27.09.2011

Mon voyage en Bretagne : 3) la divine surprise

Et nous voilà prêts, vers 16h, à partir le mardi pour Lorient.

Lorient.
C'est un peu mon port d'attache.
Cette ville et moi avons grandi ensemble, nous avons le même âge, à peu de choses près.

Ainsi, Lorient et moi avions une petite dizaine d'années quand nous nous sommes rencontrés, en 1962.
Contraste saisissant, pour moi, le petit parigot-tête de veau, habitué aux immeubles austères et crades (et oui, en 1962 Paris était noir, noir de suie !) entre les maisons et immeubles tout blancs, flambant neufs d'un côté de l'artère principale, et les baraques en bois de l'autre côté...

Et au bout, tout au bout, l'océan. Que je voyais pour la première fois...

Mais c'est pendant notre adolescence que nous nous sommes le plus fréquentés.
1963, 64, 65, 66, 67 (deux fois !) 68, 69 (trois fois !) 70 (trois fois aussi) , 71 (idem) 72 (quatre fois !).

Nous avions nos Noëls enchantés, c'était un rêve pour moi de me balader au milieu de ses rues toutes illuminées. Ca aussi je ne connaissais pas. Ne manquait que la neige...
Je me souviens de quinzaines commerciales extraordinaires, à faire pâlir la Rue de Buci parisienne où je (sur)vivais.

C'est vers cette ville aussi que je me suis réfugié un week-end de janvier 73, alors que je faisais mon service militaire, lors d'une permission non prévue. Lorient, bien qu'elle en ait beaucoup vécu, n'aime pas trop les militaires. Comme moi. Elle en garde un mauvais souvenir, un truc d'avant-naissance.
Et du coup, elle m'avait comprise, et avait fait donner son magnifique ciel bleu d'hiver exprès pour ma venue.

Mais Lorient c'est donc d'abord mes Noëls magiques (http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/24/mes-no... ), qui n'auraient pas été si magiques sans la présence de celui que j'appelle depuis le tout début mon "frère-cousin" Jean-Yves.

Dans mon autre blog (qui va fermer, chose que j'avais pressenti depuis déjà 3 ans) Je parlais presque autant de lui que d'elle dans mes notes.

Presque frère, plus qu'ami, en tout cas cousins - donc du même sang - , comment définir le lien qui nous lie lui et moi ?
Et cela, avec quelques interruptions dues à nos "nanas" respectives, depuis près de 50 ans.

6206a.jpgPremière photo de nous ensemble, prise en juin 1962, au zoo de Vincennes.

D'entrée, nous avions "flashé" l'un sur l'autre, lorsque je le vis pour la (vraie) première fois. J'étais le grand frère qui lui avait toujours manqué, il était le frère que j'espérais encore.

C'est avec lui que j'ai appris à faire de la bicyclette.
C'est à lui que j'ai confié mes premières amours (et aussi mes dernières).

J'oserai dire qu'à 554 km de distance, nous avons grandi ensemble.

Lui aussi me confiera ses tourments de coeur, et ses tourments "tout court" d'ailleurs.

Ados complexés, nous nous rassurions l'un l'autre. L'absence criante de nanas dans notre univers sentimental nous laissaient penser que nous étions à la fois repoussants et c...s
En fait nous étions simplement romantiques, ce qui dans ces années-là constituait un véritable handicap.

Egalement, ce que l'un avait fait, l'autre se devait de le faire !

Les vendanges par exemple, je lui en avais tant parlé que lui aussi tentera l'expérience, 4 ans plus tard - mais au même âge - chez le même viticulteur !
En revanche le virus du "deux roues", c'est lui qui me l'avait inoculé...

Depuis les années 80, il insistait de toutes ses forces pour que j'achète un ordinateur. A l'époque, jeune père de famille, je pensais qu'il y avait d'autres priorités.
Puis il y a eu le net, qu'il m'a fait découvrir dès 1995. Il me montrait des photos de gens, des internautes du bout du monde avec qui il correspondait régulièrement, chez qui, même, il passait ses vacances ! Moi, je ne le croyais pas... J'imaginais cela impossible.
A cette époque, j'avais les moyens de me payer un PC, mais à cause d'un sinistre personnage dont je parle aussi pas mal au fil de ces colonnes, le mot "ordinateur" me faisait monter la tension...

C'est dire qu'il jubilait quand de temps en temps je l'avais sur aime-est-ce haine, et qu'on discutait lui et moi des derniers logiciels arrivés sur le marché...
Car il est parti.
Loin.
Beaucoup plus loin que le TGV puisse aller. Même le Transsibérien. 17 heures d'avion pour arriver chez lui, à Tahiti où un beau jour de 1998 il a posés ses valises là-bas.
Alors que je venais d'arriver en Bretagne....
Et quand j'en partirai, c'est Nathalie qui y arrivera !

Bref, si les années 60 nous ont vu beaucoup ensemble (j'ai compté, mis bout à bout, plus de 8 mois ), ce ne fut pas le cas pour les "seventies" où nos femmes respectives étaient d'accord sur un point : sous séparer le plus possible.
La décennie 80 vit nos existences très agitées, surtout la mienne, et c'est au tout début de ces années-là que nous nous sommes le plus apportés.
Puis, une nouvelle fois, nos nanas - qui n'étaient plus les mêmes - ne supportèrent pas cette presque "rivalité", et il y eut beaucoup de creux à partir de 1983.

Puis ce fut ma dépression, en 1994. Il n'hésita pas - début 95 - à me proposer de venir passer dix jours chez lui pour me remonter le moral, pour me changer les idées. Il savait que j'étais persécuté par mon chef, il savait aussi que j'étais très mal de devoir malgré moi mener ce que dans les magazines on appelle une double vie.

Quand ma chérie a cédé sous le poids du harcèlement, en mars 97, demandant alors une mutation, j'ai mis Vannes sur la liste, me disant que si c'était là que j'atterrissais - en fait je pensais aller à Lons le Saunier - , le fait de savoir mon presque-frère à 3/4 d'heure de route pourrait en partie compenser le manque d'elle, manque que je pensais (naïvement)  temporaire.

Je me demande toujours comment j'ai fait pour passer ces douze mois horribles (octobre 97/ septembre 98) où se sont succédés : l'abandon de la femme de ma vie, la mort de ma maman, la reprise du harcèlement par les nouveaux collègues, et le départ de Jean-Yves...
Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Là je me suis tué (en 2003) et je me sens plus fort.

J'ai cessé les tchats, lui étant passé sur Skype, que mes différents antivirus successifs trouvaient dangereux.

Bref, pour moi, pas de doute, Lorient c'est Jean-Yves, et Jean-Yves c'est sa maman (81 ans) sa maison, que j'ai vu toute neuve en 1974.
Quand je sonne à la porte, comme je l'ai fait un très grand nombre de fois depuis 1998, je m'attends toujours à voir son visage apparaître....
Mais ce n'est (si j'ose dire) que sa mère, que j'adore. Je profite d'elle au maximum, sachant à quel âge est morte ma maman, et que j'aimerais bien faire taire les statistiques !

Chez elle, je me ressource. Voici un mois j'ai été dans mon ex-quartier de Paris et j'en suis parti en courant tant ça avait changé. Là-bas, en revanche, tout est resté pareil depuis 1974, mis à part certains éléments inévitables d'électro-ménager.
Et le vide qui s'est peu à peu installé aussi. En 1974 c'était la ruche, à présent, je penserais presque à la chanson de Bénabar quatre murs et puis un toit. Et je redoute le jour où se pointera ce maudit agent immobilier...

Mais je digresse.

Il est 17h13 quand je sonne.
Et que je vois Jean-Yves ouvrir la porte....

Il est revenu. Avec son épouse et leur plus jeune fille. Ils ont abandonné Tahiti et rejoint la Terre qui est la leur.

Que dire ? Que nous n'avons pas changé. Que nous discutons toujours aussi ardemment. Qu'il est toujours aussi généreux pour les autres en refusant catégoriquement de penser gauche et droite.

Pour lui, je le sais, c'est un échec. Pour moi, je pense plutôt à une victoire de sa part, d'avoir osé "rentrer la queue basse" face à 3 frères et soeurs qui ont plus ou moins réussi.

Voici quelques mois, je me disais que la Bretagne m'avait pris les deux femmes de ma vie.

Lundi elle m'a rendu un ami de 46 ans.

Mardi un presque frère de 49.

Je sens que je vais faire tourner la carte senior....

 

Je vous embrasse.

18.09.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Eddy MITCHELL - III

L'homme-orchestre complet (1982/2011)

En 1982, Eddy Mitchell commence à animer la dernière séance, une émission qui deviendra vite attachante, et dont le contenu fera rêver petits et grands : 1 western, des dessins animés, les actualités de l'époque des films en question, des pubs de la même époque (mon régal) un second film (western ou non), tout cela datant des années 40 à 50. On y verra donc le fameux Jean Mineur, et le générique de ces actualités qui ont été l'équivalent du JT pour deux générations au moins.

Côté chansons, le cimetière des éléphants est classé 8ème en septembre.

En 1983, l'amour est vraiment fort ne sera pas classé.

Comme quand j'étais môme en revanche se classera 16ème des hits français du top 50 en novembre.

Puis, côté chanson, de nouveau une traversée du désert de 13 ans. Pas de top 50 pour Nashville ou Belleville (1985) Ni pour Vieille canaille avec Gainsbourg, et manque de toi (1986).
Ni pour m'man (1987) pourtant une très belle chanson, ni pour la peau d'une autre (1987) 

Pas de disques en 1988.

Une oasis le 30 décembre 1989 avec lèche-bottes blues, classé 18ème au top 50.

Puis de nouveau pas de classement avec, pour 1990 Baby blues et Under the rainbow, ni pour vraiment bien en 1992.

Oasis de nouveau pour Rio grande, 10 ème le 25 juillet au top.

A partir de là, je ne veux pas défendre Eddy Michell, mais le top 50 n'a plus représenté grand-chose après la fin de sa diffusion sur Canal (1993) avant qu'il ne soit rediffusé en 2001 sur France 2 avec la jolie Ness. Beaucoup de reprises (Jive Bunny), de dessins animés, bref rien de sérieux.

Dans ce hit-là, Eddy ne classera donc pas j'me sens mieux quand j'me sens mal (1993) 18 ans demain et te perdre (1994) pourtant deux chansons hyper-connues, ni y a pas de mal à se faire du bien (1995)

Ni en 1996 -je l'ai acheté - les tuniques bleues et les indiens.

Nouvelle oasis le 2 février 1997, la 12ème place pour un portrait de Norman Rockwell.

Pas de classement pour ça fait désordre (1998)

Ni pour un homme de paille (1999)

Frémissement le 12 mars 2000 avec la limite du top (26ème) pour j'aime pas les gens heureux.
Idem pour son disque suivant, décrocher les étoiles, où là il décroche la 24ème place le 14 août.

C'est reparti pour une "pause" de 3 ans. Le single suivant ne sort qu'en 2003 et s'intitule sur la route 66. Pas de classement dans les 25 (28ème place). Eddy chanteur est en train de boire la tasse, d'autant qu'Eddy animateur est en retraite depuis 1998... Reste heureusement le Mitchell acteur !

Le disque suivant, j'aime les interdits, ne fera pas non plus partie du top français. Il piétinera dans l'"antichambre".

Si côté albums il s'en sort bien (Jambalaya est n°2 en 2006, Grand écran est également n°2 en 2009 et surtout come-back est n°1 en 2010) c'est fini pour les singles. Ceux qui veulent écouter du Mitchell doivent désormais passer à la caisse !

Quoi qu'il en soit, c'est un très grand bonhomme. Pour moi, côté carrière, l'égal de Johnny, qui lui aussi a eu ses passages à vides, n'a fait qu'un peu - dommage - de cinéma et n'a jamais animé d'émission de télé.
Se produire sur scène de 1961 à 2011, soit 51 années, peu peuvent se vanter de l'avoir fait, et même en cherchant dans les décennies passées, où la concurrence était beaucoup moins rude.

Dimanche prochain, moins de boulot pour moi avec quand même un grand Monsieur, qui a régné sur les années 60,  Jacques Monty.

Je vous embrasse.

15.09.2011

A dans 10 jours....

Depuis 2007 c'était devenu un rite, notre "tour de Bretagne" de mi-septembre.

L'an passé, notre déménagement-surprise avait fait que ce rite s'était interrompu.

Cette fois, nous y retournons, départ tout à l'heure direction Orléans, où nous ferons étape.

Puis demain soir nous serons auprès de notre fille, jusqu'au lundi matin, où nous nous séparerons. Elle filera plein est direction Dinard là où elle travaille et nous sud-ouest - puis ouest (il est des détours obligatoires à faire...) direction Quimper et Pont l'Abbé où nous retrouverons de vieilles connaissances.

Mardi après-midi, cap sur Lorient, où nous poserons nos valises trois jours, allant visiter les nombreux cousins.

Vendredi matin nous reprendrons la route, cette fois sans s'arrêter (en 2009 nous avions fait un arrêt à Vannes, j'en avais été malade) cap sud-ouest où nous pensons arriver à Guéret en fin d'après-midi.Je tiens à montrer à mon épouse la capitale de la Creuse où j'ai passé un week-end d'enfer en 2007.

Samedi matin, retour par Lons le Saunier, où nous nous arrêterons quelque temps avant de reprendre la route du Odou, route bien connue.

Image (9).jpg

Voilà, voilou, je pense qu'il fera beau - même en Bretagne - et je vous dis à dimanche 25.

Pour seulement 4 jours, puisque jeudi nous repartons pour Paris assister à la Nuit Blanche (pour ma part j'ai "fait " toutes les éditions depuis 2004, sauf l'an passé, même raison.

Je vous embrasse.

11.09.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Eddy MITCHELL - II

Baisse de forme (1968-1981)

Au début, ça va encore. Mais rien à voir avec 63/66. En mars 1968 sort pourtant Je n'aime que toi, 24 semaines de présence dans le hit, avec un podium à la clé fin juin.  Mais c'est l'arbre qui cache la forêt, car le disque suivant, où étais-tu, sorti en octobre, ne sera classé dans le hit que début 69. Soyons juste, entre-temps il a sorti Sunny, qui arrivera 12ème en novembre.

Pour 68 il est quand même 16ème du classement des interprètes.

Où étais-tu ne sera que 19ème en mars 1969.
Otis sort en mars, justement. Mais n'aura droit qu'à la 20ème place en mai.
Vieille fille ne dépassera pas la 21ème place en juin.
Miss Caroline n'atteindra pas la notoriété de la chanson originale, et n'obtiendra qu'une 21ème place en octobre.

Eddy Mitchell est encore 10ème en 1969, mais "par défaut". Aucune de ses chansns n'ayant été plus loin que la 19ème place. Mais il en a classé 4...

En 1970, il n'en classera qu'une seule, Arizona. 13ème en avril.
Son premier single, les vieux loups, ne sera pas classé. Une première pour le grand rocker.
Idem pour métro boulot dodo.

Début 1971 ne sera pas plus brillant : Pas de classement pour l'arc en ciel, ni pour Gwendolina.

Mais une oasis se profile dans ce désert, il s'agit de c'est facile, sorti en septembre. Au bout d'une ascension de ...17 semaines (!) il finit quatrième en février 72.

Malgré cette chanson, Eddy ne figurera pas dans le hit annuel des interprètes.

72 ne verra qu'un seul disque figurer dans le hit : en revenant vers toi, 12ème en mai.

Et là va commencer sa "vraie" traversée du désert. Aucun disque de classé dans le hit de SLC pendant près de 3 ans !!!

Donc, sont passés à la trappe je n'ai pas besoin de docteur (1972), soudain l'été et coup de foudre (1973), chaque matin il se lève (1974) pourtant une très belle chanson, Alice au pays des amours et la reprise de be-bop a lula (1974).

A ce moment beaucoup pensent qu'Eddy Mitchell est "mort".

Pour la période 1963/1974, Eddy garde quand même la place qui lui revient, à savoir la 7ème, 5ème chanteur derrière Johnny, Claude François, Richard Anthony et Adamo.

Et ensuite ?

Une longue, longue carrière.... jusqu'en septembre 2011 !!!

Mais d'abord de nouveau la gloire à partir de 1975 avec d'abord Bye bye Johnny be good, 5ème en février.
Puis C'est un rocker 11ème en mars, A crédit et à stéréo 15ème en avril, et je ne sais faire que l'amour 6ème en novembre.

76 sera également une bonne année avec je vais craquer bientôt, 18ème en janvier. Puis C'est OK 16ème en mai, pas de boogie-woogie 11ème en juillet. SLC a omis la fille du motel, pourtant un de ses standards !

Et de nouveau la dégringolade à partir de 1977. Doublé pourtant avec La voix d'Elvis / La dernière séance, en octobre. Cette dernière chanson sera déterminante pour le reste de sa carrière. En effet, il sera le seul à devenir chanteur-acteur-animateur de télé ! Mais ce n'est pas encore pour tout de suite...
Pour en revenir à 1977 le chanteur du dancing ne sera pas classé.

En 78, il va classer le camp du bonheur et il ne rentre pas ce soir.

En 79, tu peux préparer le café noir et trop c'est trop. Ne changeons rien reste dans les bacs.

Et tout d'un coup on va découvrir un autre Eddy Mitchell.

Côté chansons, en 1980 il va classer couleur menthe à l'eau, et commencer sa (véritable) carrière dans le cinéma dans Je vais craquer de François Leterrier.  Il apparaîtra aussi dans la comédie musicale Emilie Jolie.

Enfin le 19 janvier 1982, il va animer une émission-culte, la dernière séance, où il va se montrer parfaitement à l'aise et surtout cinéphile très averti.

Cette émission se poursuivra pendant... 16 ans, jusqu'en décembre 1998 !

Un nouvel Eddy est né, pour qui dorénavant la chanson ne sera qu'une de ses activités.

Rendez-vous la semaine prochaine pour en savoir plus....

je vous embrasse.

04.09.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Eddy MITCHELL - I

1961 - 1967 : LA GLOIRE DU ROCKER

LES CHAUSSETTES NOIRES (1961/1962)

Eddy Mitchell a commencé sa carrière en étant le chanteur/leader des chaussettes noires, groupe à l'époque "sponsorisé" par les chaussettes Stemm !

Je ne parlerai que peu de cette époque, ma "saga" étant consacrée à 1963/1974. Cependant il est impensable de zapper sur des chansons comme Daniela (1961), Volage (1961) Je reviendrai bientôt (1962) et surtout, et surtout ce que je considère comme "la chanson du siècle". J'en ferai du reste une note, mais cette chanson le twist du canotier enregistrée en juin 1962 avec Maurice Chevalier rassemblera quelques 5 générations ! D'abord celle qui a suivi le Grand Maurice depuis ses débuts (les années 20) jusqu'à celle qui découvre "Schmoll" aujourd'hui.

Pendant ces années héroïques, ce fut la grande bagarre entre les Chaussettes Noires et Les Chats sauvages, et surtout entre leurs leaders, Eddy Mitchell et Dick Rivers. Qui allait dégainer en premier en solo ?

Dick Rivers. Du moins d'après SLC. Dick Rivers apparaît pour la première fois dans le hit du 15 décembre 62 au 15 janvier 63, pour Eddy Mitchell il faudra attendre celui du 15 février au 15 mars 63.

Son premier disque solo, pourtant, était sorti en décembre 1962, avec mais reviens-moi comme locomotive.

Mais son premier "hit" sera je ne pense qu'à l'amour, disque sorti en février 1963.

Attention ! Certaines maisons de disques, comme Barclay, "testaient" la chanson auprès de SLC avant de lancer le disque. C'est ainsi que pas mal de chansons d'Eddy seront classées avant la sortie du disque.

Quand une fille me plaît, bombardé sur les radios (je m'en souviens), sorti en juin intègre instantanément le jeune hit de SLC, et arrivera 15ème en septembre 1963.

Mais celui d'après, je reviendrai, ne verra que l'antichambre.

En cette année 63, Eddy Mitchell sort ses disques à la chaîne. Quasiment toutes les 6 semaines.
Retenons que te voici sera 11ème en novembre et que ma maîtresse d'école, issues du même disque, sera 8ème en mars 64 !

Entre les deux, il sortira sentimentale en décembre qui sera 7ème en janvier 64 !

Bref, pour cette année 63 en solo, Eddy pointe à la 6ème place des interprètes français (4ème chanteur), juste devant son rival Dick Rivers qui est 7ème. Devant, bien sûr on trouve Johnny, Claude François et Richard Anthony.

1964.

Pas de chance sort en avril, et se classera 10ème en juin et juillet.
Simultanément, il sort un disque qui lui vaudra un doublé : Détective privé restera 18 semaines dans le hit, jusqu'au mois de septembre, avec une 13ème place en juillet, Repose Beethoven restera quand à lui 20 semaines jusqu'au mois d'octobre ! Et première entrée sur le podium début juillet.

C'est bien parti pour Eddy.
En juillet, il va frapper fort avec encore avec un autre doublé. Fauché restera 15 semaines dans le hit, jusqu'en février 65, avec une 4ème place en novembre.
Mais l'autre face, toujours un coin qui me rappelle, avec un séjour de 19 semaines dans le hit, décrochera enfin la première place fin janvier 1965. Ce sera la seule fois de toute sa carrière où il obtiendra un numéro un...

En radio était déjà passée la chanson everything's allright, qui avait été n°20 en novembre, mais le disque sortira en février 65.

Toujours la 6ème place pour "Schmoll" en 1964, 4ème chanteur derrière le même tiercé.

1965.

Ce sera "son" année, où il va approcher de très près le Grand Johnny, son copain d'enfance (ils se connaissent depuis les années 50)

Pour la première fois dans le hit de SLC, les 4 chansons du super 45 tours qui sortira au printemps vont être classées !
J'avais deux amis ne restera que deux mois, et sera 14ème en avril.
Tu ne peux pas (adaptation d'un tube des Animals qui sont à présent le 3ème groupe anglais derrière les Beatles et les Stones) restera 13 semaines, jusqu'à l'été, avec une 13ème place en juin.
J'ai perdu mon amour restera 12 semaines avec la 10ème place en avril.
Si tu n'étais pas mon frère se paiera le luxe de figurer 22 semaines dans les 25, même s'il ne passera pas la 6ème place en mai.

Le disque suivant est bien sûr attendu avec impatience.
Il sort en juin, et ne fera qu'un doublé.
Personne au monde ne sera que 23ème en juin (mais 3 autres chansons du disque précédent sont encore là dans le hit de ce mois !), la photo des jours heureux arrivera 11ème en septembre. Eddy aurait dû attendre avant de sortir ce disque.... Mais c'étaient les maisons de disques qui commandaient!

C'est un triplé qui va suivre avec le disque d'octobre (comme d'habitude, programmé dans l'émission avant sa sortie).
Je n'ai qu'un coeur sera 12ème en novembre. J'avoue, adaptation d'une des toutes premières chansons d'un crooner anglais nommé Tom Jones, sera elle aussi 11 ème, en octobre cette fois. Il se paiera aussi le luxe d'adapter "the" chanson du moment, Satisfaction des Rolling Stones, et débute très bien avec une 5ème place dès le premier mois, mais dégringolera après. Rien qu'un seul mot n'aura pas laissé de traces indélébiles chez les auditeurs...

Mais ce n'est pas fini ! Son meilleur disque - selon moi - il va le sortir en décembre.

Un beau doublé, qui aurait pu mériter un triplé tant la chanson serrer les dents est magnifique.
Tout aussi magnifique (un des rares disques que je m'achèterai neuf en ayant économisé sou par sou) la chanson Et tu pleureras n'aura que la 11ème place en février 66.
La locomotive s'intitule et s'il n'en reste qu'un, qui va rester 12 semaines dans les 10 premiers, mais ne réussissant pas à obtenir la première place, détenue par Adamo. Il sera 2ème en février. Pas mal...

65 sera la meilleure année d'Eddy Mitchell, avec 11 chansons dans le hit, à égalité avec Johnny, qui lui en revanche a eu 2 numéros un. Dauphin de Johnny, c'est quand même pas mal.

1966.

Sorti en mars, le disque suivant fera un doublé. De la musique sera n°15 en avril, Fortissimo 8ème en mai. Les Filles d'Irlande auraient mérité de figurer dans le hit...

Il se moque de la notion de "tube de l'été", et en plein juillet il sort un slow....
8 mois auparant il avait brocardé les slows (Certains veulent s'asseoir auprès de leur âme / Dans l'espoir d'y trouver un barbu sans barbe / Qui leur dise mes amis à Capri c'est fini )
S'il n'en restait qu'un pour chanter le rock et non pas "de la guimauve", ce serait lui ; bonjour la métamorphose. Pour ne pas dire le retournement de veste. Bah, ne boudons pas notre plaisir, Eddy est aussi bon dans ce registre qu'en tant que rocker.
J'ai oublié de l'oublier est une chanson magnifique. Qui méritait mieux qu'une 16ème place.

En novembre encore un doublé. Société anonyme, qui n'a pas pris une ride depuis 45 ans, sera 23ème.
Seul 9ème.

Baisse de forme pour Eddy, qui dévisse vers la 12ème place des interprètes français.

Dernière année de gloire pour Eddy avant sa première traversée du désert, 1967 lui sourira mieux.

Sorti en mars, je ne me retournerai pas sera 10ème en avril.

Doublé pour le disque qui sort en août. Tout de suite chacun pour soi s'impose comme la locomotive et arrive 19ème.
Mais la face B met un peu plus de temps à se faire connaître. Cette chanson sera l'un des plus beaux slows de la décennie. Alice (c'est son nom) va rester 14 semaines dans le hit, avec un podium à la clé en septembre.

En décembre, re-doublé avec toi sans moi, 10 semaines de présence mais seulement une 18ème place en février 68, et le début de la fin, 12ème dès sa sortie.

Pour cette année 67, Eddy Mitchell va se retrouver quand même à la 9ème place des chanteurs français.

A la semaine prochaine pour la partie II : Sa traversée - relative - du désert jusqu'en 1980.

Je vous embrasse.

28.08.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Jean-François MICHAEL

C'est sous son vrai nom, Yves Roze, que Jean-François Michael commence à enregistrer des disques.

Mais hélas, ces chansons, sorties entre 1965 et 1967 n'auront pas de succès, tant à la radio que dans le hit de SLC. Citons-les pour mémoire : Pleurer pour une fille (1965), Sylvie, Notre amour et c'est tout, plus fort que le vent (1967). Si vous possédez ces disques, sachez qu'ils valent au bas mot 80 euros....

Deux ans plus tard, il change de pseudonyme et devient Jean-François Michaël.
Il a le tort d'enregistrer son premier disque sous ce nom fin juillet. Le temps qu'il se fasse connaître, il n'apparaît au hit qu'en octobre à la 10ème place, et arrive rapidement numéro 1 début novembre.
S'il avait enregistré ne serait-ce que deux ou trois mois avant, Adieu jolie candy, ce slow si langoureux aurait été à coup sûr le tube de l'été....

Il enregistre la vie continue en novembre, qui fera moins bien. Après une montée assez lente, elle arrive à la 7ème place en mars 1970.

Pour cette année 1969, il pointe à la 20ème place au classement des interprètes.

1970.

Du fond du coeur sort en mars, mais n'ira pas plus loin que la 8ème place en mai.

A l'été sort Adios querida luna, que SLC appellera sur le magazine Adios querida Linda ! Et par deux fois, en septembre et en octobre où il arrive à la 15ème place.

Sur l'année, il garde sa 20ème place.

1971.

Ma chanson préférée de lui, je pense à toi, sort en décembre. Après une montée prometteuse, il arrive numéro 2 en avril. Alors qu'il venait, le mois d'avant, de lancer un nouveau disque ! Il aurait pu avoir un second numéro 1....

Donc, je veux vivre auprès de toi arrivera 22ème en avril - je pense à toi étant 2ème -  et elle aussi montera lentement pour obtenir la 4ème place en juin.

Il sort en novembre un an déjà, dont je pourrai, sur mon nouvel électrophone, admirer la stéréo !!!
Il n'arrivera que 14ème.

Mais sur l'année 71, avec trois titres classés il obtiendra la 7ème place parmi les interprètes.

72 sera une année blanche, malgré Pourquoi faire ? et surtout Ladybelle dont Frédéric François se souviendra très bien pour créer Quand vient le soir on se retrouve.... Ecoutez les deux chansons, vous verrez !

73 sera mieux avec en janvier Chouans en avant, extrait de la comédie musicale la Révolution Française, qui ne sera pas classée (la chanson, pas la Révolution...) et en mars comme elle qui n'obtiendra qu'une 13ème place.

Voilà pour Salut les Copains.

Citons quand même, pour 1974 si l'amour existe encore, dont je n'ai jamais compris l'absence dans le hit de SLC ! C'est un de ses tubes.... Il est vraiment temps que je finisse cette saga, car je m'aperçois de plus en plus que le hit de SLC avait merdoyé sensiblement après la disparition, en 1968, de l'émission.

Sur la période 1963/1974, qui couvre assez bien sa carrière, il est 37ème.

Et ensuite ?

Pas terrible. Pas de classement pour :

1975 : sans amour après l'amour.

1976 : baby blue i love you et une de ses plus belles chansons fais un mariage d'amour.

1977 : ne me regarde pas comme ça.

1978 : rien.

1979 : sentiments.

1980 : reprise de comme j'ai toujours envie d'aimer.

1981 : elle et moi.

1982 : l'amour.

1983 : Pars pas

1984 : Rappelle-toi Candy.

1988 : reprise de Je pense à toi.

En 2000 Jean-François crée un spectacle hors du commun : Le J.F.M. BAND, retraçant les tubes des années 1968 à 2000 avec sa compagne Cécilia.

En 2003 il s’interesse au marché chinois. On lui demande de réaliser un album pour une des plus grande danseuses contemporaines JIN-XING qui se produira dans le cadre des années France-Chine au Casino de Paris du 13 au 18 janvier 2004, il profite de la venue de Jin Xing à Paris pour enregistrer un duo Lily Shanghai avec Alain Chamfort qui sortira fin d’année.
Il enregistre un nouvel album pour Sony Music, dans lequel se mélangent anciens succés, nouveaux titres et reprises. Cela lui redonne envie de réapparaitre vraiment !

En 2004 c'est le grand retour sur la scène de Olympia pour "La Rose d'Or " Il reprend alors la route, en France et en Belgique pour une série de concerts et se consacre à la préparation d'un DVD live .

il prépare un projet discographique sur les femmes en collaboration avec Jean Claude Vandamme Il tourne un dvd live de tous ses succès , et reprends la route pour une longue tournée qui l’emmennera de l’ile de la réunion a l’ile Maurice.

Mais en 2008, il rejoindra la tournée-hospice Age tendre.

La semaine prochaine, gros morceau en plusieurs parties : Eddy Mitchell

Je vous embrasse.

16.08.2011

Facebook : les + et les -

Jusqu'à présent, mes notes n'ont pas été tendres avec Facebook.

Elles ont eu un certain succès. plus de 400 lectures pour "i love your attitude", 250 pour leur jeu de belote.

Mais je voudrais quand même rétablir l'équilibre. Je maintiens que Facebook est un gigantesque fichier où les gens ont le tort de se présenter avec leur véritable identité. Pour l'internaute que je suis, ayant connu l'époque des forums de Psychologies où obtenir une simple adresse e-mail (qu'on pouvait se fabriquer en quelques minutes) tenait du prodige, je reste baba devant cela.

Je maintiens également que, pour ceux qui n'ont pas le recul suffisant, Facebook est une grande machine à fric. J'ai dépensé 3 euros 87 pour jouer à "we love music", j'ai failli débourser 10 euros pour jouer à la belote... Et je vais sur mes 61 ans, je ne suis pas un jeune perdreau de l'année !

Mais en revanche, si l'outil est très condamnable, ceux qui s'en servent (nous tous, les Humains) sont en revanche dans leur immense majorité, très généreux.

Ainsi, lors de l'hospitalisation de mon épouse, qui fut dure pour elle, et un vrai marathon pour moi, j'ai vu alors se tresser là-bas une véritable chaîne d'amitié et de soutien.

Et des soutiens inattendus. Bien sûr de mes amis (ce qui m'a permis de voir qui étaient vraiment mes amis...) mais aussi Caroline Moireaux, cette jeune femme qui est en train de faire le tour du monde à pied (en dix ans) et qui a trouvé le moyen de m'adresser des messages de soutien.

Et Gérard Palaprat, une de mes Idoles avec un grand I, qui s'y met lui aussi...

Je pense, sans doute, que beaucoup de gens que l'on croit inaccessibles auraient pu le faire.

Certes tout n'est pas rose non plus. Ainsi je pense au chanteur Jean-Paul Césari, que j'ai, avec les faibles moyens que j'avais à l'époque (1983), essayé de faire connaître au grand public. C'était alors moi le "faiseur de vedettes". Enfin j'essayais.
Dans les hit-parades que j'élaborais, je le plaçais à chaque fois à la première place, alors que bien entendu, il ne la "méritait" pas, même s'il avait un talent énorme.

Mais Jean-Paul Césari a refusé de me mettre dans la liste de ses "amis"...

Ainsi va la vie, et pour un Césari, il y a des Palaprat, des Moineaux, des tas de gens qui savent ce qu'est la générosité.

Donc merci à Fb de m'avoir fait connaître ceux-ci.

Je vous embrasse

08.08.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Herbert LEONARD

Herbert Léonard est né le 25 février 1947.

Premier disque, en 1967, et déjà dans "l'antichambre" ! Il rate de peu le top avec une 26ème place en août avec si je ne t'aimais qu'un peu. La face B est beaucoup passée en radio : il serait doux d'être aimé par vous.

Le disque suivant, sorti en septembre, entre lui dans le top. Il avait choisi d'adapter une chanson anglaise très populaire, somebody to love, qui est devenu pour un peu d'amour. 11ème en décembre.

1968. Toujours à l'affût des cartons anglais, il adapte cette fois herman's hermits avec quelque chose tient mon coeur, en janvier. Gros tube à la clé avec pas moins de 6 mois de présence dans le hit, jusqu'à la fin de l'été, avec une probable troisième place fin mai.

Mais ce n'est pas fini. Le disque suivant est bien français, celui-là. Pour être sincère sort justement en mai, et se retrouve 4ème en août. 2 chansons dans les 15 premiers du top du 15 juillet !

Et ce n'est toujours pas fini... les yeux de la nuit se classeront 17èmes.

Il neigeait sur le Danube bleu, sorti en septembre, ne sera pas classé.

Pour cette année 1968, Herbert Léonard est le nouvel arrivant du top des interprètes, où il figure désormais à la 12ème place. Mais ce sera la seule année où Herbert figurera dans ce classement SLC.

Sorti l'année d'avant, mais comptant pour 1969, oui dans ma vie se classera 9ème.

Une de mes chansons préférées à l'époque (j'achèterai le disque) sortira à l'été 69 : où est la fête suzie ? Mais ne sera pas classée. Avec la face B, il participe lui aussi à la vogue "Hair".

Le printemps ne viendra pas, sorti en décembre, obtiendra tout juste une 21ème place.

Les seventies.
Pauvres pour Herbert Léonard qui va accomplir une terrible traversée du désert.

Pour 1970, seule Corrina sera classée, tout juste (24ème) en novembre.

Pour 1971, du blé du jonc des radis semblera être un come-back d'Herbert, puisque classé 4 mois, entre novembre 71 et février 72, 15ème pour ce mois.

Terminé pour la première partie....

Pour ce qui est des années 63/74, il se classe...35ème !

Et ensuite ?

Ensuite, après une longue traversée du désert, Herbert Léonard fera un retour incroyable.

Mais ses disques des années 70 ne se vendent pas. Comme Notre histoire et mon amour d'hier (1971), puisque je t'aime ma vie recommence, si on te laisse, une fille en mon coeur et je cherche un visage (1972).

Trois ans d'interruption pour le retrouver en 1975 avec Sky mon vieux cheval, en 1976 mon fils et j'appelle, en 1977 je suis Dieu dans mon Eglise.
Il n'échappera pas aux réenregistrements de ses vieux tubes pendant la mode rétro de 78/79, en vain.

On croit Herbert Léonard mort et enterré au début des années 80.

Mais en mars 81, il fait appel à un auteur assez spécial.
Il a animé le hit parade de RMC.
Il est - actuellement - animateur de l'émission la plus célèbre du petit écran.
Je suis, je suis.... Julien Lepers !!!
Lepers qui avec deux autres auteurs compositeurs lui écrira pour le plaisir. Sortie en mars donc, cette chanson arrive 2ème en mai, et décroche enfin la première place en juin !

C'est un disque que ma foi, j'ai dû écouter environ 500 fois ! Non, pas pour le plaisir ! L'autre face...

Herbert est remis en scène. Les années 80 seront ses meilleures.

L'année suivante - désolé M. Lesueur - il est dans le peloton de tête dans à peu près toutes les radios avec ça donne envie d'aimer.

Drame de ma vie (d'animateur): Alors que sort ça pleure pas un homme, fin 82, son agent vient voir la petite radio où j'officie comme "interwiever de vedettes" (entre autres) et nous promet sa participation. Hélas, il ne viendra pas..

Premier duo en 1983 avec Julie Pietri (amoureux fous). Encore numéro 1, en octobre.
1984, des raisons d'espérer, toujours avec des paroles de Julien Lepers.

1984, second duo, cette fois avec avec Nathalie Lhermitte, Tendrement.

Puis la bande originale du Dallas Français, Châteauvallon : Puissance et gloire. 6ème du top 50 français le 10 mai 1985.

Après une nouvelle éclipse de deux ans, Léonard trouve un filon : la chanson érotique suggestive.

Quand tu m'aimes est ainsi n°2 derrière la jeune Vanessa Paradis le 12 octobre 1987.
Pour celles qui ne connaissent pas, morceaux choisis :
Je n'ai qu'un pays / Celui de ton corps / Je n'ai qu'un peché / Ton triangle d'or
(...)
Et soudain tu trouves / La caresse ultime / Qui arrache en moi / Un cri de victoire...

Le disque suivant, sur des musiques érotiques est du même tonneau. 16ème seulement le 24 janvier 1988.

Qu'importe, il continue ! 8ème le 21 août 1988 avec tu ne pourras plus jamais m'oublier.

9ème le 28 novembre de la même année avec laissez-nous rêver.

En 1989 12 ème place le 7 juillet pour Jaloux de vous.

En 1990 11ème place le 2 septembre pour finir la nuit ensemble.

Il frôle la correctionnelle le 20 janvier 1991, arrivant de peu (24ème) dans le top avec entre tes mains.

En 1992 il est 15ème le 19 janvier avec Parlons d'amour.

Parenthèse de 3 ans, puis il sort un album-canon (que je possède) d'où est extraite je serais fou de l'oublier, qui arrive à la 6ème place le 30 juin 1995.

Plus rien pendant 4 ans ensuite, en 1999 il adapte ils s'aiment, qui ne sera que dans l'antichambre.

4 ans se passent de nouveau, et on le retrouve en 2003 avec Julie Pietri - comme 20 ans auparavant - mais cette fois, pas de numéro 1 à la clé, ça ne marche pas pour Orient-Express, toujours dans la fameuse antichambre.

Et malheureusement, il rejoint en 2010 l'hospice à chanteurs, la tournée Age tendre et tête de bois, qui signifie qu'il se tourne désormais vers le passé.
Illustre passé, car Herbert Léonard est un des 13 interprètes français à avoir couvert 5 décennies.

A la semaine prochaine pour le plus grand groupe des années 70, Martin Circus.

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Pour en revenir à "autre chose", tout va bien pour mon épouse, qui devrait arriver à Pontarlier demain.
Je vous embrasse.

15.07.2011

Des nouvelles de Bob

Bob, mon chat, avait, rappelez-vous, était déclaré diabétique en janvier dernier, avec un taux de sucre de 3.6 g dans le sang.
Nous refusant à le faire encore plus souffrir, c'est à dire le piquer tous les jours avec insuline et tout le tralala, nous avons alors adopté le régime croquettes anti-diabétiques. Il lui fallait 80 g de ces croquettes par jour.
Or il en bouffait 130, voire 150.
C'est alors que j'ai eu l'idée (foireuse) de mélanger à ses 80g le restant de croquettes ordinaires. Là, il pouvait manger à sa faim.

Mais le résultat, niveau sanguin, fut catastrophique. Il avait 3.94 g, soit près de 10% de plus...

Là nous avions 2 solutions : soit continuer le régime mixte, sachant alors que tôt ou tard il s'affaiblirait et on devrait l'euthanasier (solution préconisée par mon épouse - combien de fois ai-je trouvé des paquets de Friskies dans notre caddie d'hypermarché !).

Le prétexte était d'une part financier, sachant qu'un paquet de 3kg750 coûtait 38 euros chez le veto et ne lui durait qu'un mois, le "budget Bob" était donc de 38 + 9 (sa mutuelle en cas d'opération) x 12 + 4 analyses trimestrielles à 35 euros, soit 700 euros par an, ou 58 euros par mois.

Et d'autre part, étant diabétique, pas une pension ne l'accepterait. Bien sûr, comme me l'avait conseillé une amie, on n'était pas obligé de dire qu'il était diabétique (en fait si, je me suis renseigné depuis, le carnet de santé est obligatoire) mais cela signifiait qu'il n'aurait plus de traitement adapté.
Et donc, Bob, alors que nous vivons les meilleurs années de notre retraite (les premières, celles où la santé est encore bonne) était un boulet si nous voulions partir quelque part.

Soit de lui donner une dernière chance : De nouveau exclusivement les croquettes anti-diabétiques, mais cette fois en achetant ces produits sur Internet et en se mainenant aux 80 g journalières.
De 38 euros, le prix descend à 29.

J'ai assez dénoncé des entreprises dans mon blog, pour ne pas féliciter celles qui le méritent.
Le site est Médicalanimal, un site britannique, pays connu pour son amour des chiens et chats.

Ce que nous avons fait .
Donc, durant ces trois derniers mois, en ne lui donnant que 80 g par jour, nous n'avons déboursé que l'achat de deux paquets, et le "budget Bob" est passé à 38 euros par mois. Soit 1 euro et quelque par jour.

Analyse faite avant-hier, réponse venue ce matin : son sucre a baissé ! Oh, pas de façon extraordinaire, mais de près de 10%. Ce qui signifierait qu'il serait sur la voie de la guérison.

Bob est donc temporairement sauvé, et ceux qui, en janvier, disaient "qu'il ne verrait pas l'été" restent cois.
L'essentiel est qu'il voie le milieu du mois d'août, car notre fille doit passer nous faire un petit coucou, et cela fait à présent un an et demie qu'elle ne l'a pas vu.

Voilà, j'espère que cette note fera plaisir à tous les amoureux des chats !

Je vous embrasse.

bob 18 janvier 2010.jpg

 

02.07.2011

2 challenges pour moi ce samedi

D'abord côté médocs. On change de mois, et je diminue ma dose de A (Atarax) d'encore 25%.
Par rapport à mars, j'ai diminué ce médicament de 63% !
La nuit s'est relativement bien passée...

Deuxième challenge cet après-midi.
Un vide-grenier. A 28 km. Mais pas n'importe où....

Je ne vais pas vous envoyer vers une note, mais la recopier. Cette note a un an :

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1970. Mes parents avaient décidé cet été-là de passer le mois d'Août dans le Haut-Doubs.

Je ne connaissais personne dans le Haut-Doubs, et j'étais prêt à parier à 100 contre un que j'allais m'ennuyer ferme dans ce coin de France, pourtant très joli, à un jet de pierre de la Suisse.

Je venais d'avoir mon bac, et mon père pour me récompenser m'avait payé... un vélosolex d'occasion!  Pas le truc noir que tout le monde a en tête, non, quand même, mais un solex "de compétition" avec freins à disques et arbre à cardan.
Mais d'occasion quand même.

Je ne m'étais pas trompé, malgré le solex, malgré la Suisse toute proche, les deux premières semaines furent pour moi très très mornes. Pour la première fois de ma vie, je n'attendais qu'une chose, le retour à Paris, la rentrée universitaire où j'allais côtoyer un monde nouveau - et mixte surtout ! - après les grises années lycéennes Louis-Le-Grandesques.

Pourtant le petit village était sympa, tout en longueur au milieu des "juralpages" (les alpages jurassiens !) vraiment parfait pour se reposer d'une année trépidante, mais à 19 ans, soyons justes, même en 1970 on a d'autres horizons...

Tout bascula le 16 août. Ce jour-là c'était la fête au village, et je fis la connaissance d'une jeune fille, Brigitte. Elle était un peu plus jeune que moi, et on se plut tout de suite.

Ce fut sur la chanson "Gloria" que l'un et l'autre échangeâmes notre premier baiser... Sensation si étrange sur le moment qui vous laisse ensuite avec une envie irrésistible de recommencer !

Aux 15 premiers jours de mortel ennui succèdérent alors 15 jours de rêve. Elle travaillait dans une épicerie pour se faire un peu d'argent de poche, mais tous les soirs nous nous donnions rendez-vous sur un banc près de chez elle, et là nous faisions de beaux projets d'avenir.
Lors d'une autre fête du village, les jeunes nous élirent carrément "le couple de l'année" tant nous étions mignons ! Oui, mignons, mais O combien naïfs...

Arriva ce foutu mois de septembre, celui qui brise les unions, et comme tant d'autres nous dûmes nous séparer, se promettant  - comme tout le monde - de nous revoir le plus tôt possible. Un mois après, très exactement, quand elle reviendrait de son mois de vacances avec ses parents, en Vendée.

Je ne rentrais en fac que le 25 octobre, j'avais le temps. Les hôteliers du village, émus par notre petit couple, m'offraient même la pension complète gratuite si je revenais ! Mais restait le billet de train.

Et là, mon père fut intraitable. Pas question de débourser le moindre centime pour aller revoir "cette petite paysanne"... Et puisque j'étais en âge de "courir les filles", je devais me donner les moyens de le faire !

Coincé j'étais. C'est alors que j'entendis une annonce à la radio. On recherchait des vendangeurs dans le Bordelais.
Pourquoi pas ? C'est vrai que j'étais aussi doué pour ce genre de choses que Laurent Roumejko en météorogie, et surtout je n'étais pas du tout mais alors pas du tout "physique". Mais quand même j'étais prêt à tout pour rejoindre ma petite fiancée.
Et je me lançai alors dans la grande aventure !

Ce coup-là, mon père était d'accord pour me payer le billet de train (pourtant bien plus cher !)...Rien que pour avoir le plaisir de me revoir revenir la queue basse le surlendemain.

Ma mère, elle, était angoissée en me voyant partir, et moi je n'en menais pas large non plus.

On m'en avait parlé, des vendanges, du fameux mal de dos qui élimine 80% des candidats les 3 premiers jours, des conditions plutôt éprouvantes.


Non seulement cela se révéla exact, mais le temps exceptionnellement caniculaire de cette fin septembre 1970 n'arrangea pas les choses. Gelée blanche le matin, avec parfois un brouillard à couper au couteau,  33 degrés à l'ombre l'après-midi... De toutes façons il n' y avait pas d'ombre !

Pour se désaltérer entre deux rangs de vigne, pas d'eau, seulement...du vin ! Du Graves quand même, mais du vin. Moi qui n'avais jamais bu autre chose que de l'eau...
Lever à 5 heures,  coucher à 23, dans des baraquements qui n'avaient rien du trois étoiles.

Je tins miraculeusement le premier jour. Mon sécateur à la main, je regardais le bout du rang de vigne, et je voyais Brigitte qui m'y attendait...

Le second jour ce fut encore pire, j'étais à deux doigts d'abandonner mais je savais pourquoi j'étais là, je ne devais pas flancher.

Le troisième jour je reçus une lettre de Brigitte, qui me disait entre autres " je t'aime tu sais, bien plus que tu ne peux le croire"...

Y avait-il un rapport ou pas ? Je pense que oui si j'en juge de mes exploits au sprint.
Le 4 ème jour mon mal de dos avait disparu, et à partir de là je me mis à foncer comme un malade ! On me surnommait "la formule 1 du rang de vigne" (rien à voir avec les hôtels, qui n'existaient pas encore !), à tel point que je devins le chouchou des patrons, content d'avoir un "employé" si zélé, à 15 francs (l'équivalent de 15 euros actuels) par jour... En plus, je faisais le clown tous les soirs, avec quelques imitations. Notamment celle du fils de la maison !

Comme je leur avais dit d'entrée, je ne restai pas jusqu'au dernier jour, la fameuse "gerbebaude"...
Je partis le 7 au soir, afin de retrouver ma Brigitte pour sa fête, le lendemain.
Toute la troupe au complet m'accompagna à la gare de Libourne pour prendre le train de nuit, je m'étais fait beaucoup d'amis pendant ces trois semaines, et certains le sont restés très longtemps.

1200 km de train plus tard, j'étais de retour dans le petit vilage, le coeur battant.

Mais elle n'était pas là. Ses parents l'avaient mise en pension, voyant d'un très mauvais oeil cette relation avec un "parisien"... Grâce à la fille de mes hôteliers, je parvins à la voir ...quelques minutes à travers une grille de son lycée. Elle pleurait, moi aussi.

Néanmoins je n'abandonnai pas. C'est De Gaulle qui vint à mon secours !
Plus exactement sa mort, ce qui occasionna un jour de deuil national. Si bien que j'avais un week-end de trois jours.  Ce qu'il fallait à mes voisins horticulteurs pour aller chercher des chardons. Et où ça donc ?  Oui, dans le Haut-Doubs.

Je sautai sur l'occasion pour leur demander s'il y aurait une place pour moi, la réponse fut oui, à condition que ça ne me dérange pas d'être serré et de voyager à bord d'une voiture d'avant-guerre !
Bien entendu je n'avais pas prévenu Brigitte. Je voulais lui faire la surprise. D'autant, m'avait-elle dit, qu'elle serait parée de ses plus beaux atours car elle était de mariage.
La Châtelaine Peugeot de 1938 roulait à fond, en ce samedi 14 novembre, sur l'autoroute en direction de ma bien-aimée. A fond, c'est à dire entre 65 et 70 km/h !!
Pouilly en Auxois, sortie pour Dijon, puis Dole, Salins, Levier et enfin Pontarlier. Ils me firent une fleur, celle de me déposer 10 km plus loin, dans le village de Brigitte où j'arrivai en pleine nuit.

Ses copains (copains version années 60/70 donc de "vrais" copains) étaient surpris de me voir là, et admiratifs que j'aie accompli un tel exploit. Là-bas, tout était blanc, et le village en était tranformé...
Rien à voir avec l'été.

Le lendemain, alors que les cloches sonnaient, d'un pas hésitant je me dirigeai vers le cortège, dans lequel je vis ma Brigitte avec une belle robe et des fleurs dans les cheveux. Elle manqua de défaillir quand elle me vit, et me fit signe qu'on se verrait après.
Les minutes étaient longues, et quand enfin le cortège fut terminé, c'est non pas Brigitte que je vis, mais sa soeur.
Qui me dit "va-t'en, ma soeur ne veut pas te voir".

Le coeur arraché, je m'en allai vers ma pension où les hôteliers faisaient ce qu'ils pouvaient pour me consoler.
Le lendemain, départ pour Paris, et durant le trajet, je n'avais qu'une obsession : qu'une voiture venant d'en face nous percute...
A Noël je lui envoyai une lettre, et par retour du courrier elle confirma qu'elle ne voulait plus me voir, en disant : "je ne veux pas m'engager à quinze ans."

Les années passèrent, 2 très exactement. Et en ce mois d'octobre 1972 j'étais avec une jeune fille, qui allait devenir ma femme. La première. Brigitte vint sur le tapis, et elle me demanda comment ça s'était passé.
Je lui racontai tout d'un bout à l'autre, et comme ma fiancée était très romantique, elle était très émue de mon récit.
Mais elle était également méfiante, et, carrément, écrivit à Brigitte pour lui demander des explications. Lui précisant qu'on allait se marier et qu'elle voulait savoir si je racontai ou non des bobards.

Brigitte lui répondit dans la semaine, disant que ses parents lui avaient bourré le mou, et qu'ils l'avaient persuadée que j'étais venu... pour l'espionner ! Qu'elle regrettait, et qu'elle avait de la chance d'être tombée sur quelqu'un d'aussi romantique que moi. Se taper les vendanges uniquement pour revoir une jeune fille, on devait être peu dans ce cas...

Le temps passa encore, chacun fit sa vie. Elle se maria, moi aussi. Et, pendant 30 ans, j'évitai soigneusement ce petit village.
Ca me faisait mal. Les rares fois que j'avais à le traverser (il est situé sur une route internationale) c'était une véritable épreuve. S'ils avaient mis un radar, j'aurais eu mon permis de retiré depuis longtemps....

En 2002 j'étais très mal. Très très mal, et je sentais au fond de moi que j'avais atteint la fin de "mon voyage". Et je décidai alors de passer 8 jours là-bas. Juste avant de tirer ma révérence.
Ma femme et ma fille étaient contentes que j'accepte enfin de faire ce deuil. Sans trop savoir pourquoi.

Pendant cette semaine, malgré un soleil radieux, je n'étais pas très bien, j'avais une drôle de sensation...Toujours cette satanée hyperintuition !

Et le dernier jour, le vendredi, sur l'insistance de "mes nanas" (qui certainement voulaient en finir avec cette histoire), je me décidai quand même à me rendre chez elle.
J'y trouvai alors une dame, qui me déclara être sa belle-soeur. A l'évocation de Brigitte, je vis son visage se fermer.

"Vous la connaissez" ?

Je répondis que j'avais été son premier amour.
Et là je vis son visage presque s'illuminer l'espace d'un instant puis, m'avoua alors que Brigitte avait depuis longtemps quitté le village.

Qu'elle avait habité la Vendée, à quelques deux heures de voiture de chez moi à l'époque.

Et elle m'apprit aussi... qu'elle était morte du cancer deux ans auparavant.

J'y passerai plein de fois, dans le petit cimetière de Saint Avaugourd des Landes, pour fleurir celle qui fut mon premier véritable amour. J'y ai déposé une plaque :"à mon amie". Cela par rapport à son mari et ses enfants, dont j'apprendrai plus tard qu'elle leur parlait de temps en temps de moi...

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Plus de 8 mois que j'habite la région. Ce village est pourtant un des axes obligés pour nous rendre dans la ville Suisse la plus proche (Yverdon). Mais la plupart du temps, je contourne, quitte à me faire 20 km de plus.
Il m'arrive de temps à autre de le traverser, mais à la vitesse limite. Je ne m'y suis plus jamais arrêté depuis février 2003.

Et là c'est le vide-grenier.
C'est à dire au minimum 1 heure dans le village. Où certainement je reverrai des "copains" d'il y a 41 ans, mais on ne se reconnaîtra pas. En revanche je reverrai "sa" maison, la petite fontaine avec le banc à côté, sur lequel nous nous asseyions pour parler avenir, c'est à dire mariage.

Une amie de Facebook m'a écrit hier : profite du temps que tu te donnes pour savoir QUI tu es. Pas Ce que tu es.
Je pense que cette petite épreuve va m'y aider.

Je vous embrasse

05.06.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY VIII

Les années 2000

2000

Encore un extrait de l'album sang pour sang pour débuter l'année 2000. Sorti en février, partie de cartes va se classer 5ème le 9 avril.

Avant-dernier extrait, Pardon, qui sort en avril, entre directement 6ème le 4 juin, avant de - comme d'habitude - descendre tout doucement...

Puis ce sera la série de ses anciens succès convertis en CD singles.

Quand revient la nuit se classera 9ème, ce même 4 juin.
Que je t'aime ne sera que 10ème.
Les mauvais garçons 11ème.
Da dou ron ron 13ème.
O Carole 14ème.
Viens danser le twist 15ème.
Douce violence 16ème.
Serre la main d'un fou 17ème.
Excuse-moi partenaire 18ème.
Noir c'est noir 19ème.

La séquence nostalgie n'aura pas marché...
En revanche le dernier extrait de son album, quelques cris, sorti en août, entrera 6ème le 1er octobre.

Pas terrible, cette année 2000...

2001

Deux singles seulement.
Dont une reprise et un duo.

Pauvres diables arrivera 7ème le 9 avril.
Duo, donc, avec la jeune Clémence, on a tous besoin d'amour, qui montera sur le podium le 2 décembre. Les places sont chères, derrière L5 et Garou/Céline Dion...

2002

Sa meilleure année depuis longtemps.
Sa chanson de coupe du monde, tous ensemble, sera cette fois numéro 1 sept semaines, du 29 avril au 6 juin. Pas mal...

Mais sa chanson de la décennie, celle qui marque encore - 9 ans après - tous les esprits, c'est en octobre qu'il la sortira. Numéro un pendant 10 semaines, d'abord du 27 octobre jusqu'au 24 novembre. Séquence interrompue par les What for les 1er et 8 décembre, puis retour à la première place du 15 décembre au 12 janvier !!! Il s'agit bien sûr de Marie.
Qui restera longtemps dans le top, encore classée 4ème fin janvier !

2003

Entrée directement 3ème le 2 février (tandis que Marie est encore 8ème), ne reviens pas est pour moi un cas particulier.
C'est cette chanson qui, lancinante, va venir apporter sa pierre à ma TS de ce mois-là. Ecoutez les paroles, c'est Nathalie qui parle :

Je crois que tu dois réfléchir / Je crois que tu me dois bien ça
Tes regrets ne vont pas suffire / Tes caresses ne suffiront pas
Si tu es prêt à revenir / Peut-être que moi je ne le suis pas

Alors à toi de réfléchir / A toi de savoir, oui où tu vas
Tu sais que j'aime te voir sourire / Mais je ne recommencerai pas
Simplement pour te faire plaisir / Les adieux ne m'intéressent pas

Si c'est pour me proposer pire / Ne reviens pas
Si tu n'as rien d'autre à me dire / Ne reviens pas

Ne prends pas cet air de martyr /J'aimerais pouvoir t'ouvrir les bras
Mais je ne tiens pas à finir /Complètement folle à cause de toi
Si tu n'arrives pas à choisir / Non, ne reviens pas
Reste où tu es, fais-moi plaisir / Fais-le pour nous, ne reviens pas

J'avais pourtant choisi. J'étais même venu dans sa ville pour le lui dire.
Mais elle n'y croyait plus, et m'avait fait faux bond...

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Bon, on revient à Johnny.

Une 5ème place pour l'instinct le 9 juin.
Disque suivant après la canicule, une deuxième place le 26 octobre pour je n'ai jamais pleuré.

2004

Un seul disque ! Avec Isabelle Boulay, alors très en vogue : Tout au bout de nos peines.
Numéro 2 le 12 décembre, derrière un autre duo : Garou et Michel Sardou !

2005

Deux chansons, deux numéros un.

Ma religion dans son regard, entrée directement le 23 octobre à la première place. Qu'il gardera jusqu'au 6 novembre.

Moins d'un mois après, le 4 décembre, il arrive 4ème avec mon plus beau Noël. Il est premier le 18 décembre, et le restera la semaine d'après.  Dégommé par.... la chanson qui l'avait dégommé un an plus tôt, la rivière de notre enfance de Sardou et Garou, chanson qui sera restée près de 60 semaines dans les 10 premières.... On en reparlera dans la page "Sardou".

2006

Association cette fois avec Doc Gyneco (ils sont du même bord politique lol) pour le temps passe, qui sera numéro 2 (*) derrière Diam's le 18 mars.

La paix arrivera n°8 le 9 juin mais après être sortie du hit assez rapidement, y reviendra pour une 23ème place le 8 septembre !

Le 22 septembre, deux "poids-lourds" arrivent directement aux deux premières places. Johnny d'abord, avec la loi du silence, et Faf Larage avec pas le temps. Johnny n'aura... pas le temps de savourer sa première place, Faf Larage lui reprendra dès le 29.

Le 24 novembre, il reprend Brel avec la quête, et arrive en 5ème position (pas le temps est toujours devant lui..)

2007

A présent, il ne sortira en moyenne qu'un single par an, et celui de 2007, Always, arrivera directement à la seconde place le 11 novembre, derrière Sheryfa Luna et Quelque part.

2008

Le single de l'année en question s'intitule ça ne finira jamais et va débouler direct numéro 1 le 16 novembre. Il y restera deux semaines, déboulonné par l'inattendu Quentin Mosimann !

2009

C'est sa première tournée d'adieu (Brel en fera 3 ou 4...), et je profite d'être au Havre en juin pour aller le voir. Somptueux !
Son single de 2009 sera une de mes chansons préférées. La chanson de Bécaud peut-être la plus connue. Et maintenant sortira en décembre et déboulera n°2 le 3 janvier 2010 derrière Jena Lee (J'aimerais tellement).

 

Une décennie 2000 qui lui redonne des couleurs. Si j'excepte la sortie de ses "années 60" en CD singles, sur cette période Johnny aura sorti 21 singles, soit en moyenne 1 tous les 6 mois, avec 5 numéros un et 5 podiums. Après 50 ans de carrière, c'est beau...

La semaine prochaine, nous traiterons de Françoise Hardy.

Je vous embrasse.

(*) pour que cela soit plus représentatif, j'enlèverai du hit toutes les chansons pour enfants, telles Papa Pingouin et Titou le Lapinou. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi ces chansons-là ne sont pas à part du hit. A ce compte, on pourrait classer André Rieux ou Henri Dès, qui occuperaient souvent la première place....


29.05.2011

Dur moment à passer...

Comme la St Valentin, la fête des mères est pour moi assez "hard" à passer.

14 fêtes des mères déjà se sont succédées, depuis ce moment tragique où elle mis fin à ses jours.

Sans doute se sentait-elle trop seule, depuis mon exil à l'autre bout de la France par l'immonde ordure Mendoise. Avant, elle me savait à 2 heures de route. Après ce fut deux jours...

Qu'on l'ait fichu à la porte de son appartement aussi, après quand même 20 ans, appartement où elle pensait finir ses jours, ne sachant pas que 1) le propriétaire pouvait vendre quand il le voulait - ça nous le savions depuis 1995 - et que 2) mon père avait environ de quoi se payer 5 fois l'appartement, mais il n'a jamais voulu écorner son bas de laine.

Il paiera cela assez cher, avant qu'à son tour il nous quitte.

Où que tu sois Maman, je sais que tu me vois, et permets moi de t'offrir ce bouquet de roses.

h4is9abq.jpgJe t'embrasse

Ton Pat.

26.05.2011

Mes rencontres avec Chamonix : 3 (1976)

 

Là aussi c'est par un hasard inouï que je vais retrouver la cité du Mont-Blanc.

Mont-Blanc que, par beau temps, je vois de la fenêtre de ma cuisine. Un tout petit bout...
J'ai regardé sur les cartes Michelin qui me servent de... tapisserie dans une pièce inoccupée, ça fait 145 km.

J'ai enfin réussi à quitter Paris, et avec ma jeune épouse nous habitons dans un HLM entre Lyon et Grenoble. Je bosse à l'aéroport de Grenoble, à 2km, 3 mn de cyclo. Car nous sommes toujours en cyclo !

Nous prenons des leçons de conduite, et finalement je l'aurai en septembre ce fichu permis, et Mireille, mon ex, ne l'aura qu'en... mai 1979, grâce à moi. Oui, grâce à moi, elle avait passé ses 5 épreuves à Voiron, toutes ratées et en 1977 ne voulait plus entendre parler de l'auto-école du village ni des leçons de conduite.
C'est moi qui, en 1978, l'inscrirai dans une autre auto-école, à 25 km de chez moi. Mise en confiance, elle l'aura alors du premier coup (enfin du 6ème) après seulement 10 leçons. C'est un peu pour ça que j'ai moyennement digéré qu'elle me plaque, 6 mois plus tard...

On n'en est pas là, on est en mai 76 et un soir, vers 21h, j'entends sonner à la porte.

C'est Jean-Yves, mon quasi-frère, avec qui depuis notre majorité j'ai eu des relations oscillant entre chaleur intense et froid glacial. Là je l'avais quitté un an auparavant sur un froid glacial, mal reçu par sa mère (ma cousine germaine) qui ne pouvait pas voir Mireille en peinture. Mireille qui ne s'était pas laissée faire et du coup nous étions tricards à Lorient. Ce sera du reste la plus longue période (avril 1975/juin 1979, 4 ans et deux mois) qui se passera sans que je m'arrête dans la ville de mes vacances d'enfant.

Jean-Yves fait son service militaire. Habitant en Bretagne, on l'a d'abord muté à Mourmelon (c'est logique), puis encore plus loin, près d'Orange ! Du coup il se retrouvait seul lors de ses permissions, et a pensé que je n'étais pas trop loin.  C'est vrai que par rapport à la Bretagne, cela n'avait rien à voir.
170 km dont une grande partie sur autoroute ou une trois voies.
Car mon Jean-Yves était motorisé ! Il avait "emprunté" la vieille 404 de son père, qui était une nouvelle fois à Tahiti avec ses frères et soeur.

Pour moi, double joie : D'abord - et surtout - de savoir que pour cette fois la période de froid est terminée (la prochaine serait 7 ans plus tard), et ensuite qu'avec une voiture nous pouvions faire des tas de choses. Comme - le plus urgent - faire des commissions lourdes, que nous ne pouvions pas effectuer avec nos cyclos.

Il viendra 2 week-ends de suite, et par chance je serai libre pendant ces week-ends. Enfin, si l'on veut car pour le premier j'aurai à faire la nuit de dimanche à lundi, et pour le second, j'aurai fait la nuit de vendredi à samedi.

Pour ce premier week-end, où il fait une chaleur à crever, d'abord l'utile : les courses !
Et c'est avec un coffre plein à rabord de lessive, boîtes de conserve, bouteilles, que nous revenons le samedi soir.
Pour le dimanche, ce sera une petite montée à Chamrousse, car comme tout habitant de la montagne veut voir la mer, tout habitant du bord de mer - surtout les sud-bretons, qui n'en ont que rarement - veulent voir la neige.

C'est le même dimanche que je lui montre en tout petit le Mont-Blanc.
"Et si on y allait la prochaine fois ?" me demande-t'il.

Il prêche un convaincu !!

Nous voilà donc partis ce samedi après-midi vers Chambéry, puis Altbertville, Megève et enfin Chamonix.
Nous sommes émerveillés. Car tout au bout de la route, de temps en temps le Géant se montrera, de plus imposant. Et quand nous quitterons Megève, le specacle sera tel que nous nous arrêterons.

A Chamonix, photo pour immortaliser la chose

7605c.jpg

Puis nous prenons la route du Tunnel du Mont-Blanc. Non, pas pour le traverser, j'avais déjà donné, mais pour s'arrêter au dernier lacet et se garer dans un parking. De là un chemin nous amenait vers le glacier des Bossons.
A cette époque, le glacier descendait jusqu'à 1200 m d'altitude environ. Et de notre point de vue, nous pouvions le voir dans toute sa splendeur.

Je dis "à cette époque", car 35 ans après, ce n'est plus du même tonneau ! Le dit glacier ne descend plus jusqu'à 1200 m mais jusqu'à 1500 ! Et à présent, sauf si on est un randonneur chevronné, on ne peut plus l'admirer. Sauf de loin....
Belle preuve du réchauffement de la planète, avec pour nous un climat qui s'approche de plus en plus du climat Québécois. Froid et neigeux l'hiver, caniculaire l'été.

Enfin j'aurai pu voir le Mont-Blanc !!!

Je vous embrasse

25.05.2011

SUPER-méa culpa !!!

Hier j'avais écrit une note où j'exprimais mes regrets de m'être trop précipité, et de n'avoir , en ce qui concerne FaceBook, vu que le côté machine à fric.

Ma fille m'avait bien dit "papa, tu sais que tu peux y parler à des centaines de vedettes".

Des vedettes, Dieu sait que j'en ai côtoyées dans mes années radios, surtout les deux premières. Mais sincèrement, je ne pensais pas que l'on puisse dire "coucou Johnny, ça va ? Et Laetitia, elle est toujours en forme ?"

Je ne le croyais pas, pensant - à tort - que les stars sont inaccessibles. 

Pourtant, tain, je le savais, en tant qu'animateur, que dans leur immense majorité ce n'était pas le cas. Mis à part le jazzman Memphis Slim, imbu de sa personne, qui lors d'une interwiew m'en avait fait baver au possible, ou Dick Annegarn qui rageait de ne pas voir son 33 tours dans les rayons de la radio.

Mais pour les autres, dans leur immense majorité, ils s'estimaient au même niveau que leur public.

Une anecdote, tiens. J'ai fait, en 2003, découvrir à ma fille le groupe Indochine. Dieu sait si pourtant entre sa naissance et ses 19 ans, j'avais passé du Indochine sur mes platines.

Là, c'est une chanson intitulée Electrastar qui m'avait fait aussitôt me garer, afin d'écouter le mieux possible ces paroles qu'on aurait écrites rien que pour moi, traînant à l'époque mon désespoir d'être séparé de celle que j'aimais par la faute de.... du boulot ! Et du coup je passais mes nuits sur Internet, me sachant une des "vedettes" du forum de Psychologies. Tu parles !!!

Je reste enfermé chez moi et je ne sors pas
J'attends comme la fin du monde et je ne sais pas
Combien de temps ça prendra mais je ne l'oublie pas
Je voudrais te revoir
Et cracher sur la gloire
J'aurais pourtant tant aimé nous protéger
Te voir tomber au combat moi je n'oublie pas
Le temps s'est arrêté et tout a continué
Et ca fait mal...

Ma fille a soudain pris conscience qu'Indochine (que détestait cordialement Nathalie) ce n'était pas que l'Aventurier ou J'ai demandé à la lune.

Et du jour au lendemain, comme elle ne fait pas les choses à moitié, elle est devenue groupie non pas du pianiste mais d'Indochine. Depuis 4 ans elle a dû assister à 10 concerts du groupe.

Et, miracle parmi les miracles, elle a eu droit voici deux ans à une séance de photos avec Nicola Sirkis lui-même...

J'avoue que j'en suis resté baba.

Je n'aurais pas imaginé un seul instant pouvoir, à 20 ans, partager quelque chose avec une de mes idoles.

A 20 ans, et cela le restera longtemps, mon idole s'appelait Gérard Palaprat.
Tout le monde connaît "fais-moi un signe", "pour la fin du monde", deux numéros un, mais combien connaissent des petits bijoux tels que pose ton tablier ? Une chanson qui serait complètement d'actualité en ces années troubles.

Pose ton tablier / la fête est commencée /voici venir la grande farandole
Le feu d'artifice est commencé /rien ne pourra l'arrêter
Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? / La fête a mal tourné
L'artificier s'est trompé de fusée / c'est une bombe qu'il a fait exploser
Il a fait sauter le monde entier / Ca devait arriver.

Chanson que j'ai passé en boucle sur ma platine de 1974 à.... aujourd'hui.

 

Revenons à Facebook.

J'ai vu via une autre liste que Gérard Palaprat était sur Fb, et, ingénuement, comme on lance une bouteille à la mer, j'ai demandé à Gérard s'il voulait être mon "ami".

A ma grande surprise, il a accepté, aini que Guy Criaki, qui a chanté une chanson qui pourrait illustrer ce qui m'est arrivé avec Marité, ma soeur volée.

Et les deux chanteurs m'ont même laissé des messages !

Guy Criaki m'a parlé d'une émission Télé de France O, dont j'ignorais l'existence, et que désormais je regarderai de mon ordinateur, "en léger différé".

Et quand j'ai dit à Gérard Palaprat:

Merci d'avoir accepté mon invitation, né en 51, je possède tous vos 45 tours de "sodomie" à "hollywood". Ma chanson préférée est "pose ton tablier" (1974) qui pourrait être ressortie de nos jours :)

Il m'a répondu !!!

Ben oui Patrick mais ils sont un peu sourds à tout ce que j'avais prédit...


Là j'en suis tombé sur le cul.
Le Grand Gérard et le Grand Guy qui prenaient la peine de me répondre, à moi, petite cicatrice errante...!

C'est là que j'ai réalisé que finalement l'authenticité ça existe chez les plus Grands.

Je vous embrasse.

 

22.05.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY VI

Je continue sur Johnny, bien que personne ou presque n'ait lu la partie V...

Les années 80

Decrescendo au niveau ventes de disque, ce qui fait qu'il se consacrera de plus en plus à la scène et au cinéma. Car Johnny est - à mon sens - un bon acteur, notamment dans la série David Lansky.

Pour 1980, on citera:

Ma gueule, sorti en 79, qui fut peut-être numéro un en février.
A partir de maintenant, que Lesueur met 7ème en juin.
Un diable entouré d'anges, sorti en septembre, et qui ne sera pas classé.
Chez madame Lolita, sorti en décembre, même chose.

Pour 1981 :

Excusez-moi de chanter encore du Rock and roll, sorti en avril.
Je t'ai aimée, sorti en juin.
J'en ai marre, sorti en novembre.

Il avait raison d'en avoir marre car aucun de ces 45 tours ne fut classé.

1982 :

Montpellier, sorti en janvier.
Mon Amérique à moi, sorti en juin.

STOP ! Cette chanson-là va lui faire retrouver la première place du hit. Au vu de ce qui se passe en ce moment, au vu de la façon d'agir des américains, cette chanson pourrait être rééditée trente ans plus tard...

Mon Amérique à moi, c'est jamais les gratte-ciel
Ni les flics, ni les fusils, ni la drogue, ni le sang
C'est plutôt les enfants qui sur leurs vélos rouges
Distribuent les journaux aux portes des maisons
Y a des bouteilles de lait sur tous les paillassons.

L'idée qu'en avait tout ceux de notre génération - après tout Johnny et moi sommes des sexa ! - pas trop sexy lol -, celle des BD de Disney.

En octobre il sera donc de nouveau numéro 1 avec cette chanson.

Mais numéro un chez qui ? Là encore je me fie au bouquin de Lesueur qui pourtant avait purement et simplement escamoté Gabrielle !. Mais quand même, animateur radio à l'époque, je sentais que cette chanson touchait beaucoup de monde. Et Je l'avais aussi classée dans le hit que dont je m'occupais.

Je suis victime de l'amour, sorti en octobre ne sera pas classé.

1983. La renaissance.

J'ai épousé une ombre, sorti le 15 février, bande originale du fil dont la vedette était sa compagne, Nathalie Baye. Chapeau à ce sujet, de voir une Nathalie née en 1948 ! J'déconne...
Bref, cette chanson ne sera pas classée, mais la face B, cartes postales d'Alabama, sera numéro un en avril !

Signes extérieurs de richesse, autre bande originale de film, sortie en mai, sera elle aussi numéro 1, en septembre. Toujours selon les sources dont je dispose.
Pour moi, en septembre 1983, le "vrai" numéro un était chanté par une jeune inconnue, Jackie Quartz...

Bide pour son disque d'octobre, entre violence et violon.

1984.

Il attendra mars pour sortir Mon p'tit loup. Rien à voir, mais alors rien, avec la chanson que Pierre Perret avait enregistrée 4 ans plus tôt. A la différence de la (sublime) chanson de l'ami Pierrot, Hallyday sera encore au top avec cette chanson en mai.

En août c'est drôle de métier, qui, occultée par mon p'tit loup (encore classé à cette époque) ne donnera rien.

En novembre, la musique va changer. Pour la première fois, un classement officiel de ventes de disques est instauré. Et là, fini le copinage, et à l'inverse, finies les petites rancoeurs.

La garce, sortie en décembre, ne sera pas classée...

1985.

Il sort en avril le chanteur abandonné, qui arrivera 6ème du top français le 7 juillet.
Premier classement dont on est sûr depuis 1974...

Rock and roll attitude sort le 7 septembre. Pas classée.

Quelque chose de tennessee sort un mois plus tard. 18 semaines au top, du 16 décembre au 14 avril, avec encore une 6ème place, le 9 février.

1986.

Aimer vivre, sortie ce même mois, ne sera pas classée, occultée par Tennessee.

A présent Johnny espace de plus en plus ses disques, il mettra carrément 9 mois avant de sortir le premier extrait de son album Gang - pour moi son meilleur et pour lui son plus rentable: Je t'attends. 10 semaines de classement, 14ème le 29 décembre. Pas terrible...

1987.

Toujours sur l'album Gang. J'oublierai ton nom, avec Carmel, sorti le 8 janvier, sera 15 semaines dans le hit, et décrochera une prometteuse 4ème place le 11 mai.

Je te promets, sorti en juin, fera date. 22 semaines dans le top. 15 semaines dans les 10 premières, de juillet à novembre. 3 ème le 21 septembre, derrière Joe le Taxi et l'incroyable retour d'Herbert Léonard, qui chante quand tu m'aimes. 

Le 4ème extrait sera dédié à sa fille Laura Smet, et sortira le 8 octobre. Je rappelle que, le 8 octobre, Je te promets est encore 4ème !
Laura fera presque aussi bien, avec 18 semaines de classement, dont 11 dans les 10 premières et une quatrième place durant presque tout le mois de janvier, derrière Guesch Patti, Jean-Jacques Goldman et Mylène Farmer.

Cet album Gang aura assuré le succès de Johnny entre fin 86 et début 88 avec un numéro 3, deux numéro 4, et un n°14.

1988.

L'envie sort en janvier. 13 semaines dans le hit, 8ème les 21 et 28 mars.

Et là, c'est l'éclipse. Je l'ai déjà dit, pas question de parler d'autre chose que de chiffres sur cette saga, mais il faut quand même souligner qu'il ne sortira plus de 45 tours pendant 17 mois !

Mirador ne sortira que le 5 juin 89.
Très bien accueilli : 16 semaines dans le top 25, 12 dans les 10 premiers,
et surtout
numéro un le 14 juillet 1989 !!
Symbole, certainement pas recherché....

Enfin, si j'étais moi sort le 5 octobre.
Malgré 15 semaines de présence dans le hit, il ne pourra faire mieux qu'une 12ème place le 24 novembre.

Le bilan de ces années 80 souligne bien une descente, que 90 confirmera. On le verra la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

 

 

 

15.05.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY V

1973 - 1979

On avait laissé Johnny perplexe, à l'automne 1973, après presque trois ans sans numéro 1.

Or en décembre, on va assister à un choc de titans. On n'entendra que trois chansons à la radio.  Notamment dans l'émission "Radio 2" diffusée la nuit sur Europe 1 : Delpech avec Les divorcés, Sardou avec les Vieux Mariés, et.... Johnny avec Noël interdit, sortie le 15 novembre. C'est ce dernier qui va décrocher la timbale, premier en janvier 1974. Il va même se permettre un doublé, le premier depuis... l'été 70, car Fou d'amour va surgir numéro 2 en février !
Mais pour l'année 73, Johnny n'est que 3ème interprète, derrière Stone Charden et Patrick Juvet.

1974 sera une belle année pour lui. Prends ma vie, sortie le 18 mars, est numéro 1 en avril.
Je t'aime je t'aime je t'aime, sortie le 14 mai, restera longtemps dans le hit et obtiendra la 4ème place en juillet.
Johnny Rider, sortie le 18 septembre, sera première en novembre.

Et Johnny reprend sa première place en 1974, juste devant Daniel Guichard.


Et ensuite ?

On le sait, Johnny est toujours là 37 ans plus tard. Mais il se consacrera plus à la scène qu'à ses disques, et de ce côté ne sera plus parmi les mieux classés.

Pour 1975, A l'hôtel des coeurs brisés, sortie le 8 janvier, ne sera que 7ème en mars. Mais il fera un doublé avec le disque suivant, sorti le 14 avril. Hey Lovely lady et la fille de l'été dernier seront dans le top 4. Signalons la belle performance de Hey Lovely Lady, présente 16 semaines dans les 10 premières, entre juin et septembre.

2ème place(*) en novembre pour la Terre promise sortie le 5 septembre.


Ses disques s'espacent. Requiem pour un fou sort le 10 février (n°1 en avril)

Derrière l'amour sort le 9 juin (n°1 en juillet).
Gabrielle sort en septembre, superbement ignoré par un hit de SLC déjà à la dérive. Le bouquin "Hit-parades" de Daniel Lesueur qui s'est largement inspiré de ce hit, l'ignore aussi. Il mentionne quand même pour l'époque une chanson Gabrielle, interprétée par... Jean-Claude Borelly ! (sic)
Cette chanson Gabrielle qu'il chante à tous ses concerts restera dans le hit de Lesueur jusqu'en... avril 77 ! Sans toutefois atteindre la première place, toujours selon l'auteur. J'ai des doutes...

Cette période 1976/1983 est très discutable, car en dehors du bouquin dont je parle, pas de support n'est là pour étayer les ventes de disques.
Aussi serai-je circonspect pour ces années-là.

Par exemple Le coeur en deux, sorti le 13 avril 77, a très bien pu être premier pendant l'été.
Tant pis c'est la vie, sortie le 16 novembre, n'est mentionnée que 4ème en janvier 78, mais j'ai des doutes.

Aucun doute en revanche pour j'ai oublié de vivre, sortie le 1er février, et qui sera au sommet au moins pendant deux mois, si ce n'est trois.

Ni pour elle m'oublie, sortie le 14 juin, au sommet en septembre et octobre.

En revanche, revoilà ma solitude/la fille du square sorties le 18 octobre ne sont mentionnées sur aucun hit-parade.

Pour 1979, il est très possible en revanche que le bon temps du rock n roll (sortie le 21 février) ait décroché la première place.

Mais pas de trace sur les tablettes de qu'est-ce tu croyais, sorti le 27 juin.

Mais la présence au sommet de Toujours là, sortie le 3 octobre, est confirmée.

Alors que pour Ma gueule, sortie le 18 décembre, le mystère est entier, il aurait été surclassé par Manureva d'Alain Chamfort début 80...

Quoi qu'il en soit, le bilan de ces années 70 est moins spectaculaire que celui des années 60.  Un numéro 1 par an, ou presque... Et ce sera encore pire pour les années 80, où avec le top 50 on ne pourra plus rester dans le flou.
4 - ou 5 - numéros un pendant cette décennie !

Mais on reparlera de tout ça la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

(*) ou troisième, car à partir de 1975, SLC a systématiquement boycotté Claude François, et il se peut qu'il faille enlever une place à certaines chansons de Johnny (et d'autres).

29.04.2011

Doit-on piquer mon chat Bob ?

DSCN7292.JPGJ'ai fait faire une nouvelle analyse de son sang, afin de voir si les croquettes anti-diabète avaient fait baisser son taux de glycémie.

Le résultat n'est guère encourageant : 3, 92 g soit une augmentation de 20% par rapport à la dernière fois...

Et pourtant, il fait "bonne figure", son comportement a l'air tout à fait normal, mis à part qu'à la différence des autres années, aller dehors n'est plus pour lui une récompense, mais une punition.

Mon épouse est passée d'un extrême à l'autre, tolérant il y a encore 6 mois que le chat dorme avec nous dans la chambre, alors que là, elle lui fait passer les 3/4 du temps dehors.

Tout ça parce que la pauvre bête avait fait un jour ses besoins dans la salle de bains. Du reste elle avait été en rage ce jour-là, puisqu'elle l'avait balancé par la fenêtre, oubliant qu'on était au premier étage. J'en avais fait une note, que vous êtes toujours nombreux à lire (en moyenne une vingtaine de fois par mois).

Alors la question est celle-ci. Sachant qu'un chat "prend sur lui" et ne montrera jamais qu'il est malade, si ça se trouve il est déjà très mal, et le prolonger serait inhumain.

Mais d'un autre côté, mon vétérinaire m'a dait que le début de la fin commençait avec les pattes arrières (chez nous, c'est les pieds, mon père qui fut amputé en savait quelque chose).
Or, il arrive encore à sauter pour aller boire à la cuisine. Un bon mètre....

Alors j'aimerais avoir vos conseils. Mon épouse voudrait le faire piquer tout de suite (il est vrai que nous serons bientôt en balade) quand à moi, j'applique un peu le principe du "cocotier" chez les peuplades primitives, qui voulait que l'on sacrifie les personnes qui tombaient d'un cocotier vigoureusement secoué, à savoir que tant que ses pattes arrières lui permettent de sauter, il est urgent d'attendre avant de le tuer. Il faut appeler un chat.. un chat !

Je sais que la plupart d'entre vous ont un chat. Qu'en pensez-vous ?

Je vous embrasse

24.04.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY II

LE KING (1963/1965)

Le 29 juin 1963 il sort un disque qui fera un triplé : Da dou ron ron tube de l'été numéro 1 en juillet août septembre, Comme une ombre sur moi 5ème en juillet, douces filles de 16 ans 8ème en octobre.

Le 10 octobre, il sort les chansons de son film d'où viens-tu Johnny. Qui fera un malheur, les 4 chansons seront classées ! Et là, on voit que le public ne suit pas ce qu'on essaie de lui imposer. La "locomotive", générique du film, Pour moi la vie va commencer ne dépassera pas la 3ème place en novembre et décembre. C'est ma guitare qui touchera le jackpot, 1ère dès octobre, 2ème en novembre, 4ème en décembre. A plein coeur est 14ème en novembre, Rien n'a changé 16ème en décembre. Bravo !

On ne s'étonnera bien sûr pas que notre Johnny soit à la tête de nos interprètes pour l'année 1963, devançant quand même de justesse Claude François (11 chansons classées chacun).

Il continue par un autre "carré" avec le disque qui sort le 15 janvier 64.
Le numéro un sera pour excuse-moi partenaire, aux paroles très macho ("excuse-moi partenaire de te parler comme ça, mais c'est avec ma fille que tu danses là...) 1er en février et mars.  Quand je l'ai vue devant moi - première adaptation des Beatles par Johnny - 4ème en mars. Tu n'as rien de tout ça (là il puise chez Elvis Presley, son tube de l'époque) 6ème en février, et J'abandonne mes amours 11ème en mars. Re-bravo !

Mais ensuite, ce sera une autre paire de manches car à partir d'avril, et jusqu'en septembre 65, vont suivre 18 mois de service militaire. Ce service qui a été fatal à de nombreuses vedettes, dont Danyel Gérard ou Frank Alamo, le sera-t'il pour Johnny ?
Non. Mais ce sera juste....

Triplé pour son premier disque de bidasse, le 10 avril. Dis-lui que j'en rêve est premier en mai et juin. Les guitares jouent 4ème en avril, Je t'écris souvent 7ème en mai.

Son second disque-bidasse, sorti le 17 juin, marchera également très bien.
Le numéro un (parce que, forcément, il y en a désormais un dans chaque disque) sera les mauvais garçons, tube de l'été, 1er en juillet-août. Devant... Johnny lui-même, second tube de l'été avec Pour moi tu es la seule, 3ème en juillet, 2e en août et 3e en septembre !

Mais le disque qui sortira le 24 octobre, fera - comme dirait Nathalie - "péter les tours" .
18 semaines dans les 10 premiers, jusqu'au 15 février, numéro 1 bien sûr en octobre et en novembre, j'ai nommé le Pénitencier. Sur le même disque on trouvera toujours plus loin, qui sera piqué par sa fiancée Sylvie (Gonna cry) et qui du coup ne fera que 10ème.

Pour cette année 64, Johnny est toujours le meilleur, avec 13 chansons classées. Ce sera sa meilleure année, et il creuse l'écart avec ses poursuivants. C'est sa fiancée qui est derrière avec 13 chansons classées.

Johnny aime montrer qu'il est bidasse. On le voit en uniforme sur presque toutes ses pochettes. Celle du 20 janvier 65 ne me démentira pas. Johnny lui dit adieu arrive 2ème mi-février, et sera numéro 1 en mars et avril. Maudite rivière sera 4ème en février et mars, un ami ça n'a pas de prix 6ème en mars. Mars 65 qui voit donc dans les 6 premiers 3 chansons de Johnny, comme 2 ans auparavant.

Toujours en uniforme mais avec sa guitare sur la pochette du disque suivant, on voit que Johnny avait quelques "entrées" à l'armée. Quand je pense qu'un copain à moi s'était pris 2 jours de trou pour avoir "osé", 18 ans plus tard, avoir joué de l'harmonica...
Enfin bref, quand revient la nuit sort le 14 mai 1965, et arrive, bien sûr, numéro 1 ! Ce sera en juin et juillet. Les monts près du ciel seront 13èmes en juillet. Pour moi - et Chris me comprendra - une de mes chansons préférées.

Quand Mes yeux sont fous sort le 21 juillet, Johnny n'a plus que deux mois et demie à faire. Il était grand temps car en cet été 65 sont arrivés des gens comme Adamo, Christophe, Hervé Vilard. Se sont confirmés des gens comme Hugues Aufray ou Ronnie Bird. Et pendant ce temps-là, les autres sont toujours là, si bien que pour la première fois depuis 1961, Johnny n'est plus premier.  Alors que le disque est magnifique. Mes yeux sont fous se hissera péniblement à la troisième place en octobre, reviens donc chez nous sera 8ème en septembre.

Johnny est libéré fin septembre, et sort son premier disque de nouveau "civil" le 22 octobre.
Là non plus, pas de numéro un.... Pourtant, mon anneau d'or méritait mieux qu'une furtive seconde place fin décembre. Ce même mois ne joue pas ce jeu-là sera 14ème.

Pour l'année 65, Johnny se maintient au sommet des interprètes avec 11 titres classés, mais de justesse derrière son vieux copain d'enfance Eddy Mitchell.

Mais quand même, à examiner de près le hit-parade de Salut les Copains de janvier 63 à décembre 65, soit 36 mois, Johnny occupera la première place 21 fois ! Suivront Sylvie Vartan et Claude François (4 fois) Adamo (3 fois), Richard Anthony, France Gall, Frank Alamo et Dick Rivers, 1 fois chacun.

Y a pas photo !

(à suivre)

17.04.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Johnny HALLYDAY - I

I : la période pré-SLC (1960/1962)


AVANT-PROPOS.

Un monceau d'ouvrages a été élaboré sur Johnny. Moi-même, voilà six ans, à mes débuts dans les blogs, j'y avais succombé : http://cicatrice.blogs.psychologies.com/cicatrice/2005/05/johnny.html

Aussi, dans cette série, je ne traiterai que de la partie hit-parade le concernant. Aucune allusion à ses amours, à ses amis, à ses emmerdes, à sa santé, rien. Que des chiffres.

Quelques sites du net m'ont aidé en-dehors de la partie "SLC" (1963/1974), et du top 50 (1984 à aujourd'hui).

Donc, ce dimanche, la période de ses débuts, qui est une inconnue pour ses plus jeunes fans, lesquels pensent souvent que Retiens la nuit est un de ses premiers disques alors que c'est le 15ème...

C'est le 14 mars 1960 qu'il sort son premier 45 tours chez Vogue, T'aimer follement/laisse les filles. Aucune des chansons ne sera classée.

Le 3 juin, c'est souvenirs souvenirs. La destinée de cette chanson sera étrange. Entrée dans le hit seulement en octobre, elle n'arrivera pas dans les 10 premières (seulement 11ème en décembre), mais aura en revanche une grande longévité, puisqu'elle restera jusqu'en mai 61 dans les tablettes.

Troisième disque : Itsi bitsi petit bikini le 11 octobre. Hélas pour lui, c'est la version de Dalida qui sera classée. A l'époque, une chanson était "partagée" par plusieurs vedettes.

Quatrième disque, et c'est sur ce disque-là que je l'ai entendu pour la première fois (j'avais 10 ans) : Kiliwatch, sorti le 24 novembre 1960. Il arrivera dans le hit en février seulement, et culminera à la 7ème place en mars, ne sortant du hit qu'à l'été.

Deux 45 tours sortent ensemble en janvier 61 : Tu parles trop et Nous les gars nous les filles.
Là, ce sont les chaussettes noires d'Eddy Mitchell qui auront du succès avec tu parles trop.

Et Nous les gars nous les filles ne sera pas classé.

Ni le disque suivant, qui sort le 1er mars 61 : 24.000 baisers. Là c'est Dalida qui empoche la mise !

Idem pour les suivants, Tutti Frutti, A New Orleans, une nouvelle reprise de laisse les filles et bien trop timide.

On le voit, les débuts de Johnny sont assez laborieux. Onze 45 tours qui n'ont fait que de la figuration...

C'est peut-être l'avis de la maison de disques Vogue, car il enregistrera désormais chez Philips.

Sous ce nouveau label, il débute en octobre par la paire Tu peux la prendre/Viens danser le twist, deux disques sortis le 20 septembre 1961.
Tu peux la prendre sera classée jusqu'en février 62, mais ne dépassera pas la 14ème place.

Viens danser le twist en revanche sera son premier tube. Entré en novembre, il est numéro 1 en décembre.

Balayé par le disque suivant de... Johnny, pas encore sorti (ce sera le 2 février) mais écouté partout  Retiens la nuit. Numéro 1 d'entrée, pendant 21 semaines consécutives, jusqu'en juin !!!

Là Johnny frappe un coup énorme, et à partir de ce moment les projecteurs vont se braquer sur lui. Mais n'anticipons pas. Car avant retiens la nuit, il avait sorti le 1er décembre 61 Si tu me téléphones, qui ne fera, en mars 62 qu'une brève incursion dans les hits.

En mars justement alors que retiens la nuit est toujours en tête, il se fait plaisir avec un disque totalement en anglais, Johnny à New-York, avant de faire un disque/doublé le 16 mai (Retiens la nuit règnant toujours....) Dans un jardin d'amour (3ème de juin à septembre) / Serre la main d'un fou (11ème en décembre).

Le 27 juin 62 carrément un triplé : Madison twist (8ème en octobre) Pas cette chanson (3ème en novembre) Hey baby (13ème en décembre).

Puis le 20 octobre  l'Idole des jeunes, qui n'arrivera bizarrement qu'à la seconde place. Et oui... Si je n'avais pas compulsé les hits de l'époque je ne l'aurais pas cru, je pensais que non seulement elle avait été numéro un, mais eu moins plusieurs semaines.

1963. Le 16 janvier c'est la bagarre, qui arrivera 4ème.
Et le 1er mars  tes tendres années/elle est terrible. Classés tous les deux.

Désormais, Johnny est au hit-parade bien avant que ses disques ne sortent ! Les bras en croix est numéro un dès avril, mais il ne sortira que le 11 mai, avec Quand un air vous possède, qui sera 9ème.

Le premier hit véritable de SLC sort en avril 63 et voit Johnny maître du hit : 4 chansons dans les 6 premières !

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La France a désormais elle aussi son "King".

A la semaine prochaine pour la suite, son apogée (1963/68) que ne ternira pas son service militaire (64/65).

Je vous embrasse.

 

 

15.04.2011

Mon voyage au Québec (1989) jours 6 et 7

Dimanche 29 octobre.  A 8 h du mat, il fait déjà très doux. Et après avoir retrouvé notre petit déj à 1.99 (je n'y ai presque pas touché, ce qui signifie que je me suis quasiment "recalé") nous nous rendons à la gare routière "Voyageur", et c'est là que je me rends compte que les Américains - ceux du nord au moins - n'ont pas la même culture que nous de ce côté là.  Cette gare routière nous fait l'effet d'une aérogare. Un monde fou, une quantité incroyable de bus partant dans toutes les directions. A présent je comprends mieux l'impression désertique que nous avait donné la gare Centrale...
Chaque siège est équipé d'une mini-télévision !!!

PLATTSBURGH 10 h 00 Voie G, nous y allons.
Le car (ils disent "bus" pour car, le contraire des Bretons) est là, un de ces engins des années 50/60 que l'on voit dans les films ricains de série B. Dans les fameuses scènes où le héros - où l'héroïne - monte dans le fameux car, sans un sou en poche, pour conquérir la Grande Ville.  Nous c'est pas loin finalement, car, tout de même... nous allons aux Etats-Unis ! Rien qu'en l'écrivant, ça me fait frissonner...

Départ à l'heure. Je vous épargnerai le descriptif de la sortie de Montréal, la banlieue sud, tout ça... Tout ce que je peux dire c'est que nous avons le coeur battant. Quand là-bas ils sauront ça...

Des gosses, on est de vrais gosses, trépignant de patience en attendant l'arrivée. Je me revois, à 10 ans, dans les derniers kilomètres, ouvrant la vitre de la micheline le plus bas possible, et passant la tête dehors pour bien me pénétrer de cette sensation, d'arriver en vacances, après 10 mois de grisaille infernale.

11h, ça y est, je vois des barrières, des guérites, c'est les States !!! Tout le monde doit descendre. C'est qu'on n'entre pas aux USA comme ça, et je suppose que le car de Montréal doit apporter son lot de clandestins ! Nous sortons fièrement notre passeport tout neuf et le tendons à un policier, rigoureusement du même modèle que ceux des séries télé, brdé d'insignes et de pistolets. Il nous toise d'un regard méprisant, et bougonne un truc de ce genre :

"Pépeurs, yore pésspo't and yore vaïza, pliz...
- euh...

Je lui tends nos passeports.

Le mec commence à monter le ton, il hurle quasiment:

"ZATITSSPASSPO'T, AYEWOONTVAIIIZAAAAA !!! "

Et là, devant nos regards apeurés, un autre flic arrive, et nous fait entrer dans une salle. Je vois la photo de Bush, un drapeau US, ça y est, on y est !! Le flic est nettement plus sympa et s'explique en français, assez correct.

"Il vous faut un visa pour entrer.
- mais je pensais que c'était supprimé pour les Français !!
- Oui, si vous arrivez directement. Mais là, vous êtes considérés comme Canadiens !

Devant nos mines déconfites, il commence à nous proposer un marché :

"Vous pouvez obtenir un visa temporaire, ça ne coûte que 50 pièces.
50 dollars US. Chacun, bien sûr."

Je calcule mentalement, ça nous ferait 100 dollars soit 450 balles de l'époque. Environ le prix de 20 nuits d'hôtel. Je regarde ma femme, et lui demande ce qu'elle en pense. Et là, furieuse, elle me lance.

"tu ne crois pas que je vais payer pour aller dans ce pays de voleurs ?"

Houlala... Je ne sais pas s'ils ont bien saisi le sens du mot "voleur", mais à ce moment précis je vois que tous les flics se retournent vers nous. Impassibles et mâchant du chewing-gum. Nooon ! ce n'est pas un cliché, moi-même j'ai presque souri en les voyant, je ne raconte pas de salades pour faire joli.

Bon, ceci dit, je connais ma femme, elle est du genre - elle le fera 7 ans plus tard - à déchirer un PV dans un commissariat de police, et j'ai un peu la trouille de ses réactions. D'autant qu'un collègue m'a parlé des méthodes employées par les "cow-boys" US, ce ne sont pas spécialement des tendres. Alors, déjà écoeuré par ces méthodes, et aussi finalement plus trop décidé à pénétrer plus avant dans le territoire de l'Oncle Sam, je décline la proposition.

Alors le flic se lève et fait un signe. Et le car s'en va... Tandis que nous voyons arriver celui en sens inverse, qui revient à Montréal.  Bon, je me dis que nous aurons toujours franchi la fameuse frontière, même pour quelques minutes.

Je me lève, afin de me diriger vers le car, mais brutalement un autre flic me remet sur la chaise. "DONTTTMOUV !!!" 
Mais heu... et le car ???  Le flic sympa nous explique qu'il y a des "formalités" et que nous devons nous rendre... au bureau de l'immigration Canadien !! En attendant je vais aux WC, où je constate que les indications sont portées en deux langues. Non, la seconde n'est pas celle à laquelle logiquement on pourrait s'attendre à la frontière d'un pays francophone, c'est... l'espagnol !!! "SENORAS" et "CABALLEROS"...
On voit à quel point on est aimés là-bas ;-)

Au bureau d'immigration, on nous fait poireauter une bonne demie-heure, pendant laquelle ma femme ronge son frein. Finalement on est reçus, et le préposé nous explique que depuis que Bush a supprimé les visas obligatoires pour les français, nous sommes environ une bonne dizaine par semaine à nous faire piéger comme ça. Pour ceux qui se rendent à Boston, ou New-York, pas de problème, ils n'hésitent pas à verser les "50 pièces", mais les "banlieusards d'un jour" comme nous préfèrent renoncer.

C'est ainsi que sur notre passeport est inscrit la mention "Immigré canadien" !!!!

Ca ne s'invente pas.

Le car de Montréal est bien entendu parti, et nous demandons à quelle heure est le suivant.
18h !
Et Il n'est même pas 13 heures... Et je ne nous vois pas attendre ici pendant 5 heures, mais alors pas du tout.  On va commencer par manger un morceau, ça sera ça de pris. Un resto est en face, style celui de Bagdad café, il ne manque plus que la dame à la poitrine opulente...

On se décide à faire du stop. Mais, peu de voitures s'arrêtent, ce qui est logique à côté d'une frontière. Moi-même, je le confesse, s'il m'arrive deprendre pas mal de stoppeurs et stoppeuses, jamais quand je reviens de Suisse, pas avant Pontarlier en tout cas.

C'est un camion, tel qu'on peut en voir dans les magazines spécialisés, qui enfin s'arrête. Le chauffeur n'est pas "ricain", il est québécois, et du coup la conversation est plus facile. Il transporte du fuel, ce qui l'autorise à rouler le dimanche. Il n'y a pas de place pour trois, alors... j'ai trois solutions : soit je laisse ma femme et j'essaie de me débrouiller tout seul. Soit je décline l'offre. Soit je consens à voyager sur le moteur chauffé à blanc !!!
Ce sera la réponse C. Et c'est quasiment accroupi que je ferai les 60 bornes ! Enfin 55 car dès que j'aperçevrai une station de métro, je lui dirai de nous déposer.

Il aura été ravi de discuter avec des maudits français, et grâce à lui je saurai le pourquoi de cette expression et du Je me souviens écrit sur les plaques d'immatriculation. 
Ils étaient fiers d'être Français, au XVIIème siècle, de très exactement "La nouvelle France" et ils n'ont guère apprécié le Traité de Paris de 1763 où la France devait choisir entre les Antilles et le Québec. Elle a choisi les Antilles, pour de sordides histoires économiques. Pour eux, c'est clair, on les a laissés tomber, mais... ils se souviennent de leurs racines !

A peine descendu (environ 1m50) je prends son camion en photo. Dès que je mets la main dessus, promis, je l'expose dans la note. Il fait chaud, et je me mets carrément en T-shirt.

Nous finissons l'après-midi à Montréal, toujours en t-shirt, et, passant devant un des innombrables thermomètres de la ville, je regarde, ébahi : 25 degrés !!!

Vous ne me croyez pas ? J'en étais sûr. C'est pour ça que j'ai demandé à mon épouse de me prendre en photo, afin d'immortaliser cet instant :

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Et c'est sous une chaleur étouffante que nous nous rendons à l'hôtel (enfin , si on peut appeler ça comme ça !) 
Quand nous retrouvons notre "placard", ma femme s'aperçoit que son pyjama a disparu. Là elle voit rouge ! Déjà payer un tel prix pour une telle "prestation", mais si en plus ils piquent des trucs, là ça va plus. Crevé des évènements de la journée, et par la chaleur inhabituelle (encore 24 sur mon thermo à fil) je reste à l'attendre.

J'entends des cris dans l'escalier. Ma femme et une dame qui s'engueulent. Apparemment c'est la patronne de l'hôtel. C'est bien une française, le Routard avait dit vrai. La seule chose de vraie au sujet de l'hotel, mais vraie quand même. Ma femme tient le pyjama, très très retréci ! Il avait été pris dans les draps à laver, et s'est fait laver avec, à 90 degrés. Même avec le change, le pyjama n'a pas apprécié !

Lundi 30 . "Demain Halloween", c'est écrit sur toutes les vitrines. Mais nous n'y serons pas, du moins... on espère, car nous devons récupérer être absolument en Normandie le 1er à midi, les beaux-parents donnent un déjeuner kilométrique, et ça ne se rate sous aucun prétexte, sous peine de représailles.
Déjeuner kilométrique ? Vous ne connaissez pas ? C'est quand on se met à table à midi, devant un apéro déjà interminable, le hors d'oeuvre étant servi vers 13h, le plat de résistance à 14, la salade à 16, le fromage à 17 et le dessert à 18 heures.  Juste avant ... de manger les restes à 19 h !!!

Mais si, ça se fait dans beaucoup de familles ! Surtout en Normandie...

A propos de repas, mon estomac est désormais bien "calé" sur l'heure canadienne, je prends plus désormais qu'une tasse de café le matin. Et si vous allez au Québec, évitez le "café régulier"...

En attendant, nous devons nous inscrire sur une liste en vue de prendre l'avion de 20h30 ce soir.

Travaillant dans le milieu aéronautique, je sais qu'il est nettement plus facile de revenir à cette période-là. Logiquement, nous devrions "passer" sans problème. Mais... l'hôtesse d'Air France - avec un "accent français" auquel je n'étais plus habitué nous dit que l'avion est complet, cause congrès de médecins à Paris. "Essayez tout de même", nous dit-elle, pas très convaincue.

Là je commence à baliser sec. Bon, déjà, une "solution de repli" s'impose. C'est à dire une chambre d'hôtel. Car si jamais on n'a pas l'avion, le bus ne pourra pas nous ramener à Montréal avant 21h30, et ce n'est pas l'heure idéale pour chercher - et pour trouver - une chambre.

Chance ! On ne met même pas une heure pour trouver une petite chambre sympa, que l'on visite quand même. 25 dollars, tout le confort. Dommage qu'on ne l'ait pas connue plus tôt... On paye la chambre d'avance, et direction la gare routière pour déposer nos valises à la consigne. La température est du même tonneau que la veille, les 25 seront encore dépassés.

Vu la chaleur, nous décidonc d'aller vers l'extérieur. Vers les rapides de Lachine, qui sont paraît-il une curiosité. Métro jusqu'au bout de la ligne, puis un bus nous dépose à 500 m des fameux rapides. 

Effectivement un grondement se fait entendre, qui s'amplifie au fur et à mesure que nous approchons. Le spectacle est grandiose. La "chute" du St Laurent n'est pas très spectaculaire, quelques mètres, mais sur une largeur de plus d'un kilomètre, ça vaut le coup d"oeil .

Ensuite, c'est le dernier repas dans le Belle Province, que l'on prend copieux car le soir, le repas à bord sera servi assez tard.  Quelques achats dont un sac de voyage bleu (que je possède toujours ! Il en a vu de belles choses, celui-là), récupération des bagages à la gare routière où, à 16h30, nous montons dans la navette pour l'aéroport. Les fameuses "trois heures avant", toujours...

17h30, tremblant comme des jeunes mariés, nous nous pointons devant le comptoir Air France avec nos billets à tarif défiant toute concurrence.  Surprise, est affiché un second vol pour Paris, d'Air Canada. Toujours à cause du "congrès"... Nous tendons nos billets à l'hôtesse. Nous nous attendons à la phrase rituelle, que tout "GP" connaît par coeur : "attendez que tous les passagers soient enregistrés, nous verrons s'il reste des places".

Mais non ! Elle prend nos billets, comme si nous étions des passagers "plein pot", et nous tend le fameux sésame, la carte d'embarquement !!!

Là, nous prend une douce euphorie, qui compense la peine que nous avons de quitter ce pays si attachant. Nous avions ( si j'ose dire dans un aéroport ) tant la trouille de ne pas rentrer  "à temps"...

20h30. Nous décollons. Au-revoir la Belle-Province !

Et je suis content d'avoir payé mon assurance-santé pour rien, ma femme n'a pas fait de crise.
Mais sa mine dans l'avion ne laisse guère de doute :

8910f.JPG

Elle attendra sagement d'être à Paris, et le soir, après avoir passé une nuit blanche (nous étions calés sur l'heure de là-bas) elle s'effondrera sur un trottoir près de la gare Montparnasse.

Ce sera la plus grosse crise que je la verrai faire, et de celle-là, après 48 heures d'hôpital (pas plus, à Paris les places sont chères, du reste son lit est resté dans un couloir...) elle gardera des séquelles pendant près d'un mois...

Dommage que ça se soit fini de cette manière :(

Je vous embrasse.

13.04.2011

Mon voyage au Québec (1989) jours 4 et 5

Vendredi 27. Cette fois, on a fait de nets progrès, ce n'est qu'à 6 heures du matin que nous sortons du lit. Soit 13h en France. Toujours l'animateur de télé qui nous parle des "accords du lac meech", accords qui ont l'air très importants là-bas. On commence à prendre nos habitudes, direction le café au petit-déj si copieux et pas très dispendieux... A ce sujet cet accent nous énerve nettement moins. Et (ça m'arrive systématiquement, je ne sais pas pourquoi, va falloir que je consulte !) je commence moi-même à parler de la même manière. Tenez, là, en ce moment, quand je tape, je pense avec l'accent québécois !!! Si ! Et ça m'aide pour retrouver mes souvenirs.

Rassasiés nous sortons vers les 8 heures, et nous nous demandons comment aller à Québec (300 km)  Nous avons le choix entre le car - c'est le moyen de transport préféré des canadiens - et le train. Le car n'est pas cher mais aléatoire. Le trajet peut durer entre 3 heures et ...7 heures s'il y a des encombrements. Et puis, faut aimer ce genre de moyen de transport. Ma femme et moi adorons les trains, du coup on se renseigne à la gare.

Pas si cher que ça, pas si "lent" que ça (comme le mentionnait le Routard) à peine 3h pour la totalité du parcours avec un seul arrêt. 
Banco ! Le train est prévu pour 11 heures, arrivée 14 heures, et nous descendons sur le quai ad hoc. Déjà, nous avions été surpris par l'absence de foule dans la gare elle-même (moins chargée qu'une aérogare de province) mais quand nous montons dans le wagon - où nous attend un accompagnateur, comme dans les sleepings, nous constatons que nous sommes les seuls voyageurs !

Grosse surprise aussi quand on viendra nous apporter du café. A la question "combien on vous doit ?" la réponse sera : mais c'est compris dans le billet monsieur...  Et quand ce sera deux solides sandwiches pour chacun, plus de nouveau du café, au même "tarif", alors on va littéralement glorifier la SNCF de là-bas (qui se nomme VIA-RAIL) ! Le sourire de mon épouse n'est pas forcé...

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Un seul arrêt, Drummondsville, où personne ne descend et personne ne monte.  Et, au bout d'un voyage de 3h20 (le train n'en finissait pas d'accompir les derniers kilomètres) très confortable, et ... nourrissant, nous voici à la gare de Québec. Toute neuve !!! La "gare du palais" était désaffectée depuis des années (ce qui peut expliquer le peu d'entrain des Québécois à prendre le chemin de fer, l'autre gare étant carrément excentrée) vient juste de réouvrir. Du reste, notre Routard de l'année ne la mentionne même pas !

Problème, la nouvelle gare du Palais, si elle est assez près du Québec Intra Muros, est située dans la "ville basse". Ce qui veut dire qu'il va falloir grimper ! Pas le moindre bus à l'horizon, et nous nous décidons à prendre nos deux lourdes valises (ne pas oublier que nous n'avons pas de port d'attache) direction le centre-ville. Le premier hôtel pas trop cher fera l'affaire. Nous sommes même prêts à aller jusqu'à 30 dollars la chambre (soit, pour l'époque, l'équivalent d'un *** en France) .

La "côte du palais" mérite bien son nom ! Et c'est, malgré les 10 petits degrés ambiants, en sueur que nous pénétrons dans le Centre Ville. Les hôtels sont tous complets. On va marcher comme ça une bonne demie-heure avant de trouver une chambre chez l'habitant. Chez l'habitante, car c'est une dame d'un certain âge - enfin, celui que j'ai à présent ! - qui nous reçoit. Il ne reste plus qu'une seule et unique chambre, et , nous dit-elle, c'est à cause d'un désistement ! Il y a un congrès à Québec et toutes les chambres sont prises d'assaut. En plus, elle ne pourra nous loger que pour une nuit. Le tout pour 45 dollars. Bien entendu, et malgré qu'on air largement dépassé le "budget-hébergement" de la journée, on accepte, bien contents d'avoir trouvé un toit, et vite, direction la douche...

Une nuit, ça veut dire seulement 24 heures à Québec. A moins de trouver un point de chute pour le lendemain.  Et c'est ainsi qu'une bonne partie de ce qui reste de l'après-midi sera consacrée à la recherche d'une chambre, qu'on ne trouvera évidemment pas.

C'est seulement en sortant de l' "hôtel" qu'on réalise. Québec ne nous dépayse pas !!! Autant l'arrivée à Montréal avait été écrasante, étouffante, autant ici on se croit dans une ville moyenne de Bretagne ou de Normandie ! Rues tortueuses, maisons de granit à deux étages... C'est seulement le gigantesque Hôtel Frontenac avec son toit vert qui nous fait prendre conscience qu'on est "de l'autre côté" !

En bas, le funiculaire nous dépose sur une petite place qui pourrait très bien se trouver à Vannes ou à Laval. Des vieilles maisons, très bien conservées, et j'apprends - je ne le savais pas - que ces maisons sont les toutes premières construites en Amérique du Nord.  Celle par où l'on sort à été construite sous... Louis XIV ! Elle date de 1683, soit à la même époque que le château de Versailles...

Mon épouse veut traverser le St Laurent, par le fameux traversier de Lévis. Mais mon Routard, que j'écoute religieusement (malgré son plantage magistral sur la gare) me dit qu'il faut le faire le matin, à cause de la position du soleil. En plus ça commence à cailler sec, et aussi la fatigue se fait sentir.

Comme la veille, elle nous tombe brusquement dessus avec le crépuscule. On décide alors de téléphoner à nos parents respectifs. Pour ça tout "naturellement" (je rappelle qu'on est en 1989) nous entrons dans un bureau de Poste, où nous faisons la queue sagement derrière cette fameuse petite ligne jaune déjà repérée dans pas mal d'endroits, à commencer par l'aéroport. A présent, cette ligne jaune qui simplifie les files d'attente est entrée dans les moeurs, mais il y a 22 ans, on se demandait bien ce que pouvait être ce truc-là ! 
Quand notre tour arrive, nous demandons benoîtement à téléphoner. Regard médusé de la postière, qui nous explique qu'au Québec, la poste et le téléphone, ce sont deux choses bien différentes ! Et que pour téléphoner, il faut passer par les cabines. Là encore, les jeunes qui vont lire ce passage vont se demander pourquoi on voulait passer par la poste pour téléphoner ! Drôle d'idée...

Les cabines téléphoniques... Là ça vaudrait une note entière pour en parler ! D'abord... les cabines ne fonctionnent pas à carte (alors qu'en 89 la moitié des cabines françaises étaient déjà équipées) mais avec des pièces... de 20 cents (l'équivalent de 15 centimes d'euro actuels) ! Le système n'est pas du tout le même qu'en France, où (je le rappelle) on mettait un certain nombre de pièces, lesquelles étaient avalées progressivement, durant la conversation.  Au Québec ce n'était pas du tout comme ça que ça marchait. C'était une opératrice qui donnait le montant à verser dans la machine (qui n'accepte que les pièces de 20 cents je le rappelle) pour une durée fixée à 3 minutes.

Alors nous nous mettons en quête de ces fameuses pièces, nous doutant bien qu'il en faudrait une bonne quantité pour une appel intercontinental. Nous savons (là encore la jeune génération, qui peut à l'aide de ces fameuses cartes prépayées appeler les USA d'une cabine pour 1 centime d'euros la minute va hurler en lisant ce chiffre) que de France, appeler le Québec coûte dans les 10 balles/minute. 10 balles de l'époque, soit environ 2.20 euros... Quand même. Donc 10 x 3 = 30 balles, soit à peu près 9 dollars (ah oui, j'avais oublié de préciser que c'était l'époque où le dollar canadien était au plus bas) . 9 dollars ça fait donc 45 pièces de 20 cents à trouver !!!

On finit par les trouver, mais là nous hésitons. Il est 19h, soit une heure du matin en France. J'avais bien averti mes parents qu'on risquait de les appeler à une heure "peu habituelle", mais une heure du mat, quand même ! D'un autre côté cela fait trois jours que nous n'avons pas donné signe de vie. Alors on y va, lestés de nos 50 pièces - on a prévu une "marge" au cas où...

- Bonsoir, c'est pour appeler la France. Le Gard.
- Oui, donne-moi le numéro
(ce tutoiement, à chaque fois il me fait sursauter)... OK.. alors ça fait 28 pièces pour trois minutes ! (on se regarde, beaucoup moins cher qu'on pensait)
- Allo, bonsoir maman...
- C'est toi, on se faisait du souci !

Et je continue à parler avec ma mère, un oeil sur le chrono. En fait, pas besoin ! Toutes les 30 secondes, la voix de l'opératrice nous avertit : "Plus que 2 minutes 30... Plus que deux minutes"... Ma mère finit par me demander qui est la dame à l'accent étrange qui nous interrompt comme ça.
- "Etrange ? Ben dis voir on aura tout entendu... 1 minute 40 en attendant, dépêche-toi !"
Je sens à la voix paniquée de ma mère qu'elle ne comprend rien à ce qui se passe, tandis que ma femme et moi nous nous tordons de rire ! Je rassure quand même ma pauvre maman, lui disant que tout est OK, et qu'on s'éclate comme des fous. Et qu'ils le disent aux parents de mon épouse (on n'a pas l'intention de recommencer cette équipée !) .
- Terminé, mets 28 pièces si tu veux continuer..." Ma parole, on se croirait dans le sketch d'Yves Montand et Simone Signoret ! Elle l'a vu, c'est pas possible... "Non, c'est bon... Je t'embrasse maman".

Là, on prend une méga claque ! On vient de rompre cette ambiance dans laquelle nous étions baignés depuis 48 heures. Une parenthèse française qui va peu à peu s'estomper. Le Québec va vite nous récupérer". Un resto propose du caribou en sauce à 5 dollars, on se laisse vite tenter !  Il est 8 heures du soir locales, peu à peu nous refaisons notre "décalage"... On est bien, Tintin !

La météo nous gâte, il est prévu carrément 16 degrés pour le lendemain, et même 18 à Montréal. Les québécois commencent à parler de l'été des indiens, (et non pas de l'été indien connu grâce à Dassin) . Un petit vent frisquet nous fait vite rejoindre nos pénates, dodo à 22h. Bien entendu on n'aura pas besoin de berceuse...

 

Samedi 28. Encore en progrès, c'est à 8 heures que nous émergeons. Je pense avec effroi qu'il est deux heures de l'après-midi chez nous, on va rigoler pour se "recaler". Un ami qui avait fait le voyage nous a prévenus, bien dit que c'était redoutable. 3 jours pour s'y faire dans un sens, une bonne semaine dans l'autre. Vu qu'il a raison pour la première partie de sa prédiction, on tremble un peu...

Nous avons choisi la solution risquée pour le programme de cette journée. Afin de profiter le plus possible de Québec, nous prendrons le train de 15h qui nous fait arriver à 18h à Montréal. et là, nous chercherons une chambre. C'est la nuit du samedi au dimanche, ça ne doit logiquement pas poser problème. Nous essayerons de la garder deux ou trois nuits, afin de ne pas être encombrés pas ces fichus bagages. Notre logeuse est compréhensive et consent à nous garder les valises jusqu'à 14h. Sympa !

Et donc, comme on a dit, le traversier de Lévis. Effectivement, c'est là que je regrette de ne pas avoir pas voulu prendre mon appareil avec zoom. Pour m'alléger, j'ai acheté des jetables, j'ai eu tort. De plus les photos ont été très mal tirées et le résultat très décevant... Nous avons le soleil dans le dos, qui donne à Québec émergeant du brouillard un aspect irréel.

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De toutes façons, même au bout de 4 jours, je continue à considérer comme "irréel" le fait qu'on soit en Amérique. Ma femme, au contraire, ne réalise pas ! Vu qu'on parle français, on est en France, ou pas très loin ! Elle est complètement paniquée dans une ville comme Bâle, à quelques minutes à pied de la Mère Patrie - normal tout est écrit en "étranger" - mais là, no problem!

Donc, la traversée du St Laurent, dans les deux sens, est bien évidemment magnifique. Je me dis même que c'est la meilleure façon d'aborder Québec, en arrivant par Lévis, et en prenant le bateau, la ville se laissant découvrir peu à peu. Pendant le trajet, je "cogite" pour le lendemain. J'ai toujours mes USA en tête, je me dis que c'est vraiment trop bête de se trouver à 60 km du pays le plus prestigieux du monde, et ne pas y faire une petite incursion ! Bien évidemment, il n'est pas question d'aller à New York (650 km quand même) même pas à Boston (350) mais tout simplement à la première ville que l'on trouvera, à savoir Plattsburgh. 20 km après la frontière, cette ville de 30.000 habitants nous donnera une idée de l'ambiance des USA. Donc, à voir, se renseigner sur les trains en direction de cette ville.

De retour, nous nous engageons "hors les murs", dans un immense parc dénommé le parc des champs de bataille. Bof... pas terrible. Nous regagnons vite les remparts pour passer le temps qui nous reste avant le déjeuner dans la ville haute.

Puis, resto, les valises qui nous attendent, le train avec une nouvelle fois la collation, nous sommes dans la gare centrale de Montréal à 18h pile. Cette fois le train était .. en avance !

Priorité à l'hôtel ! Là pas question de se trimbaler avec les valises dans une recherche hypothétique, c'est par téléphone que je ferai. Et pour ça mon fameux guide ! Que j'arrête de nommer car on va croire à une pub clandestine (alors que je ne suis pas spécialement tendre avec eux !) .

Je trouve tout de suite. L'établissement s'appelle "hôtel Alpes Touriste", ça fleure bon le pays natal de ma fille... 35 dollars la chambre, mais avec salle de bains et WC ! Après tout, on n'est pas au Canada tous les jours...

Salle de bains et WC. Oui, on ne peut pas nier que la chambre en soit dépourvue. Mais, là on quitte Yves Montand pour Patrick Timsit : la chambre elle-même (je l'ai mesurée) ne dépasse pas 5 mètres carrés de surface, la salle de bains est en fait une douche - sans lavabo - de 60 cm sur 60, quand aux WC, lilliputiens eux aussi, ils ont le privilège... de se situer à 50 centimètres de la tête de lit, et je précise qu'il n'y a pas de porte !!!
Si je dois prendre en compte la surface, je paye le prix du Hilton ! Canada oblige la télé est quand même là, mais accrochée au mur, comme je le verrai un mois plus tard dans un hôtel révolutionnaire qui commence à apparaître en France : le Formule 1.

Nous quittons vite ce "bouge", pour nous diriger vers la gare routière (car pas de ligne de chemin de fer pour Plattsburgh) afin de regarder les horaires. Un départ à 10 heures, arrivée midi nous convient très bien, et le retour (in petto je me dis que si on trouve un hôtel pas trop cher là bas, on y reste dormir) est à 17 heures, arrivée 19h.  On prends les billets - toujours ça de fait - et on se balade un peu dans Montréal. Etonnante sentation que nous avons : il fait chaud !

Mon thermomètre à fil me le confirmera, 21 degrés.

A 10 heures du soir.     Un 28 octobre.       Et au Canada !

Le bulletin météorologique parle d'ailleurs de "situation exceptionnelle", prévoit 23 degrés pour le lendemain dimanche, et n"hésite pas à évoquer les 25 pour la veille d'Halloween.

Le pire, c'est qu'il aura raison !

(à suivre)

10.04.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : DANIEL GUICHARD

Daniel Guichard a été connu en 1972, grâce à sa chanson La tendresse. Mais sait-on qu'il avait déjà enregistré cinq 45 tours, et ce depuis 5 ans ?

Le premier - introuvable - se nomme Faut-il être et date de 1967.

Le second - un peu moins introuvable - s'intitule N°1 et date de 1968.

Pas de disque en 1969.

En 1970, une chanson qui déjà passe dans les radios : C'est parce que je suis né à Paname.

1971 verra Chez toi Nicole et Marinette.

Et enfin, la tendresse en 1972. Bien passée dans les radios mais pas encore classée chez SLC.
De même que bien sûr, de la même année.

C'est en janvier 1973 qu'il enregistre le titre qui va le faire décoller : Faut pas pleurer comme ça.
11 semaines de présence au hit entre mars et mai, une 9ème place en avril.

Pourquoi, sorti en juin, va faire un peu mieux : 12 semaines dans le hit de juillet à septembre, n°7 en septembre.

Et grâce à ces deux chansons, Guichard se classe 18ème interprète français pour l'année 73.

Il classe en janvier 1974 T'en souviens-tu Marie-Hélène, à la 20ème place.

Jusque-là, Guichard a un public relativement restreint.  Mais c'est une chanson qu'il avait composé 11 ans plus tôt pour la mort de son père (il avait alors 15 ans) qu'il enregistre en mars 1974.

18 semaines de présence d'avril à juillet, et la consécration en juin avec la première place. Mon vieux fait connaître Daniel Guichard à la France.

Ce sera un peu moins bien pour Les secondes, qui seront 17èmes en septembre.

En octobre, il enregistre une chanson qui va provoquer un déclic en moi. J'avais vaguement entendu parler du Journal d'Anne Frank, mais sans plus. Chanson pour Anna résume ce journal, et du coup je l'achète pour en savoir un peu plus sur le sujet.
Pendant très exactement 10 heures, je ne le quitterai pas. Impossible pour moi de refermer le bouquin en me disant "la suite demain". Non, c'était tellement poignant que je n'arrivais pas à faire ce geste.
Et du coup, je vais commencer à lire, à énormément lire. Autre chose que les lectures habituelles, soit San Antonio, Pagnol ou Pierre Daninos, ma "trilogie" de l'époque.
Merci à daniel Guichard de m'avoir donné le goût de la lecture, même si déjà j'avais celui de l'écriture.

Hit-paradement parlant, Chanson pour Anna sera 6ème en décembre, pour couronner une année 1974 qui le voit second interprète français de l'année. Derrière un Johnny en perte de vitesse.

Et sur l'ensemble des années 1963/1974, il ne se classe que 47ème, mais encore une fois cela ne veut rien dire.

Et ensuite ?

Pas mal de choses.

1975 sera aussi une très belle année pour lui, malgré une 9ème place pour la découverte en mai, et une 23ème en juillet pour Vivre.

Mais le single suivant sera un doublé, le seul de la carrière de Guichard. Face A Je t'aime tu vois, qui sera lui aussi un numéro 1 fin décembre. Et ce n'est pas à Dieu que j'en veux, 24ème en octobre.

En avril 76, c'est une chanson d'album, toi, qui décroche la troisième place.

Ne parle pas sera 10ème en juin. Je n'ai pas le coeur à sourire sera 3 ème la fin de l'année.

A partir de là, Daniel Guichard va entamer une descente discopgraphique sans retour.

Pas de classement pour Je n'fais rien, je m'repose en 1976.

Ni pour Prends-moi dans tes bras, Il vaut mieux chanter et elle n'est pas jolie elle est mieux que ça.

Les fans - dont j'étais - espèrent un come-back avec je viens pas te parler d'amour en 1978, mais non. Pas de grosses ventes. Idem pour c'est pas facile d'aimer, de 1979.

Bide pour une de ses plus belles chansons, Où que tu ailles, qu'il sort en 1980. Idem avec Pour ne plus penser à toi la même année.

1981 : Daniel Guichard crée une des premières radios-pirates à Paris, Radio-Bocal qui ne passe que des chansons françaises et émet 24h/24. Egalement, bien avant les Enfoirés, il organise des tournées au profit de la lutte contre le cancer.

Musicalement, 1981 c'est T'aimer pour la vie, le coeur à l'envers, parlez-moi d'amour.

Superbe chanson début 82, Doucement, qui sera largement classée dans les radios locales. Notamment à Gap, où elle sera numéro 2. Non mais, faut profiter de sa situation, non ? ;-))

Il renoue avec les meilleures ventes en 1983, après 7 ans d'absence, avec le gitan qui sera 4ème en mai (d'après Lesueur). Pas à Gap (je n'aime pas)
Le nez au mur et je suis bohème ne bénéficieront pas de ce succès.

1984 : Pour la vie, quelqu'un quelque part, non classées.

1985 : Si tu m'aimais encore.

1987 : Si quelqu'un

1989 : Le temps.

1990 : On se reverra.

1991 : Retour et Faire la fête.

1992 : Elle avait plein d'amis, extrait de son dernier album Gamberge.

Daniel Guichard n'est pas mort en ce début de millénaire... L'an passé il a fait l'Olympia et le Palais des Sports !

 

Voilà, rendez-vous pour le plus gros morceau qui va bien nous occuper 3 ou 4 "tomes" à partir de dimanche prochain : Johnny Hallyday.

Je vous embrasse.

08.04.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : FRANCE GALL II

(réactualisée suite au livre France Gall, Muse et Musicienne, d'Alain Wodrascka paru voici quelques mois)

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En ce printemps 1974, France Gall était sur le déclin. Ils étaient loin ses tubes, il fallait remonter à 7 ans pour voir une de des chansons dans les 3 premières, et pas moins de 10 pour son seul numéro 1, Sacré Charlemagne.
Sentimentalement, elle est avec Julien Clerc depuis 8 ans, et elle vit de plus en plus dans l'ombre de son compagnon. Mais ce n'est pas un couple fusionnel. Un couple fusionnel, c'est un couple dont les deux moitiés n'ont de cesse de s'admirer l'un l'autre. Et cela arrive d'autant plus souvent quand l'un et l'autre font le même métier (je sais de quoi je parle...).

C'est en entendant à la radio, l'année d'avant, la chanson Attends-moi interprétée par Michel Berger que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui demande s'il pourrait lui donner son avis à propos des chansons que son producteur voudrait lui faire enregistrer. Bien qu'il ait été déconcerté par la pauvreté des chansons proposées à France à l'époque, il n'est pas question d'une collaboration entre eux. Pour Michel, France Gall n'est qu'une "yéyé" has been.

En plus Berger subit une crise sentimentale: sa compagne Véronique Sanson, avec qui il était en totale osmose musicale depuis leur adolescence (on en revient au couple fusionnel), le quitte pour un certain Stephen Stills.

Ce n'est que six mois plus tard, en mai 1974 qu'il acceptera d'écrire pour elle.
C'est ainsi que va naître La Déclaration d'amour, premier succès d'une longue liste. Et façon pudique de faire la cour à France, dont il devient amoureux.

France, qui est de plus en plus humiliée par Julien Clerc (en public il l'appellera un jour "la vieille chanteuse"), lui étant une étoile montante, et elle, plutôt dans la mauvaise pente. Le couple vole donc en éclats, ce qui vaudra à Julien une belle chanson Souffrir par toi n'est pas souffrir.

Une septième place consacre cette déclaration, cette nouvelle France Gall, qui entame - sans le savoir - sa deuxième carrière. Celle de star internationale, celle de plus grande chanteuse française depuis Edith Piaf.

En novembre, elle sort le titre Mais aime-la qui ne fait pas une grande carrière, mais arrive quand même à la septième place en janvier.

Pour cette période 1963/1974, France Gall pointe néanmoins à la 13ème place, 4ème interprète féminine derrière les trois "inaccessibles", Sylvie, Sheila et Françoise Hardy.

Mais ça ne veut strictement rien dire, car sur les années 63/66 elle était incontournable, un peu moins prisée sur les années 67/69, et complètement à la ramasse sur les années 70/73.

Et ensuite ? Ensuite presque vingt ans de tubes ininterrompus, jusqu'à la mort de Michel Berger en 1992. Michel Berger qu'elle épousera en 1976.

En 1975, Elle est aux States pour enregistrer une comédie musicale qui sera l'ébauche de l'opéra-rock Starmania.

En 1976, Elle renoue avec les doublés. Comment lui dire est 15ème en février, Samba Mambo est 11ème en avril.
Petit bide pour Ce soir je ne dors pas, non classé, elle se rattrape avec Ca balance pas mal à Paris, 14 semaines dans le hit.

Pour 1977 Musique et Si maman si ont un gros succès de radio, un peu moins pour le meilleur de soi-même. L'album est disque d'or, France a pris sa revanche.

Puis c'est l'aventure Starmania. Berger et Luc Plamondon, les co-auteurs passeront un an pour l'écrire durant l'année.

France Gall y tient un des rôles principaux en désespoir de cause car personne n'a été trouvé pour le personnage de Cristal. Qu'elle jouera à merveille.
Et bien sûr certaines chansons vont se classer dans les meilleures ventes. 7 mois de présence (de janvier à septembre 79) pour Besoin d'amour, qui se paiera le luxe d'être numéro un pendant 9 semaines en avril et en mai. Du coup elle occultera Viens je t'emmène !

Le spectacle sera joué en avril/mai 1979 au Palais des Congrès, tandis que France attend, à 32 ans, un heureux évèment : sa fille Pauline.

80, c'est l'année de la groupie du pianiste (4ème en octobre), et surtout de il jouait du piano debout  record de durée avec 28 semaines de présence dans le hit, tube de l'été 80, numéro un en juin/juillet.
Du coup 
Bébé comme la vie   passera relativement inaperçue.
1980 c'est surtout l'année de son retour en scène, au Zénith.

Salle bien nommée car elle au zénith de sa carrière, et refusera de chanter quoi que ce soit de son répertoire "sixties".

En 1981 elle fait un disque-duo avec Elton John, les aveux sortent en janvier, et arrivent à la première place en mars. Dans son dernier 30 cm se trouve une perle, ma chanson préférée d'elle, qui passera pourtant inaperçue, et sera mise en lumière par Johnny 10 ans plus tard : Diego.

1982, nouveau numéro un avec tout pour la musique, en janvier.
Un peu moins de succès pour Amor Tanbien, et hop, encore une année sabbatique, s'occupant de sa famille.

Elle reprend en 1984, avec un nouveau numéro 1, Débranche, et Hong Kong Star qui sera numéro 3 dans le tout nouveau top 50 naissant en novembre.

1985, c'est Cézanne peint, bien classé aussi.

1987, 7ème place en avril 87 pour Babacar. Et encore un  numéro 1 en novembre pour Elle l'a Ella.
Les numéros 1, elle commence à présent à les collectionner... Quelle belle revanche !

1988, une belle 3ème place le 23 mai pour Evidemment, un bel hommage à Daniel Balavoine avec qui elle avait chanté dans Starmania, Papillon de nuit est 8ème le 31 octobre.

1989 voit la chanson d'Azima numéro 12.

Puis nouvelle coupure de plus de deux ans, elle revient avec Laissez passer les rêves en mai 1992.

Son mari Michel Berger meurt en août, et elle classe un duo avec lui à l'automne, superficiel et léger.

Dès lors, elle ne chantera essentiellement que des chansons de Feu son mari, dont l'une d'elle est encore numéro un en 1994 : Les princes des villes.

Mais entretemps, en 1993, elle a eu un cancer du sein. Rien ne lui sera épargné...

En 1996, après quand même 33 ans de carrière, elle est - enfin - à l'Olympia
. Mieux vaut tard...

Mais nouveaux coups du sort pour France Gall, qui en 1997 perd sa fille Pauline.

Côté disques, En août 2004, elle ressortira une chanson de 1987, la seule chose qui compte, qui sera également classée.

Egalement sa version de Mademoiselle Chang, encore un numéro un. Près de 40 ans se sont écoulés depuis le premier hit, sacré Charlemagne.

Au final, plus qu'une chanteuse : un monument si l'on ne regarde que sa carrière, jonchée de tubes, y compris dans sa période ante-Berger, période qu'elle reniera jusqu'à ses adieux à la scène, en 1997. Une hyperbattante si l'on songe à ses périodes de creux où jamais elle n'a craqué.

A la semaine prochaine pour traiter de Daniel Guichard. Courte carrière mais qui restera dans les annales.

Je vous embrasse.

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : France GALL - I

(réactualisée suite au livre France Gall, Muse et Musicienne, d'Alain Wodrascka paru voici quelques mois)

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2 parties seront nécessaires pour traiter de la plus grande chanteuse française de la fin du XXème siècle, capable de faire des numéro 1 dans les années 60 (sacré Charlemagne), dans les années 70 (J'ai besoin d'amour), dans les années 80 (Tout pour la musique) et dans les années 90 (laissez passer les rêves) ces maudites années 90 qui verront la disparition : de son mari Michel Berger, de son père, et de sa fille.
Malgré tout cela, elle reviendra dans les années 2000 sur le devant de la scène avec notamment la seule chose qui compte.

Après ce grand préambule, place aux chiffres !

 

Premier disque, en novembre 63, premiers succès. Ne sois pas si bête va rester 13 semaines dans le hit, avec une prometteuse 9ème place en mars 64.

Elle se pointe déjà à la 17ème place pour l'ensemble de l'année, 4ème chanteuse derrière ses trois aînées Sylvie Vartan, Sheila  et Françoise Hardy.

En mars de cette même année, second disque, un doublé !
N'écoute pas les idoles sera 5ème en juin, Les rubans et la fleur 12èmes ce même mois.

Troisième disque, en mai : encore un doublé. Une 11ème place pour la cloche en juillet, et la 12ème pour mes premières vraies vacances en septembre, 19 semaines de présence !

Nouveau doublé pour le mois de septembre :
Laisse tomber les filles sera 8ème en octobre, Christiansen 19ème en novembre. Cette chanson est, je pense, autobiographique, une des seules à ne pas être de Gainsbourg.

Et pour clôturer en beauté cette année 64, elle sort en novembre sacré Charlemagne, qui sera carrément numéro 1 du hit en janvier...

Pour cette année 64, avec 7 disques classés dont un numéro un, elle est 6ème interprète, et arrive sur le podium des chanteuses en dégommant Sheila.

On le voit, pour arriver à devenir une vedette, elle n'avait pas toujours besoin de Gainsbourg...
A ce propos j'ouvre une parenthèse. Frédéric François -> France Gall, ceux qui me lisent doivent se demander pourquoi j'ai zappé Gainsbourg.
La raison en est toute simple : côté hit-parade SLC de 63 à 74, Gainsbourg n'est pas classé ! Honteux, je sais, alors que sur cette période là il est l'égal d'un Johnny ou d'un Julien Clerc.

On pourrait penser qu'elle est au sommet, mais non ! Son disque suivant va carrément gagner l'Eurovision ! Poupée de cire poupée de son triomphe cette année-là (mais pas pour la France, qui était pourtant super bien représentée avec N'avoue jamais de Guy Mardel)
Sentimentalement, ce n'est pas tout à fait la même chose, car elle téléphone à son petit ami de l'époque pour lui annoncer la nouvelle. Celui-ci, jaloux, lui dira :" Tu as chanté faux ! Tu étais nulle : Et comme tu as gagné, c'est fini entre nous..."
Un certain Claude François ! Ils se rabibocheront ensuite, pour deux petites années.

Côté hit, un doublé avec ce 45 tours, la Poupée (qui ne faisait pas encore non) sera 5ème en mai, Dis à ton capitaine 21ème en juin.

Dans son disque de juin attends ou va-t'en sera 10ème à l'été, alors que Et des baisers, passé en boucle dans l'émission, n'a jamais quitté l'"antichambre". Preuve qu'à l'époque c'étaient encore bien les lecteurs qui faisaient le hit (jusqu'en 74) et pas encore les animateurs.

Même phénomène dans son disque de rentrée : On entend sans arrêt l'Amérique, qui ne sera pas classé. Nous ne sommes pas des anges idem. C'est le temps de la rentrée qui sera classée avec une humble 17ème place en novembre. Et sa plus belle chanson de l'époque - pour moi - sera oubliée : on se ressemble toi et moi.

France Gall pour cette année 65 va se ramasser à la 13ème place, mais seulement 5ème chanteuse, derrière les trois "institutionnelles", et Pétula Clark qui aura fait une excellente année.

J'ai été (j'ignore pourquoi...) littéralement fou à l'époque de sa chanson suivante, Baby pop. Pour la musique. A 15 ans, je ne faisais que peu attention aux paroles dès lors que la musique me bottait. Je guettais fébrilement son passage à la radio, j'attendais le hit où je savais qu'elle était classée et je me disais que lorsque j'aurais les 4 francs nécessaires (l'équivalent de 10 euros actuels) pour me le payer d'occasion, je ne louperais pas !
Côté hit, encore un doublé : En mars, baby pop donc 5ème, faut-il que je t'aime 11ème.

On a beaucoup critiqué France Gall pour sa naïveté au sujet de sa chanson suivante, les sucettes.
Rappelez-vous qu'on était en 1966, que les filles avaient des chaussettes et des jupes plissées, et surtout pas l'esprit mal tourné, comme les garçons en général et un certain Gainsbourg en particulier. Je me demande d'ailleurs combien de gens ont vu - en l'entendant pour la première fois - que cette chanson parlait de fellation, et non pas de friandise. A mon avis, même pas 20%...
Cette chanson sera 9ème en juin.

Nouveau doublé pour le disque suivant qui verra en octobre bonsoir John John 9ème et la rose des vents 15ème.

Pour cette année 66, elle remonte à la 11ème place, mais surtout prend la médaille d'argent chez les chanteuses, derrière Sylvie bien sûr.

Cette année 67 va marquer le début de la descente pour France Gall.
Déjà, On n'a pas le droit ne fera pas mieux, en janvier et février, que la 14ème place.

Pire : le disque suivant, la petite, enregistré avec l'animateur-vedette Maurice Biraud (le Foucault de l'époque), n'entrera même pas dans les 25 premières...

Heureusement, encore un doublé pour le disque d'automne, bébé requin se classant 3ème en octobre, Chanson pour que tu m'aimes un peu 15ème ce même mois. Et Tennie Weenie Boopie frôlera le hit, se classant 26ème. 3 chansons sur les 26 premières de ce mois d'octobre, on pourrait croire à une résurrection de la chanteuse, mais hélas, ce sera son premier chant du cygne.
Chute largement aidée par Gainsbourg qui va la laisser tomber. Bébé Requin était signé Dassin, Teenie était de lui. Blessé dans son orgueil, l'homme à la tête de chou s'en va...

Toi que je veux sera sa dernière chanson classée avant un bon bout de temps, 17ème en décembre et janvier.

Elle est encore 11ème sur l'année, dernière année où elle figurera dans les 20 premières de SLC.

Elle ne classera rien ni en 68, malgré dadi-dada qu'on entendra beaucoup (générique de l'émission dim dam dom), malgré y a du soleil à vendre, malgré 24/36.

Ni en 69 malgré homme tout petit, malgré les années folles, malgré la torpédo bleue.

En 1970 une petite 22ème place avec Zozoi et une 21ème avec Les éléphants.

Une seule chanson de classée en 1971, c'est cela l'amour, 18ème. Chasse-neige ne sera pas classé.

72 et 73 seront aussi deux années "blanches", malgré Frankeinstein, 5 minutes d'amour, par plaisir.
Vous dire à quel point ses ventes furent rares, j'ai vendu récemment ce disque par plaisir, dans un état plus que moyen, pour près de 20 euros...

On aurait pu croire que la carrière de France était en train d'agoniser, mais c'était sans compter sur un immense coup de théâtre dont l'Amour fut l'instigateur.

On en parlera dimanche prochain.

Je vous embrasse.

07.04.2011

Sur une idée de Manoudanslaforêt : du virtuel au réel...

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16.03.2011

A regarder absolument

nature.pps

Je vous embrasse

08.03.2011

Un truc qui ne m'était jamais arrivé depuis 32 ans...

La photo de famille de mes collègues, chef compris. (mon épouse à droite)

 

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Mon dernier pot de départ date de septembre 1979, à Grenoble.
Millau (79/80) j'en suis parti dans un triste état (moins 30 kilos de janvier à juillet).
Embrun (80/87) j'aurais pu le faire mais dans le contexte de fermeture programmée du centre je n'en ai pas eu le courage.
Mende, inutile d'en dire plus..
Vannes, je voulais faire un pot, pour bien savourer mon départ, mais je savais que personne ne viendrait.
Quand à Biarritz, alors que j'avais été le seul à avoir tous mes collègues à ma table, il a suffi du retour d'une brebis galeuse et d'un néo-chef vraiment pas fait pour la fonction pour que je parte en courant.
Je reçois d'ailleurs toujours des mails du personnel de l'aéroport...

Enfin, ici, ayant été admis, respecté, aidé, j'ai pu terminer ma carrière en beauté.
Cette photo-là je vais la faire encadrer, tant je suis content qu'elle ait pu être prise.

Je vous embrasse

11.02.2011

Silence utile en début de mois

Avant, sur l'autre site, je me faisais - tout du moins au début - un point d'honneur à faire une note quotidienne. Sur tout ce qui me passait par la tête, mes indignations, mes problèmes avec la SNCF, les hypermarchés...
Oui, les centre auto aussi !
Les anniversaires également : calculez. Un blogueur de 50 ans a en moyenne : 1 épouse, 2 enfants, 1 père, une mère, 4 petit-fils, un filleul, une filleule. Sans compter ceux qui se sont mariés plusieurs fois, qui ont la chance d'avoir 5 générations vivantes dans leur famille.
Il y a aussi les évènements : le mariage, la naissance, le décès. La première rencontre, le premier baiser...
Et les souvenirs perso, dont mon blog abonde.

Tout ça pour vous dire qu'il y aurait matière à faire au moins 20 notes par an rien qu'avec les anniversaires. Tiens, par exemple, cela fait aujourd'hui pile 13 ans que ma maman est partie.

Mais je sais qu'elle me voit "de là-haut", et qu'elle n'a pas besoin qu'on pense à elle les dates fixes.

A présent, non pas que j'estime que mon blog est terminé avec la fin du récit de ma vie, mais je ne note que parcimonieusement, surtout en début de mois.

Et j'ai une raison particulière.

Savoir, parmi les notes les plus anciennes, lesquelles vous lisez encore.
Un truc que je peux faire tant que sont classées les notes "à une visite". Ensuite, devant ma production, elles sont passées à la trappe derrière celles à 2 visites, puis 3, et à la fin du mois, pas moyen de savoir ce qui a été lu au-dessous de 25 visites mensuelles. Sauf par une astuce, que je vous expliquerai en fin de note

Comment procédai-je ?

Le plus bêtement du monde, en regardant ma page "statistique détaillées" que tout bloggueur de hautetfort doit posséder.

Elle se présente comme ceci :

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Je laisse tomber "page d'accueil", "atom" et j'en viens aux notes proprement dites.

Ces stats, jour par jour, me permettent de savoir non pas qui a lu (gros avantage sur le site où j'étais avant, où tout le monde mettait un compteur visible par tous) mais quoi est lu.

Bien sûr, en premier on trouve les notes les plus récentes.
Mais en desendant un peu dans la liste, je vois certains trucs.

Par exemple, 5ème note lue depuis le début du mois, "Cica-Chansons", note postée l'été dernier!

En 8ème - mais là c'est une constante, on retroouve une note de l'été dernier aussi, "premier baiser première rupture". Oui c'est une constante, car tous les mois cette note - qui est apparemment votre préférée, comme elle est la mienne - se retrouve toujours dans les 25 notes les plus lues.

Arrivent aussi les notes "Nathalie". Pas moins de 6 parmi les 25 notes que vous avez le plus lues. C'est là que je me dis que cette histoire vous a touchés.

En effet, à la 10ème place, "sur notre nuage 1", postée le 2 octobre. A la 11ème place,"vers les étoiles 8" postée le même jour. A la 12ème "vers les étoiles 1", du 20 sptembre, "sur notre nuage 3", du 4 octobre, "post-TS" du 8 décembre et à la 22ème place (sur presque 200 je le rappelle) "l'espérance folle" du 4 décembre.

Sans oublier d'autres notes comme "la désillusion de Marseille" du 7 août lue 2 fois, et la note sur Christophe, lue deux fois aussi .

 

On arrive à une question qui taraude beaucoup d'esprits.
Comment puis-je savoir combien de fois une note a été lue ?

Travail de fourmi !
Il faut partir des premieèrs statistiques.
En principe, à moins d'être hyper-lu, les notes vers la fin des stat n'ont donc été lues qu'une fois. Ce qui signierait dans mon cas que 0.7% égale une lecture.

Poursuivons, pour vérifier.
Effectivement je vous ensuite 0.14%, pour deux lectures, mais... 0.23% pour trois lectures. Je peux donc affiner en sachant que 3 lectures font les tiers de 0.22% soit 0.073% pour une lecture, aujourd'hui, dans mon blog (ce chiffre diminue bien sûr au fil des jours).
Ce qui est pratique pour déterminer les autres.

Soit la numéro 1, "carton rouge pour feu vert", qui correspond à 2.32 %
Je divise 2.32% par 0.073% et je tombe sur un nombre voisin de 32. Idem pour les autres.

En plus il y a les "repères".

C'est à dire qu'il m'arrive, 1 fois sur 10, d'écrire une note que je regrette. Alors, tout en notant le nombre de visites que cette note avait faite, je la retire. Idem pour les notes sans commentaire. Ou "commentées par charité".

C'est ce qui s'est passé avec ma note "ce que j'aime chez Hautetfort" qui était en fait du premier degré et que les commentaires m'ont montré que mes lecteurs pensaient second degré. Elle était arrivée à 65 visites, je la vire, elle n'est donc plus lue,  et à partir de cette note là, en faisant une règle de trois je peux savoir quel est le nombre de visites pour les autres.

J'espère que vous avez compris tout mon charabia, un truc bien utile pour "faire le ménage" parmi les notes ayant eu peu de lecteurs. de presque 200 je divise par 2 !

Si vous avez des questions...

Je vous embrasse.

22.01.2011

6 mois de blog... déjà !

6 mois de blog...
184 notes écrites
960 commentaires (dont les miens)
10000 visiteurs
30000 pages lues...

Merci de tout coeur de m'avoir suivi, et cela même après octobre où je n'avais plus l'adsl et où j'étais absent de chez moi le tiers du temps, devant bosser à 100km.

Ce cap est passé, malgré une période de doute.
21 commentateurs distincts au mois d'août (où tout le monde est réputé être en vacances)
15 en septembre
14 en octobre
11 en novembre
mais
13 en décembre
et 12 sur les vingt premiers jours de janvier. L'alerte fut chaude, mais je suis resté aux commandes.

Je ne ferai pas la rétrospective de mon blog, l'ayant déjà faite pour la nouvelle année.
Non, je vais parler de vous, vous qui m'avez commenté. En tout, quand même 37 personnes.


CRICRI, mon inconditionnelle

M'a commenté durant toute ma "carrière".
L'inconditionnelle, parce qu'elle a adhéré à toutes mes notes, lesquelles pouvaient sembler (je dis bien sembler) se contredire.
Je te devine, Cricri, jeune parisienne de 20/25 ans, très énergique, très sensible et surtout très romantique.
Merci.

CHRISTEL, un peu la même chose.

Elle a commencé à me commenter assez tard, le 2 octobre, mais depuis n'a pas arrêté. Du reste c'est elle qui m'a commenté le plus en octobre !
Elle aussi a adhéré à toutes mes notes.
Je la devine autour de 40 ans (son prénom d'abord - je ferai une note là-dessus prochainement) et j'ai eu un gros indice dans un de tes coms.
Toi aussi tu aimes les belles histoires d'amour et je t'en remercie.

TEB la belle surprise

On se connaît depuis maintenant 6 ans. On s'est même rencontrés voici trois ans. Teb m'a très souvent reproché de ne pas assez lire les autres blogs (comme Siam's) et c'est c'est peut-être pour cette raison qu'elle a plus ou moins boudé les débuts de mon blog. 1 com par mois au début, puis elle se lâche à partir de septembre, me commentant de plus en plus. Pour le mois en cours, c'est elle qui m'a commenté le plus !
Belle surprise mais finalement pas tant que ça, car si j'ai bien compris, elle a vécu la même chose que moi, donc on se comprend...
Merci à toi.

SYLVIE la mélomane

Sylvie et moi sommes amis sur "face de bouc", et j'ai appris que cette belle femme était "parolepote", comme je le fus un temps. Lectrice idéale pour mes notes sur les interprètes, qui m'a fait rectifier certaines erreurs - assez rares quand même.
Sylvie m'a commenté souvent et régulièrement jusqu'au 3 octobre, puis plus rien pendant 6 semaines, et depuis elle me commente non-stop, pas seulement sur mes notes "Cica-Chansons". Ma période "Nathalie" l'a beaucoup intéressée, et je devine qu'elle aussi a vécu quelque chose de semblable.
Merci.

SIAM'S la fidèle

Je sais, Siam's, que je ne vais pas souvent sur ton blog pour y déposer des "tranches de gras", comme tu appelles si joliment les commentaires. Mais je suis content que tu me suives régulièrement malgré cela. En moyenne une fois tous les 10 jours, mais tu es là. Tu sais, je me demande si on ne se connaît pas d'ailleurs, j'aime bien ta façon de m'appeler "Pat" ! Promis juré quand je n'aurai plus ce ☺☻♥♦♣♠•◘ de bas-débit, j'irai engraisser ton blog.
Merci à toi.

CAPTAINELILI l'incorruptible

Issue du même site que le mien, Lili a commencé à me commenter mi-août. Des coms assez "moralisateurs", qui parfois étaient justifiés. Parfois... Puis plus rien pendant près de deux mois, et elle me commente denouveau - et de plus en plus  - depuis fin octobre, des commentaires nettement plus positifs. Et puis, une femme qui aime Delpech et qui l'assume ne peut être que quelqu'un de bien ! Merci à toi

FIAMELLA, ma "marraine" de blog

J'avoue que je n'ai pas trop compris pourquoi Fiamella, qui fut la plus grande commentatrice de mon blog à ses débuts, a cessé, du jour au lendemain de me commenter. Dommage, Fiam', j'aimais bien tes coms, comme tu aimais bien mes photos :)
Merci

PSYBLOG, l'ami

Psyblog ne me commente que toutes les deux semaines, mais à chaque fois, ce sont des petites perles, des coms qui frappent au coin du bon sens. Psyblog ne m'en voudra pas si je révèle qu'il est le plus lu sur un certain site, un site qui lui va à merveille. Il ne m'en voudra pas non plus de dévoiler que je le connais, il est venu chez moi et j'ai été chez lui. Double expérience dont j'attends le renouvellement avec impatience, quand je serai en "vacances", d'ici 1 mois et demie.
Psyblog est, je n'hésite pas à le dire, un ami. Je t'embrasse, Psy :)

BRIGITTE, ma lectrice la plus ancienne

7 ans qu'on se connaît. On a même "fait les forums" ensemble ! Brigitte ne m'envoie pas souvent de commentaires, mais à chaque fois ce sont des mots de sincère amitié.
On s'est rencontrés par deux fois, dont une dans son beau pays, qui est très voisin du mien. Brigitte qui, malgré sa souffrance, n'hésite pas à apporter de sa bonté aux uns et aux autres. Bravo Brigitte, et merci d'exister.
Je t'embrasse.

ROBERTA, qui se fait rare

Roberta, qui ne m'a commenté qu'une douzaine de fois - mais de façon régulière - , méritait de figurer dans cette liste. L'essentiel n'est-il pas de ne pas se perdre de vue ? En plus nous sommes graphologues tous les deux, ça crée des liens !
Bises.

Je ne vais pas non plus oublier Manou qui de temps en temps m'envoie des messages d'amitié depuis sa forêt. Ni Sympho 2 qui, après un silence assourdissant de près de 5 mois, a retrouvé le chemin de mon blog. Et je l'en remercie.
Joelle (de chats en chats) ne me lit apparemment plus, car sinon elle aurait bondi à la lecture de ma dernière note. Mais l'amitié reste.

Bon, je ne vais pas énumérer les 37 personnes qui m'ont commenté, mais qu'elles sachent que je les remercie toutes de tout mon coeur.

Je vous embrasse.

09.01.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Michel DELPECH - II

II 1975 - 2009

Durant ces quelques 34 ans, Michel Delpech va s'affirmer de plus en plus et montrer qu'il n'est pas que vedette yéyé que les années 70 et surtout 80 vont balayer comme un fétu de paille.

En 1975, Delpech va frapper fort : D'abord avec Le chasseur, qui sera 5ème à SLC en mai (*) et quand j'étais chanteur, qui va arriver à la 4ème place (*). Delpech s'imaginait alors à 73 ans dans une maison de retraite, et ne pensait vraiment pas faire un album à 63 ans !

Pour 76, on trouve ce lundi-là, 9ème chez SLC en avril 76 (*), tu me fais planer, 4ème en juin (*) et la fille avec ses baskets, 4ème chez Lesueur en octobre. Sans nul doute, il aurait alors figuré parmi les 5 meilleurs interprètes de l'année si ce classement avait existé.

En 77, le loir-et cher se hisse à la seconde place en août, juste derrière un nouveau venu nommé Laurent Voulzy et son Rockcollection.
Fais un bébé occupera lui aussi la seconde place en décembre, derrière Salma y a salama de Dalida.

En 78, vu d'avion un soir se classera 3ème en novembre. On voit que Michel est toujours à la mode, quoi que puisse penser M. Dubosc !

79 verra deux succès : Trente manières de quitter une fille, dans les 15 premières en mai, et Je cherche un endroit qui sera - toujours d'après Lesueur - 7 ème en juillet.

En revanche, 80 le verra ramer, notamment avec Docker.
Il tombe en dépression en 1981, ayant quand même enregistré Bombay.


Puis c'est le désert. Delpech dira souvent dans ses interviews qu'il n'a pas sorti de disques pendant 5 ans au moins.
J'aurais pu le croire si, en décembre 1983 je n'avais pas fait l'emplette de Animaux Animaux, en 1984 de loin d'ici qui sera classé au top 50 (!) 16ème chanson française le 16 novembre.

Là il épouse Geneviève, et reprend goût à son métier.

Suit J'peux pas dormir  et oubliez tout ce que je vous ai dit en 1986.

En 1987 c'est petite france, et en 1988 ces mots-là et fais glisser tes bas. Il fait comme Herbert Léonard et s'essaie (pourquoi pas ? ) à la chanson érotique.

Pleurer le chanteur sort en 1989, et en 1990 une superproduction : la naissance de son fils Emmanuel, qu'accompagne une des chansons de lui que je préfère j'étais un ange.

1991 ce sera la voix du Brésil et 1992 terre d'amour.

En 2004, sortie de l'album comme vous, et en 2009 Sexa, dont sera extraite la chanson-tube Ce soir je passe à la télé.
Cet album sera même classé au niveau ventes, en septembre 2009.

Pas mal pour quelqu'un qui a 44 ans de carrière derrière lui !

Je vous embrasse.

(*) plus ou moins une place : SLC a boycotté Cloclo de 1975 à la fin.