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24/10/2011

Adieu Jean...

Fin de la (énième) panne d'internet qui m'a empêché, hier soir, de faire deux notes.

Voici donc la première.                                                                                                                   

Jean AMADOU.JPGBien que n'étant pas du tout de son bord politique, Amadou ne mâchait pas ses mots, ni dans un sens ni dans l'autre.

J'ai bien entendu lu tous ses livres. Dont le dernier a été mon cadeau de Noël offert par ma fille.
C'est d'ailleurs ce livre qui m'a inspiré la note "dans ma tour d'ivoire" http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2011/08/25/dans-ma-tour-d-ivoire.html

Tout de suite, j'y ai lu un livre-testament.

Bien sûr, on pourra se dire "après coup c'est facile de fire ça". Et je suis d'accord.

Mais le 1er septembre, ce n'était pas de l'"après-coup". Voici ce que, sous le pseudonyme Davidsikod, j'avais écrit à propos du livre sur le site Price Minister :

amadou.jpg

En écrivant cela, et après avoir lu son ouvrage où personne n'était épargné, dans mon for intérieur je savais bien qu'il n'y en aurait pas d'autres. Jean a mis tout son coeur dans cet ouvrage, où il parle de tout, de sa naissance à Lons le Saunier (le moins que le maire puisse faire c'est de lui donner une rue, ou au moins le nom d'un cinéma - je n'ose espérer que ce soit le magnifique théâtre. Pontarlier l'a bien fait avec Bernard Blier )...   à sa jeunesse à Lyon, et sa "montée" à Paris. En ignorant que lui et moi on a dû se croiser plusieurs fois dans les années 50/60...

Il est comme moi : de partout. De Lons, sa ville natale, puis de Lyon, de Béziers (ses racines paternelles) et de Paris bien sûr puisque c'est là qu'il a vécu le plus longtemps.

Ce livre, c'est le film de sa vie en non pas une seconde mais en 217 pages.

Décidément, après Patrick Cauvin, c'est de Jean Amadou que j'ai désormais, et hélas, l'intégrale.

Je tremble pour Philippe Bouvard....

Je vous embrasse.

23/10/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : NICOLETTA - II

Nous avions laissé Nicoletta avec son premier - et seul - numéro 1, Mamy Blue en 1971.

Pour 1972, elle sort en janvier un splendide single enregistré avec Zoo, le mal de vivre, qui hélas ne sera pas classé.
En avril en revanche, Jesahel figure dans le hit, et y restera 14 semaines, avec une 11ème place en juin.

Puis ce sera harmonie en novembre, qui arrivera jusqu'à la 14ème place.

Elle frappe un grand coup en 1973 avec son album fio maravilla. Avec des chansons telles que la chanson-titre, les volets clos, le miracle de l'amour...

Jour après jour, semaine après semaine, je me pose la question de savoir ce que représente vraiment le hit de SLC à partir de 1972/73. Car qui l'eût cru, aucune chanson de l'album ne sera classée !!! Mais quand on commence un travail, il faut le terminer.
Bref, grâce au classement "réel" des ventes, je sais que le 45 tours Fio Maravilla arrivera 9ème des ventes en mai.

Ne sera pas classée non plus enfants venez chanter l'espoir, la chanson de Noël !

Deux ans sans classement, alors que ses chansons se vendaient...

Ne seront classées pas plus Papillon, que Aie aie Caramba (que je n'ai pas, honte à moi....).
Seule Glory Glory Alleluia, encore une chanson de Noël, fera une 6ème place. Et une 12ème pour les ventes de disques.

Sur les années 63/74, Nicoletta se classe - chez SLC - à la 27ème place, 6 ème chanteuse derrière Sylvie, Sheila, Françoise Hardy, France Gall et Pétula Clark. Là, rien à dire. Ce furent du reste les seules chanteuses qui allaient résister durant ces années. l'avenir appartenant surtout à France Gall, qui ne le savait pas.

Et ensuite ?

Aime la vie comme elle vient, sorti en janvier 1975, ne sera pas classé.
Second 45 tours que je n'ai pas (il va falloir réparer ça au plus vite...) sur les bords de la tendresse, sorti en avril,  sera 18ème.

Tant pis pour toi, pourtant sorti l'année d'avant, sera 21ème en juillet 75.

Et puis, la chanson anti-MLF. Nicoletta délivre un message avec à quoi sert de vivre libre, où elle "ose" dire ni plus ni moins à ces dames qu'à force de vouloir être "libérées", les femmes risquent de se retrouver seules et sans amour...
6ème place en février 76. 12ème parmi les ventes.

L'amour violet sera 19ème en juin.

Fini le hit de SLC il faut se rabattre sur d'autres sources. En l'occurence Daniel Lesueur.
Qui ne voit pas Nicoletta marcher en 1977 (Il faut qu'on m'aime/Broadway, le Peintre, Agadir) Soyons honnête, si je n'avais pas été fan de Nicoletta, peut-être que moi aussi j'aurais zappé ces chansons-là.

Elle ne sort rien en 1978.

Pas de classement chez DL en 1979 pour Un homme - elle vient d'avoir son premier enfant - pourtant hyper-passé en radio, ni pour j'aurais dû écouter Mama.

Pas mieux en 80 avec ma maison est un jardin.

Pas mieux en 81 avec pense à lui.

Ni en 82 avec fou d'amour ou Terre d'enfance.

Ni en février 83 avec Femmes de Paris. Mais.... 3ème place en juin, qu'elle doit cependant partager avec Bernard Lavilliers dans sa chanson Idées Noires. C'est l'années des duos, avec Sardou/Vartan et Julie Pietri/Herbert Léonard.

Pas de disque en 1984.

En 1985, Il n'y a vraiment que l'amour, en 1986 l'ange du hasard (peut-être une des meilleures chansons), en 1987 (troisième disque que je n'ai pas) Vivre aujourd'hui, en 1988 back street et enfin en 1991 l'enfant de demain.

Consécration quand même pour la chanteuse quand, en 2001/2002, la musique interprétée par la Star Académy est numéro un du top 50 pendant deux mois et demie.

Enfin saluons son dernier album, Nicoletta en concert, qui ne se vendra qu'à quelques milliers d'exemplaires.

Rendez-vous la semaine prochaine avec mon "autre" idole, Gérard Palaprat.

Je vous embrasse.

18/10/2011

Bob : mauvaise nouvelle

4.01 g au lieu de 3.70.

Echec de la thérapie par les croquettes, qui finalement font limiter la hausse de sa glycémie au lieu de la baisser.

Pour l'instant je n'en ai pas discuté avec mon épouse, en revanche - chose positive - j'ai appris qu'il existait une pension pour chats à 15 km de chez nous, pension où il serait accepté malgré sa maladie.

A voir, donc, et aussi pour les nuits d'hiver, s'il peut rester au sous-sol sans s'oublier.

Bob doit se douter qu'à la première mare ou crotte laissée c'est le peloton d'éxécution :(
Je lui ai déjà sauvé la mise une fois, mais je n'arriverai pas toujours "sur les lieux" avant mon épouse.

Merci de vous être soucié pour lui.

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ADDITIF de 18h40

Mon épouse vient d'en discuter avec sa voisine (pro-vie), puis au téléphone avec le vétériaire d'Houtaud (pro-mort), en finissant par lui demander le prix de son, de son meurtre, il faut appeler un chat un chat !

Puis en raccrochant elle me dit "qu'est-ce qu'on fait ?"
Je lui réponds en lui demandant où est le problème avec le chat. Là elle me parle des vacances au Portugal dans 5 semaines.  Je lui parle alors de la pension, qui reviendrait moins cher que l'exécution.
Ca ne semble pas la convaincre.
Alors finalement je lui dis, tu sais, si le problème c'est le Portugal, finalement ce n'est pas grave, on décommande le Portugal, certes l'avion est déjà payé (80 euros), mais on peut résilier l'hôtel !

Du coup elle est remontée vite fait bien fait. A suivre....


Je vous embrasse.

17:12 Publié dans ceux que j'aime | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : bob

17/10/2011

Le sort de Bob va se jouer cette semaine

D'un côté, mon épouse, qui ne rêve que de l'euthanasier, ne voyant que des "bénéfices" à court terme (l'hiver arrive, on devra le faire coucher dedans et il risque de s'oublier... les vacances sont dans un peu plus de deux mois, que va-t'on en faire ? ..... Ses croquettes "chat diabétique" nous coûtent 30 euros par mois)

De mon côté, je joue la montre, ne tenant pas du tout à ce que Bob, tant qu'il ne souffre pas (et il ne souffre pas) soit tué.
Alors, d'un côté je relativise la chose. Pour l'hiver, je pense que le garage et la buanderie feront l'affaire pour la nuit, en lui laissant un petit coin de fenêtre ouverte s'il veut faire ses besoins.

Pour les vacances, on lui trouvera une pension. Deux fois 9 jours, ça fait 18, que multiplie 7, ça fait 126 euros, notre chat vaut quand même plus de 126 euros.
Question pognon, c'est vrai que depuis le début de l'année ça chiffre, avec ses croquettes spéciales. Mais il suffit de se priver d'autre chose (par exemple de l'apéro. Le "Macvin" est certes excellent mais coûte deux fois plus cher que le Martini.)

Pour l'instant ma tactique est simple : je joue la montre, comme on dit, et je me refuse à le faire piquer si son taux de diabète ne monte pas. De ce fait, tous les trois mois, on le fait analyser. Et les deux dernières analyses sont encourageantes. Les croquettes font effet, et son diabète non seulement ne monte pas mais baisse légèrement.

Mais demain, c'est le jour de l'analyse, pratiquée tous les trimestres (mi-avril, mi-juillet, mi-octobre).

Je comptais la repousser d'encore quelques jours mais la météo ne l'entend pas de cette
oreille : jeudi matin, quelques centimètres de neige recouvriront les routes autour de Pontarlier. Or - Bob doit être à jeun - c'est le matin que l'analyse doit être faite.

Donc demain soir, c'est le résultat de l'analyse qui déterminera le sort de Bob.

Si son diabète recommence à monter, je pense qu'il ne verra pas le mois de novembre.
S'il stagne, je lutterai de toutes mes forces, et s'il continue à descendre, le sursis lui sera accordé. Jusqu'à la prochaine analyse (mi-janvier)

J'ai averti mon épouse : pour moi, quels que soient les résutats, je suis contre l'assassinat du chat. Je n'oublie pas qu'il "fait partie de la famille", et quand l'un de nous était malade il allait sur son lit. Je parle à l'imparfait car à présent, il y a des hautes marches pour accéder aux chambres, qui sont un barrage pour lui.

Quand à elle, je sais qu'elle est - contrairement aux apparences - très "secondaire", et que si sur le moment elle ne verra que les avantages, le printemps revenu elle réalisera que nous ne sommes plus que deux.  Et ça ça risque de lui faire mal... Elle a dû oublier QUI lui tenait compagnie pendant mes jours de folie pour le boulot entre novembre et mars ???

Vous me direz, mais es-tu si faible avec elle que tu ne peux t'opposer à ce qu'elle fasse tuer le chat ?

C'est compter sans ses crises de démence...

Lisez cette note, vous comprendrez :

http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2011/01/27/la-der...

Pour moi c'était déjà une tentative de meurtre !

Il se peut très bien qu'un jour, elle fasse pire, voire "dans les règles" en profitant que je suis "en bas à l'ordinateur" pour prendre le matou dans la voiture et le conduire à l'abbatoir.

Demain soir, je saurai.

Je saurai si je peux encore profiter de mon chat pour trois mois supplémentaires.

DSCN7540.JPG

Je vous embrasse

12:24 Publié dans ceux que j'aime, moi | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bob

16/10/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : NICOLETTA - I

L'ascension (1967 - 1971)

Je parlais de mon tortionnaire ce matin, mais il possède au moins une qualité : comme moi il adore Nicoletta !

Nicoletta a 23 ans quand elle sort en février 67 son premier disque, pour oublier qu'on s'est aimés. D'entrée mon préféré d'elle avec une phrase magique :
Combien de fois / dire ton nom / pour qu'il ne soit / plus ton nom à toi ? C'est vrai que le jour où je pourrai dire Nathalie sans penser obligatoirement à la mienne, je pense que je serai tiré d'affaire. Et pas facile pour moi d'être tombé sur le prénom féminin le plus répandu....

Mais je digresse.

Pas de classement pour ce premier disque. Mais le second, la musique, qu'elle sort en juin, sera beaucoup passé sur les ondes et du coup classé pas moins de 12 semaines dans le hit, avec une prometteuse 12ème place en septembre. SLC hésitait, les auditeurs beaucoup moins, le disque sera 5ème des ventes !
En plus elle sera numéro 1 au top 50 34 ans plus tard, pendant 9 semaines de décembre 2001 à février 2002, mais chantée par la Star Academy !

Son 3ème disque, sorti en septembre, adaptation du tube de l'été a whiter shade of pale (Les orgues d'antan) ne sera pas classé.

En novembre, 4ème disque. Avec l'adaptation de How can I be sure des Young Rascals, également un tube chez les Anglais, je ne pense qu'à t'aimer : 21ème en décembre. La face B se glisse dans l'antichambre, sans plus, pourtant on entendra parler d'elle : il s'agit de Il est mort le soleil...

1968.

Everlasting love, N°1 à la BBC, aura inspiré au moins deux chanteurs : Joe Dassin avec plus je te vois et plus je te veux, et Nicoletta avec L'amour me pardonne. Mais cette dernière, sortie en mars, piétinera 4 mois dans l'antichambre. Sa face A Une enfance marchera mieux, 9 ème en avril.

En juin, elle adapte carrément Frank Sinatra ! Fly me to the moon devient Il ne me restera rien, et restera... 13 semaines dans le hit sans jamais dépasser (en août) la 19 ème place...

En novembre, c'est liberté mon amour, qui se classera jusqu'à la 8ème place.

Pas mal tout ça, mais toujours pas de Nicoletta dans le top 20 des interprètes annuels.

Mais 1969 sera une bonne année.

Qui commence par Jeff, sortie en avril, et qui se classera 10ème en juin.
Elle chante Brel en juillet avec quand on a que l'amour, 20ème en août.
Doublé sur ce disque, la face B les nuits sont trop courtes en hiver se classera 15ème en septembre.
Et un premier podium avec le disque qui sort en novembre ma vie c'est un manège : 11 semaines dans les 10 premiers, et une 3ème place en mars 1970. Peut-être même une seconde. Et une 6ème place à la vente de disques.

Avec 4 titres classés, dont un sur le podium, Nicoletta prend la 13ème place des interprètes.

Il faudra attendre juin 1970 pour voir apparaître son disque suivant, un négro spiritual du nom de Litanies pour un été. C'était osé mais la belle Nicole se classera 18ème en juillet.

Puis un passage à vide.

Un de ses plus beaux disques, les mendiants d'amour, sort en octobre. Mais ne sera pas classé. Ce sera son dernier super 45 tours.

1971

Son premier single ne marche pas mieux, avec ouvre ton coeur, sorti en avril. Pas de classement.

Nicoletta a alors un doute, deux "roues de bicyclette" de suite, c'est pas bon signe....
Elle tente alors sa chance avec une des innombrables adaptations d'une chanson des Pop Tops qui a fait un carton. Mais elle a l'intelligence de ne pas attendre, de le sortir dans la foulée.

Bingo !

Sortie en septembre 1971, Mamy Blue est 4ème en octobre, numéro 1 en novembre. Côté ventes de disques, numéro 1 en octobre, numéro 2 en novembre.

Nicoletta est relancée...

La suite la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

09/10/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Jacques MONTY - II

1968.

Jusque là, son meilleur palmarès est une place de 3ème pour mes rêves d'enfant, et une place de 4ème pour la vie que j'aime. Fort logiquement, la seconde place sera atteinte cette année.

Pour la vie sort pile pendant les Jeux Olympiques, grâce auxquels le Général nous octroya 15 jours de vacances d'hiver afin d'amirer les exploits de nos sportifs. Ce que je ne manquai pas de faire.
Arrivée n°11 en février, elle atteint enfin la 2ème place mi-mars. Mais continuera sur sa lancée, avec enfin la première place la semaine suivante.

Mai 68 verra la sortie d'attends-moi, qui sera.... le tube de l'été !!!
• 22 semaines dans le hit • 12 semaines dans les 10 premiers, de juin à septembre • 10 semaines sur le podium, et 4 semaines numéro 1, en juillet/août.
L'explication ? Johnny avait sorti son disque trop tôt, lequel disque (jeune homme entre autres) montrait qu'il soutenait - à 25 ans.... - la droite dure. Idem pour Sylvie, qui partageait ses idées, et pour Sheila, avec petite fille de français moyen. CloClo traversait une mauvaise passe, Eddy commençait sa première chute, Il n'y avait guère que Polnareff qui aurait pu faire de l'ombre à Monty, avec son splendide Jour après jour. On notera la présence d'un certain Gilles Dreu qui fit aussi un des tubes de l'été.

Il sortira trop tôt qui après toi, en septembre, alors qu'attends-moi était encore sur le podium. Une belle 4ème place en décembre cependant. Et dans la foulée, un petit doublé avec je n'ai rien à t'offrir, qui arrivera 17ème.

Pour l'année, avec deux numéros 1 et un numéro 4, Monty ne se retrouve qu'onzième. Mais il n'a pas dit son dernier mot...

1969.

Paraguena sera 6ème en avril.
C'est mon destin sera 7ème en juin. Doublé avec Katia Sonia 18ème en août.
Vivre d'amour sera 9ème en décembre.

Sur l'année, Monty arrive 10ème. Mais ce n'est pas fini.

1970.

Une invite pour Sheila ? En tout cas Fleurs et Bonbons se classe 6ème en avril.
Son premier single Amour tendresse et larmes restera 19 semaines dans le hit, de juin à octobre, occultant sa merveilleuse face B du soleil sans amour. Encore une 6ème place en juillet, un des tubes de l'été côté français.

19 semaines aussi pour le disque d'automne, la fête au village, qui finira 6ème.
Voilà ce qui explique pourquoi Monty arrive 8ème (6ème chanteur) au classement des interprètes pour 1970.

1971.

Dieu aime la musique sera 18ème en juin.
Le vésuve et l'Etna 6ème en septembre.
Et une 14ème place pour le disque suivant, inoubliablement.

Monty commence sa chute, seulement 12ème au classement des interprètes, où il ne figurera plus désormais.

1972.

Dernière chanson classée à SLC : un certain standing, n°23.
Rien pour les suivantes, dont professeur en amour.

A l'été, il décide de mettre son prénom sur les pochettes, estimant que la vogue du seul nom de famille était passée. Seul Gotainer, 10 ans après, fera l'inverse, avant Calogéro 30 ans plus tard.

Donc pas de classement pour des lendemains qui chantent (1972) Moi je préfère la France et yddishe Momme (1973), ni les violons du bal (1974).

Pour la période 1963/1974, Monty est à sa place : la onzième, 8ème chez les Messieurs.

Et ensuite ?

La fin, en tant que chanteur.

Il sortira Dieu que tu l'aimes avec la secte - dont j'ai fait partie ! - les Enfants de Dieu en 1975, puis il produira des chansons à la gloire de l'équipe de St Etienne en 1976, dont le fameux allez les verts. Il créera même sa maison de disques "les disques Monty" (le groupe France, Cramier, Zaino, Footy et la bande à Hidalgo, Fanny)

Il partira aux USA en tant que producteur, reviendra faire un disque-rétro - qui ne marchera pas, souviens-toi 63, en 1983. Si vous l'avez, sachez qu'il vaut 25 euros qauand même !

Puis, la déchéance à partir des années 90, dans la tournée - maison de retraite pour chanteurs Age tendre et tête de bois...

A la semaine prochaine pour Nicoletta.

Je vous embrasse.

04/10/2011

Mon voyage en Bretagne : 2) la réconcilation

Il faut d'abord que je vous fasse lire une note écrite voici fort longtemps sur un autre blog.

Bernard

Qui l'eût cru ? Encore une note de ma catégorie "détripage" !
Catégorie loin d'être épuisée, car j'arrive toujours à "gratter" dans mes souvenirs.

Là je vous parlerai de Bernard, celui qui fut mon "meilleur ami de vacances".
Bernard, je l'ai déjà évoqué dans une note il y a presque un an et demie. J'ai même mis sa photo, enfin notre photo car quand nous nous sommes pris au photomaton, cette fois-là, en 1969, nous étions inséparables.
Cette note, complètement passée inaperçue à l'époque, s'appelle Nadine.

Bernard et moi nous nous sommes connus il y a quelque 43 ans... Juillet 1965 très exactement.
Nos tout premiers rapports ne furent pas des plus aisés, car nous étions... rivaux ! Rivaux par rapport à la femeuse Nadine à laquelle je renvoie. Et bonjour le contraste entre le breton buriné et le jeune parigot blanc-bec.... Nous avions respectivement 14 et 12 ans.

Puis nous avons entamé une correspondance, plutôt assidue, pendant l'année qui a suivi cet été 65. Si bien qu'à l'été 66 notre regard l'un sur l'autre a changé. Certes, nous étions toujours fous amoureux de la fameuse fille, mais - comme dans les chansons de Johnny à l'époque - notre amitié passait avant.

1967. Toujours au même endroit (Ste Anne du Portzic près de Brest pour ceux qui connaissent), et cette fois pour deux mois. Damned, mon ami était entré dans la vie active, et ne pouvait plus venir à la plage... Mais heureusement, j'avais mon vélo, et grâce à cet engin j'ai pu aller le voir régulièrement "après l'turbin". 20 km aller-reour, dont une côte impraticable à vélo, ça me faisait les muscles !

68. Là je ne devais quasiment pas le voir. On passe rapidement à 69.

Ce fut notre plus bel été. Nadine était partie avec un troisème larron (qui est actuellement le secrétaire général de mon syndicat !!! - la vie joue de ces tours...) et, pour oublier ça en particulier, et les filles en général, nous avons fait les 400 coups. Nous campions dans une petite tente canadienne, que nous ne rejoignions qu'au petit matin, après avoir passé le nuit à sillonner les rues de Brest, non pas clopin-clopant, mais buvant-clopant ! Certes ce n'étaient que des canettes de bière, mais pour moi qui ne voulait pas entendre parler de vin à table, c'était déjà un exploit ! La photo que j'ai mise dans ma note Nadine date de cette époque.
Bon, je vois que vous piaffez, alors la voici, la photo en question où on pourra noter ma superbe chemise à fleurs...

6907a

Oh yeah !!!

Nous n'étions plus en vélo, mais en moto !!! On jouait la fureur de vivre, et j'avoue que la parenthèse du 21 juillet (quand on a marché sur la Lune) m'a parue alors très, très décalée.

Ce fut le dernier été que je passai à Brest.

Pendant deux ans nous continuâmes à nous écrire, et la Vie se chargea assez vite de nous séparer. En 72, lui et moi étions déjà "casés" !!!!


Et puis le temps passa.

Tanjipasse_3

 



Pour moi Roissy, un premier mariage, l'Isère, Millau, mon divorce, les Hautes-Alpes, mes années radio, mon second mariage, la naissance de ma fille, Mende....

21 ans très exactement. 21 ans pedant lesquels je pensais à mon ami Bernard.
Et, sans doute influencé par "Perdu de Vue" (après Courbet, voilà Pradel). Je préfère le dire moi-même avant que des esprits chagrins s'en emparent lol ) en mai 1990, alors que j'étais en vacances à Lorient, j'entrai dans un bureau de poste et tapai sur le minitel son nom, son prénom, et "Finistère".
Et je trouvai un Bernard X... près de Pont l'Abbé.

Sans téléphoner, je parcourus les quelques 100 km pour me rendre à l'adresse indiquée, le coeur battant.
Et là-bas, je tombai sur son épouse, qui resta perplexe devant mon histoire abracadabrantesque. Mais elle me confirma que c'était bien mon Bernard de Brest, que son boulot avait amené à 80 km de là. Bien entendu je me suis abstenu de lui dire que pour ma part j'avais déjà traversé 5 fois la France...

Elle lui téléphona à son boulot, pour lui dire que "un certain Patrick que tu as connu il y a 25 ans est là".
Il a parait-il sauté de joie, a demandé à ce que je vienne là-bas, ce que je fis. Toujours le coeur battant.
On s'est vite reconnus, car physiquement on avait bien surmonté ces deux décennies.
Le soir même il nous invita à dîner, puis à coucher, et la soirée, la nuit s'est terminée après avoir refait le monde devant une bouteille de cognac de 1925...

Mais si physiquement nous n'avions pas changé, il n'en était pas de même dans nos têtes....
Chacun de son côté avait vécu, et pour lui des choses pas très réjouissantes.

Et je commis l'erreur de l'inviter à Mende.

Et lui commit l'erreur d'amener sa fille aînée. 13 ans, une beauté à couper le souffle. Mon Bernard ne vivait plus quand sa grande fille était à ses côtés. Comme tout père divorcé, il était très mal à l'aise pendant sa "moitié de vacances scolaires".

Le début se passa pourtant bien. Preuve cette photo de nous deux :

9109b Mais le clash allait se produire quelques jours après, et d'un commun accord nous décidâmes de ne plus nous revoir.

C'était en 1991, c'était pour moi "dans une autre vie".

Et le temps à nouveau passa.

Tanjipasse_2










"normalement" moins de temps, puisque ce ne fut "que" 6 ans, mais en fait, comme ces années-là allaient être les plus fantastiques de mon existence, comme au Scrabble elles comptent triple, voire quadruple.

Notre arrivée en Bretagne à l'automne 97 fit que nous reprîmes le contact. Le scénario était immuable : Deux fois par an, nous allions à Pont l'Abbé, deux fois par an, ils venaient à Vannes.
A chaque fois, même emploi du temps, à savoir petite balade le samedi après-midi, puis dîner suivi d'une soirée très très très arrosée, et tiercé /belote le dimanche.
Moi qui d'ordinaire n'a jamais pu supporter ce jeu-là, j'en redemandais !!! Tout simplement - je sais, c'est très puéril - pour le plaisir d'entendre à tour de bras l'expression "Un atout".  Il est des liaisons très heureuses, parfois...

Mais si Bernard s'accomodait fort bien du zombie des années 90,  il ne supporta pas - comme beaucoup - le maniaco-dépressif que je devins après l'arrêt brutal des médocs. Lui qui se moquait de moi parce que je n'émergeais pas du lit avant 13h les lendemains de "beuverie", était estomaqué quand, à 7h du mat, il me retrouvait habillé/rasé !

Et un beau jour de l'été 2000, nouveau clash, et nouvelle séparation.

C'est vrai que nous n'avions plus grand-chose en commun, en dehors d'une belle histoire d'amour contrariée. Que lui me racontera avec moult détails, alors que moi je resterai toujours muet...Et oui, Bernard est une des seules personnes de la planète à ne pas avoir "su" pour Nathalie !!!

Je doute que jamais nous nous reverrons. Déjà, la troisième période ( 1997/200 ) avait été du "rafistolage" organisé par nos deux épouses qui elles, s'aimaient bien.

That's life !

Bernard m'avait fait coucou sur Facebook en janvier dernier, et ma foi, j'ignorais de ce qui allait sortir de cette soirée. 11 ans de plus ça n'arrange pas les choses, et ma foi, ça pouvait pire que meilleur.

Ce fut meilleur. Et je me pris un sale coup sur la tronche quand j'ai vu sa cadette Sarah, quittée alors qu'elle avait 12 ans, une super jeune fille de 24 ans sortant d'une voiture !

Opération totalement réussie, qui du coup nous fit les inviter en février.

Nous retournerons donc plus souvent en Bretagne, et si notre douce fille me fait encore la gueule (le pire c'est qu'elle ne se rend même pas compte) nous aurons d'autres points de chute en Bretagne.
Il y a aussi un ami du net, qui n'est malheureusement pas en retraite ni au chômage, et ne peut donner - côté temps - que ce qu'il a, compte tenu de ses gouts qui vont nettement du côté du sexe opposé, lequel le lui rend bien. Mais un type qui "vaut le détour"....

Et ça encore c'est rien, car le lendemain, ça allait être le feu d'artifice ! Celui qui me fera venir là-bas au moins 4 fois - si ce n'est plus - par an à partir de maintenant. Prochain voyage : dans 3 mois.

Je vous embrasse.

02/10/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Jacques MONTY - I

Jacques Monty a fait à ses débuts comme Jacques Dutronc, en évitant de se prénommer sur ses disques. Ce ne sera que.... huit ans après la sortie de son premier disque que son prénom apparaîtra sur une pochette !

Monty donc, sort son premier 45 tours à 20 ans, en novembre 1963. Le titre : il a des remords. Non classé, comme la plupart des premiers disques.

Comme le faisait souvent SLC, sa nouvelle chanson même si je suis fou passe d'abord en radio avant de sortir dans les bacs. C'est chose faite en janvier 1964, et là c'est la 7ème place le mois d'après. Monty sort de l'anonymat.

Son 3ème disque, ce n'est pas vrai, sort en avril. Toujours la 7ème place, mais 17 semaines au classement !

En août sort Tchick Tchang, qui restera 15 semaines dans le hit, mais avec seulement une 9ème place. A partir de là, les chansons se classeront un temps de moins en moins bien.

Mais avec 3 chansons classées, Monty accède à la 12ème place des interprètes français pour l'année 1964, 8ème chanteur masculin...

1965.

En février c'est si tu me dis, moins bien classée que les précédentes. 12ème en avril.

Pour juin, une de mes préférées, reflétant bien mon état d'esprit actuel :


Mais c'est la devise des copains qui sera classée, 12ème en juillet.

Le disque de novembre, mais là-bas, ne fera qu'une 20ème place.

Toujours 3 chansons de classées pour l'année, mais pas au même niveau, et Monty redescend à la 14ème place.

1966.

Sortie en février, j'ai traversé l'enfer ne sera que 17ème en mars.

Et enfin un doublé pour le disque qui sort en mai : L'Ile de Beauté est 21ème en juillet, tandis que Rythm'n blues se classe 10ème. Petit aparté : je ris sous cape quand j'écoute certains djeunnss parler du R & B comme s'ils l'avaient pondu...!

Sortie en septembre, l'automate va se classer très honnêtement, 7ème en novembre. Cette foutue 7ème place que Monty n'est toujours pas parvenu à dépasser...

Pour l'année il est 13ème.

1967.

Vous est-il arrivé, alors que vous viviez quelque chose de vraiment pas banal, pensant ne pouvoir le partager qu'avec vous-même, de l'entendre chanter par un autre ?

Je le raconte là http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/19/marite... mais je vous résume la chose. J'ai 16 ans, je me cherche et pense de plus en plus à une petite Toulonnaise rencontrée 4 ans auparavant. Je réussis à me faire payer le voyage par mes parents pour les vacances de Pâques, et tous les jours, j'irai faire le pélerinage devant cette maison à présent abandonnée où l'herbe avait poussé.
Je me souvenais alors qu'elle aimait bien se blottir contre moi - et contre aussi la volonté de sa grand-mère ! - et ce n'est que plus tard que je comprendrai les liens profonds qui me liaient à elle.

Rêves d'enfant sort dans les derniers jours de mars. En l'écoutant, je suis fasciné. Comment est-ce possible ? Tout y est, tout...
Y compris la couleur de ma chambre....

Et en plus ce sera enfin son premier grand succès : 9ème en avril, 5ème en mai, elle restera 3 semaines sur le podium en juin avant de disparaître à la fin de l'été...


Monty continuera sur sa lancée avec, en septembre, un autre doublé :
Le coeur d'une fille sera 8ème en novembre, et la vie que j'aime 4ème en octobre.

Monty est en train de s'envoler pour la gloire, accédant dans le top 10 des interprètes.
L'année suivante verra deux de ses chansons se classer à la première place.

A la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

27/09/2011

Mon voyage en Bretagne : 3) la divine surprise

Et nous voilà prêts, vers 16h, à partir le mardi pour Lorient.

Lorient.
C'est un peu mon port d'attache.
Cette ville et moi avons grandi ensemble, nous avons le même âge, à peu de choses près.

Ainsi, Lorient et moi avions une petite dizaine d'années quand nous nous sommes rencontrés, en 1962.
Contraste saisissant, pour moi, le petit parigot-tête de veau, habitué aux immeubles austères et crades (et oui, en 1962 Paris était noir, noir de suie !) entre les maisons et immeubles tout blancs, flambant neufs d'un côté de l'artère principale, et les baraques en bois de l'autre côté...

Et au bout, tout au bout, l'océan. Que je voyais pour la première fois...

Mais c'est pendant notre adolescence que nous nous sommes le plus fréquentés.
1963, 64, 65, 66, 67 (deux fois !) 68, 69 (trois fois !) 70 (trois fois aussi) , 71 (idem) 72 (quatre fois !).

Nous avions nos Noëls enchantés, c'était un rêve pour moi de me balader au milieu de ses rues toutes illuminées. Ca aussi je ne connaissais pas. Ne manquait que la neige...
Je me souviens de quinzaines commerciales extraordinaires, à faire pâlir la Rue de Buci parisienne où je (sur)vivais.

C'est vers cette ville aussi que je me suis réfugié un week-end de janvier 73, alors que je faisais mon service militaire, lors d'une permission non prévue. Lorient, bien qu'elle en ait beaucoup vécu, n'aime pas trop les militaires. Comme moi. Elle en garde un mauvais souvenir, un truc d'avant-naissance.
Et du coup, elle m'avait comprise, et avait fait donner son magnifique ciel bleu d'hiver exprès pour ma venue.

Mais Lorient c'est donc d'abord mes Noëls magiques (http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/24/mes-no... ), qui n'auraient pas été si magiques sans la présence de celui que j'appelle depuis le tout début mon "frère-cousin" Jean-Yves.

Dans mon autre blog (qui va fermer, chose que j'avais pressenti depuis déjà 3 ans) Je parlais presque autant de lui que d'elle dans mes notes.

Presque frère, plus qu'ami, en tout cas cousins - donc du même sang - , comment définir le lien qui nous lie lui et moi ?
Et cela, avec quelques interruptions dues à nos "nanas" respectives, depuis près de 50 ans.

6206a.jpgPremière photo de nous ensemble, prise en juin 1962, au zoo de Vincennes.

D'entrée, nous avions "flashé" l'un sur l'autre, lorsque je le vis pour la (vraie) première fois. J'étais le grand frère qui lui avait toujours manqué, il était le frère que j'espérais encore.

C'est avec lui que j'ai appris à faire de la bicyclette.
C'est à lui que j'ai confié mes premières amours (et aussi mes dernières).

J'oserai dire qu'à 554 km de distance, nous avons grandi ensemble.

Lui aussi me confiera ses tourments de coeur, et ses tourments "tout court" d'ailleurs.

Ados complexés, nous nous rassurions l'un l'autre. L'absence criante de nanas dans notre univers sentimental nous laissaient penser que nous étions à la fois repoussants et c...s
En fait nous étions simplement romantiques, ce qui dans ces années-là constituait un véritable handicap.

Egalement, ce que l'un avait fait, l'autre se devait de le faire !

Les vendanges par exemple, je lui en avais tant parlé que lui aussi tentera l'expérience, 4 ans plus tard - mais au même âge - chez le même viticulteur !
En revanche le virus du "deux roues", c'est lui qui me l'avait inoculé...

Depuis les années 80, il insistait de toutes ses forces pour que j'achète un ordinateur. A l'époque, jeune père de famille, je pensais qu'il y avait d'autres priorités.
Puis il y a eu le net, qu'il m'a fait découvrir dès 1995. Il me montrait des photos de gens, des internautes du bout du monde avec qui il correspondait régulièrement, chez qui, même, il passait ses vacances ! Moi, je ne le croyais pas... J'imaginais cela impossible.
A cette époque, j'avais les moyens de me payer un PC, mais à cause d'un sinistre personnage dont je parle aussi pas mal au fil de ces colonnes, le mot "ordinateur" me faisait monter la tension...

C'est dire qu'il jubilait quand de temps en temps je l'avais sur aime-est-ce haine, et qu'on discutait lui et moi des derniers logiciels arrivés sur le marché...
Car il est parti.
Loin.
Beaucoup plus loin que le TGV puisse aller. Même le Transsibérien. 17 heures d'avion pour arriver chez lui, à Tahiti où un beau jour de 1998 il a posés ses valises là-bas.
Alors que je venais d'arriver en Bretagne....
Et quand j'en partirai, c'est Nathalie qui y arrivera !

Bref, si les années 60 nous ont vu beaucoup ensemble (j'ai compté, mis bout à bout, plus de 8 mois ), ce ne fut pas le cas pour les "seventies" où nos femmes respectives étaient d'accord sur un point : sous séparer le plus possible.
La décennie 80 vit nos existences très agitées, surtout la mienne, et c'est au tout début de ces années-là que nous nous sommes le plus apportés.
Puis, une nouvelle fois, nos nanas - qui n'étaient plus les mêmes - ne supportèrent pas cette presque "rivalité", et il y eut beaucoup de creux à partir de 1983.

Puis ce fut ma dépression, en 1994. Il n'hésita pas - début 95 - à me proposer de venir passer dix jours chez lui pour me remonter le moral, pour me changer les idées. Il savait que j'étais persécuté par mon chef, il savait aussi que j'étais très mal de devoir malgré moi mener ce que dans les magazines on appelle une double vie.

Quand ma chérie a cédé sous le poids du harcèlement, en mars 97, demandant alors une mutation, j'ai mis Vannes sur la liste, me disant que si c'était là que j'atterrissais - en fait je pensais aller à Lons le Saunier - , le fait de savoir mon presque-frère à 3/4 d'heure de route pourrait en partie compenser le manque d'elle, manque que je pensais (naïvement)  temporaire.

Je me demande toujours comment j'ai fait pour passer ces douze mois horribles (octobre 97/ septembre 98) où se sont succédés : l'abandon de la femme de ma vie, la mort de ma maman, la reprise du harcèlement par les nouveaux collègues, et le départ de Jean-Yves...
Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Là je me suis tué (en 2003) et je me sens plus fort.

J'ai cessé les tchats, lui étant passé sur Skype, que mes différents antivirus successifs trouvaient dangereux.

Bref, pour moi, pas de doute, Lorient c'est Jean-Yves, et Jean-Yves c'est sa maman (81 ans) sa maison, que j'ai vu toute neuve en 1974.
Quand je sonne à la porte, comme je l'ai fait un très grand nombre de fois depuis 1998, je m'attends toujours à voir son visage apparaître....
Mais ce n'est (si j'ose dire) que sa mère, que j'adore. Je profite d'elle au maximum, sachant à quel âge est morte ma maman, et que j'aimerais bien faire taire les statistiques !

Chez elle, je me ressource. Voici un mois j'ai été dans mon ex-quartier de Paris et j'en suis parti en courant tant ça avait changé. Là-bas, en revanche, tout est resté pareil depuis 1974, mis à part certains éléments inévitables d'électro-ménager.
Et le vide qui s'est peu à peu installé aussi. En 1974 c'était la ruche, à présent, je penserais presque à la chanson de Bénabar quatre murs et puis un toit. Et je redoute le jour où se pointera ce maudit agent immobilier...

Mais je digresse.

Il est 17h13 quand je sonne.
Et que je vois Jean-Yves ouvrir la porte....

Il est revenu. Avec son épouse et leur plus jeune fille. Ils ont abandonné Tahiti et rejoint la Terre qui est la leur.

Que dire ? Que nous n'avons pas changé. Que nous discutons toujours aussi ardemment. Qu'il est toujours aussi généreux pour les autres en refusant catégoriquement de penser gauche et droite.

Pour lui, je le sais, c'est un échec. Pour moi, je pense plutôt à une victoire de sa part, d'avoir osé "rentrer la queue basse" face à 3 frères et soeurs qui ont plus ou moins réussi.

Voici quelques mois, je me disais que la Bretagne m'avait pris les deux femmes de ma vie.

Lundi elle m'a rendu un ami de 46 ans.

Mardi un presque frère de 49.

Je sens que je vais faire tourner la carte senior....

 

Je vous embrasse.

18/09/2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Eddy MITCHELL - III

L'homme-orchestre complet (1982/2011)

En 1982, Eddy Mitchell commence à animer la dernière séance, une émission qui deviendra vite attachante, et dont le contenu fera rêver petits et grands : 1 western, des dessins animés, les actualités de l'époque des films en question, des pubs de la même époque (mon régal) un second film (western ou non), tout cela datant des années 40 à 50. On y verra donc le fameux Jean Mineur, et le générique de ces actualités qui ont été l'équivalent du JT pour deux générations au moins.

Côté chansons, le cimetière des éléphants est classé 8ème en septembre.

En 1983, l'amour est vraiment fort ne sera pas classé.

Comme quand j'étais môme en revanche se classera 16ème des hits français du top 50 en novembre.

Puis, côté chanson, de nouveau une traversée du désert de 13 ans. Pas de top 50 pour Nashville ou Belleville (1985) Ni pour Vieille canaille avec Gainsbourg, et manque de toi (1986).
Ni pour m'man (1987) pourtant une très belle chanson, ni pour la peau d'une autre (1987) 

Pas de disques en 1988.

Une oasis le 30 décembre 1989 avec lèche-bottes blues, classé 18ème au top 50.

Puis de nouveau pas de classement avec, pour 1990 Baby blues et Under the rainbow, ni pour vraiment bien en 1992.

Oasis de nouveau pour Rio grande, 10 ème le 25 juillet au top.

A partir de là, je ne veux pas défendre Eddy Michell, mais le top 50 n'a plus représenté grand-chose après la fin de sa diffusion sur Canal (1993) avant qu'il ne soit rediffusé en 2001 sur France 2 avec la jolie Ness. Beaucoup de reprises (Jive Bunny), de dessins animés, bref rien de sérieux.

Dans ce hit-là, Eddy ne classera donc pas j'me sens mieux quand j'me sens mal (1993) 18 ans demain et te perdre (1994) pourtant deux chansons hyper-connues, ni y a pas de mal à se faire du bien (1995)

Ni en 1996 -je l'ai acheté - les tuniques bleues et les indiens.

Nouvelle oasis le 2 février 1997, la 12ème place pour un portrait de Norman Rockwell.

Pas de classement pour ça fait désordre (1998)

Ni pour un homme de paille (1999)

Frémissement le 12 mars 2000 avec la limite du top (26ème) pour j'aime pas les gens heureux.
Idem pour son disque suivant, décrocher les étoiles, où là il décroche la 24ème place le 14 août.

C'est reparti pour une "pause" de 3 ans. Le single suivant ne sort qu'en 2003 et s'intitule sur la route 66. Pas de classement dans les 25 (28ème place). Eddy chanteur est en train de boire la tasse, d'autant qu'Eddy animateur est en retraite depuis 1998... Reste heureusement le Mitchell acteur !

Le disque suivant, j'aime les interdits, ne fera pas non plus partie du top français. Il piétinera dans l'"antichambre".

Si côté albums il s'en sort bien (Jambalaya est n°2 en 2006, Grand écran est également n°2 en 2009 et surtout come-back est n°1 en 2010) c'est fini pour les singles. Ceux qui veulent écouter du Mitchell doivent désormais passer à la caisse !

Quoi qu'il en soit, c'est un très grand bonhomme. Pour moi, côté carrière, l'égal de Johnny, qui lui aussi a eu ses passages à vides, n'a fait qu'un peu - dommage - de cinéma et n'a jamais animé d'émission de télé.
Se produire sur scène de 1961 à 2011, soit 51 années, peu peuvent se vanter de l'avoir fait, et même en cherchant dans les décennies passées, où la concurrence était beaucoup moins rude.

Dimanche prochain, moins de boulot pour moi avec quand même un grand Monsieur, qui a régné sur les années 60,  Jacques Monty.

Je vous embrasse.