monde.
Sardou en fait chantera avec ses tripes, tout simplement.

Je veux l'épouser pour un soir, sortie facétieusement pendant la campagne des présidentielles de 1974, aura droit au "label numéro 1".

Enfin il termine bien l'année avec la fille aux yeux clairs, chanson pas du tout autobiographique pour qui a déjà vu Jackie Sardou ! Avec qui il va faire quelques sketches.

A la même époque, Roger Giquel l'a dit : "la France a peur."
C'est pile au moment où je passe mon permis de conduire qu'il sort la chanson réaliste l'accident.
Qui ne sera que n°2 début août. Il faut quand même savoir que, toutes proportions gardées, avec le même nombre de voitures sur la route, il y avait à peu près 4 fois plus de morts qu'aujourd'hui...

Sardou ensuite vole à la fois au-secours des ouvriers CGT et à l'industrie du luxe avec son France.
Directement n°1 en novembre !!! Puis, comme le France, la chanson s'enlisera peu à peu, 2ème, 5ème, 20ème... Mais cette chanson restera dans les mémoires.

Puis de nouveau la chanson d'amour avec je vais t'aimer, qui a fait se pâmer ces dames, sortie 1 an plus tard, et arrivera aussi très vite n°1.

La vieille, qui sortira en septembre, atteindra elle aussi le sommet.

Sardou raciste ? On ne saura jamais mais provocateur oui. Car le temps béni des colonies a fait couler beaucoup d'encre, à tel point que.... le disque n'a failli ne jamais sortir ! Il était pourtant bien antérieur aux deux précédents (label 410.027), de nouveau dans les bacs début 1976 (label 410.044), et seulement classée en décembre, avec un autre numéro 1 à la clé.

Le disque suivant est celui qui, aura eu le plus de longévité. 26 semaines de mars à septembre 1977 pour dix ans plus tôt, avec aussi une furtive première place. Je préfère nettement la face B : C'est ma vie.

Grand standard pour la rentrée, avec la java de Broadway, qui sera aussi numéro 1 en décembre 1977.

Début 1978, Sardou prend le risque de ré-enregistrer Comme d'habitude, qui est depuis devenue la plus grande chanson mondiale de cette fin de siècle. Mais il se plante, heureusement rattrapé par sa face B, manie manie, n°2 début mars, qui est en fait une belle revue de presse de cette année 78, un peu comme Inventaire 66 de Delpech !

Il se paye un nouveau tube de l'été (après 1970, 1973, 1974) avec en chantant. N°1 en juillet et août !

Pas d'interruption pour Sardou, je vous l'ai dit...

Il va créer une des plus belles chansons sur le suicide avec Je vole, à l'automne 1978. Lui aussi numéro 1 !

Enfin 1979 va voir - enfin - un doublé avec le disque dans la même année / Déborah ! 1er en juin pour la première, 2ème en août pour la seconde.

En septembre, tollé général pour ils ont le pétrole et c'est tout, rapport au second choc pétrolier. mais la face B, Verdun, qui n'était destinée qu'à être une face B, se classera honorablement à la 3ème place.

Voilà pour les années 70 de Michel Sardou. Vous aurez tous compris qu'avec 14 numéros 1, il est largement en tête des chanteurs et chanteuses hexagonaux !

Et ça va continuer pour les années 80...

Pour ça rendez-vous la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

11/12/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Michel SARDOU - I

I - LE SARDOU INCONNU (1965/1969)

Comme il y a un "son 73", il y a eu aussi un "son 65". Et le premier disque de Sardou, typique de ce son que j'adorais à l'époque je l'ai écouté un beau jour de 1966 à la radio (pas à SLC) et ça m'a emballé tout de suite. Mais j'ignorais totalement qui la chantait, et bien évidemment ce que le chanteur alait devenir par la suite !
Disque sorti en décembre 1965, la chanson s'appelait Le Madras.


Barclay faisait alors sortir un disque tous les 3 mois, et c'est tout naturellement que le second est sorti en mars 1966.  Avec Les Beatniks, on voit que Johnny n'a rien inventé avec son cheveux longs idées courtes. J'ai également adoré ce style à la Ronnie Bird, tout en ignorant toujours qui chantait !!


En revanche je dois avouer sans honte ne pas connaître aucune chanson de son troisième disque sorti fin mai 66 : Mods et Rockers.

Peut-être est-il découragé ? Son 4ème disque ne sort que 10 mois après, en mars 1967. Et si après coup tout le monde se vante d'avoir découvert Sardou à cette époque, je peux vous assurer que moi qui étais fou de musique (je m'endormais même avec mon transistor collé à l'oreille !) je n'ai jamais, en ce printemps 1967, écouté Les Ricains sur Europe 1 ni sur RTL. Peut-être sur France-Inter ?
Cette chanson allait (comme toute la musique que j'aime de Johnny) être découverte dès que Michel allait être un peu plus connu.

En revanche, j'ai vraiment connu Sardou sur son 5ème disque, sorti en octobre. Car c'était un peu mon histoire : des parents qui se déchiraient, mon père en voulant à ma mère de l'avoir plus ou moins obligé à faire le choix de rester plutôt que d'aller vers un bel amour qui l'attendait du côté de Cherbourg...
Elle le paiera pendant 21 ans, jusqu'à sa mort.



Et là, j'ai su que c'était le fils de Fernand Sardou (que j'avais vu notamment dans d'où viens-tu Johnny) qui chantait.

Mais SLC, là encore, est resté totalement coi. Même pas d'"antichambre" pour Petit , même pas une place dans les 50 premiers...

De nouveau silence radio, je n'ai guère de souvenir de son 6ème disque sorti en avril 68, si j'avais un frère.

Ni de celui de novembre, nous n'aurons pas d'enfant.

Barclay non plus, et c'est chez Philips qu'il va enregistrer le suivant, un single, America America à l'été 69
Celui-là, je m'en souviens, et c'est à partir de là qu'on a fait le parallèle entre Les Ricains et America America.

Pas de hit non plus, au bout de 8 disques cela peut être inquiétant...

Sardou n'abandonnera pas, car son 9ème sera une explosion cosmique. La face A et la face B figurent encore parmi ses plus grands succès, tout le monde s'en souvient encore.

Mais on verra ça la semaine prochaine !

Je vous embrasse.

10/12/2011

Le dessus du buffet

Mes jeunes années ont été accompagnées par le buffet qui trônait dans l'unique pièce où nous habitions, mes parents et moi.

Vu du sol, où je commençais ma vie à quatre pattes, ce buffet me semblait une muraille. Impression renforcée par l'exiguïté de la pièce, en plus basse de plafond.

Puis un beau jour, j'ai réussi à me tenir debout.

Et voilà ce que je voyais de ce fameux buffet :

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Mais le temps jouait pour moi.
De jour en jour je poussais, et bientôt j'arrivai à voir que la muraille avait un toit.

Et même que certaines choses s'y trouvaient disposées.

Mais je pense être vraiment devenu un "grand garçon" quand, sans monter sur une chaise ou me hisser sur la pointe des pieds, quand donc j'ai pu, comme l'ont toujours fait mes parents, survoler du regard le dessus de ce buffet.

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Ce buffet revient de loin.

Acheté en 1951, il a d'abord déménagé en 1961 - juste au bout du couloir de l'immeuble.

Puis en 1972, grand voyage de Paris au Vigan, près de Montpellier.

Puis en 1977, entre deux appartements du même Vigan.

Puis en 1982, idem.

Là il va battre un record, rester 15 ans dans le même endroit. Mais rebelote en 1997 après que mes parents (85 ans) se soient fait mettre à la porte par un propriétaire (M. NADAL) qui voulait vendre sa maison par parcelles.

En 2004, nouveau grand voyage entre Le Vigan et Bayonne. Le buffet serait désormais chez moi.

Puis en 2007 entre Bayonne et Lons le Saunier.

Enfin en 2010 entre Lons et Ouhans, où il a l'air de vraiment se plaire :

DSCN7120.JPG

J'espère que le record de 15 ans sera battu !!

Je vous embrasse.

 

04/12/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Dick RIVERS - III

Nous avions laissé Dick fin 1972 sans hit depuis 1968 avec l'enfant à la guitare.
La "vogue 72" ne l'avait pas épargné, et le "son 73" ne se prêtait pas trop au rockeur.
Késako le "son 73" ?
Une musique formatée, comme


ou bien ça


ou bien ça


C'est dire si Dick est hors-course ! Mais il va tenter le tout pour le tout, et, complètement à contre-temps, sortir Marilou en avril.


Le tout pour le tout ! Tandis qu'Eddy Mitchell est complètement "out", et que Johnny chante des bluettes, Dick sort un rock pur et dur.
Et ça marche ! Certes pas de numéro 1, ni de podium ni top ten, mais quand même 9 semaines dans le hit...

Fin 1974 il sort maman n'aime pas ma musique, qui sera classé en 75.
Pour la période qui s'étend de 1963 à 1974, il occupe une logique 12ème place.

75, dernière année du classement SLC, belle année pour Dick.
Avec donc maman n'aime pas ma musique, il atteint la 11ème place en avril.

Puis, à l'automne, il sera classé pendant 4 mois avec Faire un pont, qu'avait déjà repris Marie Laforêt deux ans plus tôt avec Mon pays est ici. Faire un pont est aujourd'hui incontournable dans les concerts de Dick.

Pour 1976, et toi tu t'endors, une berceuse ! Mais la voix magique de Dick fait le reste...

1977 : Voilà pourquoi j'ai besoin d'elle, belle chanson d'amour, puis craque, dans la veine de maman n'aime pas ma musique.

Son plus beau disque, il le sortira en 1978. D'un côté 5 h du mat, la face A, que j'adore et de l'autre, encore une chanson pleine d'humour y en a marre de ce western.


les cheyennes ont scalpé ma femme / les apaches brûlé ma ferme
le sherif a violé mon cheval / y en a marre de ce western

Egalement en 1978 Grandis pas et Je continue mon rock n slow.

1979, j'ai pas la cote avec toi

1980 22 les vlà (bizarre pour un chanteur de droite !) ainsi que pluie et brouillard.

1981 très belle chanson sur le divorce - qui tombait à pic pour moi ! - , à nous deux on va s'en sortir.

1982 Cinderella.

1983 une reprise d'une très vieille chanson des années 50, les yeux d'une femme.

1984 Nice baie des anges où il chante sa ville.

Bien entendu, faute de hit-parade, pas de classement possible. Mais toutes ces chansons-là ont marché...

Pas de succès dans le top 50 des singles n'en rajoute pas mignonne (1986) où sont les hommes (1987), sale mambo (1989) Linda House baker  et comme le loup de Tex Avery (1990), Gatsby (1991), Y a que ça de vrai (1992) le montana et plein soleil (1995) je pense à toi (1996) et la trahison des mots (1998).

En revanche les albums, eux, marcheront dans les années 2000.

Amoureux de vous sera 40ème du top albums France le 15 octobre 2001.

Dick Rivers 31ème le 31 mars 2006.

L'homme sans âge 28ème le 22 juin 2008

et

Mister D 27ème le 6 novembre 2011, voilà quelques semaines !!!

On l'a vu, Dick Rivers continue à plaire, même si le personnage qu'il se crée dans sa dernière autobio n'est pas très sympa, assez imbu de lui-même et de son personnage.

Qu'importe, des artistes comme ceux-ci n'ont pas été très nombreux depuis la Guerre...

Rendez-vous dimanche prochain avec un autre monstre sacré : Michel Sardou.

Je vous embrasse.







20/11/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Dick RIVERS - I

1962 / 1965 : Dick le "découvreur"

J'ai le plaisir de traiter aujourd'hui de Dick Rivers. Hasard du calendrier, l'ordre alphabétique m'amène à ce chanteur alors qu'il fête ses 50 ans de carrière.
Dick est d'ailleurs le seul avec Johnny à avoir su garder sa voix intacte depuis le tout début des années 60 jusqu'à aujourd'hui. Quand on écoute Sardou ou Christophe, on sent hélas que le poids des années est passé.

Tout comme pour Eddy Mitchell, je passerai sur la période "Chats Sauvages" qui s'étend de mai 1961 à juin 1962. J'insisterai simplement sur le fait que Dick Rivers s'est retrouvé leader d'un groupe vedette à.... 15 ans et demie ! Pour mémoire, Johnny avait déjà 17 ans quand il a enregistré son premier disque. Et tordons le cou à une idée reçue : Twist à St tropez n'a été vraiment connue qu'à partir des années 80...

En revanche le premier de Dick en solo Baby John (juillet 62) sera tout de suite un succès.
Idem pour son second A Séville (décembre 1962).

Venons-en donc à la période "Salut les Copains".
La fille qu'on a tant aimée sort en février 1963 et se classera 11ème dès le mois de mars.

Pathé, on le voit, lui fait sortir ses disques en rafales, tous les deux mois à peu près.
Mais petite déception pour le suivant, l'effet que tu me fais, qui sortira en avril, ne sera que 22ème en juillet, tandis que je ne peux pas t'oublier piétinera dans l'antichambre.

Pour juin, sortie de Mais oui Baby, qui attendra octobre pour se classer seulement 19ème (juste derrière Michel Berger, 18ème...). Antichambre pour Laisse parler ton coeur et ça ne s'oublie pas. Pas mal quand même, 3 disques dans les 50, vu la concurrence effrénée de l'époque (les "grands", plus les Michel - Laurent, Berger, Paje - Jacky Moulière, Billy Bridge, Larry Gréco, Alice Dona, Evy, Les Aiglons, Lucky Blondo, Vic Laurens, les Gam's, Jean-Jacques Debout, les Surfs, Nancy Holloway, Tiny Yong, Les Champions, etc).

Début de la notoriété avec le disque d'octobre 63 qui va comporter un doublé, la face A Tu n'es plus là va rester 10 semaines dans les 10 premiers, avec une belle 4ème place. J'en suis fou, pour sa part, adaptation du Love me Do des Beatles - groupe encore inconnu du hit de SLC à l'époque ! - sera classé 22ème en décembre.

Et pour l'année 63, Dick sera consacré 7ème interprète de l'année, 5ème chanteur masculin derrière fort logiquement Johnny, Cloclo, Richard Anthony et Eddy Mitchell. Ce "club des cinq" va durer pas mal d'années, jusqu'en 1978 avec la mort de Cloclo et le déclin sérieux de Richard Anthony.

1964.

En février sort rien que toi, qui arrivera sur le podium début avril. Premier disque où il remplace "Dick Rivers" par "Dick", et cela durera jusqu'à l'été 67.

Petite baisse de forme pous on disque de l'été : Bientôt à moi ne dépassera pas la 24ème place et Juliet la 30ème...

Mais doublé pour le disque qui suit, sorti en octobre.
Il avait adapté les Beatles, ce sera chose faite pour les Rolling Stones avec Entre nous c'est fini, présent 4 mois dans le hit, 11ème en décembre.
Je ne suis plus rien sans toi sera 23ème en décembre et janvier.
La seule qui me tient et la merveilleuse chanson - que je repasse en boucle depuis 9 ans - ces mots qu'on oublie un jour seront dans l'antichambre.
Et un autre disque extrait de son 33 tours, Tobacco Road, va se hisser dans les 20 premières !

Joli automne pour Dick Rivers. Jolie année aussi, où il gardera sa 5ème place de chanteur. Il ne lui manque plus qu'un numéro 1 pour achever son bonheur...

1965

Dick Rivers est un découvreur de talents. Après les Beatles en octobre 63, il va, en mars, adapter un groupe totalement inconnu, les Moody Blues. Bye bye bird, qui sortira 8 mois plus tard, ne sera connu que des "copains" de mon âge, tandis qu'il faudra attendre... 4 ans pour que le grand public ne écouvre ce groupe avec la première chanson symphonique pop Nights in white satin.
Personne, en dehors de quelques initiés ne connaît alors Go now. Dick l'adapte et là c'est le jackpot !!
Va-t'en, va-t'en va se classer rapidement au sommet, numéro 1 du hit de SLC pendant 4 semaines à partir de début mai !!!

Mais il ne s'endort pas sur ses lauriers, et alors que Va-t'en, va-t'en est encore sur le podium, il enregistre une chanson sur le crime passionnel, Frappe de toutes tes forces. A l'époque, les Travaux Forcés existaient encore en France....:(
Cette chanson sera 5ème en juillet. Doublé pour le disque, car long long long arrivera 21ème.

En septembre, il adapte encore un quasi-inconnu, Donovan, Colours deviendra Couleurs, et se hissera à la 7ème place en novembre. La face A, je l'ai aimée avant toi, ne sera que 13ème le même mois. 2 chansons dans les 13 premières, ce n'est quand même pas mal....

Il va encore enregistrer un disque en décembre, mais il ne se classera que l'année suivante.

Pour 1965, Dick Rivers s'accroche à sa 5ème place de chanteur français. Mais attention, 66 arrive, avec la seconde vague, celle dont j'ai parlé la semaine passée. Comment va t-il la négocier ???

On verra ça la semaine prochaine !

Je vous embrasse.