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10/05/2012

Le chantage de mon épouse

Comme je l'ai dit dans ma note précédente, depuis quelques années mon "réel" tend à s'améliorer.

Ma "cicatrice" sentimentale se fait de moins en moins vive, ll y a belle lurette que je n'ai pas été harcelé au boulot et les crises d'épilepsie de mon épouse tendent à s'espacer. Déjà plus de 8 mois depuis la dernière, tiouchons du bois.

Mais la cohabitation avec celle-ci n'est pas, il faut l'avouer, des plus aisées. Même si ce n'est pas "Le Chat" avec Gabin/Signoret, on est loin des "vieux mariés" de Sardou.

Je sais que par où elle passe, ce n'est pas très facile.
Pour vous faire une idée, imaginez-vous dans un pays étranger, ne parlant pas la langue de ce pays. Avec en prime un bandeau qui vous couvre l'oeil droit.

Nous, dans ce cas, on parle par gestes, on baragouine quelques mots d'anglais.
Elle - sauf quand elle est en présence de tiers et qu'alors, du moins au début, elle rassemble toute son énergie pour parler le plus correctement possible - me baragouine des phrases qui ne signifient pas grand-chose pour le non-initié...

Phrases que je suis censé comprendre...

Elle a toujours été capricieuse. Même avant sa maladie. Partisane de "je veux tout, tout de suite..."
Mais depuis quelque temps, ce genre de choses s'accélère et ses demandes finissent toujours par un "c'est pas grave, j'vais l'faire"...

Gros chantage qui signifie : si tu ne t'éxécutes pas séance tenante, je vais faire n'importe quoi et tu ne te plaindras pas des conséquences.

Alors que dois-je faire ?

• Obtempérer tout de suite et tout lâcher, afin d'éviter tout désastre ?
• La laisser faire, en ne changeant rien à mes occupations ?

Entre les deux... Je la laisse faire, mais en surveillant de loin les opérations. Et si elles commencent à mal tourner, j'interviens.

Mais, Dieu que c'est fatigant !!!

Mon ami Bernard me comprendra, être handicapé c'est dur, très dur.
Mais pour celui qui vit avec un(e) handicapé(e), 24h/24 (dans mon cas, je dois subir ses sauts dans le lit toutes les 20 mn - c'est régulier ! - si elle n'arrive pas à trouver le sommeil..) c'est pas du gâteau non plus !

Je vous embrasse.

18:31 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (4)

09/05/2012

Totale ingratitude de ma part :(

J'ai dû l'écrire environ 500 fois, mais alors que j'étais prêt à retenter de mettre fin à mes jours - mais de cette fois de manière plus radicale - mon chemin a croisé celui du Net en juin 2003, et - je vous éviterai les détails, moult fois évoqués - le site Psychologies.com m'a sauvé, enfin pas lui mais les gens qui écrivaient dessus.

D'abord forum en tant que Pompon jusqu'au 11 septembre 2006, puis dans les blogs en tant que Cicatrice d'avril 2005 (et oui, déjà 7 ans que je "Cicatrise" !) à juillet 2010, date à laquelle j'ai rejoint les rangs d'Hautetfort.

"Psycho" ou "La rue des blogs", comme on dit, m'ont vu au début dans ma maniaco-dépression.

Un temps j'avais cru que c'était mon "réel" qui m'avait plus ou moins guéri. Une mutation salutaire à Biarritz, où si au début j'ai été bien accueilli par mes collègues, ça s'est un peu gâté à la fin.
Egalement, au Pays Basque, j'ai vu ma fille quitter définitivement le nid à l'été 2004. Et ce en deux temps, d'où double peine, et là, j'ai très très mal réagi...
Enfin, c'est pendant ce séjour Biarrot que mon épouse a subi sa terrible opération qui l'a complètement transformée (et pas dans le sens positif).

Donc, pour moi, ces années Basques (2003/2007) n'ont pas été le top, et heureusement que les gens de Psycho étaient là pour me comprendre, me réconforter, discuter avec moi, me rencontrer même.

Puis l'été 2007 a vu la fin de ma maniaco, avec ma mutation à Lons Le Saunier, je pense la seule station de ma carrière où du premier au dernier jour j'allais bosser en sifflotant !

Depuis 2010 j'habite Ouhans, et je suis en retraite depuis mars 2011.

Dans une récente note, je parlais du sevrage progressifs de mes médicaments depuis cette date.
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2012/03/07/desint...

Parti de 13 comprimés, j'étais en mars arrivé à 3.
Et à présent à 2.

Objectif zéro en septembre. Si Dieu veut....

Pourtant ma vie ici n'est pas un chemin jonché de roses. Je dois cohabiter avec une épouse infirme, qui si elle fait des efforts (énormes) d'élocution avec autrui, n'en fais pas du tout avec moi. Si bien que je dois jouer à "questions pour un champion" en permanence.
Pour elle c'est pire : elle a du mal à communiquer, donc, mais le fait qu'elle soit épileptique la rend totalement dépendante de moi. Pas évident du tout...

Bref, malgré tout, avec un voisinage très compréhensif (qui a dit que les Franc-Comtois étaient froids ? Allez donc voir en Bretagne ! Je descends des deux, alors je peux donner mon opinion !) j'arrive peu à peu à "Cicatriser", à presque redevenir comme avant, avant ce 1er septembre 1992 qui m'a donné un cadeau merveilleux, mais qu'on m'a repris 5 ans après.
Faites ça à un gosse : donnez-lui le jouet de ses rêves et quelques semaines plus tard vous le lui reprenez, ça le marquera à vie...


Bref, en ce début mars 2012, j'étais "bien".

Mais le 3 mars, je vois que "quelque part" sur la Toile, des personnes essaient de ressusciter la Rue des Blogs.
Je m'y "Rue" illico, me permettant même d'y inscrire certaines personnes sans leur avoir demandé leur avis !
Deux me rayeront de leurs amis Facebook, et l'un n'appréciera pas, depuis nous sommes un peu en "léger froid"...

Mais bon, qu'importe, la Rue était ressuscitée, du moins en partie.

Ce qui me permet de faire plus ample connaissance avec des personnes que là-bas je ne côtoyais que peu, n'étant pas dans mon "clan" ! Je sais j'étais un peu c... à cette époque, la maladie n'excusant pas tout.

Mais, en participant à leurs discussions, mes vieux démons reviennent. Dont la parano. Je me sens plus fragile. Me sens parfois - à tort - "exclu"...

Le fait d'entrer, le samedi 10, parmi les intimes de mon idole de jeunesse Gérard Palaprat achève de me chambouler.

Je commence à piquer une première "crise" le 16. Puis pensant déjà que cela avait un rapport, je fuis ! Je pars passer 4 jours à Toulon, chez mon cousin germain.

Ca va un peu mieux au retour, mais et je recommence à participer au "truc".
Mais de nouveau, le malaise revient, et le 30 je songe à en partir.

Le 16 avril je "pète les pombs" au sujet d'un fil de discussion qui aurait été censuré.
Mais dès le lendemain, je connais mon erreur, et je m'excuse auprès d'eux de cette attitude pitoyable.

Puis le 18, vacances en Bretagne et Paris, qui arrivent à point nommé.


Depuis mon retour, le 30, si je continue à lire de ci de là mes anciens voisins de "rue", je ne participe plus ou presque aux fils de discussion.

Et je me suis aperçu que depuis, ça allait mieux, nettement mieux.

L'explication que je peux donner est que je ne suis pas encore tout à fait guéri de tout ce qui m'est arrivé entre 1994 et 2006. Et que me plonger dans ces fils de discussion me ramènent aussitôt dans cette triste période.

Alors, me direz-vous, le plus simple ne serait-il pas de ne plus faire partie de cet espace ?

Non, parce que l'immense majorité des membres sont non seulement des gens à qui je dois beaucoup, mais tout simplement des gens que j'aime.

Et que je serais vraiment triste de ne plus avoir de leurs nouvelles.

N'empêche, je suis vraiment ingrat sur ce coup-là, défaut qui pour moi est le pire de tous...
Mais que faire ?

Je vous embrasse.

06/04/2012

Remède contre l'hystérie

Je l'ai mis en com à Teb, je sais que la crise d'hystérie de mon épouse hier n'est due qu'à sa maladie.

Soit.

Mais sans le vouloir, j'ai trouvé un excellent "remède". Bon. Savoir s'il y a relation de cause à effet !

La nuit dernière, j'avais du mal à m'endormir. C'est toujours comme ça au début du mois, à cause de mon "sevrage" de médicaments. Là je suis passé de 3 à 2.5, ça fait quand même une diminution de 17%. Pas rien...

A chaque fois que j'essayais de m'endormir, j'en étais empêché par mon épouse qui bougeait. C'était régulier, environ toutes les 20 minutes.

A un moment donné, j'ai déclaré forfait, et je suis allé me réfugier dans la chambre d'à côté (nous avons 3 chambres dotées de lits).

Et, enfin, j'ai réussi à m'endormir. Il devait être près de 1 heure du matin, quand même...

Ce matin, réveil à ..... 10h ! Première fois depuis ma retraite que je dors si tard...

Je le répète, j'ignore s'il y a un rapport, mais durant toute la journée elle a été tout miel. Elle a même évité de dire du mal de ses voisin(e)s, c'est tout dire !

Bref, à la prochaine crise, je retenterai le coup de la chambre à part. On verra bien si sa "bonne humeur" d'aujourd'hui venait de là :)

Je vous embrasse.

22:29 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (4)

31/03/2012

Narcissisme

Facebook rend-il narcissique ?

C'était la question posée cette semaine dans "Femme actuelle".

Voici une des réponses, qui m'a interpellé.

Image (47).jpg

Je retiens cette phrase, très importante :

Si on n'est pas assez narcissique, on attend trop des autres. Si on l'est trop, on n'en attend rien, puisque autrui n'existe pas vraiment.

Si cette phrase est vraie, alors le narcissisme serait donc une bonne attitude, sachant que le "pas assez" correspond à un besoin de reconnaissance, et que le "trop" implique la négation d'autrui.

Vite, un psy pour m'expliquer, j'ai rien compris !!!

Je vous embrasse.

18:53 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (6)

30/03/2012

Le melon

Non ce n'est pas du légume que je vais vous entretenir, mais de cette attitude qu'ont la plupart des gens - et j'en fais partie - dès qu'une petite - ou une grande - responsabilité leur échoit.

D'abord, dans mon enfance.
Je me souviens d'un camarade de classe, Luc. Il était un des rares qui me fichait la paix, et je dirais même qu'on était copains comme cochons.
Mais.... Un jour j'intégrai les scouts, et Luc était mon chef de patrouille. Là, ce n'était plus la même chanson, je devais certes lui obéir là-bas (la discipline est le force des armées heu, du scoutisme, mais à l'école, là aussi il prenait des airs supérieurs... Dans la cour de récré, bien sûr, car en classe, mon statut de prix d'excellence me procurait une trêve à cet égard.

Plus tard, ce sera à l'armée.
Même topo, pendant les classes, nous sommes tous dans la même chambrée, et partageons tout. Essayant de nous protéger le plus possible des "gradés".
Mais ensuite arrive "le peloton". C'est à dire un mois pour essayer de monter en grade. Moi j'ai fait ce que j'ai pu pour rester "2ème pompe", j'ai merdé exprès dans certaines épreuves, mais j'ai fini par me retrouver caporal-chef.. !
Le pire ce sont ceux qui sont arrivés sergents. Je dois dire que pendant mon service, si les "sergents ordinaires", les engagés (correspondant au niveau BEPC) étaient disons, corrects, les sergents appelés étaient tous infâmes avec nous. Leur chevron doré leur montait à la tête, et j'en ai même vu certains qui collaient des punitions aux 2ème classes, des appelés comme eux !
Bon, c'est vrai que c'est parmi ceux-là qu'on recrutait le plus.... Ils ont déjà de bonnes "bases" ;-)

Puis ce fut dans la vie professionnelle.
4 exemples.

Toujours le même processus : un collègue qui devient chef. 4 histoires, 4 façons différentes.

D'abord à la station de l'aéroport de Grenoble. Quand je suis arrivé, en 1975, l'équipe était soudée, sous la direction d'un Monsieur, Marchini pour ne pas le nommer, qui fut je pense un des meilleurs chefs que j'ai eus de toute ma carrière. Mais monté en grade il dut partir, remplacé par un de nous qui lui aussi monta en grade par la même occasion.
La tyrannie totale : Tableaux de service connus 5 jours à l'avance (sympa pour prévoir quelque chose...), interdiction absolue de se remplacer, d'écouter la radio, de boire de la bière... ll en dégoûtera beaucoup, qui partiront, et au final, une lettre du personnel le fera dégager au début des années 80.

Second exemple : ma pomme.
Bombardé Directeur Départemental dans la profession que j'ai épousé par vocation, dans mon département de prédilection (la Lozère), j'avoue qu'au départ je me suis pris la grosse tête.
Non pas avec mes deux "collaboratrices" (mes collègues d'avant) mais à l'extérieur. C'est à dire que partout où je passais, je veillais à glisser que dans mon boulot, le chef, c'était moi...
Parmi mes voisins, amis, dans ma famille.
C'est vrai, ce n'était pas méchant.

Pire allait être mon successeur, dont j'ai parlé très souvent ici, sous le joli nom de "tortionnaire".
Un mec que tout le monde s'accordait à trouver "bon vivant et sympa" tant qu'il était technicien, mais qui passé ingénieur (on se demande comment, comme le disait souvent Nathalie) et donc chef, non seulement lui est monté à la tête mais a déclenché chez lui le gêne de la tyrannie, qui devait sommeiller depuis sa naissance. Ma seconde collègue n'a fait ni une ni deux, quand elle a vu ça, elle a demandé sa mutation. Elle pouvait. Pas les deux autres, Nathalie et moi, pour des raisons évidentes.

Il a tout de suite vu la faille, et de ce jour a complètement chamboulé la façon de travailler, interdit qu'on prenne désormais nos repas de midi à l'extérieur, viré nos armoires pour les remplacer par des mini-casiers, et bien sûr instauré des réunions-réquisitoires où chacun en prenait selon son grade.
Pour finir par une lettre à la direction pour exiger le départ de Nathalie ! Et donc notre arrachement.

Sautons quelques années, on arrive à Biarritz.
Le chef de l'époque était un mec assez antipathique mais qui dans l'ensemble nous fichait une paix royale. Ce chef était pourtant haï de l'équipe que je venais d'intégrer. Alors qu'un collègue, Daniel, faisait des trucs inimaginables : Il achetait sur e-bay des marchandises, qu'il revendait plus cher sur un autre site. Mais, à partir du boulot, et il stockait tout sur le lieu de travail...
Nous ça nous faisait marrer, le chef s'en fichait.
Mais le chef en question a eu l'opportunité d'aller en Outre-Mer, et n'a pas été remplacé. Même chose qu'à Mende, c'est quelqu'un de l'équipe qui devait prendre sa place. Là c'est encore ma pomme qui étais désigné. De par mon grade, le plus élevé de l'équipe.
Mais le collègue e-bayeur était là depuis 23 ans, et avait rêvé toute sa vie d'être calife à la place du calife. Et quand il me demanda si ça m'intéressait, je répondis que je ne voulais plus avoir aucune responsabilité dans une boîte qui avait laissé persécuter deux personnes pendant 3 ans et demie sans broncher.
Alors, ayant le feu vert, il nous raconta ce qu'il allait faire : Biarritz devait être le paradis sur Terre. Nous aurions chacun notre ordi. On allait repeindre entièrement les lieux. Il commanderait un lave-vaisselle !
Mais, quand il fut désigné, nous dûmes vite déchanter. D'abord il se fit poser un immense aquarium dans son bureau. Puis céda aux cartes de visite flatteuses : Mr. Daniel L.... Chef du Centre de Biarritz. Il imposa la "qualité", qu'on ne nous demandait pas. Et surtout, surtout, nous interdit de surfer sur le Net à partir du bureau !!!
Le clash avec lui se produisit le 26 octobre 2005. Alors qu'il était absent (il était de plus en plus absent, l'avantage d'être chef....) France 2 débarqua avec ses caméras et c'est moi qui dus le remplacer.
Dès lors il m'en voudra à mort... Je lui avais piqué son passage télé !!!!

Enfin, nettement plus insignifiant, plus récemment, dans le village, une dame qui était très cool avec tout le monde, qui me tutoyait, est arrivée présidente d'une association. A partir de là, le melon. Par exemple, lors des voeux du maire, toutes les femmes me firent la bise, sauf elle, vu que je faisais partie de l'association ! Et j'eus droit à un "vous" qui me glaça...

Certes, les différents "melons" que je cite ici n'ont pas tous le même ordre de grandeur... Qu'une dame que finalement je ne connais que peu me dise vous et ne me fasse pas la bise, ça n'est pas comme des chefs qui vous poussent à partir, et qui déchirent des couples.

Mais hélas, ce phénomène est quasi-général. Le fait d'avoir une quelconqe responsabilité, petite ou grande, dans quelque domaine que ce soit, vous fait prendre la grosse tête et souvent changer d'attitude avec les gens que vous côtoyez. Regardez bien autour de vous...

C'est humain, et on ne pourra hélas pas le changer.

Je vous embrasse.

 

 

12:40 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (7)

17/03/2012

Les trois villes où je me ressource

Quand je déprime, le simple fait de m'éloigner est déjà un début de remède. Fuir passagèrement de là où on est afin de prendre du recul, pour moi ça marche.

Mais dans les cas un peu plus "sévères", j'ai trois endroits où j'arrive parfaitement à me ressourcer.

D'abord deux maisons, enfin un appartement et une maison.

Seuls vestiges de ma jeunesse, je les ai arpentés à 23/24 ans. Et ils n'ont pas changé.
Du coup, en y pénétrant, je me revois dans cette période, et ça m'apaise.

La maison d'abord. Elle est située à Lorient (enfin, dans la banlieue), c'est celle où habitait (et re-habite depuis l'année dernière) mon cousin/frère Jean-Yves. C'est dans cette maison qu'un beau matin de 1974 il m'a réveillé en me disant "Pat, Pompidou est mort !" . Je vous JURE que c'est vrai !
Cette maison a vu passer ma première épouse, mes parents, a vu naître et grandir mes cousins, petits et grands. A vu mourir des personnes aussi, mon parrain, ma tante, le mari de mon cousin...
Jean-Yves avait 19 ans quand il m'a annoncé la mort de Pompidou, il en a à présent 57...
Et moi 23, je vais sur mes 62 ! Cette maison m'a vu célibataire, puis marié, puis divorcé, puis remarié, puis père de famille et certainement qu'elle me verra grand-père.

Rien n'y a bougé. Même pas l'abri météo que j'avais construit à l'époque. Il est toujours là... Et ma cousine germaine, qui va sur ses 82 ans aussi !
Idem pour le quartier, des alignées de maisons en granit et toits en ardoise avec petit jardin...


L'appartement, lui, se situe à Toulon, c'est celui de mon autre cousin (nous ne sommes que 3 cousins germains issus d'une fratrie de 5 enfants) et je l'ai connu (pas mon cousin, l'appartement) en 1975 quand ma tante l'habitait.
Depuis j'y suis retourné des dizaines et des dizaines de fois. Notamment en 1977/1978 quand ma première épouse et moi habitions dans l'Isère, nous ne pouvions faute d'argent nous payer de "vraies et longues" vacances alors une fois par mois environ, je la prenais le vendredi soir à la sortie de son usine et avec la vieille Simca 1100 poussive direction Grenoble, Sisteron, Manosque et enfin la côte d'Azur. En espérant que "la panne mensuelle" n'arrivât pas sur ce parcours.

L'hiver 77/78 fut très rude, et je me souviens parcourir la Sibérie pendant quelques 150 km, voir peu à peu la couche de neige diminuer puis disparaître, vers les 20h faire une pause-sandwiches à Sisteron qui était déjà la Provence, même si l'air était encore glacial.
Puis au fil des kilomètres la végétation changeait, nous voyions le premier palmier vers St Maximin, lesquels devenaient de plus en plus nombreux à mesure que nous approchions de la mer. La descente de la vallée du Gapeau était un enchantement et un dépaysement total, et c'est à fond de train que nous parcourions les derniers km d'autoroute pour enfin nous garer rue Emile Vincent. Il était en général 23h, parfois moins, parfois plus. Ma tante (72 ans) nous attendait.
Et là, en descendant... le printemps !! Une dizaine de degrés, qui tranchaient avec les -10 des "Terres Froides".

En 1984, mon père affolé m'appela : ma mère avait eu un infarctus et se trouvait entre la vie et la mort. J'étais dans les Hautes-Alpes, la neige bloquait les routes, il était 16h, je devais faire la nuit. Comment être à Montpellier le plus tôt possible ? Internet n'existait pas mais le minitel si. Alors je prévins le collègues et regardai les horaires de train, il y avait un départ à 17h05, arrivée Marseille 21h10. Après, plus rien, sauf vers Toulon et Nice. Coucher à Marseille? Pour qui connaît le quartier de la gare St Charles, vaut mieux éviter d'y chercher un hôtel après 20h !
C'est ma tante qui nous logera, dans ce même appartement.
Le lendemain matin de très bonnne heure nous prendrons un train pour Montpellier, où nous serons à 10h. Ma mère était tirée d'affaire...

Oui, cet appartement a vu mes peines et mes joies.

 

Enfin Paris.
Je n'ai plus d'appartement-"témoin" (de ma jeunesse), ma rue a été complètement bouleversée, un méchant digicode m'empêche désormais de prendre le couloir de mon enfance et de mon adolescence, puis de monter l'escalier qui couine, et d'arriver au 7ème étage, celui des "chambres de bonne".
La dernière fois, c'était il y a 22 ans !

D'accord... je l'ai même évoqué dans une note. Mais il existe certains endroits de Paris qui n'ont pas changé. Déjà le jardin du Luxembourg, si cher à Joe Dassin et Gérard Palaprat.


Il a raison l'ami Gérard ! il me suffit de m'asseoir près du bassin pour me replonger dans mes années-lycée. Ce "Luco" que je traversais 4 fois par jour pour aller au lycée...

Il y a aussi d'autres endroits qui n'ont pas changé. Même les moins imaginables. Et pourtant !
Par exemple... la gare RER de la Défense est restée telle quelle depuis son ouverture en 1969.  Quand j'y passe, là aussi un certain bien-être m'envahit... Si je monte à la surface tout est foutu bien sûr !

C'est aussi le Parc Montsouris, où gamin je restais des heures sur un pont enjambant ce qu'on appelle maintenant le RER, regardant s'arrêter les ombibus et filer les "directs". On a les Mistral qu'on peut ! Ou les bords du canal St Martin avec ses écluses et ses passereles où l'on s'attend à tout moment de voir surgir Gabin et Arletty...

 

Voilà...

A présent, je vous dis à mardi, je file tout à l'heure prendre le train.

Pour Toulon...

Je vous embrasse

10:12 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (4)

14/03/2012

Le bonheur en direct live

Ceux qui ont lu jusque-là mon blog - surtout au début - ont pu aisément constater que ma vie n'a pas été, et de loin, un long chemin jonché de roses...

Et pourtant, pendant 28 mois j'ai été heureux, et surtout... j'en ai eu bien conscience sur le moment !
Bonheur... enfin, ma définition à moi du bonheur, qui n'est pas forcément celle de tout le monde. Le dico me donne "état de bien-être, de félicité"... Oui, un truc de ce genre, se dire "je me sens bien et j'en profite" !

Donc, 28 mois divisés en deux périodes de 14 (marrant ça !) et à 10 ans d'intervalle.

La première, ce fut de mi-septembre 1971 à mi-novembre 1972.

J'arrivais alors dans une sorte de demi-vie active, dans une école spécialisée, dans la profession que je voulais exercer depuis l'âge de 12 ans.
7109.JPG Non seulement j'étais dans le milieu dont j'avais toujours rêvé, mais en plus j'étais payé pour le faire! Et pas mal en plus.
Je me retrouvais à la fois "riche", "libre" (je vivais encore chez mes parents mais ce n'était désormais plus une obligation) et passant mes journées à finalement m'adonner à mon violon d'Ingres, mais cette fois en professionnel.
Mieux : Cette école étant à 30 km de mon domicile, je devais prendre le train, un truc qui m'a toujours fait prendre mon pied, et les quelques 80 minutes de trajet quotidiennes (formule métro + train + solex, je laissais le solex toute la nuit à la gare avec un simple antivol - impensable aujourd"hui surtout dans cette banlieue, du côté de Trappes)) étaient aussi un réel plaisir.

Nous étions quittes le vendredi à midi jusqu'au lundi matin, nous avions le statut scolaire et donc des vacances.

Mon premier investissement (la carte 12/25 ou son équivalent n'existait pas en 1971) fut une carte demi-tarif, valable pour la Bretagne et le Sud-Ouest. Carte avec laquelle je prenais le large dès que le moindre pont se profilait à l'horizon !
Période aussi marquée par ma majorité (21 ans à l'époque) un vrai "sésame" pour les jeunes de ma génération.

Durant cette époque, toujours les mêmes merveilleuses vacances de Noël et les non moins merveilleuses vacances de Pâques Lozériennes...

Puis, en juillet, un "voyage d'études" à Malte, dans un quatre étoiles (Pas tranquille, c'était la première fois que je prenais l'avion....)

Suivi d'un Tour d'Europe avec mon père, mais un peu spécial puisque ce fut en... solex !!!

Puis en août mon arrivée dans mon premier poste, le Mont-Aigoual. 7208b.JPG

Là, non seulement j'étais dans un décor de rêve (vous dire, de ma chambre, je pouvais voir d'une fenêtre les Alpes du Mont-Blanc au Ventoux, de l'autre fenêtre la Méditerranée et les Pyrénées !) mais (smiley rougissant) je me suis fait draguer par trois nanas ! L'une d'elle devait me toucher (au sens figuré bien entendu) plus que les autres puisque deux ans plus tard je lui mettais l'alliance au doigt...

Et cette belle période de 14 mois prit fin en novembre 1972, quand j'appris que je devais aller "sous les drapeaux".

 

La seconde période (juillet 82 / août 83) est liée intimement à mes débuts d'animateur de radio.

Elle arrivait en plus après des années grises, celles de mon divorce, d'une maladie qui a failli me coûter la vie.
Même si en juillet 82 je me retrouvais victime d'une autre maladie (paratyphoïde) due à une négligence de ma part, les mois qui suivirent furent géniaux.
Radio, bien sûr, puis la connaissance d'amis de tous horizons connus à l'occasion de stages ou de vacances. J'étais dans ma période "célibataire" dans mon HLM, et j'avais de quoi loger 2 ou 3 couples !

Mon HLM justement...
Rien à voir avec celui de Renaud !

J'ai vécu deux fois dans des HLM. Les deux fois j'étais aux Anges. Ces HLM-là ne se situaient pas dans le "neuf-trois" ou dans le "un-trois", mais le premier à la lisière d'un village authentique du dauphiné (pas de photo, c'était à l'époque ma période "diapo" !) et le second était situé à Embrun, la perle des Hautes-Alpes.
8402a.jpg Difficile de ne pas être heureux dans un décor pareil ! J'avais tout ce que je pouvais désirer : exercer le métier que j'aimais, dans un décor de rêve. Mes voisins étaient alors loin de se douter que l'animateur de leur (seule) radio locale qui leur faisait écouter des vieilles chansons des années 60, c'était bibi, connu comme le Loup Blanc dans la préfecture, à 40 km de là...et passant complètement inaperçu chez lui !
C'est vrai, cette côté Dr Jekill et Mr Hyde, la vedette absolue là qui se transformait en Mr tout le monde dans sa petite ville, aurait pu me faire basculer.


Mais est arrivée M..., qui a mis de l'ordre dans ma vie qui était bien plus dissolue que celle de Gérard Floque.

Bonheur à deux pendant les premiers mois. Pas de passion, non, un amour "tranquille" qui ma foi me convenait assez, même s'il ne fera jamais partie de celles - amour se met au féminin quand on l'emploie au pluriel - qui me marqueront à jamais.

En août, vacances "bohèmes" tous les deux, à 30 ans nous avions rajeuni de 10, voire 15, et c'est l"accueil" de mes beaux-parents qui mettra fin à cette belle période. Le charme était rompu.

J'en connais qui vont penser, en lisant cette note :
Et ta fille?  ce n'était pas du bonheur, ca ?

Désolé, mais dans le sens où je prends ce mot, non.

Ma fille est née dans un contexte assez affreux, dont j'ai parlé (mon épouse me faisant sortir de force de l'hôpital alors que j'avais une mononucléose infectieuse, je me suis traîné pendant 6 mois...)

Voilà, pour moi ce n'était pas 2 minutes 35 de bonheur (seuls les "vieux" de mon calibre pourront comprendre cette référence !) mais bel et bien deux ans et demie.

C'es vraiment énorme quand on s'en rend compte sur le moment, et je remercie le Ciel de me l'avoir accordé.

Je vous embrasse.

17:44 Publié dans beaux moments, météo, psy | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bonheur

10/03/2012

J'ai la mémoire qui flanche

Depuis un certain temps, je m'aperçois que je deviens amnésique, voire aphasique.

Je cherche de plus en plus mes mots, alors qu'il y a encore deux trois ans, j'avais une mémoire éléphantesque.

J'ai de plus en plus recours à Google quand il s'agit de trouver le prénom ou le nom de tel chanteur, de tel acteur. Voire d'un verbe, d'un mot de la langue française !

Et parfois, Google ne peut rien pour moi... Quand il s'agit de gens qui ne sont pas connus, des gens de mes connaissances, là je reste coincé !

Alors, d'où cela peut-il provenir ?

• D'un début d'Alzheimer ?

• De l'effet des médicaments ?

• De la fatigue de mon cerveau obligé de travailler 2 fois plus depuis 6 ans depuis la sortie de l'hôpital de mon épouse, avec sa grave aphasie qui m'oblige à jouer contre mon gré à "Questions pour un champion"?

J'ai pensé aussi à l'arrêt du travail dû à ma retraite qui me ferait moins exercer mes neurones, mais comme je bosse autant - mais à des heures qui me conviennent mieux (exemple j'aurais bien été volontaire pour suivre l'évolution de la tempête Xynthia durant la nuit où elle était arrivée...du coup je l'ai fait de chez moi, après m'être levé à 5h le matin pour le "vrai" boulot, celui du département).

Ou de deux de chaque, ou des trois ?

• Si c'est Alzheimer, au risque de surprendre, ma foi ça ne me dérangerait pas tant que ça, d'oublier. J'ai tellement de choses à oublier ! Du reste j'ai constaté que mon humeur générale - qui s'améliore - va de pair avec cette baisse de mémoire. Cette mémoire qui avait été (presque) meurtrière dans les années 2000/2003 et qui me laisse à présent en paix.
Le gros problème serait l'entourage, qui devrait alors supporter ça.

• L'effet des médicaments, ça me semble bizarre au moment même où depuis un an je les ai réduits de 70% !!! peut-être - comme pour le réchauffement climatique - y a - t'il un décalage entre la prise et la perte de mémoire, et que je serais en train de "payer" 2006/2010 ? Dans ce cas ça devrait aller mieux d'ici 6 ans... ?

• Je penche plutôt pour la troisième solution. 6 ans d'orthophonie non stop, ce n'est pas facile... Surtout quand c'est moi l'orthophoniste !
Quand par exemple mon épouse me dit "va chercher le seau vert qui est par là-bas vers l'entrée", et qu'après 10 mn de fouille je trouve finalement une casserole rouge qui se trouve dans la direction opposée, déjà ça fatigue, et en plus ça énerve.
Mais quand ça se produit 5 à 10 fois par jour, et que j'en suis à 2200 jours, je ne sais pas si dans mon crâne, ça suit !

Là je vais être sordide.
Mais c'est nécessaire pour comprendre.

Du fait de son infirmité, je dois être avec elle 24h/24. Les seuls moments qui dépassent la semaine où je ne le suis pas, c'est .... quand elle est à l'hôpital ! La dernière fois c'était entre le 1er et le 13 août, à l'issue de sa dernière crise.
Certes j'étais aussi épuisé. Mais pas de la même manière.
TOUS LES JOURS voiture jusqu'à Pontarlier, puis autocar jusqu'à Besançon, où je déjeunais, puis TER jusqu'à Dole, où je prenais le bus de ville (quand il y en avait un) jusqu'à l'hôpital, où je restais entre une ou deux heures, puis redescente à pied de l'hosto à la gare (3km) pour prendre le TER de 17h qui m'amenait directement à Pontarlier à 18h42, là cafétéria et direct maison.

Je n'avais pas été chez moi entre 9h et 21h....

Mais peu à peu, je sentais ma mémoire revenir... Comme si mon cerveau prenait des vacances bien méritées.

Mais comment dire ça à mon entourage ? Bien sûr, sa famille Normande n'a pas tellement envie de la prendre une semaine ou deux chez elle. Pas fous !

Le dire à mon épouse, ce serait à la fois idiot et cruel. Le dire à ma fille me vaudrait de sa part des qualificatifs pas très sympa. Peut-être à mon cousin germain, chez qui je vais passer 3 jours dans une semaine, s'il ne me casse pas la tête avec son "cher" Sarkozy ?

En tout cas je le dis à mon blog, et d'une certaine manière, même si certains passages ne sont pas "corrects", ça me soulage !

Je vous embrasse.

09:10 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : amnésie

07/03/2012

Désintoxycation progressive

J'en ai parlé ici, je profite de ma retraite pour baisser certains médicaments que je prends, des antianxyolitiques pour la plupart.

En février 2011, je prenais 200 mg d'atarax et 5 mg de témesta (Lorézapam). En plus du stilnox, médicament "à vie" dû à mes horaires décalés.
Cela depuis mars 2006, date de sortie de l'hôpital de mon épouse.

Je ne veux pas l'accabler, mais se retrouver face à une personne qui à la limite ne pouvait communiquer que par gestes et qui bien sûr finit par me rendre responsable de cet état de fait ("tu fais semblant de ne pas comprendre ce que je dis, ça t'arrange bien") ça n'arrange pas. En plus mon épouse a commencé à déprimer sec, je devais donc jouer les orthophonistes à plein temps et aussi les psy...

Plus, le fait que 6 mois plus tard, alors que mon épouse commençait peu à peu à retrouver quelques mots et à voir la vie moins en noir, voilà que c'est le boulot qui s'en mêle ! Viol de mon blog par ma hiérarchie, qui y voit certains passages où je ne suis pas tendre avec certains de mes ex-collègues - et même d'un collègue qui commençait à me prendre en grippe Dieu sait pourquoi ! - me dit, un beau matin : "c'est la révocation ou la mutation".
Bien sûr la question ne se posait pas.
Mais le "hasard" a voulu que parmi les postes proposés se trouve la ville où je rêvais d'aller depuis plus de 20 ans (Lons le Saunier), avec un boulot (Polyvalent) qui m'évitait de faire les mêmes gestes qu'avec "elle".
Je serai "l'instit" de Météo-France !

Et surtout, surtout un immense dégoût vis à vis de cette hiérarchie voyeuse Béarnaise qui me surveillait depuis des semaines, et qui se régalait de lire mes notes dès leur parution.

Bref, tout cela a fait que j'étais accro à ce genre de médocs.
De temps en temps, notamment pendant les vacances, je baissais les doses, mais dès la reprise du boulot, j'étais obligé de revenir en arrière.

C'était bien le boulot le principal responsable. Ils m'en avaient trop fait...

Donc, résolution, en accord avec mon nouveau médecin traitant, de baisser les doses progressivement, jusqu'à arriver à un minimum. Peut-être zéro ?? Il n'y croyait pas, moi non plus.

Commencer par le plus facile, l'Atarax.

Passer de 200 mg à 0. Pour le Témesta on verrait plus tard.

C'est ainsi que j'ai baissé les doses d'Atarax de 25 mg tous les mois, à partir du moment où j'ai été en retraite.
Le sevrage, même lent, n'est pas si facile que ça... Outre l'endormissement à 3/4 h du matin (mais en retraite je pouvais me le permettre) j'avais droit à des horribles cauchemars...

Mais, hourra, le 1er octobre, alors que je venais de revoir mon frère-cousin qui revenait (définitivement) du bout du monde, alors que mon endormissement se trouvait facilité par une crève tropicale qui m'épuisait littéralement, je pus mettre mes boîtes d' Atarax dans un placard. Au cas où...

Mais il n'y aura pas de "cas où". Je tiendrai bon.

Restait le plus dur, le Témesta.
5 mg, c'est énorme.

Mais fallait y aller, et dès Novembre 2011 je passai à 4.5
Pas concluant, je restai à 4.5 en décembre
Puis 4 en janvier.
Puis 3.5 en février.
Et depuis mars, j'en suis à 3.

Mon but, c'est évidemment d'arriver à zéro, mais je n'y crois pas. Ce médicament je le prends depuis à présent 32 ans, depuis le grand traumatisme du départ de ma première épouse.
Pas de cauchemars, mais des nuits blanches, surtout au début du mois, quand je baisse d'un cran.

Alors bien sûr, peut-être que cette avalanche de chiffres ne vous parlera pas, aussi je vous livre cette photo :

médicaments.jpg

La série alignée à gauche, c'est ce que je prenais jusqu'à ma retraite.

A droite, ce que je prends actuellement.

Mon médecin - qui me donne les ordonnances - m'a récemment félicité d'être arrivé à ce palier. Il a dit que j'avais une volonté de fer. J'ignore si c'est vrai, mais depuis que j'ai baissé les doses de.... quand même 70 % je me sens mieux. Mon sommeil est nettement plus régulier, mes nuits sont calées à 8h, quelle que soit l'heure où je m'endors.
Quand je dois me réveiller le matin, cause rendez-vous ou train à prendre, alors je m'autorise un extra, c'est à dire un somnifère léger qui fera effet pendant 4h, le temps que je plonge dans les bras de Morphée.

Dans l'idéal, il faudrait que j'arrive à zéro. Au rythme actuel, ce serait possible d'ici 6 mois.

Mais ne vendons pas la peau de l'ours, si j'arrive à retrouver mes 2.5 mg de 2005, je serais très content !

Je vous embrasse.

17:31 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : désintoxycation

28/02/2012

Sans commentaire...

15.700 pages lues depuis le début du mois.

6700 visiteurs.

42 commentaires !!
Soit un commentaire toutes les 374 pages lues...

Il fut un temps où ce genre de chose me désolait. Certes j'étais encore dans la maniaco/dépression, et j'avais toujours un grand besoin de reconnaissance. Puis cela m'a passé, petit à petit.

Heureusement car cette "course aux commentaires" non seulement me faisait du mal, mais également agaçait ceux qui venaient me lire, surtout s'ils me connaissaient.

A présent, c'est fini, je me fie beaucoup plus au nombre de pages lues et au nombre de visiteurs, et depuis que mon cousin/frère m'a mis Google analytics, je sais combien de temps les gens passent en moyenne sur mes notes. 1 minute 40 très exactement, ce qui est quand même pas mal du tout.

Quand aux commentaires, si je voulais j'en aurais. Voici une bonne recette pour en obtenir un maximum :

• Commenter le plus possible de blogs à tour de bras. Du coup les "commentés" viendront lire vos derniers écrits et les commenteront presque à tous les coups.

• Ne pas oublier de laisser un lien sur les commentaires que vous aurez déposés. Ainsi, ceux qui liront les blogs que vous avez commentés auront de fortes chances de cliquer sur votre lien, et découvriront ainsi votre blog.

• Enfin, le fin du fin, c'est de partager votre blog sur Facebook. Ainsi ceux qui liront votre page seront également des commentateurs potentiels.

Moi, désormais je recherche la qualité plus que la quantité. Je sais que les coms qu'on me fait (en dehors de quelques pisse-vinaigre qui cherchent la moindre erreur sur des notes techniques - pas grave, bloquer les IP malveillantes je sais faire) sont sincères, viennent du coeur et sont parfois instructifs. Ainsi Cristophe, pour ne pas le nommer, me laisse-t'il souvent des liens intéressants.

Donc voilà, comme disait Jackie Quartz voici près de 30 ans c'était "juste une mise au point" !

Je vous embrasse.

12:21 Publié dans Blog, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (2)