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08/08/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Herbert LEONARD

Herbert Léonard est né le 25 février 1947.

Premier disque, en 1967, et déjà dans "l'antichambre" ! Il rate de peu le top avec une 26ème place en août avec si je ne t'aimais qu'un peu. La face B est beaucoup passée en radio : il serait doux d'être aimé par vous.

Le disque suivant, sorti en septembre, entre lui dans le top. Il avait choisi d'adapter une chanson anglaise très populaire, somebody to love, qui est devenu pour un peu d'amour. 11ème en décembre.

1968. Toujours à l'affût des cartons anglais, il adapte cette fois herman's hermits avec quelque chose tient mon coeur, en janvier. Gros tube à la clé avec pas moins de 6 mois de présence dans le hit, jusqu'à la fin de l'été, avec une probable troisième place fin mai.

Mais ce n'est pas fini. Le disque suivant est bien français, celui-là. Pour être sincère sort justement en mai, et se retrouve 4ème en août. 2 chansons dans les 15 premiers du top du 15 juillet !

Et ce n'est toujours pas fini... les yeux de la nuit se classeront 17èmes.

Il neigeait sur le Danube bleu, sorti en septembre, ne sera pas classé.

Pour cette année 1968, Herbert Léonard est le nouvel arrivant du top des interprètes, où il figure désormais à la 12ème place. Mais ce sera la seule année où Herbert figurera dans ce classement SLC.

Sorti l'année d'avant, mais comptant pour 1969, oui dans ma vie se classera 9ème.

Une de mes chansons préférées à l'époque (j'achèterai le disque) sortira à l'été 69 : où est la fête suzie ? Mais ne sera pas classée. Avec la face B, il participe lui aussi à la vogue "Hair".

Le printemps ne viendra pas, sorti en décembre, obtiendra tout juste une 21ème place.

Les seventies.
Pauvres pour Herbert Léonard qui va accomplir une terrible traversée du désert.

Pour 1970, seule Corrina sera classée, tout juste (24ème) en novembre.

Pour 1971, du blé du jonc des radis semblera être un come-back d'Herbert, puisque classé 4 mois, entre novembre 71 et février 72, 15ème pour ce mois.

Terminé pour la première partie....

Pour ce qui est des années 63/74, il se classe...35ème !

Et ensuite ?

Ensuite, après une longue traversée du désert, Herbert Léonard fera un retour incroyable.

Mais ses disques des années 70 ne se vendent pas. Comme Notre histoire et mon amour d'hier (1971), puisque je t'aime ma vie recommence, si on te laisse, une fille en mon coeur et je cherche un visage (1972).

Trois ans d'interruption pour le retrouver en 1975 avec Sky mon vieux cheval, en 1976 mon fils et j'appelle, en 1977 je suis Dieu dans mon Eglise.
Il n'échappera pas aux réenregistrements de ses vieux tubes pendant la mode rétro de 78/79, en vain.

On croit Herbert Léonard mort et enterré au début des années 80.

Mais en mars 81, il fait appel à un auteur assez spécial.
Il a animé le hit parade de RMC.
Il est - actuellement - animateur de l'émission la plus célèbre du petit écran.
Je suis, je suis.... Julien Lepers !!!
Lepers qui avec deux autres auteurs compositeurs lui écrira pour le plaisir. Sortie en mars donc, cette chanson arrive 2ème en mai, et décroche enfin la première place en juin !

C'est un disque que ma foi, j'ai dû écouter environ 500 fois ! Non, pas pour le plaisir ! L'autre face...

Herbert est remis en scène. Les années 80 seront ses meilleures.

L'année suivante - désolé M. Lesueur - il est dans le peloton de tête dans à peu près toutes les radios avec ça donne envie d'aimer.

Drame de ma vie (d'animateur): Alors que sort ça pleure pas un homme, fin 82, son agent vient voir la petite radio où j'officie comme "interwiever de vedettes" (entre autres) et nous promet sa participation. Hélas, il ne viendra pas..

Premier duo en 1983 avec Julie Pietri (amoureux fous). Encore numéro 1, en octobre.
1984, des raisons d'espérer, toujours avec des paroles de Julien Lepers.

1984, second duo, cette fois avec avec Nathalie Lhermitte, Tendrement.

Puis la bande originale du Dallas Français, Châteauvallon : Puissance et gloire. 6ème du top 50 français le 10 mai 1985.

Après une nouvelle éclipse de deux ans, Léonard trouve un filon : la chanson érotique suggestive.

Quand tu m'aimes est ainsi n°2 derrière la jeune Vanessa Paradis le 12 octobre 1987.
Pour celles qui ne connaissent pas, morceaux choisis :
Je n'ai qu'un pays / Celui de ton corps / Je n'ai qu'un peché / Ton triangle d'or
(...)
Et soudain tu trouves / La caresse ultime / Qui arrache en moi / Un cri de victoire...

Le disque suivant, sur des musiques érotiques est du même tonneau. 16ème seulement le 24 janvier 1988.

Qu'importe, il continue ! 8ème le 21 août 1988 avec tu ne pourras plus jamais m'oublier.

9ème le 28 novembre de la même année avec laissez-nous rêver.

En 1989 12 ème place le 7 juillet pour Jaloux de vous.

En 1990 11ème place le 2 septembre pour finir la nuit ensemble.

Il frôle la correctionnelle le 20 janvier 1991, arrivant de peu (24ème) dans le top avec entre tes mains.

En 1992 il est 15ème le 19 janvier avec Parlons d'amour.

Parenthèse de 3 ans, puis il sort un album-canon (que je possède) d'où est extraite je serais fou de l'oublier, qui arrive à la 6ème place le 30 juin 1995.

Plus rien pendant 4 ans ensuite, en 1999 il adapte ils s'aiment, qui ne sera que dans l'antichambre.

4 ans se passent de nouveau, et on le retrouve en 2003 avec Julie Pietri - comme 20 ans auparavant - mais cette fois, pas de numéro 1 à la clé, ça ne marche pas pour Orient-Express, toujours dans la fameuse antichambre.

Et malheureusement, il rejoint en 2010 l'hospice à chanteurs, la tournée Age tendre et tête de bois, qui signifie qu'il se tourne désormais vers le passé.
Illustre passé, car Herbert Léonard est un des 13 interprètes français à avoir couvert 5 décennies.

A la semaine prochaine pour le plus grand groupe des années 70, Martin Circus.

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Pour en revenir à "autre chose", tout va bien pour mon épouse, qui devrait arriver à Pontarlier demain.
Je vous embrasse.

15/07/2011

Des nouvelles de Bob

Bob, mon chat, avait, rappelez-vous, était déclaré diabétique en janvier dernier, avec un taux de sucre de 3.6 g dans le sang.
Nous refusant à le faire encore plus souffrir, c'est à dire le piquer tous les jours avec insuline et tout le tralala, nous avons alors adopté le régime croquettes anti-diabétiques. Il lui fallait 80 g de ces croquettes par jour.
Or il en bouffait 130, voire 150.
C'est alors que j'ai eu l'idée (foireuse) de mélanger à ses 80g le restant de croquettes ordinaires. Là, il pouvait manger à sa faim.

Mais le résultat, niveau sanguin, fut catastrophique. Il avait 3.94 g, soit près de 10% de plus...

Là nous avions 2 solutions : soit continuer le régime mixte, sachant alors que tôt ou tard il s'affaiblirait et on devrait l'euthanasier (solution préconisée par mon épouse - combien de fois ai-je trouvé des paquets de Friskies dans notre caddie d'hypermarché !).

Le prétexte était d'une part financier, sachant qu'un paquet de 3kg750 coûtait 38 euros chez le veto et ne lui durait qu'un mois, le "budget Bob" était donc de 38 + 9 (sa mutuelle en cas d'opération) x 12 + 4 analyses trimestrielles à 35 euros, soit 700 euros par an, ou 58 euros par mois.

Et d'autre part, étant diabétique, pas une pension ne l'accepterait. Bien sûr, comme me l'avait conseillé une amie, on n'était pas obligé de dire qu'il était diabétique (en fait si, je me suis renseigné depuis, le carnet de santé est obligatoire) mais cela signifiait qu'il n'aurait plus de traitement adapté.
Et donc, Bob, alors que nous vivons les meilleurs années de notre retraite (les premières, celles où la santé est encore bonne) était un boulet si nous voulions partir quelque part.

Soit de lui donner une dernière chance : De nouveau exclusivement les croquettes anti-diabétiques, mais cette fois en achetant ces produits sur Internet et en se mainenant aux 80 g journalières.
De 38 euros, le prix descend à 29.

J'ai assez dénoncé des entreprises dans mon blog, pour ne pas féliciter celles qui le méritent.
Le site est Médicalanimal, un site britannique, pays connu pour son amour des chiens et chats.

Ce que nous avons fait .
Donc, durant ces trois derniers mois, en ne lui donnant que 80 g par jour, nous n'avons déboursé que l'achat de deux paquets, et le "budget Bob" est passé à 38 euros par mois. Soit 1 euro et quelque par jour.

Analyse faite avant-hier, réponse venue ce matin : son sucre a baissé ! Oh, pas de façon extraordinaire, mais de près de 10%. Ce qui signifierait qu'il serait sur la voie de la guérison.

Bob est donc temporairement sauvé, et ceux qui, en janvier, disaient "qu'il ne verrait pas l'été" restent cois.
L'essentiel est qu'il voie le milieu du mois d'août, car notre fille doit passer nous faire un petit coucou, et cela fait à présent un an et demie qu'elle ne l'a pas vu.

Voilà, j'espère que cette note fera plaisir à tous les amoureux des chats !

Je vous embrasse.

bob 18 janvier 2010.jpg

 

11:37 Publié dans ceux que j'aime | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bob

02/07/2011

2 challenges pour moi ce samedi

D'abord côté médocs. On change de mois, et je diminue ma dose de A (Atarax) d'encore 25%.
Par rapport à mars, j'ai diminué ce médicament de 63% !
La nuit s'est relativement bien passée...

Deuxième challenge cet après-midi.
Un vide-grenier. A 28 km. Mais pas n'importe où....

Je ne vais pas vous envoyer vers une note, mais la recopier. Cette note a un an :

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1970. Mes parents avaient décidé cet été-là de passer le mois d'Août dans le Haut-Doubs.

Je ne connaissais personne dans le Haut-Doubs, et j'étais prêt à parier à 100 contre un que j'allais m'ennuyer ferme dans ce coin de France, pourtant très joli, à un jet de pierre de la Suisse.

Je venais d'avoir mon bac, et mon père pour me récompenser m'avait payé... un vélosolex d'occasion!  Pas le truc noir que tout le monde a en tête, non, quand même, mais un solex "de compétition" avec freins à disques et arbre à cardan.
Mais d'occasion quand même.

Je ne m'étais pas trompé, malgré le solex, malgré la Suisse toute proche, les deux premières semaines furent pour moi très très mornes. Pour la première fois de ma vie, je n'attendais qu'une chose, le retour à Paris, la rentrée universitaire où j'allais côtoyer un monde nouveau - et mixte surtout ! - après les grises années lycéennes Louis-Le-Grandesques.

Pourtant le petit village était sympa, tout en longueur au milieu des "juralpages" (les alpages jurassiens !) vraiment parfait pour se reposer d'une année trépidante, mais à 19 ans, soyons justes, même en 1970 on a d'autres horizons...

Tout bascula le 16 août. Ce jour-là c'était la fête au village, et je fis la connaissance d'une jeune fille, Brigitte. Elle était un peu plus jeune que moi, et on se plut tout de suite.

Ce fut sur la chanson "Gloria" que l'un et l'autre échangeâmes notre premier baiser... Sensation si étrange sur le moment qui vous laisse ensuite avec une envie irrésistible de recommencer !

Aux 15 premiers jours de mortel ennui succèdérent alors 15 jours de rêve. Elle travaillait dans une épicerie pour se faire un peu d'argent de poche, mais tous les soirs nous nous donnions rendez-vous sur un banc près de chez elle, et là nous faisions de beaux projets d'avenir.
Lors d'une autre fête du village, les jeunes nous élirent carrément "le couple de l'année" tant nous étions mignons ! Oui, mignons, mais O combien naïfs...

Arriva ce foutu mois de septembre, celui qui brise les unions, et comme tant d'autres nous dûmes nous séparer, se promettant  - comme tout le monde - de nous revoir le plus tôt possible. Un mois après, très exactement, quand elle reviendrait de son mois de vacances avec ses parents, en Vendée.

Je ne rentrais en fac que le 25 octobre, j'avais le temps. Les hôteliers du village, émus par notre petit couple, m'offraient même la pension complète gratuite si je revenais ! Mais restait le billet de train.

Et là, mon père fut intraitable. Pas question de débourser le moindre centime pour aller revoir "cette petite paysanne"... Et puisque j'étais en âge de "courir les filles", je devais me donner les moyens de le faire !

Coincé j'étais. C'est alors que j'entendis une annonce à la radio. On recherchait des vendangeurs dans le Bordelais.
Pourquoi pas ? C'est vrai que j'étais aussi doué pour ce genre de choses que Laurent Roumejko en météorogie, et surtout je n'étais pas du tout mais alors pas du tout "physique". Mais quand même j'étais prêt à tout pour rejoindre ma petite fiancée.
Et je me lançai alors dans la grande aventure !

Ce coup-là, mon père était d'accord pour me payer le billet de train (pourtant bien plus cher !)...Rien que pour avoir le plaisir de me revoir revenir la queue basse le surlendemain.

Ma mère, elle, était angoissée en me voyant partir, et moi je n'en menais pas large non plus.

On m'en avait parlé, des vendanges, du fameux mal de dos qui élimine 80% des candidats les 3 premiers jours, des conditions plutôt éprouvantes.


Non seulement cela se révéla exact, mais le temps exceptionnellement caniculaire de cette fin septembre 1970 n'arrangea pas les choses. Gelée blanche le matin, avec parfois un brouillard à couper au couteau,  33 degrés à l'ombre l'après-midi... De toutes façons il n' y avait pas d'ombre !

Pour se désaltérer entre deux rangs de vigne, pas d'eau, seulement...du vin ! Du Graves quand même, mais du vin. Moi qui n'avais jamais bu autre chose que de l'eau...
Lever à 5 heures,  coucher à 23, dans des baraquements qui n'avaient rien du trois étoiles.

Je tins miraculeusement le premier jour. Mon sécateur à la main, je regardais le bout du rang de vigne, et je voyais Brigitte qui m'y attendait...

Le second jour ce fut encore pire, j'étais à deux doigts d'abandonner mais je savais pourquoi j'étais là, je ne devais pas flancher.

Le troisième jour je reçus une lettre de Brigitte, qui me disait entre autres " je t'aime tu sais, bien plus que tu ne peux le croire"...

Y avait-il un rapport ou pas ? Je pense que oui si j'en juge de mes exploits au sprint.
Le 4 ème jour mon mal de dos avait disparu, et à partir de là je me mis à foncer comme un malade ! On me surnommait "la formule 1 du rang de vigne" (rien à voir avec les hôtels, qui n'existaient pas encore !), à tel point que je devins le chouchou des patrons, content d'avoir un "employé" si zélé, à 15 francs (l'équivalent de 15 euros actuels) par jour... En plus, je faisais le clown tous les soirs, avec quelques imitations. Notamment celle du fils de la maison !

Comme je leur avais dit d'entrée, je ne restai pas jusqu'au dernier jour, la fameuse "gerbebaude"...
Je partis le 7 au soir, afin de retrouver ma Brigitte pour sa fête, le lendemain.
Toute la troupe au complet m'accompagna à la gare de Libourne pour prendre le train de nuit, je m'étais fait beaucoup d'amis pendant ces trois semaines, et certains le sont restés très longtemps.

1200 km de train plus tard, j'étais de retour dans le petit vilage, le coeur battant.

Mais elle n'était pas là. Ses parents l'avaient mise en pension, voyant d'un très mauvais oeil cette relation avec un "parisien"... Grâce à la fille de mes hôteliers, je parvins à la voir ...quelques minutes à travers une grille de son lycée. Elle pleurait, moi aussi.

Néanmoins je n'abandonnai pas. C'est De Gaulle qui vint à mon secours !
Plus exactement sa mort, ce qui occasionna un jour de deuil national. Si bien que j'avais un week-end de trois jours.  Ce qu'il fallait à mes voisins horticulteurs pour aller chercher des chardons. Et où ça donc ?  Oui, dans le Haut-Doubs.

Je sautai sur l'occasion pour leur demander s'il y aurait une place pour moi, la réponse fut oui, à condition que ça ne me dérange pas d'être serré et de voyager à bord d'une voiture d'avant-guerre !
Bien entendu je n'avais pas prévenu Brigitte. Je voulais lui faire la surprise. D'autant, m'avait-elle dit, qu'elle serait parée de ses plus beaux atours car elle était de mariage.
La Châtelaine Peugeot de 1938 roulait à fond, en ce samedi 14 novembre, sur l'autoroute en direction de ma bien-aimée. A fond, c'est à dire entre 65 et 70 km/h !!
Pouilly en Auxois, sortie pour Dijon, puis Dole, Salins, Levier et enfin Pontarlier. Ils me firent une fleur, celle de me déposer 10 km plus loin, dans le village de Brigitte où j'arrivai en pleine nuit.

Ses copains (copains version années 60/70 donc de "vrais" copains) étaient surpris de me voir là, et admiratifs que j'aie accompli un tel exploit. Là-bas, tout était blanc, et le village en était tranformé...
Rien à voir avec l'été.

Le lendemain, alors que les cloches sonnaient, d'un pas hésitant je me dirigeai vers le cortège, dans lequel je vis ma Brigitte avec une belle robe et des fleurs dans les cheveux. Elle manqua de défaillir quand elle me vit, et me fit signe qu'on se verrait après.
Les minutes étaient longues, et quand enfin le cortège fut terminé, c'est non pas Brigitte que je vis, mais sa soeur.
Qui me dit "va-t'en, ma soeur ne veut pas te voir".

Le coeur arraché, je m'en allai vers ma pension où les hôteliers faisaient ce qu'ils pouvaient pour me consoler.
Le lendemain, départ pour Paris, et durant le trajet, je n'avais qu'une obsession : qu'une voiture venant d'en face nous percute...
A Noël je lui envoyai une lettre, et par retour du courrier elle confirma qu'elle ne voulait plus me voir, en disant : "je ne veux pas m'engager à quinze ans."

Les années passèrent, 2 très exactement. Et en ce mois d'octobre 1972 j'étais avec une jeune fille, qui allait devenir ma femme. La première. Brigitte vint sur le tapis, et elle me demanda comment ça s'était passé.
Je lui racontai tout d'un bout à l'autre, et comme ma fiancée était très romantique, elle était très émue de mon récit.
Mais elle était également méfiante, et, carrément, écrivit à Brigitte pour lui demander des explications. Lui précisant qu'on allait se marier et qu'elle voulait savoir si je racontai ou non des bobards.

Brigitte lui répondit dans la semaine, disant que ses parents lui avaient bourré le mou, et qu'ils l'avaient persuadée que j'étais venu... pour l'espionner ! Qu'elle regrettait, et qu'elle avait de la chance d'être tombée sur quelqu'un d'aussi romantique que moi. Se taper les vendanges uniquement pour revoir une jeune fille, on devait être peu dans ce cas...

Le temps passa encore, chacun fit sa vie. Elle se maria, moi aussi. Et, pendant 30 ans, j'évitai soigneusement ce petit village.
Ca me faisait mal. Les rares fois que j'avais à le traverser (il est situé sur une route internationale) c'était une véritable épreuve. S'ils avaient mis un radar, j'aurais eu mon permis de retiré depuis longtemps....

En 2002 j'étais très mal. Très très mal, et je sentais au fond de moi que j'avais atteint la fin de "mon voyage". Et je décidai alors de passer 8 jours là-bas. Juste avant de tirer ma révérence.
Ma femme et ma fille étaient contentes que j'accepte enfin de faire ce deuil. Sans trop savoir pourquoi.

Pendant cette semaine, malgré un soleil radieux, je n'étais pas très bien, j'avais une drôle de sensation...Toujours cette satanée hyperintuition !

Et le dernier jour, le vendredi, sur l'insistance de "mes nanas" (qui certainement voulaient en finir avec cette histoire), je me décidai quand même à me rendre chez elle.
J'y trouvai alors une dame, qui me déclara être sa belle-soeur. A l'évocation de Brigitte, je vis son visage se fermer.

"Vous la connaissez" ?

Je répondis que j'avais été son premier amour.
Et là je vis son visage presque s'illuminer l'espace d'un instant puis, m'avoua alors que Brigitte avait depuis longtemps quitté le village.

Qu'elle avait habité la Vendée, à quelques deux heures de voiture de chez moi à l'époque.

Et elle m'apprit aussi... qu'elle était morte du cancer deux ans auparavant.

J'y passerai plein de fois, dans le petit cimetière de Saint Avaugourd des Landes, pour fleurir celle qui fut mon premier véritable amour. J'y ai déposé une plaque :"à mon amie". Cela par rapport à son mari et ses enfants, dont j'apprendrai plus tard qu'elle leur parlait de temps en temps de moi...

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Plus de 8 mois que j'habite la région. Ce village est pourtant un des axes obligés pour nous rendre dans la ville Suisse la plus proche (Yverdon). Mais la plupart du temps, je contourne, quitte à me faire 20 km de plus.
Il m'arrive de temps à autre de le traverser, mais à la vitesse limite. Je ne m'y suis plus jamais arrêté depuis février 2003.

Et là c'est le vide-grenier.
C'est à dire au minimum 1 heure dans le village. Où certainement je reverrai des "copains" d'il y a 41 ans, mais on ne se reconnaîtra pas. En revanche je reverrai "sa" maison, la petite fontaine avec le banc à côté, sur lequel nous nous asseyions pour parler avenir, c'est à dire mariage.

Une amie de Facebook m'a écrit hier : profite du temps que tu te donnes pour savoir QUI tu es. Pas Ce que tu es.
Je pense que cette petite épreuve va m'y aider.

Je vous embrasse

05/06/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY VIII

Les années 2000

2000

Encore un extrait de l'album sang pour sang pour débuter l'année 2000. Sorti en février, partie de cartes va se classer 5ème le 9 avril.

Avant-dernier extrait, Pardon, qui sort en avril, entre directement 6ème le 4 juin, avant de - comme d'habitude - descendre tout doucement...

Puis ce sera la série de ses anciens succès convertis en CD singles.

Quand revient la nuit se classera 9ème, ce même 4 juin.
Que je t'aime ne sera que 10ème.
Les mauvais garçons 11ème.
Da dou ron ron 13ème.
O Carole 14ème.
Viens danser le twist 15ème.
Douce violence 16ème.
Serre la main d'un fou 17ème.
Excuse-moi partenaire 18ème.
Noir c'est noir 19ème.

La séquence nostalgie n'aura pas marché...
En revanche le dernier extrait de son album, quelques cris, sorti en août, entrera 6ème le 1er octobre.

Pas terrible, cette année 2000...

2001

Deux singles seulement.
Dont une reprise et un duo.

Pauvres diables arrivera 7ème le 9 avril.
Duo, donc, avec la jeune Clémence, on a tous besoin d'amour, qui montera sur le podium le 2 décembre. Les places sont chères, derrière L5 et Garou/Céline Dion...

2002

Sa meilleure année depuis longtemps.
Sa chanson de coupe du monde, tous ensemble, sera cette fois numéro 1 sept semaines, du 29 avril au 6 juin. Pas mal...

Mais sa chanson de la décennie, celle qui marque encore - 9 ans après - tous les esprits, c'est en octobre qu'il la sortira. Numéro un pendant 10 semaines, d'abord du 27 octobre jusqu'au 24 novembre. Séquence interrompue par les What for les 1er et 8 décembre, puis retour à la première place du 15 décembre au 12 janvier !!! Il s'agit bien sûr de Marie.
Qui restera longtemps dans le top, encore classée 4ème fin janvier !

2003

Entrée directement 3ème le 2 février (tandis que Marie est encore 8ème), ne reviens pas est pour moi un cas particulier.
C'est cette chanson qui, lancinante, va venir apporter sa pierre à ma TS de ce mois-là. Ecoutez les paroles, c'est Nathalie qui parle :

Je crois que tu dois réfléchir / Je crois que tu me dois bien ça
Tes regrets ne vont pas suffire / Tes caresses ne suffiront pas
Si tu es prêt à revenir / Peut-être que moi je ne le suis pas

Alors à toi de réfléchir / A toi de savoir, oui où tu vas
Tu sais que j'aime te voir sourire / Mais je ne recommencerai pas
Simplement pour te faire plaisir / Les adieux ne m'intéressent pas

Si c'est pour me proposer pire / Ne reviens pas
Si tu n'as rien d'autre à me dire / Ne reviens pas

Ne prends pas cet air de martyr /J'aimerais pouvoir t'ouvrir les bras
Mais je ne tiens pas à finir /Complètement folle à cause de toi
Si tu n'arrives pas à choisir / Non, ne reviens pas
Reste où tu es, fais-moi plaisir / Fais-le pour nous, ne reviens pas

J'avais pourtant choisi. J'étais même venu dans sa ville pour le lui dire.
Mais elle n'y croyait plus, et m'avait fait faux bond...

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Bon, on revient à Johnny.

Une 5ème place pour l'instinct le 9 juin.
Disque suivant après la canicule, une deuxième place le 26 octobre pour je n'ai jamais pleuré.

2004

Un seul disque ! Avec Isabelle Boulay, alors très en vogue : Tout au bout de nos peines.
Numéro 2 le 12 décembre, derrière un autre duo : Garou et Michel Sardou !

2005

Deux chansons, deux numéros un.

Ma religion dans son regard, entrée directement le 23 octobre à la première place. Qu'il gardera jusqu'au 6 novembre.

Moins d'un mois après, le 4 décembre, il arrive 4ème avec mon plus beau Noël. Il est premier le 18 décembre, et le restera la semaine d'après.  Dégommé par.... la chanson qui l'avait dégommé un an plus tôt, la rivière de notre enfance de Sardou et Garou, chanson qui sera restée près de 60 semaines dans les 10 premières.... On en reparlera dans la page "Sardou".

2006

Association cette fois avec Doc Gyneco (ils sont du même bord politique lol) pour le temps passe, qui sera numéro 2 (*) derrière Diam's le 18 mars.

La paix arrivera n°8 le 9 juin mais après être sortie du hit assez rapidement, y reviendra pour une 23ème place le 8 septembre !

Le 22 septembre, deux "poids-lourds" arrivent directement aux deux premières places. Johnny d'abord, avec la loi du silence, et Faf Larage avec pas le temps. Johnny n'aura... pas le temps de savourer sa première place, Faf Larage lui reprendra dès le 29.

Le 24 novembre, il reprend Brel avec la quête, et arrive en 5ème position (pas le temps est toujours devant lui..)

2007

A présent, il ne sortira en moyenne qu'un single par an, et celui de 2007, Always, arrivera directement à la seconde place le 11 novembre, derrière Sheryfa Luna et Quelque part.

2008

Le single de l'année en question s'intitule ça ne finira jamais et va débouler direct numéro 1 le 16 novembre. Il y restera deux semaines, déboulonné par l'inattendu Quentin Mosimann !

2009

C'est sa première tournée d'adieu (Brel en fera 3 ou 4...), et je profite d'être au Havre en juin pour aller le voir. Somptueux !
Son single de 2009 sera une de mes chansons préférées. La chanson de Bécaud peut-être la plus connue. Et maintenant sortira en décembre et déboulera n°2 le 3 janvier 2010 derrière Jena Lee (J'aimerais tellement).

 

Une décennie 2000 qui lui redonne des couleurs. Si j'excepte la sortie de ses "années 60" en CD singles, sur cette période Johnny aura sorti 21 singles, soit en moyenne 1 tous les 6 mois, avec 5 numéros un et 5 podiums. Après 50 ans de carrière, c'est beau...

La semaine prochaine, nous traiterons de Françoise Hardy.

Je vous embrasse.

(*) pour que cela soit plus représentatif, j'enlèverai du hit toutes les chansons pour enfants, telles Papa Pingouin et Titou le Lapinou. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi ces chansons-là ne sont pas à part du hit. A ce compte, on pourrait classer André Rieux ou Henri Dès, qui occuperaient souvent la première place....


29/05/2011

Dur moment à passer...

Comme la St Valentin, la fête des mères est pour moi assez "hard" à passer.

14 fêtes des mères déjà se sont succédées, depuis ce moment tragique où elle mis fin à ses jours.

Sans doute se sentait-elle trop seule, depuis mon exil à l'autre bout de la France par l'immonde ordure Mendoise. Avant, elle me savait à 2 heures de route. Après ce fut deux jours...

Qu'on l'ait fichu à la porte de son appartement aussi, après quand même 20 ans, appartement où elle pensait finir ses jours, ne sachant pas que 1) le propriétaire pouvait vendre quand il le voulait - ça nous le savions depuis 1995 - et que 2) mon père avait environ de quoi se payer 5 fois l'appartement, mais il n'a jamais voulu écorner son bas de laine.

Il paiera cela assez cher, avant qu'à son tour il nous quitte.

Où que tu sois Maman, je sais que tu me vois, et permets moi de t'offrir ce bouquet de roses.

h4is9abq.jpgJe t'embrasse

Ton Pat.

26/05/2011

Mes rencontres avec Chamonix : 3 (1976)

 

Là aussi c'est par un hasard inouï que je vais retrouver la cité du Mont-Blanc.

Mont-Blanc que, par beau temps, je vois de la fenêtre de ma cuisine. Un tout petit bout...
J'ai regardé sur les cartes Michelin qui me servent de... tapisserie dans une pièce inoccupée, ça fait 145 km.

J'ai enfin réussi à quitter Paris, et avec ma jeune épouse nous habitons dans un HLM entre Lyon et Grenoble. Je bosse à l'aéroport de Grenoble, à 2km, 3 mn de cyclo. Car nous sommes toujours en cyclo !

Nous prenons des leçons de conduite, et finalement je l'aurai en septembre ce fichu permis, et Mireille, mon ex, ne l'aura qu'en... mai 1979, grâce à moi. Oui, grâce à moi, elle avait passé ses 5 épreuves à Voiron, toutes ratées et en 1977 ne voulait plus entendre parler de l'auto-école du village ni des leçons de conduite.
C'est moi qui, en 1978, l'inscrirai dans une autre auto-école, à 25 km de chez moi. Mise en confiance, elle l'aura alors du premier coup (enfin du 6ème) après seulement 10 leçons. C'est un peu pour ça que j'ai moyennement digéré qu'elle me plaque, 6 mois plus tard...

On n'en est pas là, on est en mai 76 et un soir, vers 21h, j'entends sonner à la porte.

C'est Jean-Yves, mon quasi-frère, avec qui depuis notre majorité j'ai eu des relations oscillant entre chaleur intense et froid glacial. Là je l'avais quitté un an auparavant sur un froid glacial, mal reçu par sa mère (ma cousine germaine) qui ne pouvait pas voir Mireille en peinture. Mireille qui ne s'était pas laissée faire et du coup nous étions tricards à Lorient. Ce sera du reste la plus longue période (avril 1975/juin 1979, 4 ans et deux mois) qui se passera sans que je m'arrête dans la ville de mes vacances d'enfant.

Jean-Yves fait son service militaire. Habitant en Bretagne, on l'a d'abord muté à Mourmelon (c'est logique), puis encore plus loin, près d'Orange ! Du coup il se retrouvait seul lors de ses permissions, et a pensé que je n'étais pas trop loin.  C'est vrai que par rapport à la Bretagne, cela n'avait rien à voir.
170 km dont une grande partie sur autoroute ou une trois voies.
Car mon Jean-Yves était motorisé ! Il avait "emprunté" la vieille 404 de son père, qui était une nouvelle fois à Tahiti avec ses frères et soeur.

Pour moi, double joie : D'abord - et surtout - de savoir que pour cette fois la période de froid est terminée (la prochaine serait 7 ans plus tard), et ensuite qu'avec une voiture nous pouvions faire des tas de choses. Comme - le plus urgent - faire des commissions lourdes, que nous ne pouvions pas effectuer avec nos cyclos.

Il viendra 2 week-ends de suite, et par chance je serai libre pendant ces week-ends. Enfin, si l'on veut car pour le premier j'aurai à faire la nuit de dimanche à lundi, et pour le second, j'aurai fait la nuit de vendredi à samedi.

Pour ce premier week-end, où il fait une chaleur à crever, d'abord l'utile : les courses !
Et c'est avec un coffre plein à rabord de lessive, boîtes de conserve, bouteilles, que nous revenons le samedi soir.
Pour le dimanche, ce sera une petite montée à Chamrousse, car comme tout habitant de la montagne veut voir la mer, tout habitant du bord de mer - surtout les sud-bretons, qui n'en ont que rarement - veulent voir la neige.

C'est le même dimanche que je lui montre en tout petit le Mont-Blanc.
"Et si on y allait la prochaine fois ?" me demande-t'il.

Il prêche un convaincu !!

Nous voilà donc partis ce samedi après-midi vers Chambéry, puis Altbertville, Megève et enfin Chamonix.
Nous sommes émerveillés. Car tout au bout de la route, de temps en temps le Géant se montrera, de plus imposant. Et quand nous quitterons Megève, le specacle sera tel que nous nous arrêterons.

A Chamonix, photo pour immortaliser la chose

7605c.jpg

Puis nous prenons la route du Tunnel du Mont-Blanc. Non, pas pour le traverser, j'avais déjà donné, mais pour s'arrêter au dernier lacet et se garer dans un parking. De là un chemin nous amenait vers le glacier des Bossons.
A cette époque, le glacier descendait jusqu'à 1200 m d'altitude environ. Et de notre point de vue, nous pouvions le voir dans toute sa splendeur.

Je dis "à cette époque", car 35 ans après, ce n'est plus du même tonneau ! Le dit glacier ne descend plus jusqu'à 1200 m mais jusqu'à 1500 ! Et à présent, sauf si on est un randonneur chevronné, on ne peut plus l'admirer. Sauf de loin....
Belle preuve du réchauffement de la planète, avec pour nous un climat qui s'approche de plus en plus du climat Québécois. Froid et neigeux l'hiver, caniculaire l'été.

Enfin j'aurai pu voir le Mont-Blanc !!!

Je vous embrasse

25/05/2011

SUPER-méa culpa !!!

Hier j'avais écrit une note où j'exprimais mes regrets de m'être trop précipité, et de n'avoir , en ce qui concerne FaceBook, vu que le côté machine à fric.

Ma fille m'avait bien dit "papa, tu sais que tu peux y parler à des centaines de vedettes".

Des vedettes, Dieu sait que j'en ai côtoyées dans mes années radios, surtout les deux premières. Mais sincèrement, je ne pensais pas que l'on puisse dire "coucou Johnny, ça va ? Et Laetitia, elle est toujours en forme ?"

Je ne le croyais pas, pensant - à tort - que les stars sont inaccessibles. 

Pourtant, tain, je le savais, en tant qu'animateur, que dans leur immense majorité ce n'était pas le cas. Mis à part le jazzman Memphis Slim, imbu de sa personne, qui lors d'une interwiew m'en avait fait baver au possible, ou Dick Annegarn qui rageait de ne pas voir son 33 tours dans les rayons de la radio.

Mais pour les autres, dans leur immense majorité, ils s'estimaient au même niveau que leur public.

Une anecdote, tiens. J'ai fait, en 2003, découvrir à ma fille le groupe Indochine. Dieu sait si pourtant entre sa naissance et ses 19 ans, j'avais passé du Indochine sur mes platines.

Là, c'est une chanson intitulée Electrastar qui m'avait fait aussitôt me garer, afin d'écouter le mieux possible ces paroles qu'on aurait écrites rien que pour moi, traînant à l'époque mon désespoir d'être séparé de celle que j'aimais par la faute de.... du boulot ! Et du coup je passais mes nuits sur Internet, me sachant une des "vedettes" du forum de Psychologies. Tu parles !!!

Je reste enfermé chez moi et je ne sors pas
J'attends comme la fin du monde et je ne sais pas
Combien de temps ça prendra mais je ne l'oublie pas
Je voudrais te revoir
Et cracher sur la gloire
J'aurais pourtant tant aimé nous protéger
Te voir tomber au combat moi je n'oublie pas
Le temps s'est arrêté et tout a continué
Et ca fait mal...

Ma fille a soudain pris conscience qu'Indochine (que détestait cordialement Nathalie) ce n'était pas que l'Aventurier ou J'ai demandé à la lune.

Et du jour au lendemain, comme elle ne fait pas les choses à moitié, elle est devenue groupie non pas du pianiste mais d'Indochine. Depuis 4 ans elle a dû assister à 10 concerts du groupe.

Et, miracle parmi les miracles, elle a eu droit voici deux ans à une séance de photos avec Nicola Sirkis lui-même...

J'avoue que j'en suis resté baba.

Je n'aurais pas imaginé un seul instant pouvoir, à 20 ans, partager quelque chose avec une de mes idoles.

A 20 ans, et cela le restera longtemps, mon idole s'appelait Gérard Palaprat.
Tout le monde connaît "fais-moi un signe", "pour la fin du monde", deux numéros un, mais combien connaissent des petits bijoux tels que pose ton tablier ? Une chanson qui serait complètement d'actualité en ces années troubles.

Pose ton tablier / la fête est commencée /voici venir la grande farandole
Le feu d'artifice est commencé /rien ne pourra l'arrêter
Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? / La fête a mal tourné
L'artificier s'est trompé de fusée / c'est une bombe qu'il a fait exploser
Il a fait sauter le monde entier / Ca devait arriver.

Chanson que j'ai passé en boucle sur ma platine de 1974 à.... aujourd'hui.

 

Revenons à Facebook.

J'ai vu via une autre liste que Gérard Palaprat était sur Fb, et, ingénuement, comme on lance une bouteille à la mer, j'ai demandé à Gérard s'il voulait être mon "ami".

A ma grande surprise, il a accepté, aini que Guy Criaki, qui a chanté une chanson qui pourrait illustrer ce qui m'est arrivé avec Marité, ma soeur volée.

Et les deux chanteurs m'ont même laissé des messages !

Guy Criaki m'a parlé d'une émission Télé de France O, dont j'ignorais l'existence, et que désormais je regarderai de mon ordinateur, "en léger différé".

Et quand j'ai dit à Gérard Palaprat:

Merci d'avoir accepté mon invitation, né en 51, je possède tous vos 45 tours de "sodomie" à "hollywood". Ma chanson préférée est "pose ton tablier" (1974) qui pourrait être ressortie de nos jours :)

Il m'a répondu !!!

Ben oui Patrick mais ils sont un peu sourds à tout ce que j'avais prédit...


Là j'en suis tombé sur le cul.
Le Grand Gérard et le Grand Guy qui prenaient la peine de me répondre, à moi, petite cicatrice errante...!

C'est là que j'ai réalisé que finalement l'authenticité ça existe chez les plus Grands.

Je vous embrasse.

 

22/05/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY VI

Je continue sur Johnny, bien que personne ou presque n'ait lu la partie V...

Les années 80

Decrescendo au niveau ventes de disque, ce qui fait qu'il se consacrera de plus en plus à la scène et au cinéma. Car Johnny est - à mon sens - un bon acteur, notamment dans la série David Lansky.

Pour 1980, on citera:

Ma gueule, sorti en 79, qui fut peut-être numéro un en février.
A partir de maintenant, que Lesueur met 7ème en juin.
Un diable entouré d'anges, sorti en septembre, et qui ne sera pas classé.
Chez madame Lolita, sorti en décembre, même chose.

Pour 1981 :

Excusez-moi de chanter encore du Rock and roll, sorti en avril.
Je t'ai aimée, sorti en juin.
J'en ai marre, sorti en novembre.

Il avait raison d'en avoir marre car aucun de ces 45 tours ne fut classé.

1982 :

Montpellier, sorti en janvier.
Mon Amérique à moi, sorti en juin.

STOP ! Cette chanson-là va lui faire retrouver la première place du hit. Au vu de ce qui se passe en ce moment, au vu de la façon d'agir des américains, cette chanson pourrait être rééditée trente ans plus tard...

Mon Amérique à moi, c'est jamais les gratte-ciel
Ni les flics, ni les fusils, ni la drogue, ni le sang
C'est plutôt les enfants qui sur leurs vélos rouges
Distribuent les journaux aux portes des maisons
Y a des bouteilles de lait sur tous les paillassons.

L'idée qu'en avait tout ceux de notre génération - après tout Johnny et moi sommes des sexa ! - pas trop sexy lol -, celle des BD de Disney.

En octobre il sera donc de nouveau numéro 1 avec cette chanson.

Mais numéro un chez qui ? Là encore je me fie au bouquin de Lesueur qui pourtant avait purement et simplement escamoté Gabrielle !. Mais quand même, animateur radio à l'époque, je sentais que cette chanson touchait beaucoup de monde. Et Je l'avais aussi classée dans le hit que dont je m'occupais.

Je suis victime de l'amour, sorti en octobre ne sera pas classé.

1983. La renaissance.

J'ai épousé une ombre, sorti le 15 février, bande originale du fil dont la vedette était sa compagne, Nathalie Baye. Chapeau à ce sujet, de voir une Nathalie née en 1948 ! J'déconne...
Bref, cette chanson ne sera pas classée, mais la face B, cartes postales d'Alabama, sera numéro un en avril !

Signes extérieurs de richesse, autre bande originale de film, sortie en mai, sera elle aussi numéro 1, en septembre. Toujours selon les sources dont je dispose.
Pour moi, en septembre 1983, le "vrai" numéro un était chanté par une jeune inconnue, Jackie Quartz...

Bide pour son disque d'octobre, entre violence et violon.

1984.

Il attendra mars pour sortir Mon p'tit loup. Rien à voir, mais alors rien, avec la chanson que Pierre Perret avait enregistrée 4 ans plus tôt. A la différence de la (sublime) chanson de l'ami Pierrot, Hallyday sera encore au top avec cette chanson en mai.

En août c'est drôle de métier, qui, occultée par mon p'tit loup (encore classé à cette époque) ne donnera rien.

En novembre, la musique va changer. Pour la première fois, un classement officiel de ventes de disques est instauré. Et là, fini le copinage, et à l'inverse, finies les petites rancoeurs.

La garce, sortie en décembre, ne sera pas classée...

1985.

Il sort en avril le chanteur abandonné, qui arrivera 6ème du top français le 7 juillet.
Premier classement dont on est sûr depuis 1974...

Rock and roll attitude sort le 7 septembre. Pas classée.

Quelque chose de tennessee sort un mois plus tard. 18 semaines au top, du 16 décembre au 14 avril, avec encore une 6ème place, le 9 février.

1986.

Aimer vivre, sortie ce même mois, ne sera pas classée, occultée par Tennessee.

A présent Johnny espace de plus en plus ses disques, il mettra carrément 9 mois avant de sortir le premier extrait de son album Gang - pour moi son meilleur et pour lui son plus rentable: Je t'attends. 10 semaines de classement, 14ème le 29 décembre. Pas terrible...

1987.

Toujours sur l'album Gang. J'oublierai ton nom, avec Carmel, sorti le 8 janvier, sera 15 semaines dans le hit, et décrochera une prometteuse 4ème place le 11 mai.

Je te promets, sorti en juin, fera date. 22 semaines dans le top. 15 semaines dans les 10 premières, de juillet à novembre. 3 ème le 21 septembre, derrière Joe le Taxi et l'incroyable retour d'Herbert Léonard, qui chante quand tu m'aimes. 

Le 4ème extrait sera dédié à sa fille Laura Smet, et sortira le 8 octobre. Je rappelle que, le 8 octobre, Je te promets est encore 4ème !
Laura fera presque aussi bien, avec 18 semaines de classement, dont 11 dans les 10 premières et une quatrième place durant presque tout le mois de janvier, derrière Guesch Patti, Jean-Jacques Goldman et Mylène Farmer.

Cet album Gang aura assuré le succès de Johnny entre fin 86 et début 88 avec un numéro 3, deux numéro 4, et un n°14.

1988.

L'envie sort en janvier. 13 semaines dans le hit, 8ème les 21 et 28 mars.

Et là, c'est l'éclipse. Je l'ai déjà dit, pas question de parler d'autre chose que de chiffres sur cette saga, mais il faut quand même souligner qu'il ne sortira plus de 45 tours pendant 17 mois !

Mirador ne sortira que le 5 juin 89.
Très bien accueilli : 16 semaines dans le top 25, 12 dans les 10 premiers,
et surtout
numéro un le 14 juillet 1989 !!
Symbole, certainement pas recherché....

Enfin, si j'étais moi sort le 5 octobre.
Malgré 15 semaines de présence dans le hit, il ne pourra faire mieux qu'une 12ème place le 24 novembre.

Le bilan de ces années 80 souligne bien une descente, que 90 confirmera. On le verra la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

 

 

 

29/04/2011

Doit-on piquer mon chat Bob ?

DSCN7292.JPGJ'ai fait faire une nouvelle analyse de son sang, afin de voir si les croquettes anti-diabète avaient fait baisser son taux de glycémie.

Le résultat n'est guère encourageant : 3, 92 g soit une augmentation de 20% par rapport à la dernière fois...

Et pourtant, il fait "bonne figure", son comportement a l'air tout à fait normal, mis à part qu'à la différence des autres années, aller dehors n'est plus pour lui une récompense, mais une punition.

Mon épouse est passée d'un extrême à l'autre, tolérant il y a encore 6 mois que le chat dorme avec nous dans la chambre, alors que là, elle lui fait passer les 3/4 du temps dehors.

Tout ça parce que la pauvre bête avait fait un jour ses besoins dans la salle de bains. Du reste elle avait été en rage ce jour-là, puisqu'elle l'avait balancé par la fenêtre, oubliant qu'on était au premier étage. J'en avais fait une note, que vous êtes toujours nombreux à lire (en moyenne une vingtaine de fois par mois).

Alors la question est celle-ci. Sachant qu'un chat "prend sur lui" et ne montrera jamais qu'il est malade, si ça se trouve il est déjà très mal, et le prolonger serait inhumain.

Mais d'un autre côté, mon vétérinaire m'a dait que le début de la fin commençait avec les pattes arrières (chez nous, c'est les pieds, mon père qui fut amputé en savait quelque chose).
Or, il arrive encore à sauter pour aller boire à la cuisine. Un bon mètre....

Alors j'aimerais avoir vos conseils. Mon épouse voudrait le faire piquer tout de suite (il est vrai que nous serons bientôt en balade) quand à moi, j'applique un peu le principe du "cocotier" chez les peuplades primitives, qui voulait que l'on sacrifie les personnes qui tombaient d'un cocotier vigoureusement secoué, à savoir que tant que ses pattes arrières lui permettent de sauter, il est urgent d'attendre avant de le tuer. Il faut appeler un chat.. un chat !

Je sais que la plupart d'entre vous ont un chat. Qu'en pensez-vous ?

Je vous embrasse

10:17 Publié dans ceux que j'aime, détresse | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : bob

15/04/2011

Mon voyage au Québec (1989) jours 6 et 7

Dimanche 29 octobre.  A 8 h du mat, il fait déjà très doux. Et après avoir retrouvé notre petit déj à 1.99 (je n'y ai presque pas touché, ce qui signifie que je me suis quasiment "recalé") nous nous rendons à la gare routière "Voyageur", et c'est là que je me rends compte que les Américains - ceux du nord au moins - n'ont pas la même culture que nous de ce côté là.  Cette gare routière nous fait l'effet d'une aérogare. Un monde fou, une quantité incroyable de bus partant dans toutes les directions. A présent je comprends mieux l'impression désertique que nous avait donné la gare Centrale...
Chaque siège est équipé d'une mini-télévision !!!

PLATTSBURGH 10 h 00 Voie G, nous y allons.
Le car (ils disent "bus" pour car, le contraire des Bretons) est là, un de ces engins des années 50/60 que l'on voit dans les films ricains de série B. Dans les fameuses scènes où le héros - où l'héroïne - monte dans le fameux car, sans un sou en poche, pour conquérir la Grande Ville.  Nous c'est pas loin finalement, car, tout de même... nous allons aux Etats-Unis ! Rien qu'en l'écrivant, ça me fait frissonner...

Départ à l'heure. Je vous épargnerai le descriptif de la sortie de Montréal, la banlieue sud, tout ça... Tout ce que je peux dire c'est que nous avons le coeur battant. Quand là-bas ils sauront ça...

Des gosses, on est de vrais gosses, trépignant de patience en attendant l'arrivée. Je me revois, à 10 ans, dans les derniers kilomètres, ouvrant la vitre de la micheline le plus bas possible, et passant la tête dehors pour bien me pénétrer de cette sensation, d'arriver en vacances, après 10 mois de grisaille infernale.

11h, ça y est, je vois des barrières, des guérites, c'est les States !!! Tout le monde doit descendre. C'est qu'on n'entre pas aux USA comme ça, et je suppose que le car de Montréal doit apporter son lot de clandestins ! Nous sortons fièrement notre passeport tout neuf et le tendons à un policier, rigoureusement du même modèle que ceux des séries télé, brdé d'insignes et de pistolets. Il nous toise d'un regard méprisant, et bougonne un truc de ce genre :

"Pépeurs, yore pésspo't and yore vaïza, pliz...
- euh...

Je lui tends nos passeports.

Le mec commence à monter le ton, il hurle quasiment:

"ZATITSSPASSPO'T, AYEWOONTVAIIIZAAAAA !!! "

Et là, devant nos regards apeurés, un autre flic arrive, et nous fait entrer dans une salle. Je vois la photo de Bush, un drapeau US, ça y est, on y est !! Le flic est nettement plus sympa et s'explique en français, assez correct.

"Il vous faut un visa pour entrer.
- mais je pensais que c'était supprimé pour les Français !!
- Oui, si vous arrivez directement. Mais là, vous êtes considérés comme Canadiens !

Devant nos mines déconfites, il commence à nous proposer un marché :

"Vous pouvez obtenir un visa temporaire, ça ne coûte que 50 pièces.
50 dollars US. Chacun, bien sûr."

Je calcule mentalement, ça nous ferait 100 dollars soit 450 balles de l'époque. Environ le prix de 20 nuits d'hôtel. Je regarde ma femme, et lui demande ce qu'elle en pense. Et là, furieuse, elle me lance.

"tu ne crois pas que je vais payer pour aller dans ce pays de voleurs ?"

Houlala... Je ne sais pas s'ils ont bien saisi le sens du mot "voleur", mais à ce moment précis je vois que tous les flics se retournent vers nous. Impassibles et mâchant du chewing-gum. Nooon ! ce n'est pas un cliché, moi-même j'ai presque souri en les voyant, je ne raconte pas de salades pour faire joli.

Bon, ceci dit, je connais ma femme, elle est du genre - elle le fera 7 ans plus tard - à déchirer un PV dans un commissariat de police, et j'ai un peu la trouille de ses réactions. D'autant qu'un collègue m'a parlé des méthodes employées par les "cow-boys" US, ce ne sont pas spécialement des tendres. Alors, déjà écoeuré par ces méthodes, et aussi finalement plus trop décidé à pénétrer plus avant dans le territoire de l'Oncle Sam, je décline la proposition.

Alors le flic se lève et fait un signe. Et le car s'en va... Tandis que nous voyons arriver celui en sens inverse, qui revient à Montréal.  Bon, je me dis que nous aurons toujours franchi la fameuse frontière, même pour quelques minutes.

Je me lève, afin de me diriger vers le car, mais brutalement un autre flic me remet sur la chaise. "DONTTTMOUV !!!" 
Mais heu... et le car ???  Le flic sympa nous explique qu'il y a des "formalités" et que nous devons nous rendre... au bureau de l'immigration Canadien !! En attendant je vais aux WC, où je constate que les indications sont portées en deux langues. Non, la seconde n'est pas celle à laquelle logiquement on pourrait s'attendre à la frontière d'un pays francophone, c'est... l'espagnol !!! "SENORAS" et "CABALLEROS"...
On voit à quel point on est aimés là-bas ;-)

Au bureau d'immigration, on nous fait poireauter une bonne demie-heure, pendant laquelle ma femme ronge son frein. Finalement on est reçus, et le préposé nous explique que depuis que Bush a supprimé les visas obligatoires pour les français, nous sommes environ une bonne dizaine par semaine à nous faire piéger comme ça. Pour ceux qui se rendent à Boston, ou New-York, pas de problème, ils n'hésitent pas à verser les "50 pièces", mais les "banlieusards d'un jour" comme nous préfèrent renoncer.

C'est ainsi que sur notre passeport est inscrit la mention "Immigré canadien" !!!!

Ca ne s'invente pas.

Le car de Montréal est bien entendu parti, et nous demandons à quelle heure est le suivant.
18h !
Et Il n'est même pas 13 heures... Et je ne nous vois pas attendre ici pendant 5 heures, mais alors pas du tout.  On va commencer par manger un morceau, ça sera ça de pris. Un resto est en face, style celui de Bagdad café, il ne manque plus que la dame à la poitrine opulente...

On se décide à faire du stop. Mais, peu de voitures s'arrêtent, ce qui est logique à côté d'une frontière. Moi-même, je le confesse, s'il m'arrive deprendre pas mal de stoppeurs et stoppeuses, jamais quand je reviens de Suisse, pas avant Pontarlier en tout cas.

C'est un camion, tel qu'on peut en voir dans les magazines spécialisés, qui enfin s'arrête. Le chauffeur n'est pas "ricain", il est québécois, et du coup la conversation est plus facile. Il transporte du fuel, ce qui l'autorise à rouler le dimanche. Il n'y a pas de place pour trois, alors... j'ai trois solutions : soit je laisse ma femme et j'essaie de me débrouiller tout seul. Soit je décline l'offre. Soit je consens à voyager sur le moteur chauffé à blanc !!!
Ce sera la réponse C. Et c'est quasiment accroupi que je ferai les 60 bornes ! Enfin 55 car dès que j'aperçevrai une station de métro, je lui dirai de nous déposer.

Il aura été ravi de discuter avec des maudits français, et grâce à lui je saurai le pourquoi de cette expression et du Je me souviens écrit sur les plaques d'immatriculation. 
Ils étaient fiers d'être Français, au XVIIème siècle, de très exactement "La nouvelle France" et ils n'ont guère apprécié le Traité de Paris de 1763 où la France devait choisir entre les Antilles et le Québec. Elle a choisi les Antilles, pour de sordides histoires économiques. Pour eux, c'est clair, on les a laissés tomber, mais... ils se souviennent de leurs racines !

A peine descendu (environ 1m50) je prends son camion en photo. Dès que je mets la main dessus, promis, je l'expose dans la note. Il fait chaud, et je me mets carrément en T-shirt.

Nous finissons l'après-midi à Montréal, toujours en t-shirt, et, passant devant un des innombrables thermomètres de la ville, je regarde, ébahi : 25 degrés !!!

Vous ne me croyez pas ? J'en étais sûr. C'est pour ça que j'ai demandé à mon épouse de me prendre en photo, afin d'immortaliser cet instant :

8910e.jpg

Et c'est sous une chaleur étouffante que nous nous rendons à l'hôtel (enfin , si on peut appeler ça comme ça !) 
Quand nous retrouvons notre "placard", ma femme s'aperçoit que son pyjama a disparu. Là elle voit rouge ! Déjà payer un tel prix pour une telle "prestation", mais si en plus ils piquent des trucs, là ça va plus. Crevé des évènements de la journée, et par la chaleur inhabituelle (encore 24 sur mon thermo à fil) je reste à l'attendre.

J'entends des cris dans l'escalier. Ma femme et une dame qui s'engueulent. Apparemment c'est la patronne de l'hôtel. C'est bien une française, le Routard avait dit vrai. La seule chose de vraie au sujet de l'hotel, mais vraie quand même. Ma femme tient le pyjama, très très retréci ! Il avait été pris dans les draps à laver, et s'est fait laver avec, à 90 degrés. Même avec le change, le pyjama n'a pas apprécié !

Lundi 30 . "Demain Halloween", c'est écrit sur toutes les vitrines. Mais nous n'y serons pas, du moins... on espère, car nous devons récupérer être absolument en Normandie le 1er à midi, les beaux-parents donnent un déjeuner kilométrique, et ça ne se rate sous aucun prétexte, sous peine de représailles.
Déjeuner kilométrique ? Vous ne connaissez pas ? C'est quand on se met à table à midi, devant un apéro déjà interminable, le hors d'oeuvre étant servi vers 13h, le plat de résistance à 14, la salade à 16, le fromage à 17 et le dessert à 18 heures.  Juste avant ... de manger les restes à 19 h !!!

Mais si, ça se fait dans beaucoup de familles ! Surtout en Normandie...

A propos de repas, mon estomac est désormais bien "calé" sur l'heure canadienne, je prends plus désormais qu'une tasse de café le matin. Et si vous allez au Québec, évitez le "café régulier"...

En attendant, nous devons nous inscrire sur une liste en vue de prendre l'avion de 20h30 ce soir.

Travaillant dans le milieu aéronautique, je sais qu'il est nettement plus facile de revenir à cette période-là. Logiquement, nous devrions "passer" sans problème. Mais... l'hôtesse d'Air France - avec un "accent français" auquel je n'étais plus habitué nous dit que l'avion est complet, cause congrès de médecins à Paris. "Essayez tout de même", nous dit-elle, pas très convaincue.

Là je commence à baliser sec. Bon, déjà, une "solution de repli" s'impose. C'est à dire une chambre d'hôtel. Car si jamais on n'a pas l'avion, le bus ne pourra pas nous ramener à Montréal avant 21h30, et ce n'est pas l'heure idéale pour chercher - et pour trouver - une chambre.

Chance ! On ne met même pas une heure pour trouver une petite chambre sympa, que l'on visite quand même. 25 dollars, tout le confort. Dommage qu'on ne l'ait pas connue plus tôt... On paye la chambre d'avance, et direction la gare routière pour déposer nos valises à la consigne. La température est du même tonneau que la veille, les 25 seront encore dépassés.

Vu la chaleur, nous décidonc d'aller vers l'extérieur. Vers les rapides de Lachine, qui sont paraît-il une curiosité. Métro jusqu'au bout de la ligne, puis un bus nous dépose à 500 m des fameux rapides. 

Effectivement un grondement se fait entendre, qui s'amplifie au fur et à mesure que nous approchons. Le spectacle est grandiose. La "chute" du St Laurent n'est pas très spectaculaire, quelques mètres, mais sur une largeur de plus d'un kilomètre, ça vaut le coup d"oeil .

Ensuite, c'est le dernier repas dans le Belle Province, que l'on prend copieux car le soir, le repas à bord sera servi assez tard.  Quelques achats dont un sac de voyage bleu (que je possède toujours ! Il en a vu de belles choses, celui-là), récupération des bagages à la gare routière où, à 16h30, nous montons dans la navette pour l'aéroport. Les fameuses "trois heures avant", toujours...

17h30, tremblant comme des jeunes mariés, nous nous pointons devant le comptoir Air France avec nos billets à tarif défiant toute concurrence.  Surprise, est affiché un second vol pour Paris, d'Air Canada. Toujours à cause du "congrès"... Nous tendons nos billets à l'hôtesse. Nous nous attendons à la phrase rituelle, que tout "GP" connaît par coeur : "attendez que tous les passagers soient enregistrés, nous verrons s'il reste des places".

Mais non ! Elle prend nos billets, comme si nous étions des passagers "plein pot", et nous tend le fameux sésame, la carte d'embarquement !!!

Là, nous prend une douce euphorie, qui compense la peine que nous avons de quitter ce pays si attachant. Nous avions ( si j'ose dire dans un aéroport ) tant la trouille de ne pas rentrer  "à temps"...

20h30. Nous décollons. Au-revoir la Belle-Province !

Et je suis content d'avoir payé mon assurance-santé pour rien, ma femme n'a pas fait de crise.
Mais sa mine dans l'avion ne laisse guère de doute :

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Elle attendra sagement d'être à Paris, et le soir, après avoir passé une nuit blanche (nous étions calés sur l'heure de là-bas) elle s'effondrera sur un trottoir près de la gare Montparnasse.

Ce sera la plus grosse crise que je la verrai faire, et de celle-là, après 48 heures d'hôpital (pas plus, à Paris les places sont chères, du reste son lit est resté dans un couloir...) elle gardera des séquelles pendant près d'un mois...

Dommage que ça se soit fini de cette manière :(

Je vous embrasse.