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11/10/2015

HIT PARADE SALUT LES COPAINS DU 15 MARS 1973

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Arrivée direct en seconde place la plus belle chanson - à mon avis - de Frédéric François. Mais elle n'ira pas plus loin !
Idem pour Johnny Hallyday qui n'a pas eu de numéro un depuis....1970 ! Et pourtant !
Si comme un corbeau blanc n'a pas laissé de grandes traces dans la carrière de Johnny, sa face B, elle, qu'on va découvrir des années et des années plus tard, deviendra la chanson qui immédiatement vient à l'esprit quand on évoque la carrière du chanteur. Combien (la plupart, y compris parmi les fans absolus) pensent que la dite chanson a cartonné à sa sortie, or, rien !!! Un blues passé à l'époque totalement inaperçu !
De quelle chanson je parle, amis commentateurs ? Le premier qui répond - sans tricher lol - est un connaisseur !
Arrivent aussi les fameuses gondoles de Ringo et Sheila, dont elle dira plus tard avoir honte d'enregistrer pareille ineptie ! Mais contrairement à la légende, leur mariage fut un réel mariage d'amour, dixit Sheila elle-même (in ne vous fiez pas aux apparences, 2003).
Belle place pour Michel Chevalier, mais ce n'est pas fini pour lui.
SLC aura dont raté fais comme l'oiseau, dommage !
Art Sullivan confirme, avec sa petite fille aux yeux bleus. Idem pour Christophe qui confirme son come-back, avant de faire un des tubes de l'été.
Gérard Palaprat de retour, avec une sublime chanson qui parle de l'acte d'amour avec une grande pudeur.
Sylvie Vartan répond peut-être à Johnny avec sa chanson ?
Jacques Ploquin classé dans le hit, c'est très mérité car il cartonnait partout avec sa superbe chanson.

Venons-en aux nouveaux venus :
- Alain Chamfort arrive en 13ème position, et fera une superbe carrière de plus de 20 ans.
- Daniel Guichard en 16ème, avec déjà 7 ans de carrière, dont SLC avait zappé en 1972 la tendresse et bien sûr, se décide à classer faut pas pleurer comme ça. Lui aussi fera une superbe carrière.

Une fois n'est pas coutume je vais parler des "étrangers" car étant sous les drapeaux j'écoutais pas mal. D'accord avec SLC sauf pour Joe Cocker qu'on n'entendait que peu, et Neil Sedaka (idem).
Voilà, à dimanche prochain pour avril 73, mois que je passerai à l'hôpital (militaire!)

Je vous embrasse.

 

02/04/2014

Toulon, mon port d'attache

J'ai découvert Toulon en 1960. J'avais neuf ans, et je venais de passer deux semaines tumultueuses à Marseille. J'adorais la ville de Pagnol, mais pas du tout l'ambiance familiale qui y régnait, à savoir des disputes continuelles entre mon père et son frère, des moqueries continuelles de la part de mes cousins germains ("parisien tête de chien" en tête)
Que je n'ai jamais revus depuis.
A Toulon, je retrouvais une autre famille, celle de ma mère, où les gens s'entendaient mieux. Son frère, sa soeur, mon autre cousin germain, Robert, qui allait jouer un grand rôle au coucher de soleil de ma vie.
Nous étions basés à Dardennes, village (il l'est toujours) à quelques kilomètres de la grande ville, enserré de montagnes. Une semaine inoubliable....

Toulon, 1963.
J'ai raconté cette histoire dans une de mes premières notes, Marité ma soeur volée, mais là encore, au milieu des figuiers et des oliviers, même si mes parents me manquaient, j'y ai passé parmi les heures les plus douces de ma vie.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/19/marite-ma-soeur-volee-1963.html

Toulon, 1967.
Je venais d'entrer à Louis-Le-Grand, et j'étais alors en pleine dépression. J'avais perdu tous mes amis, et de plus la façon d'étudier n'était pas la même. LLG était une passerelle pour les Grandes Ecoles, et les "cartes scolaires" dont je faisais partie étaient traitées comme des chiens.

De plus mes parents n'avaient pas les moyens de me payer des vacances, et c'est le frère de ma mère, Tonton Lucien, qui m'hébergea pendant 10 jours, à Siblas, rue.... Louis Le Grand !!!
Là-bas je me requinquai, tout en me rendant, tous les matins, à l'endroit où quatre ans auparavant j'avais eu un choc avec une petite fille, qui a donc de fortes chances d'avoir été ma soeur. 

Toulon, 1973.
J'accomplissais mon service militaire, et je ne disposais que d'une permission de 36 heures. Basé à Istres, je n'aurais pas pu aller chez mes parents dans les Cévennes, et c'est là-bas que je me rendis, toujours à la même adresse.

Toulon, 1977/79
Avec ma première (jeune) épouse, nous habitions près de Grenoble, dans un endroit justement nommé "les terres froides". Et durant trois années, tous les 15 jours, nous irons en week-end là-bas, dans cette ville où l'hiver n'existe pas, pour nous ressourcer. En 1978 et 1979 nous irons même passer une semaine complète chez des cousins germains à ma mère.

Toulon, 1978
Je travaillais à l'époque à l'aéroport de Grenoble, et toutes les nuits un avion allait livrer le Dauphiné libéré à Toulon. En guise de "compensation" (on avait droit à deux heures trente de repos entre 2h15 et 4h45) il amenait tous ceux qui le désiraient sr le siège du copilote.
Un jour d'août je tentai l'expérience, alors que ma mère était chez sa soeur. La nuit fut courte car décollage à 3h, mais étoilée.
Comme aurait pu le chanter Nougaro, dès le décollage, je sentis le choc ! Car une fois passée la barrière du Vercors, dès 5000 m d'altitude, je vis un chapelet de villes devant moi : Valence sur ma droite, Gap devant, puis Avignon, Marseille, et Nîmes devant moi. Puis ce fut la descente, alors que l'aube arrivait, et avec, la mer immense, la Corse se détachant nettement sur la gauche.
Atterrissage à Hyères, puis le bus m'emmena à Toulon, où je retrouvai mes parents.
Après un somme assez court, je retrouvai ma ville fétiche avec des palmiers et son animation si particulière... Mon plus grand plaisir était de me balader sur le port, à écouter les mâts des voiliers s'entrechoquer quand le mistral soufflait. A présent c'est ma musique quotidienne !!

Toulon, décembre 1980
Voilà déjà un an que je me suis fait plaquer par ma première épouse. Et je redoute le réveillon, qui cette année-là ne sera pas pour moi comme les autres.
Mais ce réveillon-là, j'aurai la chance de le passer à Toulon, en famille. Et je ferai même un film (que je possède toujours, converti en VHS C puis en format .avi) sur ce repas. Le passage à 1981 se fera en douceur, même si 1981 - sauf pour la politique - sera une des pires années de mon existence !

Toulon, juin 1981
Au mois de mai, j'avais eu une grosse déception sentimentale avec une jeune voisine qui visiblement s'était servie de moi comme appât pour faire revenir son mari. 3 semaines de frénésie sexuelle, m'étant juste remis d'un divorce un an auparavant. Je campais alors sur mon lieu de travail, ne voulant plus aller chez moi. C'est ma mère qui, avec l'accord de ses deux soeurs, m'avait proposé d'aller passer 3 jours là-bas. Je sortais de 48 h de boulot non stop et après 10 heures de train et deux pertes de connaissance que je rejoignai Siblas. Pas moyen de retrouver le sommeil durant la première nuit, mais dès que je commençai enfin à fermer l'oeil, je dormis 24 h d'affilée ! Quand je repartis je fs requinqué et d'attaque pour affronter la voisine et son salaud de mari.

Toulon, septembre 1981
Juste après cet épisode, très affaibli (je n'avais rien mangé d'une semaine et pesais 48 kilos) je chopai la tuberculose en allant voir Michel Rocard au milieu des tubards qui toussaient à qui mieux mieux.
Suivirent 11 semaines d'hôpital, entre Montpellier, Gap et Marseille.
Ma convalescence, je la passerai à Toulon.

Toulon, février 1984
Il était vers les 16 h, je reçois un coup de fil de mon père : ma mère de 72 ans, victime d'un infarctus massif, est entre la vie et la mort à Montpellier. Je suis à Embrun, il y a 80 cm de neige, le vent souffle à 90 km/h, les routes sont impraticables, ne me reste que le train. Départ 17h22, arrivée Marseille 21h04, départ 21h14, arrivée Montpellier 23h30.  Mais avec le blizzard, le train n'avance pas et l'arrivée à Marseille se fait une heure après. Pas question d'appeler la famille de mon père, ce sera la soeur de ma mère qui nous hébergera chez elle, dans le quartier de Claret, en attendant le train de 6h35 qui nous amènera à Montpellier à 9h, où je verrai ma mère sauvée.

Toulon, octobre 1994
Je commence à tomber en grave dépression, pris en étau entre une persécution continue par un petit chef de bureau, une épouse en train de me mener la vie dure et une histoire d'amour extra-conjugale impossible.
C'est à Toulon que je me ressourcerai une fois de plus, chez mon cousin germain Robert qui entretemps a racheté le logement de la tante à Claret.
Hélas ça ne durera pas longtemps....

Toulon, mars 1999
La soeur de ma mère venant de mourir, il fallait que j'aille là-bas pour l'ouverture du testament.
Nous quittâmes un Morbihan gris et froid, avec des flaques d'eau en guise de jardin pour y trouver le printemps, voire un avant-goût d'été.
Je me souviens avoir dit "nous ne resterons pas à Vannes...."

Toulon, novembre 2001
Comme il fallait le prévoir, l'histoire d'amour s'est effectivement révélée impossible (très logique en y repensant par la suite, car pour aimer il faut être deux, et à partir d'un certain moment j'étais seul...) et ayant arrêté les antidépresseurs qui me bouffaient, j'étais devenu maniaco, la nostalgie que j'avais eu pour mon histoire d'amour impossible étant une des composantes de cette maladie.
C'est encore une fois chez mon cousin germain que j'ai pu trouver le réconfort que je n'avais pas chez moi, loin de là.....

Toulon, février 2002
Mon père était à la dérive depuis la mort de ma mère en 1998, et visiblement il ne pouvait pas vivre seul. J'avais essayé de le faire venir en Bretagne pour ses derniers jours, mais Chère et Tendre ne le voulait pas. Alors que j'étais prêt à accepter son père, qui pour la même raison, était aussi à la dérive.
Je cherchais partout des solutions, frappais à la porte de toutes les assistantes sociales que je pouvais trouver, et chez moi, et chez lui, mais on me fermait la porte au nez. J'essayais alors son (notre, puisque je l'avais connu en 1972) médecin traitant, mais le Docteur Philippe Metge me claqua lui aussi la porte au nez !
J'appelais Robert à la rescousse, qui vint tout de suite, essayant lui aussi d'ouvrir les fameuses portes, mais avec le même résultat :(
C'est avec lui que je repartis pour passer quelques jours à Toulon, ce qui me fit extrêmement de bien.

Toulon, mai /juin 2004
Rechute de la maniaco suite à l'annonce par ma fille de s'envoler à 700 km et durant ces deux mois, j'irai par deux fois à Toulon pour prendre du recul...

Et ainsi de suite !

Depuis j'y suis retourné avec ma fille en février 2005 et je retourne là-bas tous les ans pour fleurir la tombe de mes parents à Hyères.

Et c'est désormais là que j'habite.

Plus besoin, car je m'y suis installé, à la suite de péripéties que je vous raconterai plus tard

Je vous embrasse.

 

05/11/2013

Des nouvelles de Robert et Murielle

Pour ceux qui ne savent pas de quoi je veux parler, c'est là :

http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2013/07/24/nadine...

Je viens juste d'avoir Robert au bout du fil, ils se sont revus en octobre.

Aussi bien l'un que l'autre ont dû inventer des ruses de sioux pour se voir, surtout le premier jour.

Mais ce fut à la hauteur de leurs attentes : ils se sautèrent dans les bras l'un de l'autre et se serrèrent fort fort fort...

Si Murielle était toujours aussi mince (39 kg pour 1m50), Robert avait un peu repris.

Ils passèrent un début de dimanche après-midi de rêve, sur une des nombreuses plages de Noirmoutier.

Mais à 16h, c'était le couvre-feu, et ils durent regagner leurs "foyers".

Ce qui n'empêcha pas leurs chers et tendres de leur faire une scène horrible.

Murielle craqua aussitôt et parla de divorce. Pensant que ses enfants avaient compris, elle alla même se réfugier chez sa fille, à Challans, pour tout lui dire.

Robert mit les points sur les "i" à sa chère et tendre, lui faisant comprendre qu'il s'était sacrifié à un moment crucial de sa vie pour ne pas que sa fille en pâtisse, et que d'autre part il continuait à s'occuper d'elle malgré son handicap, et que malgré cela elle lui en faisait voir de toutes les couleurs.
Et sans parler directement de Murielle (pour ne pas qu'elle soit inquiétée) il lui fit clairement savoir que s'il ne pouvait pas disposer de deux heures le dimanche, autant se séparer tout de suite.

La chère et tendre ne devait plus insister, ce qui valait mieux pour elle, car Robert à ce moment-là était prêt à tout quitter.

Hélas, le cher et tendre de Murielle se comporta différemment, de manière hypocrite et méchante.
Il commença par lui cacher son PC. Puis alla pleurer devant ses deux filles, qui envoyèrent alors des messages menaçants à Robert.
Et ne parlèrent plus à leur mère, qui pourtant elle aussi s'était sacrifiée pour ses enfants...

Ils se virent, cependant, le mercredi et le jeudi. Ils passèrent deux fois une heure et demie sur la plage des Souzeaux (pour ceux qui connaissent), le temps en cette fin octobre étant exceptionnellement doux.
Ils se prirent en photo, se firent des vidéos...

Ils se virent la dernière fois le vendredi 25, alors que Murielle, par prudence, avait préféré rejoindre son amoureux par l'autocar.
Et c'est d'un signe de la main qu'ils se séparèrent, elle retournant vers l'Herbaudière et lui au chef-lieu.

Avant de repartir pour Belfort le lendemain.

Là il apprit que le "boulet" de Murielle l'avait enfermée à clé, et que cette dernière, à bout de forces, n'osait même plus demander de l'aide.

Aux dernières nouvelles, Murielle est toujours enfermée, ne dispose que de son smartphone pour dialoguer avec le monde extérieur, et ne voit plus personne, son "boulet" lui interdisant toute visite.

Robert ronge son frein, n'attendant qu'une scène d'hystérie de sa chère et tendre. Si elle a le malheur de lui redire une fois de plus "je fous le camp", alors lui aussi prendra sa valise , laissera tout et prendra la route de la Vendée.

23 ans qu'il subit les affres de sa mégères, pas tellement soutenu par sa fille.
Assez gravement malade, il n'a pas envie de laisser passer sa chance.

 

J'avoue humblement que ces deux-là me remplissent d'admiration et me font penser que l'amour finalement n'est pas qu'un mot.
Qu'ils réussiront dans leur entreprise, étant encore somme toute encore jeunes, qu'ils ne feront pas comme moi, qui à 63 balais ne passe désormais mon temps que dans une cave, à écouter des chansons du passé, écrire sur mon blog, ou a faire de la généalogie.
Manque plus que le bonnet, les chaussons et la pipe, lol !!!

Je vous embrasse.


12/11/2012

"les compagnons de la Loue"

Samedi dernier, alors que je faisais ma permanence mensuelle à la bibilothèque du village, je vis, dans le rayon des ados, un bouquin qui me rappelait quelque chose :

compagnons de la loue.jpg

On est en octobre 1962. Je viens d'intégrer les Scouts de France, et nous forgeons le projet de "camp" pour l'été suivant.
Le chef de troupe avait été en vacances à Ornans, et l'endroit lui avait énormément plu. Il avait  remonté la rivière Loue qui la traverse jusqu'à Mouthier, jusqu'au moment où on ne peut plus la suivre de la route, et où elle entre dans des gorges de plus en plus profondes.
J'ignore s'il avait cherché à voir la source - donc s'il était passé dans mon village - mais le peu qu'il en avait vu l'avait emballé.

Le but du camp 1963 était trouvé : descendre en radeau de notre fabrication la Loue, de Mouthier à Ornans.
C'était moi, en tant que topographe de la Troupe qui devait décrire les endroits infranchissables, où nous devions prendre nos radeaux, les ramener à terre jusqu'à ce que la rivière soit devenue calme.

A priori, ce n'était pas trop dur. Nous partions de 370 m d'altitude pour arriver à 320, en quelques 30 km, soit du quasiment plat.

Pour nous mettre dans l'ambiance, nous devions lire ce fameux bouquin, écrit 8 ans plus tôt, dans le plus pur style du "club des cinq" que je dévorais à l'époque. Style "boy-scout", l'histoire se passant dans un monde complètement asexué (pas d'interférence amoureuse éventuelle dans l'histoire des héros du récit !!) les quelques femmes ou jeunes filles étant là pour faire de la décoration.
L'histoire se passe surtout à Ornans, appelé "St Vernier", le bourg où j'ai été hospitalisé cet été.

Je le dévorais en une après-midi, celle du jeudi où tous les 15 jours je faisais la queue 5 heures de rang pour faire régler mon appareil dentaire.

Bref, après l'avoir lu j'étais emballé, et je comptais les jours qui me séparaient de cette descente mémorable.

A la sortie des classes, je piaffais d'impatience.

Et c'est là que va se produire un de ces aiguillages dont la Vie a de ces secrets. Et qui me font affirmer "haut et fort" qu'on peut prévoir tout ce qu'on veut des mois et des mois à l'avance, si ça ne doit pas se faire ça ne se fera pas.

Je vais choper une grippe carabinée, laquelle m'empêchera de partir avec la troupe.

La suite, qui aurait pu être triste (mes parents étaient fauchés comme les blés et ma mère avait trouvé une place de concierge près de l'opéra) sera très belle, encore plus belle qu'on puisse ne l'imaginer.

Elle est ici : http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/19/marite...

Je vous embrasse.

18/10/2012

Nostalgie....

Un couple d'un certain âge. Lui veut rester à la maison, mais elle tient absolument aller à la "Foire de Saint Luc".
Lui la connaît cette foire, pour l'avoir arpentée l'an passé : 4 km de stands de marchands de fringues. Bref une foire "pour les femmes", ennuyeuse et fatigante. 4 km à piétiner, merci !

Mais elle insiste. En plus c'est son anniversaire !
Alors ils y vont. 18 km de bagnole pour faire plaisir à Madame.
Il la laisse au début de la foire, "rendez-vous dans une heure", lui lance-t'il...

Une heure à perdre. Où va-t'il aller ? Pas grand-chose à visiter dans cette ville...

Et soudain, l'envie le saisit.

Il reprend sa voiture, sort de la ville et parcourt une petite dizaine de kilomètres. Oui, à chaque fois qu'il allait dans cette ville (environ 3 fois par semaine), il était à 10 minutes de ses souvenirs.

Il s'arrête dans un village. Un de ces villages-rues, kilométrique, comme il s'en fait pas mal dans la région...

C'est la première fois depuis 42 ans qu'il ose.
Qu'il ose s'arrêter dans le bas du village.


Oh oui, dix ans auparavant, il y avait été en gîte, mais d'abord c'était dans un nouveau quartier, de plus il était complètement bouffé par une histoire d'amour impossible (il pensait en avoir encore l'âge, des histoires d'amour...) et surtout, surtout, à pied il n'avait jamais dépassé l'Eglise, en plein milieu.
800 m d'un côté, 800 m de l'autre. La "Vraie" frontière, celle avec la Suisse se trouvait à 2 km, pour lui, c'était là la véritable limite à ne pas franchir. Souvenirs, attention danger...

Le vieux monsieur va regarder alors un banc de pierre, près d'un arbre. Ils n'ont pas changé, peut-être l'arbre, qui a quand même 42 ans de plus...
Une larme lui vient, qu'il chasse vite.

DSCN1720.JPGPuis il remonte doucement le village. Village en plein travaux. Il remonte jusqu'à une maison, devant laquelle il reste un bon moment. C'était là que, 42 ans avant, il était en location avec sa mère.

Il remonte encore, jusqu'à une autre maison, un peu plus haut. Là se trouvait une épicerie jadis, une épicerie où une jeune fille travaillait pendant les vacances. Elle s'appelait Brigitte.

Une jeune fille qui, chaque soir, dévalait la rue pour aller manger à toute vitesse, et rejoindre son amoureux. ils s'aimaient comme peuvent l'être deux gamins qui découvrent l'amour, elle 16 ans lui 19...
Elle lui apportait toujours une grappe de raisin, un rite pensait-il. Ainsi leurs baisers avaient le goût de raisin !

C'était sans doute un de ces "amours de vacances" qui font la joie des paroliers de chansons, mais pour eux, c'était autre chose : la première fois. Non, pas la première fois que beaucoup peuvent penser... Nous étions je le rappelle en 1970. La première fois pour tous les deux de connaître ce sentiment, de sentir le coeur et le corps de l'autre contre soi, qui battaient comme des fous.

Ils n'avaient jamais appris à embrasser quelqu'un du sexe opposé, mais apparemment ils étaient très doués, car cela durait parfois longtemps, très longtemps, et comme tous les amoureux, ils étaient seuls au monde.

Pas toujours. Un jour ils avaient participé à un feu de camp, où avait lieu "l'élection du plus beau couple de l'année".  Ils avaient voulu, par bravache, s'inscrire, avec des "vrais" couples de tous âges, des couples bien établis. Ils n'avaient aucune chance, pensaient-ils mais ils s'en fichaient un peu...

C'est transis de froid et serrés l'un contre l'autre qu'ils entendirent leurs prénoms : ils avaient gagné ! Leur jeunesse avait ému le jury...

Puis ce fut la séparation. A son tour elle partait en vacances. Ils se promirent de se revoir, et bien avant l'année d'après. Il ne savait pas comment, mais il y arriverait.

Quand il vit la voiture s'éloigner, et descendre vers la vallée, le jeune homme ne pleura pas.
Non, il tomba malade, terrassé par la fièvre, une fièvre qui devait le clouer au lit trois jours et trois nuits...

Puis ce fut lui qui dut rejoindre la grande ville.
Ils s'écrivaient tous les jours, souvent en cachette car leurs parents étaient contre cette "fréquentation". Ses parents à lui parlaient de "petite paysanne", ses parents à elle parlaient du "hippie de la ville" (car il portait la barbe !)
Des mots maladroits, qui peuvent faire sourire, mais des mots sincères...

brigitte.jpg

Il accomplit un exploit hors du commun pour pouvoir revoir sa belle.

Mais ses parents (à la belle) l'avaient mise en pension, pour la "punir" d'avoir osé fréquenter un "touriste". Et aussi pour éviter des éventuelles retrouvailles.
Ils ne se virent que durant 2 minutes à travers des barreaux... Ils ne purent même pas s'embrasser.


Plus tard, elle épousera un paysan qui avait de la terre et du bétail, comme ses parents.

Lui épousera la fille d'un fonctionnaire, comme son père.

C'était dans l'ordre des choses.

 

Le vieux monsieur regarda sa montre. Il lui restait 20 minutes. Juste le temps de descendre rejoindre son épouse qui l'attendait, "en bas".

Comme à chaque fois, il eut un haut-le-coeur en passant devant le collège des Augustins. Car vous avez deviné que le vieux monsieur, c'était lui...

 

 

C'était moi, tout à l'heure.

Je vous embrasse.



02/10/2012

Une hirondelle ne fait pas le printemps...

Et 4 personnes ne font pas un village !

Depuis notre retour, que j'appréhendais un petit peu, nous ne marchons pas sous les huées ou les quolibets, mais plutôt sous les encouragements.

D'abord, une chaîne hi-fi que j'avais commandée et livrée pendant notre absence, s'est retrouvée chez les seuls voisins avec qui j'avais été un peu "sévère" lors de ma note choisir son camp, laquelle a fait couler beaucoup d'encre - et occasionnellement beaucoup de sang, en l'occurence le mien...

Puis quand mon épouse est allée dimanche chez la fromagère, aucun changement d'attitude par rapport à "avant". Avant ma note.

Une autre voisine est allée le même jour au-devant de mon épouse pour demander si les vacances s'étaient bien passées.

Un bon copain du mari à l'ex-amie à mon épouse nous a fait un grand salut en nous voyant tout à l'heure.

Et, alors que nous dînions, c'est la Présidente de la bibliothèque municipale qui a téléphoné pour avoir de mes nouvelles....

 

Tous ces gens lisent-ils mon blog ? Savent-ils que se livre une lutte acharnée entre d'un côté mon épouse et presque toute la famille, et de l'autre moi, quasiment tout seul, quand à savoir le moment où nous déménagerons pour Morlaix ? Eux préconisant la vente sur le champ de la maison, moi n'étant pas du tout pressé de quitter cette magnifique région ? Sans doute pas !
Morlaix est une nécessité, je le sais, je l'ai écrit souvent ici "sans voiture on est mort". Mais pour l'instant il n'y a pas le feu au lac, quand mon épouse aura passé son année probatoire (après sa crise) on pourra conduire tous les deux, on peut encore grimper nos deux étages sans problème.

Lisent-ils mon blog ? Impossible de le savoir. Tous les internautes du village (que je ne nommerai pas because Google, j'aurais au moins appris ça, être discret quand on fait un blog "spontané"....) sont localisés à Dijon !!! De même que mon cousin/frère Jean-Yves est localisé dans la banlieue de Nantes.

Mais en tout cas, cela me renforce. Je contemple toujours mes montagnes avec enchantement, lesquelles changent de couleur tous les jours à mesure qu'approche l'hiver, mais ça on est très peu à s'en rendre compte...

Bientôt les sommets blancs, puis dans un mois et demie voire moins la neige viendra s'inviter chez nous.

C'est sûr, la neige c'est beau mais pose problème s'il advient un coup dur. Pour l'instant je ne pense pas à ça, je vis au jour le jour comme je le fais depuis à présent 15 ans. Pour moi, la neige éclairée par le soleil, c'est avant tout magnifique, pas dangereux.
Que sera sera...

Je vous embrasse.

30/09/2012

Mes vacances d'automne 2012

Globalement : réussies.

• Dimanche 16, nous prenons le TGV pour la Bretagne. Accueillis par notre fille et son (pour l'instant) copain. Pour l'instant car je vois que ma fille est sans cesse plongée dans un bouquin "le mariage de A à Z".
C'est là que j'apprends.... qu'elle se marie l'an prochain !

Lundi 17 : la future mariée sachant que nous finirons nos jours à Morlaix (29), elle s'empresse de nous y amener. Mon épouse s'affole quelque peu lorsqu'elle voit les panneaux LANNION 46, puis LANNION 32 et enfin LANNION 18 mais je la rassure en lui disant qu'il n'y a strictement rien à voir avec le choix de Morlaix et la présence de Nathalie à coté. D'ailleurs sera-t'elle encore là d'ici 5 ans ???
Il faut savoir tourner la page, même si ladite page a quand même duré 20 ans...
Le soir, notre fille souffle ses dernières bougies (28) de demoiselle...

• Mardi 18 : Tour des plages des côtes d'Armor, déjà désertes à cette époque de l'année. Nous découvrons même un site gallo-romain ! Corseul.

DSCN1570.JPG

• Mercredi 19. C'est devenu une habitude : mon futur gendre se fait rouler dans la farine, et désormais ne rentre chez lui que le week-end, son patron l'expédiant à St Nazaire du mardi au vendredi sans compensation financière ! Du coup notre fille nous accompagne à Lorient.

• Jeudi 20. Lorient, où je retrouve mes repères. Nous déjeunons avec ma cousine germaine (82 ans bon pied bon oeil, elle sait se servir de la Toile aussi bien que moi !) mon frère-cousin Jean-Yves et son épouse. Ma tension (il faut que je vous en parle un peu quand même) qui se maintenait vers 16/11 baisse à 12/8 !

• Vendredi 21. Lorient again, invités le midi chez les parents de mon filleul. Lequel, lorque je lui parle du cadeau "royal" (j'avais mis le paquet) que je lui avais fait pour son anniversaire en avril me dit "je ne m'en suis servi qu'une semaine, après ça m'a gavé". Bien compris, ça me fera des économies dans l'avenir ! Le soir chez - encore - des cousins, férus de généalogie, ravis d'apprendre qu'eux aussi descendaient en ligne directe de Charlemagne, Charles Martel, Hugues Capet et Clovis ! Il fait un temps de chien, pas plus de 10 degrés sous la pluie en plein après-midi...
Ma cousine insiste que le fait qu'il faut tout de suite déménager à Morlaix !!! Pas question, j'ai vraiment encore l'intention de profiter d'ici... Et surtout je ne veux pas voir l'air de fuir à cause de trois voisins, comme cela ne manquerait pas de se dire !

• Samedi 22. Vannes le matin, où nous pensons assister à une exposition sur l'arrivée du train dans le Morbihan, mais où nous apprenons que cette exposition.... ne concerne pas les week-ends !
DSCN1582.JPG Bien pour une exposition...
Sans doute réservée aux non-actifs, aux retraités et aux enfants ! Pour moi, c'est plutôt le week-end qu'une expo doit avoir lieu...

C'est l'occasion d'arpenter les rues de la ville où j'ai le plus souffert de mon existence, et de reprendre le train, le coeur joyeux, vers Lorient !

Où Jean-Yves me parle de mon blog. J'évoque son déclin, et là, il va dans le "code-source" de la page, remplace quelques mots HTML par par d'autres, et me dit "tu vas voir à présent le nombre de tes visiteurs...! "

Effectivement, mon blog n'est plus en danger, il est à présent lu par deux à trois mille visiteurs quotidiens, et classé dans les 50 plus lus de Hautetfort !
La notoriété d'un blog dépendrait donc plus des connaissances informatiques de son auteur que de son contenu ??? Pas très moral ça...

• Dimanche 23. Direction Quimper pour voir mon ami Bernard, et son épouse qui ne m'aime pas.
Pincement au coeur lorsque je débarque, pensée pour un ami qui s'est donné la mort en juin dernier.
Encore plus quand l'après-midi sous la pluie battante (ici il a fait 26 degrés...) nous longeons la côte jusqu'à Pont-Aven, en passant par l'endroit où il est inhumé. L'épouse qui ne m'aime pas (elle le fera savoir le lendemain soir) tient quand même elle aussi à nous pousser vers Morlaix dans les mois qui viennent. Non et non ! J'expliquerai alors à Bernard que je ne changerai pas d'endroit tant que mon épouse fera ses crises, sachant bien que nos déboires "Ouhanesques" viennent plus de son état que de certaines notes de mon blog...!

• Lundi 24 : la pluie continue à être battante, mon ami Bernard nous mène à Brest, où circule désormais le tram. Que de choses ont changé depuis que, voici 47 ans, nous arpentions tous les deux les rues de Recouvrance et de St Marc.

• Mardi 25 : La pluie s'est estompée et nous en profitons pour aller à Morlaix. Quimper-Morlaix, 90 km avec des paysages presque de montagne ! Sublime... A faire pour ceux qui ne connaissent pas. Notamment le Roc Trévezel, d'où la vue porte sur 50 km de côtes.
Pour Morlaix aussi :

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• Mercredi 26 : Direction Paris, chez Nathalie. Non ! Pas celle à qui vous pensez, mais notre logeuse du moment, dans la rue la plus authentique de Montmartre, pourtant très belle mais sans touriste ou presque. Logement très exigü, qui me rappelle ma douce enfance. Mais la vue du haut des 5 étages (sans ascenseur) est superbe.
Montmartre toujours aussi photogénique :

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(photo : Cicatrice - vous pouvez la prendre)

• Jeudi 27 : Direction Montreuil. Pour avoir des nouvelles de Gaelle, la jeune femme si gentille qui nous avait hébergés l'an passé et en avril dernier pour une bouchée de pain symbolique, de qui nous étions presque devenus des amis, et qui n'avait plus donné signe de vie depuis le mois de mai.
Elle est très contente de nous voir, et nous explique que cette période avait été noire pour elle : D'abord des locataires indélicats - du coup elle avait arrêté ses hébergements - puis la mort de sa meilleure amie et le piratage de sa boîte mail !
Ella récupéré son "appartement-location" mais nous assure que nous, et nous seuls, y serons à nouveau les bienvenus.
Mieux : Elle a trouvé du travail avec une dame du Jura je crois, attendez je regarde, non, du Doubs, de Montarlier, ou plutôt Pontarlier !
Ah ces "coïncidences" !!!!

• Vendredi 28 : Il ne pleut plus sur Paris aussi nous baladons-nous avec notre ticket à touristes "mobilis", contribuant ainsi à financer l'abonnement presque gratuit des autochtones !
Le soir, dîner spectacle de l'autre côté de paris, avec un groupe dont l'une des chanteuses est également la plus talentueuse des blogueuses du site Psychologies !

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• Samedi 29 : après une autre balade dans le Paris Historique, la même que, dix ans pile auparavant, j'avais faite avec ma fille et Nathalie (pas la logeuse), afin de me "tester", direction notre TGV qui nous ramène chez nous.
Car je considère toujours là où j'habite comme "chez nous", même si je sais que cela ne sera pas - en principe - celui où nous poserons nos paquets pour la dernière fois.

Enfin, des nouvelles de ma tension :
- chez ma fille, entre 14 et 17.
- à Lorient, entre 12 et 13.
- chez Bernard, entre 15 et 17.
- à Paris, entre 13 et 15.

Pas de doute, c'est bien lié au stress !

Je vous embrasse.




 

 


07/09/2012

Alors, mon blog fermera-t'il fin septembre 2013 ?

C'est la date qu'excel m'a donnée, celle où je passerais au-dessous des 100 visiteurs mensuels.

J'ai longtemps gambergé hier, sur tous les tenants et aboutissants, pesant le pour (mes fidèles lecteurs, un blog qui commence à être connu quoiqu'en dise M. Wikio, une certaine peur de changer, encore une fois) et le contre (le fait que désormais ce blog peut passer pour la "gazette de la commune", que désormais tout mon passé peut être lu par des gens à qui ça ne s'adresserait pas forcément, et également la baisse continue et régulière de mon lectorat).

Hier soir je me suis couché sans avoir trop d'avis tranché sur la question.

Et ce matin, je suis allé voir sur Google analytics quelles ont été mes notes les plus lues hier.
Afin de voir quel "public" avait réagi à ma note d'avant-hier.

Ayant vu ça, je peux vous affirmer que la réponse est non.

Qu'il n'est pas question de fermer mon blog !

Pas plus de lecteurs que d'ordinaire, mais pas les mêmes lectures.
Voyons un peu ce qui a été lu hier :

1) Vers la fin de mon blog.
2) L'inévitable "mais quel âge ont nos chanteurs ?"
3) Retour du Bajura
4) Le crêt Monniot un panorama remarquable
5) L'inévitable "I love your attitude"
6) Lettre à ma fille
7) La dette expliquée aux nuls
8) Suicides
9) Sortie d'hôpital
10) J'ai beaucoup appris.
11) Vers les étoiles -8
12) Tonton l'ermite du Larmont

On peut critiquer les statistiques, mais c'est parfois elles qui vous montrent que les gens vous aiment !

Sur 12 notes à lectorat significatif, la moitié a été lue par des fidèles !!!
Pour une fois les "questions google" sont bousculées (2e, 4e, 5e, 7e, 12e). Tiens, Tonton du Larmont, si ma voiture veut bien tenir le coup - et le bonhomme aussi, j'ai remarqué qu'une heure de voiture consécutive me faisait grimper ma tension au-delà de 18... - on ira le voir cet après-midi !

Ce Monsieur dont j'ai parlé dans mon blog (mon lien est premier sur Google) sans son autorisation, et qui, lorsque je lui ai avoué en juin dernier m'a.... remercié, mérite vraiment un détour ** comme on dit chez Michelin !

Sinon, je constate que vers les étoiles-8 continue inlassablement à être lue.
Une note qui incontestablement a dû me faire du tort pour ceux qui ont pris le train en marche et n'ont pas regardé les 7 autres "vers les étoiles"...
Mais quand on veut tuer son chien, n'est-ce pas ??? Un peu coomme les gens qui ne retiennent de Winston Churchill que les initiales !

Donc, je reste, comme on dit à Questions pour un Champion, et le chat étant chez sa nounou, toujours si ma voiture et moi pouvons nous le permettre, nous avons réservé un hôtel à demi-tarif à Luxeuil, dans le département voisin, de dimanche à mardi.

Elle est pas belle la vie ?

Je vous embrasse.


20/06/2012

Voyage dans la blogosphère de Hautetfort

Je faisais partie d'une "Rue" (les blogs de Psychologies.com), et de temps en temps je faisais un petit voyage au milieu de ces blogs, et je disais ce que j'en pensais.

Là je compte faire la même chose, en prenant 5 blogs au hasard (via la liste des mises à jour) et vous disant pourquoi je les apprécie. C'est la "fête des voisins" non ?

Pas de hiérachie ni de classement là-dedans, vraiment du pur hasard.

• Benoît Pernin
12eme.hautetfort.com/

Ce monsieur-là ne partage visiblement pas mes opinions politiques, mais il n'a pas son pareil pour nous faire découvrir le 12ème arrondissement de Paris, "son" douzième, méconnu des provinciaux à part la gare de Lyon qui l'abrite.

***

 

• Espoir à gauche Pyrénées-Atlantiques
eag64.hautetfort.com/

Toujours de la politique... Sous ce titre qui pourrait effectivement laisser penser qu'on parle du Béarn et du Pays Basque, ce blog est, à première vue, dédié à Ségolène Royal.
Blog très intéressant, car ses réactions y sont dévoilées minute par minute.
A lire si on aime Ségolène.

***

• Tanya-Escort
http://tania-escort.hautetfort.com/

Avec le titre, on est tout de suite renseigné, c'est une demoiselle, dont le visage est hélas caché sur la photo, qui propose des services à la personne qui n'ont rien à voir avec le repassage ou le tondage de la pelouse !
Réservé aux blogueurs qui ont les moyens, à 350 euros les trois heures, c'est quand même du luxe !

**

• Le nouveau DefPat
http://lenouveaudefpat.hautetfort.com/


Un des nombreux blogs proches du FN, mais à prendre au second degré vu les photos qui y sont postées, entre autres le Président de la République regardant sa montre, qui est pourtant de l'autre côté de son poignet, Gilbert Collard qui s'essuie (oh la Honte !!) avec le drapeau français...
A lire, juste par curiosité !

*


L'écologie totalitaire
http://ecologietotalitaire.hautetfort.com/

Un blog sympa qui sans langue de bois combat la dérive dans laquelle semblent nous entraîner les écolos purs et durs.

***


A bientôt pour une nouvelle "série", si le concept vous plaît.

Je vous embrasse.

 

 

 

16/06/2012

Thierry Roland

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Je sais, je sais, il avait 74 ans, soit un peu moins de l'âge "moyen" du grand départ pour les hommes.

N'empêche que cette année, et notamment ces derniers jours, je vois de plus en plus de gens "tomber", frappés par la Grande Faucheuse....

Je ne vais pas ici retracer la carrière de Thierry Roland, le plus grand commentateur de foot qu'on n'ait jamais connu.
Je sais que ses propos étaient très spontanés, un peu comme les miens dans mes écrits, et que certaines fois il a pu "déraper".

Comme le 9 octobre 1976, lorsque, pendant un match de l'équipe de France contre la Bulgarie, à Sofia, il s'en prend violemment à l'arbitre écossais qui a sifflé un penalty en faveur des Bulgares. «Monsieur Foote, vous êtes un salaud!», s'écrie-t-il en direct. Furieuse, la chaîne, Antenne 2, veut le sanctionner, mais recule face à la réaction des téléspectateurs qui envoient des lettres de soutien par centaines.
Dont la mienne. J'avais 25 ans et j'avais été écoeuré par l'attitude de l'arbitre, visiblement acheté.

Oui, parfois il allait trop loin, ce qui lui a collé une étiquette de raciste.
Comme en 1986, lors du quart de finale du Mondial entre l'Angleterre et l'Argentine, où il s'offusque du but de la main accordé à Maradona et prend à témoin Jean-Michel Larqué: «Honnêtement, Jean-Michel, ne croyez-vous pas qu'il y a autre chose qu'un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance?»
Mais ce grand bonhomme qui ne maniait certes pas la langue de bois, connaissait sa partie sur le bout des doigts, et quand j'entends certain(e)s commentateurs(trices) de foot, la comparaison est cruelle...

Bref, Adieu Thierry, on te regrettera, malgré tes propos franchouillards où tu tutoyais parfois le parler du FN, mais malgré tout tu resteras à jamais "M. Football" à la télé, l'équivalent d'Eugène Saccomano à la radio.

Eugène, si tu me lis, accroche-toi !!!

Je vous embrasse.