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05/06/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY VIII

Les années 2000

2000

Encore un extrait de l'album sang pour sang pour débuter l'année 2000. Sorti en février, partie de cartes va se classer 5ème le 9 avril.

Avant-dernier extrait, Pardon, qui sort en avril, entre directement 6ème le 4 juin, avant de - comme d'habitude - descendre tout doucement...

Puis ce sera la série de ses anciens succès convertis en CD singles.

Quand revient la nuit se classera 9ème, ce même 4 juin.
Que je t'aime ne sera que 10ème.
Les mauvais garçons 11ème.
Da dou ron ron 13ème.
O Carole 14ème.
Viens danser le twist 15ème.
Douce violence 16ème.
Serre la main d'un fou 17ème.
Excuse-moi partenaire 18ème.
Noir c'est noir 19ème.

La séquence nostalgie n'aura pas marché...
En revanche le dernier extrait de son album, quelques cris, sorti en août, entrera 6ème le 1er octobre.

Pas terrible, cette année 2000...

2001

Deux singles seulement.
Dont une reprise et un duo.

Pauvres diables arrivera 7ème le 9 avril.
Duo, donc, avec la jeune Clémence, on a tous besoin d'amour, qui montera sur le podium le 2 décembre. Les places sont chères, derrière L5 et Garou/Céline Dion...

2002

Sa meilleure année depuis longtemps.
Sa chanson de coupe du monde, tous ensemble, sera cette fois numéro 1 sept semaines, du 29 avril au 6 juin. Pas mal...

Mais sa chanson de la décennie, celle qui marque encore - 9 ans après - tous les esprits, c'est en octobre qu'il la sortira. Numéro un pendant 10 semaines, d'abord du 27 octobre jusqu'au 24 novembre. Séquence interrompue par les What for les 1er et 8 décembre, puis retour à la première place du 15 décembre au 12 janvier !!! Il s'agit bien sûr de Marie.
Qui restera longtemps dans le top, encore classée 4ème fin janvier !

2003

Entrée directement 3ème le 2 février (tandis que Marie est encore 8ème), ne reviens pas est pour moi un cas particulier.
C'est cette chanson qui, lancinante, va venir apporter sa pierre à ma TS de ce mois-là. Ecoutez les paroles, c'est Nathalie qui parle :

Je crois que tu dois réfléchir / Je crois que tu me dois bien ça
Tes regrets ne vont pas suffire / Tes caresses ne suffiront pas
Si tu es prêt à revenir / Peut-être que moi je ne le suis pas

Alors à toi de réfléchir / A toi de savoir, oui où tu vas
Tu sais que j'aime te voir sourire / Mais je ne recommencerai pas
Simplement pour te faire plaisir / Les adieux ne m'intéressent pas

Si c'est pour me proposer pire / Ne reviens pas
Si tu n'as rien d'autre à me dire / Ne reviens pas

Ne prends pas cet air de martyr /J'aimerais pouvoir t'ouvrir les bras
Mais je ne tiens pas à finir /Complètement folle à cause de toi
Si tu n'arrives pas à choisir / Non, ne reviens pas
Reste où tu es, fais-moi plaisir / Fais-le pour nous, ne reviens pas

J'avais pourtant choisi. J'étais même venu dans sa ville pour le lui dire.
Mais elle n'y croyait plus, et m'avait fait faux bond...

_____________________________________________________________________________

Bon, on revient à Johnny.

Une 5ème place pour l'instinct le 9 juin.
Disque suivant après la canicule, une deuxième place le 26 octobre pour je n'ai jamais pleuré.

2004

Un seul disque ! Avec Isabelle Boulay, alors très en vogue : Tout au bout de nos peines.
Numéro 2 le 12 décembre, derrière un autre duo : Garou et Michel Sardou !

2005

Deux chansons, deux numéros un.

Ma religion dans son regard, entrée directement le 23 octobre à la première place. Qu'il gardera jusqu'au 6 novembre.

Moins d'un mois après, le 4 décembre, il arrive 4ème avec mon plus beau Noël. Il est premier le 18 décembre, et le restera la semaine d'après.  Dégommé par.... la chanson qui l'avait dégommé un an plus tôt, la rivière de notre enfance de Sardou et Garou, chanson qui sera restée près de 60 semaines dans les 10 premières.... On en reparlera dans la page "Sardou".

2006

Association cette fois avec Doc Gyneco (ils sont du même bord politique lol) pour le temps passe, qui sera numéro 2 (*) derrière Diam's le 18 mars.

La paix arrivera n°8 le 9 juin mais après être sortie du hit assez rapidement, y reviendra pour une 23ème place le 8 septembre !

Le 22 septembre, deux "poids-lourds" arrivent directement aux deux premières places. Johnny d'abord, avec la loi du silence, et Faf Larage avec pas le temps. Johnny n'aura... pas le temps de savourer sa première place, Faf Larage lui reprendra dès le 29.

Le 24 novembre, il reprend Brel avec la quête, et arrive en 5ème position (pas le temps est toujours devant lui..)

2007

A présent, il ne sortira en moyenne qu'un single par an, et celui de 2007, Always, arrivera directement à la seconde place le 11 novembre, derrière Sheryfa Luna et Quelque part.

2008

Le single de l'année en question s'intitule ça ne finira jamais et va débouler direct numéro 1 le 16 novembre. Il y restera deux semaines, déboulonné par l'inattendu Quentin Mosimann !

2009

C'est sa première tournée d'adieu (Brel en fera 3 ou 4...), et je profite d'être au Havre en juin pour aller le voir. Somptueux !
Son single de 2009 sera une de mes chansons préférées. La chanson de Bécaud peut-être la plus connue. Et maintenant sortira en décembre et déboulera n°2 le 3 janvier 2010 derrière Jena Lee (J'aimerais tellement).

 

Une décennie 2000 qui lui redonne des couleurs. Si j'excepte la sortie de ses "années 60" en CD singles, sur cette période Johnny aura sorti 21 singles, soit en moyenne 1 tous les 6 mois, avec 5 numéros un et 5 podiums. Après 50 ans de carrière, c'est beau...

La semaine prochaine, nous traiterons de Françoise Hardy.

Je vous embrasse.

(*) pour que cela soit plus représentatif, j'enlèverai du hit toutes les chansons pour enfants, telles Papa Pingouin et Titou le Lapinou. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi ces chansons-là ne sont pas à part du hit. A ce compte, on pourrait classer André Rieux ou Henri Dès, qui occuperaient souvent la première place....


29/05/2011

Dur moment à passer...

Comme la St Valentin, la fête des mères est pour moi assez "hard" à passer.

14 fêtes des mères déjà se sont succédées, depuis ce moment tragique où elle mis fin à ses jours.

Sans doute se sentait-elle trop seule, depuis mon exil à l'autre bout de la France par l'immonde ordure Mendoise. Avant, elle me savait à 2 heures de route. Après ce fut deux jours...

Qu'on l'ait fichu à la porte de son appartement aussi, après quand même 20 ans, appartement où elle pensait finir ses jours, ne sachant pas que 1) le propriétaire pouvait vendre quand il le voulait - ça nous le savions depuis 1995 - et que 2) mon père avait environ de quoi se payer 5 fois l'appartement, mais il n'a jamais voulu écorner son bas de laine.

Il paiera cela assez cher, avant qu'à son tour il nous quitte.

Où que tu sois Maman, je sais que tu me vois, et permets moi de t'offrir ce bouquet de roses.

h4is9abq.jpgJe t'embrasse

Ton Pat.

26/05/2011

Mes rencontres avec Chamonix : 3 (1976)

 

Là aussi c'est par un hasard inouï que je vais retrouver la cité du Mont-Blanc.

Mont-Blanc que, par beau temps, je vois de la fenêtre de ma cuisine. Un tout petit bout...
J'ai regardé sur les cartes Michelin qui me servent de... tapisserie dans une pièce inoccupée, ça fait 145 km.

J'ai enfin réussi à quitter Paris, et avec ma jeune épouse nous habitons dans un HLM entre Lyon et Grenoble. Je bosse à l'aéroport de Grenoble, à 2km, 3 mn de cyclo. Car nous sommes toujours en cyclo !

Nous prenons des leçons de conduite, et finalement je l'aurai en septembre ce fichu permis, et Mireille, mon ex, ne l'aura qu'en... mai 1979, grâce à moi. Oui, grâce à moi, elle avait passé ses 5 épreuves à Voiron, toutes ratées et en 1977 ne voulait plus entendre parler de l'auto-école du village ni des leçons de conduite.
C'est moi qui, en 1978, l'inscrirai dans une autre auto-école, à 25 km de chez moi. Mise en confiance, elle l'aura alors du premier coup (enfin du 6ème) après seulement 10 leçons. C'est un peu pour ça que j'ai moyennement digéré qu'elle me plaque, 6 mois plus tard...

On n'en est pas là, on est en mai 76 et un soir, vers 21h, j'entends sonner à la porte.

C'est Jean-Yves, mon quasi-frère, avec qui depuis notre majorité j'ai eu des relations oscillant entre chaleur intense et froid glacial. Là je l'avais quitté un an auparavant sur un froid glacial, mal reçu par sa mère (ma cousine germaine) qui ne pouvait pas voir Mireille en peinture. Mireille qui ne s'était pas laissée faire et du coup nous étions tricards à Lorient. Ce sera du reste la plus longue période (avril 1975/juin 1979, 4 ans et deux mois) qui se passera sans que je m'arrête dans la ville de mes vacances d'enfant.

Jean-Yves fait son service militaire. Habitant en Bretagne, on l'a d'abord muté à Mourmelon (c'est logique), puis encore plus loin, près d'Orange ! Du coup il se retrouvait seul lors de ses permissions, et a pensé que je n'étais pas trop loin.  C'est vrai que par rapport à la Bretagne, cela n'avait rien à voir.
170 km dont une grande partie sur autoroute ou une trois voies.
Car mon Jean-Yves était motorisé ! Il avait "emprunté" la vieille 404 de son père, qui était une nouvelle fois à Tahiti avec ses frères et soeur.

Pour moi, double joie : D'abord - et surtout - de savoir que pour cette fois la période de froid est terminée (la prochaine serait 7 ans plus tard), et ensuite qu'avec une voiture nous pouvions faire des tas de choses. Comme - le plus urgent - faire des commissions lourdes, que nous ne pouvions pas effectuer avec nos cyclos.

Il viendra 2 week-ends de suite, et par chance je serai libre pendant ces week-ends. Enfin, si l'on veut car pour le premier j'aurai à faire la nuit de dimanche à lundi, et pour le second, j'aurai fait la nuit de vendredi à samedi.

Pour ce premier week-end, où il fait une chaleur à crever, d'abord l'utile : les courses !
Et c'est avec un coffre plein à rabord de lessive, boîtes de conserve, bouteilles, que nous revenons le samedi soir.
Pour le dimanche, ce sera une petite montée à Chamrousse, car comme tout habitant de la montagne veut voir la mer, tout habitant du bord de mer - surtout les sud-bretons, qui n'en ont que rarement - veulent voir la neige.

C'est le même dimanche que je lui montre en tout petit le Mont-Blanc.
"Et si on y allait la prochaine fois ?" me demande-t'il.

Il prêche un convaincu !!

Nous voilà donc partis ce samedi après-midi vers Chambéry, puis Altbertville, Megève et enfin Chamonix.
Nous sommes émerveillés. Car tout au bout de la route, de temps en temps le Géant se montrera, de plus imposant. Et quand nous quitterons Megève, le specacle sera tel que nous nous arrêterons.

A Chamonix, photo pour immortaliser la chose

7605c.jpg

Puis nous prenons la route du Tunnel du Mont-Blanc. Non, pas pour le traverser, j'avais déjà donné, mais pour s'arrêter au dernier lacet et se garer dans un parking. De là un chemin nous amenait vers le glacier des Bossons.
A cette époque, le glacier descendait jusqu'à 1200 m d'altitude environ. Et de notre point de vue, nous pouvions le voir dans toute sa splendeur.

Je dis "à cette époque", car 35 ans après, ce n'est plus du même tonneau ! Le dit glacier ne descend plus jusqu'à 1200 m mais jusqu'à 1500 ! Et à présent, sauf si on est un randonneur chevronné, on ne peut plus l'admirer. Sauf de loin....
Belle preuve du réchauffement de la planète, avec pour nous un climat qui s'approche de plus en plus du climat Québécois. Froid et neigeux l'hiver, caniculaire l'été.

Enfin j'aurai pu voir le Mont-Blanc !!!

Je vous embrasse

25/05/2011

SUPER-méa culpa !!!

Hier j'avais écrit une note où j'exprimais mes regrets de m'être trop précipité, et de n'avoir , en ce qui concerne FaceBook, vu que le côté machine à fric.

Ma fille m'avait bien dit "papa, tu sais que tu peux y parler à des centaines de vedettes".

Des vedettes, Dieu sait que j'en ai côtoyées dans mes années radios, surtout les deux premières. Mais sincèrement, je ne pensais pas que l'on puisse dire "coucou Johnny, ça va ? Et Laetitia, elle est toujours en forme ?"

Je ne le croyais pas, pensant - à tort - que les stars sont inaccessibles. 

Pourtant, tain, je le savais, en tant qu'animateur, que dans leur immense majorité ce n'était pas le cas. Mis à part le jazzman Memphis Slim, imbu de sa personne, qui lors d'une interwiew m'en avait fait baver au possible, ou Dick Annegarn qui rageait de ne pas voir son 33 tours dans les rayons de la radio.

Mais pour les autres, dans leur immense majorité, ils s'estimaient au même niveau que leur public.

Une anecdote, tiens. J'ai fait, en 2003, découvrir à ma fille le groupe Indochine. Dieu sait si pourtant entre sa naissance et ses 19 ans, j'avais passé du Indochine sur mes platines.

Là, c'est une chanson intitulée Electrastar qui m'avait fait aussitôt me garer, afin d'écouter le mieux possible ces paroles qu'on aurait écrites rien que pour moi, traînant à l'époque mon désespoir d'être séparé de celle que j'aimais par la faute de.... du boulot ! Et du coup je passais mes nuits sur Internet, me sachant une des "vedettes" du forum de Psychologies. Tu parles !!!

Je reste enfermé chez moi et je ne sors pas
J'attends comme la fin du monde et je ne sais pas
Combien de temps ça prendra mais je ne l'oublie pas
Je voudrais te revoir
Et cracher sur la gloire
J'aurais pourtant tant aimé nous protéger
Te voir tomber au combat moi je n'oublie pas
Le temps s'est arrêté et tout a continué
Et ca fait mal...

Ma fille a soudain pris conscience qu'Indochine (que détestait cordialement Nathalie) ce n'était pas que l'Aventurier ou J'ai demandé à la lune.

Et du jour au lendemain, comme elle ne fait pas les choses à moitié, elle est devenue groupie non pas du pianiste mais d'Indochine. Depuis 4 ans elle a dû assister à 10 concerts du groupe.

Et, miracle parmi les miracles, elle a eu droit voici deux ans à une séance de photos avec Nicola Sirkis lui-même...

J'avoue que j'en suis resté baba.

Je n'aurais pas imaginé un seul instant pouvoir, à 20 ans, partager quelque chose avec une de mes idoles.

A 20 ans, et cela le restera longtemps, mon idole s'appelait Gérard Palaprat.
Tout le monde connaît "fais-moi un signe", "pour la fin du monde", deux numéros un, mais combien connaissent des petits bijoux tels que pose ton tablier ? Une chanson qui serait complètement d'actualité en ces années troubles.

Pose ton tablier / la fête est commencée /voici venir la grande farandole
Le feu d'artifice est commencé /rien ne pourra l'arrêter
Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? / La fête a mal tourné
L'artificier s'est trompé de fusée / c'est une bombe qu'il a fait exploser
Il a fait sauter le monde entier / Ca devait arriver.

Chanson que j'ai passé en boucle sur ma platine de 1974 à.... aujourd'hui.

 

Revenons à Facebook.

J'ai vu via une autre liste que Gérard Palaprat était sur Fb, et, ingénuement, comme on lance une bouteille à la mer, j'ai demandé à Gérard s'il voulait être mon "ami".

A ma grande surprise, il a accepté, aini que Guy Criaki, qui a chanté une chanson qui pourrait illustrer ce qui m'est arrivé avec Marité, ma soeur volée.

Et les deux chanteurs m'ont même laissé des messages !

Guy Criaki m'a parlé d'une émission Télé de France O, dont j'ignorais l'existence, et que désormais je regarderai de mon ordinateur, "en léger différé".

Et quand j'ai dit à Gérard Palaprat:

Merci d'avoir accepté mon invitation, né en 51, je possède tous vos 45 tours de "sodomie" à "hollywood". Ma chanson préférée est "pose ton tablier" (1974) qui pourrait être ressortie de nos jours :)

Il m'a répondu !!!

Ben oui Patrick mais ils sont un peu sourds à tout ce que j'avais prédit...


Là j'en suis tombé sur le cul.
Le Grand Gérard et le Grand Guy qui prenaient la peine de me répondre, à moi, petite cicatrice errante...!

C'est là que j'ai réalisé que finalement l'authenticité ça existe chez les plus Grands.

Je vous embrasse.

 

22/05/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY VI

Je continue sur Johnny, bien que personne ou presque n'ait lu la partie V...

Les années 80

Decrescendo au niveau ventes de disque, ce qui fait qu'il se consacrera de plus en plus à la scène et au cinéma. Car Johnny est - à mon sens - un bon acteur, notamment dans la série David Lansky.

Pour 1980, on citera:

Ma gueule, sorti en 79, qui fut peut-être numéro un en février.
A partir de maintenant, que Lesueur met 7ème en juin.
Un diable entouré d'anges, sorti en septembre, et qui ne sera pas classé.
Chez madame Lolita, sorti en décembre, même chose.

Pour 1981 :

Excusez-moi de chanter encore du Rock and roll, sorti en avril.
Je t'ai aimée, sorti en juin.
J'en ai marre, sorti en novembre.

Il avait raison d'en avoir marre car aucun de ces 45 tours ne fut classé.

1982 :

Montpellier, sorti en janvier.
Mon Amérique à moi, sorti en juin.

STOP ! Cette chanson-là va lui faire retrouver la première place du hit. Au vu de ce qui se passe en ce moment, au vu de la façon d'agir des américains, cette chanson pourrait être rééditée trente ans plus tard...

Mon Amérique à moi, c'est jamais les gratte-ciel
Ni les flics, ni les fusils, ni la drogue, ni le sang
C'est plutôt les enfants qui sur leurs vélos rouges
Distribuent les journaux aux portes des maisons
Y a des bouteilles de lait sur tous les paillassons.

L'idée qu'en avait tout ceux de notre génération - après tout Johnny et moi sommes des sexa ! - pas trop sexy lol -, celle des BD de Disney.

En octobre il sera donc de nouveau numéro 1 avec cette chanson.

Mais numéro un chez qui ? Là encore je me fie au bouquin de Lesueur qui pourtant avait purement et simplement escamoté Gabrielle !. Mais quand même, animateur radio à l'époque, je sentais que cette chanson touchait beaucoup de monde. Et Je l'avais aussi classée dans le hit que dont je m'occupais.

Je suis victime de l'amour, sorti en octobre ne sera pas classé.

1983. La renaissance.

J'ai épousé une ombre, sorti le 15 février, bande originale du fil dont la vedette était sa compagne, Nathalie Baye. Chapeau à ce sujet, de voir une Nathalie née en 1948 ! J'déconne...
Bref, cette chanson ne sera pas classée, mais la face B, cartes postales d'Alabama, sera numéro un en avril !

Signes extérieurs de richesse, autre bande originale de film, sortie en mai, sera elle aussi numéro 1, en septembre. Toujours selon les sources dont je dispose.
Pour moi, en septembre 1983, le "vrai" numéro un était chanté par une jeune inconnue, Jackie Quartz...

Bide pour son disque d'octobre, entre violence et violon.

1984.

Il attendra mars pour sortir Mon p'tit loup. Rien à voir, mais alors rien, avec la chanson que Pierre Perret avait enregistrée 4 ans plus tôt. A la différence de la (sublime) chanson de l'ami Pierrot, Hallyday sera encore au top avec cette chanson en mai.

En août c'est drôle de métier, qui, occultée par mon p'tit loup (encore classé à cette époque) ne donnera rien.

En novembre, la musique va changer. Pour la première fois, un classement officiel de ventes de disques est instauré. Et là, fini le copinage, et à l'inverse, finies les petites rancoeurs.

La garce, sortie en décembre, ne sera pas classée...

1985.

Il sort en avril le chanteur abandonné, qui arrivera 6ème du top français le 7 juillet.
Premier classement dont on est sûr depuis 1974...

Rock and roll attitude sort le 7 septembre. Pas classée.

Quelque chose de tennessee sort un mois plus tard. 18 semaines au top, du 16 décembre au 14 avril, avec encore une 6ème place, le 9 février.

1986.

Aimer vivre, sortie ce même mois, ne sera pas classée, occultée par Tennessee.

A présent Johnny espace de plus en plus ses disques, il mettra carrément 9 mois avant de sortir le premier extrait de son album Gang - pour moi son meilleur et pour lui son plus rentable: Je t'attends. 10 semaines de classement, 14ème le 29 décembre. Pas terrible...

1987.

Toujours sur l'album Gang. J'oublierai ton nom, avec Carmel, sorti le 8 janvier, sera 15 semaines dans le hit, et décrochera une prometteuse 4ème place le 11 mai.

Je te promets, sorti en juin, fera date. 22 semaines dans le top. 15 semaines dans les 10 premières, de juillet à novembre. 3 ème le 21 septembre, derrière Joe le Taxi et l'incroyable retour d'Herbert Léonard, qui chante quand tu m'aimes. 

Le 4ème extrait sera dédié à sa fille Laura Smet, et sortira le 8 octobre. Je rappelle que, le 8 octobre, Je te promets est encore 4ème !
Laura fera presque aussi bien, avec 18 semaines de classement, dont 11 dans les 10 premières et une quatrième place durant presque tout le mois de janvier, derrière Guesch Patti, Jean-Jacques Goldman et Mylène Farmer.

Cet album Gang aura assuré le succès de Johnny entre fin 86 et début 88 avec un numéro 3, deux numéro 4, et un n°14.

1988.

L'envie sort en janvier. 13 semaines dans le hit, 8ème les 21 et 28 mars.

Et là, c'est l'éclipse. Je l'ai déjà dit, pas question de parler d'autre chose que de chiffres sur cette saga, mais il faut quand même souligner qu'il ne sortira plus de 45 tours pendant 17 mois !

Mirador ne sortira que le 5 juin 89.
Très bien accueilli : 16 semaines dans le top 25, 12 dans les 10 premiers,
et surtout
numéro un le 14 juillet 1989 !!
Symbole, certainement pas recherché....

Enfin, si j'étais moi sort le 5 octobre.
Malgré 15 semaines de présence dans le hit, il ne pourra faire mieux qu'une 12ème place le 24 novembre.

Le bilan de ces années 80 souligne bien une descente, que 90 confirmera. On le verra la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

 

 

 

29/04/2011

Doit-on piquer mon chat Bob ?

DSCN7292.JPGJ'ai fait faire une nouvelle analyse de son sang, afin de voir si les croquettes anti-diabète avaient fait baisser son taux de glycémie.

Le résultat n'est guère encourageant : 3, 92 g soit une augmentation de 20% par rapport à la dernière fois...

Et pourtant, il fait "bonne figure", son comportement a l'air tout à fait normal, mis à part qu'à la différence des autres années, aller dehors n'est plus pour lui une récompense, mais une punition.

Mon épouse est passée d'un extrême à l'autre, tolérant il y a encore 6 mois que le chat dorme avec nous dans la chambre, alors que là, elle lui fait passer les 3/4 du temps dehors.

Tout ça parce que la pauvre bête avait fait un jour ses besoins dans la salle de bains. Du reste elle avait été en rage ce jour-là, puisqu'elle l'avait balancé par la fenêtre, oubliant qu'on était au premier étage. J'en avais fait une note, que vous êtes toujours nombreux à lire (en moyenne une vingtaine de fois par mois).

Alors la question est celle-ci. Sachant qu'un chat "prend sur lui" et ne montrera jamais qu'il est malade, si ça se trouve il est déjà très mal, et le prolonger serait inhumain.

Mais d'un autre côté, mon vétérinaire m'a dait que le début de la fin commençait avec les pattes arrières (chez nous, c'est les pieds, mon père qui fut amputé en savait quelque chose).
Or, il arrive encore à sauter pour aller boire à la cuisine. Un bon mètre....

Alors j'aimerais avoir vos conseils. Mon épouse voudrait le faire piquer tout de suite (il est vrai que nous serons bientôt en balade) quand à moi, j'applique un peu le principe du "cocotier" chez les peuplades primitives, qui voulait que l'on sacrifie les personnes qui tombaient d'un cocotier vigoureusement secoué, à savoir que tant que ses pattes arrières lui permettent de sauter, il est urgent d'attendre avant de le tuer. Il faut appeler un chat.. un chat !

Je sais que la plupart d'entre vous ont un chat. Qu'en pensez-vous ?

Je vous embrasse

10:17 Publié dans ceux que j'aime, détresse | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : bob

15/04/2011

Mon voyage au Québec (1989) jours 6 et 7

Dimanche 29 octobre.  A 8 h du mat, il fait déjà très doux. Et après avoir retrouvé notre petit déj à 1.99 (je n'y ai presque pas touché, ce qui signifie que je me suis quasiment "recalé") nous nous rendons à la gare routière "Voyageur", et c'est là que je me rends compte que les Américains - ceux du nord au moins - n'ont pas la même culture que nous de ce côté là.  Cette gare routière nous fait l'effet d'une aérogare. Un monde fou, une quantité incroyable de bus partant dans toutes les directions. A présent je comprends mieux l'impression désertique que nous avait donné la gare Centrale...
Chaque siège est équipé d'une mini-télévision !!!

PLATTSBURGH 10 h 00 Voie G, nous y allons.
Le car (ils disent "bus" pour car, le contraire des Bretons) est là, un de ces engins des années 50/60 que l'on voit dans les films ricains de série B. Dans les fameuses scènes où le héros - où l'héroïne - monte dans le fameux car, sans un sou en poche, pour conquérir la Grande Ville.  Nous c'est pas loin finalement, car, tout de même... nous allons aux Etats-Unis ! Rien qu'en l'écrivant, ça me fait frissonner...

Départ à l'heure. Je vous épargnerai le descriptif de la sortie de Montréal, la banlieue sud, tout ça... Tout ce que je peux dire c'est que nous avons le coeur battant. Quand là-bas ils sauront ça...

Des gosses, on est de vrais gosses, trépignant de patience en attendant l'arrivée. Je me revois, à 10 ans, dans les derniers kilomètres, ouvrant la vitre de la micheline le plus bas possible, et passant la tête dehors pour bien me pénétrer de cette sensation, d'arriver en vacances, après 10 mois de grisaille infernale.

11h, ça y est, je vois des barrières, des guérites, c'est les States !!! Tout le monde doit descendre. C'est qu'on n'entre pas aux USA comme ça, et je suppose que le car de Montréal doit apporter son lot de clandestins ! Nous sortons fièrement notre passeport tout neuf et le tendons à un policier, rigoureusement du même modèle que ceux des séries télé, brdé d'insignes et de pistolets. Il nous toise d'un regard méprisant, et bougonne un truc de ce genre :

"Pépeurs, yore pésspo't and yore vaïza, pliz...
- euh...

Je lui tends nos passeports.

Le mec commence à monter le ton, il hurle quasiment:

"ZATITSSPASSPO'T, AYEWOONTVAIIIZAAAAA !!! "

Et là, devant nos regards apeurés, un autre flic arrive, et nous fait entrer dans une salle. Je vois la photo de Bush, un drapeau US, ça y est, on y est !! Le flic est nettement plus sympa et s'explique en français, assez correct.

"Il vous faut un visa pour entrer.
- mais je pensais que c'était supprimé pour les Français !!
- Oui, si vous arrivez directement. Mais là, vous êtes considérés comme Canadiens !

Devant nos mines déconfites, il commence à nous proposer un marché :

"Vous pouvez obtenir un visa temporaire, ça ne coûte que 50 pièces.
50 dollars US. Chacun, bien sûr."

Je calcule mentalement, ça nous ferait 100 dollars soit 450 balles de l'époque. Environ le prix de 20 nuits d'hôtel. Je regarde ma femme, et lui demande ce qu'elle en pense. Et là, furieuse, elle me lance.

"tu ne crois pas que je vais payer pour aller dans ce pays de voleurs ?"

Houlala... Je ne sais pas s'ils ont bien saisi le sens du mot "voleur", mais à ce moment précis je vois que tous les flics se retournent vers nous. Impassibles et mâchant du chewing-gum. Nooon ! ce n'est pas un cliché, moi-même j'ai presque souri en les voyant, je ne raconte pas de salades pour faire joli.

Bon, ceci dit, je connais ma femme, elle est du genre - elle le fera 7 ans plus tard - à déchirer un PV dans un commissariat de police, et j'ai un peu la trouille de ses réactions. D'autant qu'un collègue m'a parlé des méthodes employées par les "cow-boys" US, ce ne sont pas spécialement des tendres. Alors, déjà écoeuré par ces méthodes, et aussi finalement plus trop décidé à pénétrer plus avant dans le territoire de l'Oncle Sam, je décline la proposition.

Alors le flic se lève et fait un signe. Et le car s'en va... Tandis que nous voyons arriver celui en sens inverse, qui revient à Montréal.  Bon, je me dis que nous aurons toujours franchi la fameuse frontière, même pour quelques minutes.

Je me lève, afin de me diriger vers le car, mais brutalement un autre flic me remet sur la chaise. "DONTTTMOUV !!!" 
Mais heu... et le car ???  Le flic sympa nous explique qu'il y a des "formalités" et que nous devons nous rendre... au bureau de l'immigration Canadien !! En attendant je vais aux WC, où je constate que les indications sont portées en deux langues. Non, la seconde n'est pas celle à laquelle logiquement on pourrait s'attendre à la frontière d'un pays francophone, c'est... l'espagnol !!! "SENORAS" et "CABALLEROS"...
On voit à quel point on est aimés là-bas ;-)

Au bureau d'immigration, on nous fait poireauter une bonne demie-heure, pendant laquelle ma femme ronge son frein. Finalement on est reçus, et le préposé nous explique que depuis que Bush a supprimé les visas obligatoires pour les français, nous sommes environ une bonne dizaine par semaine à nous faire piéger comme ça. Pour ceux qui se rendent à Boston, ou New-York, pas de problème, ils n'hésitent pas à verser les "50 pièces", mais les "banlieusards d'un jour" comme nous préfèrent renoncer.

C'est ainsi que sur notre passeport est inscrit la mention "Immigré canadien" !!!!

Ca ne s'invente pas.

Le car de Montréal est bien entendu parti, et nous demandons à quelle heure est le suivant.
18h !
Et Il n'est même pas 13 heures... Et je ne nous vois pas attendre ici pendant 5 heures, mais alors pas du tout.  On va commencer par manger un morceau, ça sera ça de pris. Un resto est en face, style celui de Bagdad café, il ne manque plus que la dame à la poitrine opulente...

On se décide à faire du stop. Mais, peu de voitures s'arrêtent, ce qui est logique à côté d'une frontière. Moi-même, je le confesse, s'il m'arrive deprendre pas mal de stoppeurs et stoppeuses, jamais quand je reviens de Suisse, pas avant Pontarlier en tout cas.

C'est un camion, tel qu'on peut en voir dans les magazines spécialisés, qui enfin s'arrête. Le chauffeur n'est pas "ricain", il est québécois, et du coup la conversation est plus facile. Il transporte du fuel, ce qui l'autorise à rouler le dimanche. Il n'y a pas de place pour trois, alors... j'ai trois solutions : soit je laisse ma femme et j'essaie de me débrouiller tout seul. Soit je décline l'offre. Soit je consens à voyager sur le moteur chauffé à blanc !!!
Ce sera la réponse C. Et c'est quasiment accroupi que je ferai les 60 bornes ! Enfin 55 car dès que j'aperçevrai une station de métro, je lui dirai de nous déposer.

Il aura été ravi de discuter avec des maudits français, et grâce à lui je saurai le pourquoi de cette expression et du Je me souviens écrit sur les plaques d'immatriculation. 
Ils étaient fiers d'être Français, au XVIIème siècle, de très exactement "La nouvelle France" et ils n'ont guère apprécié le Traité de Paris de 1763 où la France devait choisir entre les Antilles et le Québec. Elle a choisi les Antilles, pour de sordides histoires économiques. Pour eux, c'est clair, on les a laissés tomber, mais... ils se souviennent de leurs racines !

A peine descendu (environ 1m50) je prends son camion en photo. Dès que je mets la main dessus, promis, je l'expose dans la note. Il fait chaud, et je me mets carrément en T-shirt.

Nous finissons l'après-midi à Montréal, toujours en t-shirt, et, passant devant un des innombrables thermomètres de la ville, je regarde, ébahi : 25 degrés !!!

Vous ne me croyez pas ? J'en étais sûr. C'est pour ça que j'ai demandé à mon épouse de me prendre en photo, afin d'immortaliser cet instant :

8910e.jpg

Et c'est sous une chaleur étouffante que nous nous rendons à l'hôtel (enfin , si on peut appeler ça comme ça !) 
Quand nous retrouvons notre "placard", ma femme s'aperçoit que son pyjama a disparu. Là elle voit rouge ! Déjà payer un tel prix pour une telle "prestation", mais si en plus ils piquent des trucs, là ça va plus. Crevé des évènements de la journée, et par la chaleur inhabituelle (encore 24 sur mon thermo à fil) je reste à l'attendre.

J'entends des cris dans l'escalier. Ma femme et une dame qui s'engueulent. Apparemment c'est la patronne de l'hôtel. C'est bien une française, le Routard avait dit vrai. La seule chose de vraie au sujet de l'hotel, mais vraie quand même. Ma femme tient le pyjama, très très retréci ! Il avait été pris dans les draps à laver, et s'est fait laver avec, à 90 degrés. Même avec le change, le pyjama n'a pas apprécié !

Lundi 30 . "Demain Halloween", c'est écrit sur toutes les vitrines. Mais nous n'y serons pas, du moins... on espère, car nous devons récupérer être absolument en Normandie le 1er à midi, les beaux-parents donnent un déjeuner kilométrique, et ça ne se rate sous aucun prétexte, sous peine de représailles.
Déjeuner kilométrique ? Vous ne connaissez pas ? C'est quand on se met à table à midi, devant un apéro déjà interminable, le hors d'oeuvre étant servi vers 13h, le plat de résistance à 14, la salade à 16, le fromage à 17 et le dessert à 18 heures.  Juste avant ... de manger les restes à 19 h !!!

Mais si, ça se fait dans beaucoup de familles ! Surtout en Normandie...

A propos de repas, mon estomac est désormais bien "calé" sur l'heure canadienne, je prends plus désormais qu'une tasse de café le matin. Et si vous allez au Québec, évitez le "café régulier"...

En attendant, nous devons nous inscrire sur une liste en vue de prendre l'avion de 20h30 ce soir.

Travaillant dans le milieu aéronautique, je sais qu'il est nettement plus facile de revenir à cette période-là. Logiquement, nous devrions "passer" sans problème. Mais... l'hôtesse d'Air France - avec un "accent français" auquel je n'étais plus habitué nous dit que l'avion est complet, cause congrès de médecins à Paris. "Essayez tout de même", nous dit-elle, pas très convaincue.

Là je commence à baliser sec. Bon, déjà, une "solution de repli" s'impose. C'est à dire une chambre d'hôtel. Car si jamais on n'a pas l'avion, le bus ne pourra pas nous ramener à Montréal avant 21h30, et ce n'est pas l'heure idéale pour chercher - et pour trouver - une chambre.

Chance ! On ne met même pas une heure pour trouver une petite chambre sympa, que l'on visite quand même. 25 dollars, tout le confort. Dommage qu'on ne l'ait pas connue plus tôt... On paye la chambre d'avance, et direction la gare routière pour déposer nos valises à la consigne. La température est du même tonneau que la veille, les 25 seront encore dépassés.

Vu la chaleur, nous décidonc d'aller vers l'extérieur. Vers les rapides de Lachine, qui sont paraît-il une curiosité. Métro jusqu'au bout de la ligne, puis un bus nous dépose à 500 m des fameux rapides. 

Effectivement un grondement se fait entendre, qui s'amplifie au fur et à mesure que nous approchons. Le spectacle est grandiose. La "chute" du St Laurent n'est pas très spectaculaire, quelques mètres, mais sur une largeur de plus d'un kilomètre, ça vaut le coup d"oeil .

Ensuite, c'est le dernier repas dans le Belle Province, que l'on prend copieux car le soir, le repas à bord sera servi assez tard.  Quelques achats dont un sac de voyage bleu (que je possède toujours ! Il en a vu de belles choses, celui-là), récupération des bagages à la gare routière où, à 16h30, nous montons dans la navette pour l'aéroport. Les fameuses "trois heures avant", toujours...

17h30, tremblant comme des jeunes mariés, nous nous pointons devant le comptoir Air France avec nos billets à tarif défiant toute concurrence.  Surprise, est affiché un second vol pour Paris, d'Air Canada. Toujours à cause du "congrès"... Nous tendons nos billets à l'hôtesse. Nous nous attendons à la phrase rituelle, que tout "GP" connaît par coeur : "attendez que tous les passagers soient enregistrés, nous verrons s'il reste des places".

Mais non ! Elle prend nos billets, comme si nous étions des passagers "plein pot", et nous tend le fameux sésame, la carte d'embarquement !!!

Là, nous prend une douce euphorie, qui compense la peine que nous avons de quitter ce pays si attachant. Nous avions ( si j'ose dire dans un aéroport ) tant la trouille de ne pas rentrer  "à temps"...

20h30. Nous décollons. Au-revoir la Belle-Province !

Et je suis content d'avoir payé mon assurance-santé pour rien, ma femme n'a pas fait de crise.
Mais sa mine dans l'avion ne laisse guère de doute :

8910f.JPG

Elle attendra sagement d'être à Paris, et le soir, après avoir passé une nuit blanche (nous étions calés sur l'heure de là-bas) elle s'effondrera sur un trottoir près de la gare Montparnasse.

Ce sera la plus grosse crise que je la verrai faire, et de celle-là, après 48 heures d'hôpital (pas plus, à Paris les places sont chères, du reste son lit est resté dans un couloir...) elle gardera des séquelles pendant près d'un mois...

Dommage que ça se soit fini de cette manière :(

Je vous embrasse.

13/04/2011

Mon voyage au Québec (1989) jours 4 et 5

Vendredi 27. Cette fois, on a fait de nets progrès, ce n'est qu'à 6 heures du matin que nous sortons du lit. Soit 13h en France. Toujours l'animateur de télé qui nous parle des "accords du lac meech", accords qui ont l'air très importants là-bas. On commence à prendre nos habitudes, direction le café au petit-déj si copieux et pas très dispendieux... A ce sujet cet accent nous énerve nettement moins. Et (ça m'arrive systématiquement, je ne sais pas pourquoi, va falloir que je consulte !) je commence moi-même à parler de la même manière. Tenez, là, en ce moment, quand je tape, je pense avec l'accent québécois !!! Si ! Et ça m'aide pour retrouver mes souvenirs.

Rassasiés nous sortons vers les 8 heures, et nous nous demandons comment aller à Québec (300 km)  Nous avons le choix entre le car - c'est le moyen de transport préféré des canadiens - et le train. Le car n'est pas cher mais aléatoire. Le trajet peut durer entre 3 heures et ...7 heures s'il y a des encombrements. Et puis, faut aimer ce genre de moyen de transport. Ma femme et moi adorons les trains, du coup on se renseigne à la gare.

Pas si cher que ça, pas si "lent" que ça (comme le mentionnait le Routard) à peine 3h pour la totalité du parcours avec un seul arrêt. 
Banco ! Le train est prévu pour 11 heures, arrivée 14 heures, et nous descendons sur le quai ad hoc. Déjà, nous avions été surpris par l'absence de foule dans la gare elle-même (moins chargée qu'une aérogare de province) mais quand nous montons dans le wagon - où nous attend un accompagnateur, comme dans les sleepings, nous constatons que nous sommes les seuls voyageurs !

Grosse surprise aussi quand on viendra nous apporter du café. A la question "combien on vous doit ?" la réponse sera : mais c'est compris dans le billet monsieur...  Et quand ce sera deux solides sandwiches pour chacun, plus de nouveau du café, au même "tarif", alors on va littéralement glorifier la SNCF de là-bas (qui se nomme VIA-RAIL) ! Le sourire de mon épouse n'est pas forcé...

 

Un seul arrêt, Drummondsville, où personne ne descend et personne ne monte.  Et, au bout d'un voyage de 3h20 (le train n'en finissait pas d'accompir les derniers kilomètres) très confortable, et ... nourrissant, nous voici à la gare de Québec. Toute neuve !!! La "gare du palais" était désaffectée depuis des années (ce qui peut expliquer le peu d'entrain des Québécois à prendre le chemin de fer, l'autre gare étant carrément excentrée) vient juste de réouvrir. Du reste, notre Routard de l'année ne la mentionne même pas !

Problème, la nouvelle gare du Palais, si elle est assez près du Québec Intra Muros, est située dans la "ville basse". Ce qui veut dire qu'il va falloir grimper ! Pas le moindre bus à l'horizon, et nous nous décidons à prendre nos deux lourdes valises (ne pas oublier que nous n'avons pas de port d'attache) direction le centre-ville. Le premier hôtel pas trop cher fera l'affaire. Nous sommes même prêts à aller jusqu'à 30 dollars la chambre (soit, pour l'époque, l'équivalent d'un *** en France) .

La "côte du palais" mérite bien son nom ! Et c'est, malgré les 10 petits degrés ambiants, en sueur que nous pénétrons dans le Centre Ville. Les hôtels sont tous complets. On va marcher comme ça une bonne demie-heure avant de trouver une chambre chez l'habitant. Chez l'habitante, car c'est une dame d'un certain âge - enfin, celui que j'ai à présent ! - qui nous reçoit. Il ne reste plus qu'une seule et unique chambre, et , nous dit-elle, c'est à cause d'un désistement ! Il y a un congrès à Québec et toutes les chambres sont prises d'assaut. En plus, elle ne pourra nous loger que pour une nuit. Le tout pour 45 dollars. Bien entendu, et malgré qu'on air largement dépassé le "budget-hébergement" de la journée, on accepte, bien contents d'avoir trouvé un toit, et vite, direction la douche...

Une nuit, ça veut dire seulement 24 heures à Québec. A moins de trouver un point de chute pour le lendemain.  Et c'est ainsi qu'une bonne partie de ce qui reste de l'après-midi sera consacrée à la recherche d'une chambre, qu'on ne trouvera évidemment pas.

C'est seulement en sortant de l' "hôtel" qu'on réalise. Québec ne nous dépayse pas !!! Autant l'arrivée à Montréal avait été écrasante, étouffante, autant ici on se croit dans une ville moyenne de Bretagne ou de Normandie ! Rues tortueuses, maisons de granit à deux étages... C'est seulement le gigantesque Hôtel Frontenac avec son toit vert qui nous fait prendre conscience qu'on est "de l'autre côté" !

En bas, le funiculaire nous dépose sur une petite place qui pourrait très bien se trouver à Vannes ou à Laval. Des vieilles maisons, très bien conservées, et j'apprends - je ne le savais pas - que ces maisons sont les toutes premières construites en Amérique du Nord.  Celle par où l'on sort à été construite sous... Louis XIV ! Elle date de 1683, soit à la même époque que le château de Versailles...

Mon épouse veut traverser le St Laurent, par le fameux traversier de Lévis. Mais mon Routard, que j'écoute religieusement (malgré son plantage magistral sur la gare) me dit qu'il faut le faire le matin, à cause de la position du soleil. En plus ça commence à cailler sec, et aussi la fatigue se fait sentir.

Comme la veille, elle nous tombe brusquement dessus avec le crépuscule. On décide alors de téléphoner à nos parents respectifs. Pour ça tout "naturellement" (je rappelle qu'on est en 1989) nous entrons dans un bureau de Poste, où nous faisons la queue sagement derrière cette fameuse petite ligne jaune déjà repérée dans pas mal d'endroits, à commencer par l'aéroport. A présent, cette ligne jaune qui simplifie les files d'attente est entrée dans les moeurs, mais il y a 22 ans, on se demandait bien ce que pouvait être ce truc-là ! 
Quand notre tour arrive, nous demandons benoîtement à téléphoner. Regard médusé de la postière, qui nous explique qu'au Québec, la poste et le téléphone, ce sont deux choses bien différentes ! Et que pour téléphoner, il faut passer par les cabines. Là encore, les jeunes qui vont lire ce passage vont se demander pourquoi on voulait passer par la poste pour téléphoner ! Drôle d'idée...

Les cabines téléphoniques... Là ça vaudrait une note entière pour en parler ! D'abord... les cabines ne fonctionnent pas à carte (alors qu'en 89 la moitié des cabines françaises étaient déjà équipées) mais avec des pièces... de 20 cents (l'équivalent de 15 centimes d'euro actuels) ! Le système n'est pas du tout le même qu'en France, où (je le rappelle) on mettait un certain nombre de pièces, lesquelles étaient avalées progressivement, durant la conversation.  Au Québec ce n'était pas du tout comme ça que ça marchait. C'était une opératrice qui donnait le montant à verser dans la machine (qui n'accepte que les pièces de 20 cents je le rappelle) pour une durée fixée à 3 minutes.

Alors nous nous mettons en quête de ces fameuses pièces, nous doutant bien qu'il en faudrait une bonne quantité pour une appel intercontinental. Nous savons (là encore la jeune génération, qui peut à l'aide de ces fameuses cartes prépayées appeler les USA d'une cabine pour 1 centime d'euros la minute va hurler en lisant ce chiffre) que de France, appeler le Québec coûte dans les 10 balles/minute. 10 balles de l'époque, soit environ 2.20 euros... Quand même. Donc 10 x 3 = 30 balles, soit à peu près 9 dollars (ah oui, j'avais oublié de préciser que c'était l'époque où le dollar canadien était au plus bas) . 9 dollars ça fait donc 45 pièces de 20 cents à trouver !!!

On finit par les trouver, mais là nous hésitons. Il est 19h, soit une heure du matin en France. J'avais bien averti mes parents qu'on risquait de les appeler à une heure "peu habituelle", mais une heure du mat, quand même ! D'un autre côté cela fait trois jours que nous n'avons pas donné signe de vie. Alors on y va, lestés de nos 50 pièces - on a prévu une "marge" au cas où...

- Bonsoir, c'est pour appeler la France. Le Gard.
- Oui, donne-moi le numéro
(ce tutoiement, à chaque fois il me fait sursauter)... OK.. alors ça fait 28 pièces pour trois minutes ! (on se regarde, beaucoup moins cher qu'on pensait)
- Allo, bonsoir maman...
- C'est toi, on se faisait du souci !

Et je continue à parler avec ma mère, un oeil sur le chrono. En fait, pas besoin ! Toutes les 30 secondes, la voix de l'opératrice nous avertit : "Plus que 2 minutes 30... Plus que deux minutes"... Ma mère finit par me demander qui est la dame à l'accent étrange qui nous interrompt comme ça.
- "Etrange ? Ben dis voir on aura tout entendu... 1 minute 40 en attendant, dépêche-toi !"
Je sens à la voix paniquée de ma mère qu'elle ne comprend rien à ce qui se passe, tandis que ma femme et moi nous nous tordons de rire ! Je rassure quand même ma pauvre maman, lui disant que tout est OK, et qu'on s'éclate comme des fous. Et qu'ils le disent aux parents de mon épouse (on n'a pas l'intention de recommencer cette équipée !) .
- Terminé, mets 28 pièces si tu veux continuer..." Ma parole, on se croirait dans le sketch d'Yves Montand et Simone Signoret ! Elle l'a vu, c'est pas possible... "Non, c'est bon... Je t'embrasse maman".

Là, on prend une méga claque ! On vient de rompre cette ambiance dans laquelle nous étions baignés depuis 48 heures. Une parenthèse française qui va peu à peu s'estomper. Le Québec va vite nous récupérer". Un resto propose du caribou en sauce à 5 dollars, on se laisse vite tenter !  Il est 8 heures du soir locales, peu à peu nous refaisons notre "décalage"... On est bien, Tintin !

La météo nous gâte, il est prévu carrément 16 degrés pour le lendemain, et même 18 à Montréal. Les québécois commencent à parler de l'été des indiens, (et non pas de l'été indien connu grâce à Dassin) . Un petit vent frisquet nous fait vite rejoindre nos pénates, dodo à 22h. Bien entendu on n'aura pas besoin de berceuse...

 

Samedi 28. Encore en progrès, c'est à 8 heures que nous émergeons. Je pense avec effroi qu'il est deux heures de l'après-midi chez nous, on va rigoler pour se "recaler". Un ami qui avait fait le voyage nous a prévenus, bien dit que c'était redoutable. 3 jours pour s'y faire dans un sens, une bonne semaine dans l'autre. Vu qu'il a raison pour la première partie de sa prédiction, on tremble un peu...

Nous avons choisi la solution risquée pour le programme de cette journée. Afin de profiter le plus possible de Québec, nous prendrons le train de 15h qui nous fait arriver à 18h à Montréal. et là, nous chercherons une chambre. C'est la nuit du samedi au dimanche, ça ne doit logiquement pas poser problème. Nous essayerons de la garder deux ou trois nuits, afin de ne pas être encombrés pas ces fichus bagages. Notre logeuse est compréhensive et consent à nous garder les valises jusqu'à 14h. Sympa !

Et donc, comme on a dit, le traversier de Lévis. Effectivement, c'est là que je regrette de ne pas avoir pas voulu prendre mon appareil avec zoom. Pour m'alléger, j'ai acheté des jetables, j'ai eu tort. De plus les photos ont été très mal tirées et le résultat très décevant... Nous avons le soleil dans le dos, qui donne à Québec émergeant du brouillard un aspect irréel.



De toutes façons, même au bout de 4 jours, je continue à considérer comme "irréel" le fait qu'on soit en Amérique. Ma femme, au contraire, ne réalise pas ! Vu qu'on parle français, on est en France, ou pas très loin ! Elle est complètement paniquée dans une ville comme Bâle, à quelques minutes à pied de la Mère Patrie - normal tout est écrit en "étranger" - mais là, no problem!

Donc, la traversée du St Laurent, dans les deux sens, est bien évidemment magnifique. Je me dis même que c'est la meilleure façon d'aborder Québec, en arrivant par Lévis, et en prenant le bateau, la ville se laissant découvrir peu à peu. Pendant le trajet, je "cogite" pour le lendemain. J'ai toujours mes USA en tête, je me dis que c'est vraiment trop bête de se trouver à 60 km du pays le plus prestigieux du monde, et ne pas y faire une petite incursion ! Bien évidemment, il n'est pas question d'aller à New York (650 km quand même) même pas à Boston (350) mais tout simplement à la première ville que l'on trouvera, à savoir Plattsburgh. 20 km après la frontière, cette ville de 30.000 habitants nous donnera une idée de l'ambiance des USA. Donc, à voir, se renseigner sur les trains en direction de cette ville.

De retour, nous nous engageons "hors les murs", dans un immense parc dénommé le parc des champs de bataille. Bof... pas terrible. Nous regagnons vite les remparts pour passer le temps qui nous reste avant le déjeuner dans la ville haute.

Puis, resto, les valises qui nous attendent, le train avec une nouvelle fois la collation, nous sommes dans la gare centrale de Montréal à 18h pile. Cette fois le train était .. en avance !

Priorité à l'hôtel ! Là pas question de se trimbaler avec les valises dans une recherche hypothétique, c'est par téléphone que je ferai. Et pour ça mon fameux guide ! Que j'arrête de nommer car on va croire à une pub clandestine (alors que je ne suis pas spécialement tendre avec eux !) .

Je trouve tout de suite. L'établissement s'appelle "hôtel Alpes Touriste", ça fleure bon le pays natal de ma fille... 35 dollars la chambre, mais avec salle de bains et WC ! Après tout, on n'est pas au Canada tous les jours...

Salle de bains et WC. Oui, on ne peut pas nier que la chambre en soit dépourvue. Mais, là on quitte Yves Montand pour Patrick Timsit : la chambre elle-même (je l'ai mesurée) ne dépasse pas 5 mètres carrés de surface, la salle de bains est en fait une douche - sans lavabo - de 60 cm sur 60, quand aux WC, lilliputiens eux aussi, ils ont le privilège... de se situer à 50 centimètres de la tête de lit, et je précise qu'il n'y a pas de porte !!!
Si je dois prendre en compte la surface, je paye le prix du Hilton ! Canada oblige la télé est quand même là, mais accrochée au mur, comme je le verrai un mois plus tard dans un hôtel révolutionnaire qui commence à apparaître en France : le Formule 1.

Nous quittons vite ce "bouge", pour nous diriger vers la gare routière (car pas de ligne de chemin de fer pour Plattsburgh) afin de regarder les horaires. Un départ à 10 heures, arrivée midi nous convient très bien, et le retour (in petto je me dis que si on trouve un hôtel pas trop cher là bas, on y reste dormir) est à 17 heures, arrivée 19h.  On prends les billets - toujours ça de fait - et on se balade un peu dans Montréal. Etonnante sentation que nous avons : il fait chaud !

Mon thermomètre à fil me le confirmera, 21 degrés.

A 10 heures du soir.     Un 28 octobre.       Et au Canada !

Le bulletin météorologique parle d'ailleurs de "situation exceptionnelle", prévoit 23 degrés pour le lendemain dimanche, et n"hésite pas à évoquer les 25 pour la veille d'Halloween.

Le pire, c'est qu'il aura raison !

(à suivre)

10/04/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : DANIEL GUICHARD

Daniel Guichard a été connu en 1972, grâce à sa chanson La tendresse. Mais sait-on qu'il avait déjà enregistré cinq 45 tours, et ce depuis 5 ans ?

Le premier - introuvable - se nomme Faut-il être et date de 1967.

Le second - un peu moins introuvable - s'intitule N°1 et date de 1968.

Pas de disque en 1969.

En 1970, une chanson qui déjà passe dans les radios : C'est parce que je suis né à Paname.

1971 verra Chez toi Nicole et Marinette.

Et enfin, la tendresse en 1972. Bien passée dans les radios mais pas encore classée chez SLC.
De même que bien sûr, de la même année.

C'est en janvier 1973 qu'il enregistre le titre qui va le faire décoller : Faut pas pleurer comme ça.
11 semaines de présence au hit entre mars et mai, une 9ème place en avril.

Pourquoi, sorti en juin, va faire un peu mieux : 12 semaines dans le hit de juillet à septembre, n°7 en septembre.

Et grâce à ces deux chansons, Guichard se classe 18ème interprète français pour l'année 73.

Il classe en janvier 1974 T'en souviens-tu Marie-Hélène, à la 20ème place.

Jusque-là, Guichard a un public relativement restreint.  Mais c'est une chanson qu'il avait composé 11 ans plus tôt pour la mort de son père (il avait alors 15 ans) qu'il enregistre en mars 1974.

18 semaines de présence d'avril à juillet, et la consécration en juin avec la première place. Mon vieux fait connaître Daniel Guichard à la France.

Ce sera un peu moins bien pour Les secondes, qui seront 17èmes en septembre.

En octobre, il enregistre une chanson qui va provoquer un déclic en moi. J'avais vaguement entendu parler du Journal d'Anne Frank, mais sans plus. Chanson pour Anna résume ce journal, et du coup je l'achète pour en savoir un peu plus sur le sujet.
Pendant très exactement 10 heures, je ne le quitterai pas. Impossible pour moi de refermer le bouquin en me disant "la suite demain". Non, c'était tellement poignant que je n'arrivais pas à faire ce geste.
Et du coup, je vais commencer à lire, à énormément lire. Autre chose que les lectures habituelles, soit San Antonio, Pagnol ou Pierre Daninos, ma "trilogie" de l'époque.
Merci à daniel Guichard de m'avoir donné le goût de la lecture, même si déjà j'avais celui de l'écriture.

Hit-paradement parlant, Chanson pour Anna sera 6ème en décembre, pour couronner une année 1974 qui le voit second interprète français de l'année. Derrière un Johnny en perte de vitesse.

Et sur l'ensemble des années 1963/1974, il ne se classe que 47ème, mais encore une fois cela ne veut rien dire.

Et ensuite ?

Pas mal de choses.

1975 sera aussi une très belle année pour lui, malgré une 9ème place pour la découverte en mai, et une 23ème en juillet pour Vivre.

Mais le single suivant sera un doublé, le seul de la carrière de Guichard. Face A Je t'aime tu vois, qui sera lui aussi un numéro 1 fin décembre. Et ce n'est pas à Dieu que j'en veux, 24ème en octobre.

En avril 76, c'est une chanson d'album, toi, qui décroche la troisième place.

Ne parle pas sera 10ème en juin. Je n'ai pas le coeur à sourire sera 3 ème la fin de l'année.

A partir de là, Daniel Guichard va entamer une descente discopgraphique sans retour.

Pas de classement pour Je n'fais rien, je m'repose en 1976.

Ni pour Prends-moi dans tes bras, Il vaut mieux chanter et elle n'est pas jolie elle est mieux que ça.

Les fans - dont j'étais - espèrent un come-back avec je viens pas te parler d'amour en 1978, mais non. Pas de grosses ventes. Idem pour c'est pas facile d'aimer, de 1979.

Bide pour une de ses plus belles chansons, Où que tu ailles, qu'il sort en 1980. Idem avec Pour ne plus penser à toi la même année.

1981 : Daniel Guichard crée une des premières radios-pirates à Paris, Radio-Bocal qui ne passe que des chansons françaises et émet 24h/24. Egalement, bien avant les Enfoirés, il organise des tournées au profit de la lutte contre le cancer.

Musicalement, 1981 c'est T'aimer pour la vie, le coeur à l'envers, parlez-moi d'amour.

Superbe chanson début 82, Doucement, qui sera largement classée dans les radios locales. Notamment à Gap, où elle sera numéro 2. Non mais, faut profiter de sa situation, non ? ;-))

Il renoue avec les meilleures ventes en 1983, après 7 ans d'absence, avec le gitan qui sera 4ème en mai (d'après Lesueur). Pas à Gap (je n'aime pas)
Le nez au mur et je suis bohème ne bénéficieront pas de ce succès.

1984 : Pour la vie, quelqu'un quelque part, non classées.

1985 : Si tu m'aimais encore.

1987 : Si quelqu'un

1989 : Le temps.

1990 : On se reverra.

1991 : Retour et Faire la fête.

1992 : Elle avait plein d'amis, extrait de son dernier album Gamberge.

Daniel Guichard n'est pas mort en ce début de millénaire... L'an passé il a fait l'Olympia et le Palais des Sports !

 

Voilà, rendez-vous pour le plus gros morceau qui va bien nous occuper 3 ou 4 "tomes" à partir de dimanche prochain : Johnny Hallyday.

Je vous embrasse.

08/04/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : FRANCE GALL II

(réactualisée suite au livre France Gall, Muse et Musicienne, d'Alain Wodrascka paru voici quelques mois)

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En ce printemps 1974, France Gall était sur le déclin. Ils étaient loin ses tubes, il fallait remonter à 7 ans pour voir une de des chansons dans les 3 premières, et pas moins de 10 pour son seul numéro 1, Sacré Charlemagne.
Sentimentalement, elle est avec Julien Clerc depuis 8 ans, et elle vit de plus en plus dans l'ombre de son compagnon. Mais ce n'est pas un couple fusionnel. Un couple fusionnel, c'est un couple dont les deux moitiés n'ont de cesse de s'admirer l'un l'autre. Et cela arrive d'autant plus souvent quand l'un et l'autre font le même métier (je sais de quoi je parle...).

C'est en entendant à la radio, l'année d'avant, la chanson Attends-moi interprétée par Michel Berger que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui demande s'il pourrait lui donner son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer. Bien qu'il ait été déconcerté par la pauvreté des chansons proposées à France à l'époque, il n'est pas question d'une collaboration entre eux. Pour Michel, France Gall n'est qu'une "yéyé" has been.

En plus Berger subit une crise sentimentale: sa compagne Véronique Sanson, avec qui il était en totale osmose musicale depuis leur adolescence (on en revient au couple fusionnel), le quitte pour un certain Stephen Stills.

Ce n'est que six mois plus tard, en mai 1974 qu'il acceptera d'écrire pour elle.
C'est ainsi que va naître La Déclaration d'amour, premier succès d'une longue liste. Et façon pudique de faire la cour à France, dont il devient amoureux.

France, qui est de plus en plus humiliée par Julien Clerc (en public il l'appellera un jour "la vieille chanteuse"), lui étant une étoile montante, et elle, plutôt dans la mauvaise pente. Le couple vole donc en éclats, ce qui vaudra à Julien une belle chanson Souffrir par toi n'est pas souffrir.

Une septième place consacre cette déclaration, cette nouvelle France Gall, qui entame - sans le savoir - sa deuxième carrière. Celle de star internationale, celle de plus grande chanteuse française depuis Edith Piaf.

En novembre, elle sort le titre Mais aime-la qui ne fait pas une grande carrière, mais arrive quand même à la septième place en janvier.

Pour cette période 1963/1974, France Gall pointe néanmoins à la 13ème place, 4ème interprète féminine derrière les trois "inaccessibles", Sylvie, Sheila et Françoise Hardy.

Mais ça ne veut strictement rien dire, car sur les années 63/66 elle était incontournable, un peu moins prisée sur les années 67/69, et complètement à la ramasse sur les années 70/73.

Et ensuite ? Ensuite presque vingt ans de tubes ininterrompus, jusqu'à la mort de Michel Berger en 1992. Michel Berger qu'elle épousera en 1976.

En 1975, Elle est aux States pour enregistrer une comédie musicale qui sera l'ébauche de l'opéra-rock Starmania.

En 1976, Elle renoue avec les doublés. Comment lui dire est 15ème en février, Samba Mambo est 11ème en avril.
Petit bide pour Ce soir je ne dors pas, non classé, elle se rattrape avec Ca balance pas mal à Paris, 14 semaines dans le hit.

Pour 1977 Musique et Si maman si ont un gros succès de radio, un peu moins pour le meilleur de soi-même. L'album est disque d'or, France a pris sa revanche.

Puis c'est l'aventure Starmania. Berger et Luc Plamondon, les co-auteurs passeront un an pour l'écrire durant l'année.

France Gall y tient un des rôles principaux en désespoir de cause car personne n'a été trouvé pour le personnage de Cristal. Qu'elle jouera à merveille.
Et bien sûr certaines chansons vont se classer dans les meilleures ventes. 7 mois de présence (de janvier à septembre 79) pour Besoin d'amour, qui se paiera le luxe d'être numéro un pendant 9 semaines en avril et en mai. Du coup elle occultera Viens je t'emmène !

Le spectacle sera joué en avril/mai 1979 au Palais des Congrès, tandis que France attend, à 32 ans, un heureux évèment : sa fille Pauline.

80, c'est l'année de la groupie du pianiste (4ème en octobre), et surtout de il jouait du piano debout  record de durée avec 28 semaines de présence dans le hit, tube de l'été 80, numéro un en juin/juillet.
Du coup 
Bébé comme la vie   passera relativement inaperçue.
1980 c'est surtout l'année de son retour en scène, au Zénith.

Salle bien nommée car elle au zénith de sa carrière, et refusera de chanter quoi que ce soit de son répertoire "sixties".

En 1981 elle fait un disque-duo avec Elton John, les aveux sortent en janvier, et arrivent à la première place en mars. Dans son dernier 30 cm se trouve une perle, ma chanson préférée d'elle, qui passera pourtant inaperçue, et sera mise en lumière par Johnny 10 ans plus tard : Diego.

1982, nouveau numéro un avec tout pour la musique, en janvier.
Un peu moins de succès pour Amor Tanbien, et hop, encore une année sabbatique, s'occupant de sa famille.

Elle reprend en 1984, avec un nouveau numéro 1, Débranche, et Hong Kong Star qui sera numéro 3 dans le tout nouveau top 50 naissant en novembre.

1985, c'est Cézanne peint, bien classé aussi.

1987, 7ème place en avril 87 pour Babacar. Et encore un  numéro 1 en novembre pour Elle l'a Ella.
Les numéros 1, elle commence à présent à les collectionner... Quelle belle revanche !

1988, une belle 3ème place le 23 mai pour Evidemment, un bel hommage à Daniel Balavoine avec qui elle avait chanté dans Starmania, Papillon de nuit est 8ème le 31 octobre.

1989 voit la chanson d'Azima numéro 12.

Puis nouvelle coupure de plus de deux ans, elle revient avec Laissez passer les rêves en mai 1992.

Son mari Michel Berger meurt en août, et elle classe un duo avec lui à l'automne, superficiel et léger.

Dès lors, elle ne chantera essentiellement que des chansons de Feu son mari, dont l'une d'elle est encore numéro un en 1994 : Les princes des villes.

Mais entretemps, en 1993, elle a eu un cancer du sein. Rien ne lui sera épargné...

En 1996, après quand même 33 ans de carrière, elle est - enfin - à l'Olympia
. Mieux vaut tard...

Mais nouveaux coups du sort pour France Gall, qui en 1997 perd sa fille Pauline.

Côté disques, En août 2004, elle ressortira une chanson de 1987, la seule chose qui compte, qui sera également classée.

Egalement sa version de Mademoiselle Chang, encore un numéro un. Près de 40 ans se sont écoulés depuis le premier hit, sacré Charlemagne.

Au final, plus qu'une chanteuse : un monument si l'on ne regarde que sa carrière, jonchée de tubes, y compris dans sa période ante-Berger, période qu'elle reniera jusqu'à ses adieux à la scène, en 1997. Une hyperbattante si l'on songe à ses périodes de creux où jamais elle n'a craqué.

A la semaine prochaine pour traiter de Daniel Guichard. Courte carrière mais qui restera dans les annales.

Je vous embrasse.