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02/07/2011

2 challenges pour moi ce samedi

D'abord côté médocs. On change de mois, et je diminue ma dose de A (Atarax) d'encore 25%.
Par rapport à mars, j'ai diminué ce médicament de 63% !
La nuit s'est relativement bien passée...

Deuxième challenge cet après-midi.
Un vide-grenier. A 28 km. Mais pas n'importe où....

Je ne vais pas vous envoyer vers une note, mais la recopier. Cette note a un an :

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1970. Mes parents avaient décidé cet été-là de passer le mois d'Août dans le Haut-Doubs.

Je ne connaissais personne dans le Haut-Doubs, et j'étais prêt à parier à 100 contre un que j'allais m'ennuyer ferme dans ce coin de France, pourtant très joli, à un jet de pierre de la Suisse.

Je venais d'avoir mon bac, et mon père pour me récompenser m'avait payé... un vélosolex d'occasion!  Pas le truc noir que tout le monde a en tête, non, quand même, mais un solex "de compétition" avec freins à disques et arbre à cardan.
Mais d'occasion quand même.

Je ne m'étais pas trompé, malgré le solex, malgré la Suisse toute proche, les deux premières semaines furent pour moi très très mornes. Pour la première fois de ma vie, je n'attendais qu'une chose, le retour à Paris, la rentrée universitaire où j'allais côtoyer un monde nouveau - et mixte surtout ! - après les grises années lycéennes Louis-Le-Grandesques.

Pourtant le petit village était sympa, tout en longueur au milieu des "juralpages" (les alpages jurassiens !) vraiment parfait pour se reposer d'une année trépidante, mais à 19 ans, soyons justes, même en 1970 on a d'autres horizons...

Tout bascula le 16 août. Ce jour-là c'était la fête au village, et je fis la connaissance d'une jeune fille, Brigitte. Elle était un peu plus jeune que moi, et on se plut tout de suite.

Ce fut sur la chanson "Gloria" que l'un et l'autre échangeâmes notre premier baiser... Sensation si étrange sur le moment qui vous laisse ensuite avec une envie irrésistible de recommencer !

Aux 15 premiers jours de mortel ennui succèdérent alors 15 jours de rêve. Elle travaillait dans une épicerie pour se faire un peu d'argent de poche, mais tous les soirs nous nous donnions rendez-vous sur un banc près de chez elle, et là nous faisions de beaux projets d'avenir.
Lors d'une autre fête du village, les jeunes nous élirent carrément "le couple de l'année" tant nous étions mignons ! Oui, mignons, mais O combien naïfs...

Arriva ce foutu mois de septembre, celui qui brise les unions, et comme tant d'autres nous dûmes nous séparer, se promettant  - comme tout le monde - de nous revoir le plus tôt possible. Un mois après, très exactement, quand elle reviendrait de son mois de vacances avec ses parents, en Vendée.

Je ne rentrais en fac que le 25 octobre, j'avais le temps. Les hôteliers du village, émus par notre petit couple, m'offraient même la pension complète gratuite si je revenais ! Mais restait le billet de train.

Et là, mon père fut intraitable. Pas question de débourser le moindre centime pour aller revoir "cette petite paysanne"... Et puisque j'étais en âge de "courir les filles", je devais me donner les moyens de le faire !

Coincé j'étais. C'est alors que j'entendis une annonce à la radio. On recherchait des vendangeurs dans le Bordelais.
Pourquoi pas ? C'est vrai que j'étais aussi doué pour ce genre de choses que Laurent Roumejko en météorogie, et surtout je n'étais pas du tout mais alors pas du tout "physique". Mais quand même j'étais prêt à tout pour rejoindre ma petite fiancée.
Et je me lançai alors dans la grande aventure !

Ce coup-là, mon père était d'accord pour me payer le billet de train (pourtant bien plus cher !)...Rien que pour avoir le plaisir de me revoir revenir la queue basse le surlendemain.

Ma mère, elle, était angoissée en me voyant partir, et moi je n'en menais pas large non plus.

On m'en avait parlé, des vendanges, du fameux mal de dos qui élimine 80% des candidats les 3 premiers jours, des conditions plutôt éprouvantes.


Non seulement cela se révéla exact, mais le temps exceptionnellement caniculaire de cette fin septembre 1970 n'arrangea pas les choses. Gelée blanche le matin, avec parfois un brouillard à couper au couteau,  33 degrés à l'ombre l'après-midi... De toutes façons il n' y avait pas d'ombre !

Pour se désaltérer entre deux rangs de vigne, pas d'eau, seulement...du vin ! Du Graves quand même, mais du vin. Moi qui n'avais jamais bu autre chose que de l'eau...
Lever à 5 heures,  coucher à 23, dans des baraquements qui n'avaient rien du trois étoiles.

Je tins miraculeusement le premier jour. Mon sécateur à la main, je regardais le bout du rang de vigne, et je voyais Brigitte qui m'y attendait...

Le second jour ce fut encore pire, j'étais à deux doigts d'abandonner mais je savais pourquoi j'étais là, je ne devais pas flancher.

Le troisième jour je reçus une lettre de Brigitte, qui me disait entre autres " je t'aime tu sais, bien plus que tu ne peux le croire"...

Y avait-il un rapport ou pas ? Je pense que oui si j'en juge de mes exploits au sprint.
Le 4 ème jour mon mal de dos avait disparu, et à partir de là je me mis à foncer comme un malade ! On me surnommait "la formule 1 du rang de vigne" (rien à voir avec les hôtels, qui n'existaient pas encore !), à tel point que je devins le chouchou des patrons, content d'avoir un "employé" si zélé, à 15 francs (l'équivalent de 15 euros actuels) par jour... En plus, je faisais le clown tous les soirs, avec quelques imitations. Notamment celle du fils de la maison !

Comme je leur avais dit d'entrée, je ne restai pas jusqu'au dernier jour, la fameuse "gerbebaude"...
Je partis le 7 au soir, afin de retrouver ma Brigitte pour sa fête, le lendemain.
Toute la troupe au complet m'accompagna à la gare de Libourne pour prendre le train de nuit, je m'étais fait beaucoup d'amis pendant ces trois semaines, et certains le sont restés très longtemps.

1200 km de train plus tard, j'étais de retour dans le petit vilage, le coeur battant.

Mais elle n'était pas là. Ses parents l'avaient mise en pension, voyant d'un très mauvais oeil cette relation avec un "parisien"... Grâce à la fille de mes hôteliers, je parvins à la voir ...quelques minutes à travers une grille de son lycée. Elle pleurait, moi aussi.

Néanmoins je n'abandonnai pas. C'est De Gaulle qui vint à mon secours !
Plus exactement sa mort, ce qui occasionna un jour de deuil national. Si bien que j'avais un week-end de trois jours.  Ce qu'il fallait à mes voisins horticulteurs pour aller chercher des chardons. Et où ça donc ?  Oui, dans le Haut-Doubs.

Je sautai sur l'occasion pour leur demander s'il y aurait une place pour moi, la réponse fut oui, à condition que ça ne me dérange pas d'être serré et de voyager à bord d'une voiture d'avant-guerre !
Bien entendu je n'avais pas prévenu Brigitte. Je voulais lui faire la surprise. D'autant, m'avait-elle dit, qu'elle serait parée de ses plus beaux atours car elle était de mariage.
La Châtelaine Peugeot de 1938 roulait à fond, en ce samedi 14 novembre, sur l'autoroute en direction de ma bien-aimée. A fond, c'est à dire entre 65 et 70 km/h !!
Pouilly en Auxois, sortie pour Dijon, puis Dole, Salins, Levier et enfin Pontarlier. Ils me firent une fleur, celle de me déposer 10 km plus loin, dans le village de Brigitte où j'arrivai en pleine nuit.

Ses copains (copains version années 60/70 donc de "vrais" copains) étaient surpris de me voir là, et admiratifs que j'aie accompli un tel exploit. Là-bas, tout était blanc, et le village en était tranformé...
Rien à voir avec l'été.

Le lendemain, alors que les cloches sonnaient, d'un pas hésitant je me dirigeai vers le cortège, dans lequel je vis ma Brigitte avec une belle robe et des fleurs dans les cheveux. Elle manqua de défaillir quand elle me vit, et me fit signe qu'on se verrait après.
Les minutes étaient longues, et quand enfin le cortège fut terminé, c'est non pas Brigitte que je vis, mais sa soeur.
Qui me dit "va-t'en, ma soeur ne veut pas te voir".

Le coeur arraché, je m'en allai vers ma pension où les hôteliers faisaient ce qu'ils pouvaient pour me consoler.
Le lendemain, départ pour Paris, et durant le trajet, je n'avais qu'une obsession : qu'une voiture venant d'en face nous percute...
A Noël je lui envoyai une lettre, et par retour du courrier elle confirma qu'elle ne voulait plus me voir, en disant : "je ne veux pas m'engager à quinze ans."

Les années passèrent, 2 très exactement. Et en ce mois d'octobre 1972 j'étais avec une jeune fille, qui allait devenir ma femme. La première. Brigitte vint sur le tapis, et elle me demanda comment ça s'était passé.
Je lui racontai tout d'un bout à l'autre, et comme ma fiancée était très romantique, elle était très émue de mon récit.
Mais elle était également méfiante, et, carrément, écrivit à Brigitte pour lui demander des explications. Lui précisant qu'on allait se marier et qu'elle voulait savoir si je racontai ou non des bobards.

Brigitte lui répondit dans la semaine, disant que ses parents lui avaient bourré le mou, et qu'ils l'avaient persuadée que j'étais venu... pour l'espionner ! Qu'elle regrettait, et qu'elle avait de la chance d'être tombée sur quelqu'un d'aussi romantique que moi. Se taper les vendanges uniquement pour revoir une jeune fille, on devait être peu dans ce cas...

Le temps passa encore, chacun fit sa vie. Elle se maria, moi aussi. Et, pendant 30 ans, j'évitai soigneusement ce petit village.
Ca me faisait mal. Les rares fois que j'avais à le traverser (il est situé sur une route internationale) c'était une véritable épreuve. S'ils avaient mis un radar, j'aurais eu mon permis de retiré depuis longtemps....

En 2002 j'étais très mal. Très très mal, et je sentais au fond de moi que j'avais atteint la fin de "mon voyage". Et je décidai alors de passer 8 jours là-bas. Juste avant de tirer ma révérence.
Ma femme et ma fille étaient contentes que j'accepte enfin de faire ce deuil. Sans trop savoir pourquoi.

Pendant cette semaine, malgré un soleil radieux, je n'étais pas très bien, j'avais une drôle de sensation...Toujours cette satanée hyperintuition !

Et le dernier jour, le vendredi, sur l'insistance de "mes nanas" (qui certainement voulaient en finir avec cette histoire), je me décidai quand même à me rendre chez elle.
J'y trouvai alors une dame, qui me déclara être sa belle-soeur. A l'évocation de Brigitte, je vis son visage se fermer.

"Vous la connaissez" ?

Je répondis que j'avais été son premier amour.
Et là je vis son visage presque s'illuminer l'espace d'un instant puis, m'avoua alors que Brigitte avait depuis longtemps quitté le village.

Qu'elle avait habité la Vendée, à quelques deux heures de voiture de chez moi à l'époque.

Et elle m'apprit aussi... qu'elle était morte du cancer deux ans auparavant.

J'y passerai plein de fois, dans le petit cimetière de Saint Avaugourd des Landes, pour fleurir celle qui fut mon premier véritable amour. J'y ai déposé une plaque :"à mon amie". Cela par rapport à son mari et ses enfants, dont j'apprendrai plus tard qu'elle leur parlait de temps en temps de moi...

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Plus de 8 mois que j'habite la région. Ce village est pourtant un des axes obligés pour nous rendre dans la ville Suisse la plus proche (Yverdon). Mais la plupart du temps, je contourne, quitte à me faire 20 km de plus.
Il m'arrive de temps à autre de le traverser, mais à la vitesse limite. Je ne m'y suis plus jamais arrêté depuis février 2003.

Et là c'est le vide-grenier.
C'est à dire au minimum 1 heure dans le village. Où certainement je reverrai des "copains" d'il y a 41 ans, mais on ne se reconnaîtra pas. En revanche je reverrai "sa" maison, la petite fontaine avec le banc à côté, sur lequel nous nous asseyions pour parler avenir, c'est à dire mariage.

Une amie de Facebook m'a écrit hier : profite du temps que tu te donnes pour savoir QUI tu es. Pas Ce que tu es.
Je pense que cette petite épreuve va m'y aider.

Je vous embrasse

14/06/2011

Ma soupape

Quand j'ai construit la maison, j'avais prévu large : 3 niveaux, avec en haut 3 chambres et une salle de bains -WC, au milieu la cuisine, séparée de la "pièce à vivre" comme on appelle désormais la salle à manger salon, une autre chambre, une autre salle de bains, et un WC séparé.
Enfin en bas, le garage, une buanderie pour Madame, la cave et un "atelier".

Le constructeur avait eu l'air étonné lorsque je lui avais demandé d'y poser, dans cette pièce de sous-sol, une fenêtre avec volets roulants, plus une prise téléphone et deux prises électriques.

C'est que je savais ce que je faisais....

Il arrive souvent à "Madame", de se foutre en rogne pour un oui pour un non. Souvent le déclencheur est une mauvaise nuit, une mauvaise nouvelle, une discussion au téléphone avec sa soeur aînée (si !) voire un réveil en sursaut.

Depuis qu'elle n'a plus conduit, c'est comme si elle s'était arrêtée de fumer : elle est intenable.
Même sa copine Lulu a capitulé, préférant "aller voir ses petits-enfants" que de la supporter. Elle y était pourtant arrivée, mais je crains que ses forces ne soient en train de céder.

Alors, quand je sens que l'atmopshère est à l'orage, je descends dans mon "atelier" qui est devenu "mon domaine réservé"

DSCN2398b.jpgLà où se trouve la croix.

On dit souvent que pour un couple, il est nécessaire d'avoir au moins une porte à claquer pour que les tensions s'apaisent. Ce qui explique pourquoi mes parents, tourtereaux pendant 15 ans, se sont transformés en ennemis irréductibles le jour où ils ont dû vivre dans une seule pièce (de 1949 à 1961).

Idem pour moi avec mon ex, malgré toute la vache enragée que nous avions dû bouffer, cette "vache-là" était surmontable dans la mesure où nous vivions dans un 85 mètres carrés. HLM, je le précise. Et du jour où, ayant par connerie demandé ma mutation, nous nous sommes retrouvés dans une petite bicoque deux fois plus petite, avec WC à la turque et sans soleil, le couple a pété.

Bref, quand avec "chère et tendre" ça commence à barder, je la laisse s'énerver et je descends dans mes "appartements" où je retrouve mon PC, ma chaîne HIFi, mes cassettes, mon internet....
Et ma paix !

J'embaume tout à l'huile essentielle d'estragon, dont l'odeur la rebute, mais qui me permet d'atténuer mon allergie au pollen.

Plus elle me les casse, plus je suis en bas. Après tout, si je dois être son garde-malade jusqu'à ma mort, je ne tiens pas à être son homme de compagnie quand elle commence à devenir horrible.

Ce midi, ça a commencé par "il faudra me changer ça de place". Je ne sais pas vous, mais ce me qui me rappelle l'armée et ses joies, a le don de me foutre en rogne.

Ensuite ce fut le grand classique, éprouvé depuis quand même 8 ans : "à qui tu parlais à l'ordinateur ?"

Donc, je suis en bas. Et très content de l'être même si je n'ai le soleil qu'entre 18h et son coucher (donc uniquement entre mai et août). Même s'il y fait un peu frisquet, même si mon mur est constitué en grande partie de parpaings et que de temps en temps j'y vois défiler quelques araignées.
Je suis dans mon domaine, et gare à ceux qui viennent m'y emmerder !

Je n'en sors que lorsque je me suis calmé, et si jamais je vois qu'à l'étage au-dessus c'est toujours la guerre, et bien je redescends !

Voilà l'histoire, je vous embrasse.

14:35 Publié dans moi, psy, Ras-le bol | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : soupape

02/06/2011

Ma désintoxication : mes progrès

Je vous avais dit, juste avant de prendre ma retraite, que j'allais baisser progressivement la dose de somnifères/tranquillisants que je prends le soir.

En février j'étais donc à

5 mg de A *
200 mg de B *
10 mg de C *

Depuis mars, j'ai baissé la dose de B, progressivement, chaque début de mois.

- 12.5% début mars
- 14.3% début avril
- 16.7% début mai
- 20% début juin.

A présent, j'ai donc réduit de moitié le B.

Ma dose quotidienne est donc actuellement

5 mg de A
100 mg de B
10 mg de C

Je dois le dire, cela n'a pas été facile. Entre les endormissements à 2 -3 h du matin, les cauchemars qui vous faisaient réveiller en sueur, ça n'a pas été une partie de plaisir.

Je vais continuer, le but étant de me passer totalement du B.

Ma dose sera de 75 mg début juillet
50 mg début août
25 mg début septembre.
Plus de C début octobre.

Après on s'attaquera au A !

Je vous tiendrai au courant de tout ça au fil des mois.

Je vous embrasse.

PS : pour ceux qui s'y connaissent en pharmacie, A = Témesta, B = Atarax, et C = Stilnox.

12:10 Publié dans moi, psy, Science | Lien permanent | Commentaires (3)

22/05/2011

Bis répétita...

Voici déjà 7 ans, un "ami" m'avait vérolé ma messagerie "Patbasc".

Du coup tout ceux qui recevaient des messages de ma part étaient à leur tour vérolés.

C'est depuis que j'ai condamné cette adresse et que j'ai créé "pomponbasque@hotmail.fr".

Les réactions avaient été diverses, et en cette période de maniaco j'avais plus ou moins bien pris le fait que des personnes qui se prétendaient mes amis me fuir, virtuellement parlant j'entends. Ainsi une dame du 77, avec qui j'avais longuement échangé pendant des mois.

Excellent moyen de faire un tri, même si le constat de ce tri doit être douloureux.

 

Or cela a recommencé.

Ne vous précipitez pas sur votre messagerie, ceux qui m'avez comme contact, parce que :

1) cela ne concerne que mon "mur" sur Face de Bouc et surtout que

2) Il n'y a aucune raison de s'inquiéter, car après examen tout est OK.

Donc, Face de Bouc.
J'y suis à la demande de pas mal de personnes, pour leur faire plaisir, n'ayant jamais trop "kiffé" ce site. Je suis en concordance avec moi-même, car ce site, c'est du yankee pur jus !

C'est pourquoi, contrairement à la majorité des participants, je m'y suis inscrit sur "Patrick Cicatrice", ne tenant pas à donner mon nom à n'importe qui.

Ce site est d'ailleurs à double tranchant, car d'une part il m'a permis de renouer le dialogue sur leur chat avec une amie québécoise, mais d'autre part, me font réaliser que d'anciennes "amies" ne le sont plus, qui pourtant étaient attirées par un style de note.

J'avais fait dans un autre blog une analyse sur les prénoms et les personnalités, et là j'avoue que je suis profondément troublé...

Bref, là n'est pas la question.

La question est que j'ai "mordu" à un lien du site, qui finalement ne menait à rien sauf à m'extorquer quelque menue monnaie.

Ce lien est sur mon "mur" (pour ceux qui connaissent les pratiques de l'endroit) et bien entendu j'ai des réclamations.

Ca a commencé par "il ne mène à rien ton lien Patrick", ce qui était tout à fait vrai.

Puis une dame que je ne connais pas à dit que mon lien était finalement un virus.

Là-dessus, quelqu'un que je connais bien a succombé à la rumeur, et a dit " Je comprends mieux maintenant pourquoi mon ordi déconne depuis que j'ai cliqué sur ce lien... Bon, nettoyage fait..."

Or, si cela avait été un véritable virus, inutile de faire des "nettoyages" car le virus aurait déjà tout cramé. J'en sais quelque chose...

Puis, quelqu'un d'autre me fait la leçon, "Il ne vous reste plus qu'à supprimer la publication de vos murs, en souhaitant que vos contacts n'aient pas été contaminés :( "

Je peux rassurer tout ce beau monde.

Je viens de passer 4 heures à scanner mon PC. D'une part avec Avast, qui n'avait déjà rien intercepté (or il est très sensible) et qui n'a rien décelé.
D'autre part avec Spybot, qui - lui aussi est très sensible - n'a pas trouvé d'espions ni de chevaux de Troie (ni de Sète d'ailleurs...).

Ce qui est arrivé à DSK lundi dernier m'a fait reconsidérer tous mes rapports avec ce qui est Yankee, et Face de Bouc en fait partie. Je me demandais s'il fallait que je me saborde de ce côté là, et bien je pense que la réponse est oui. Entre mes ex-amies qui publient sur leur "mur" l'hommage au seul chanteur que j'avais oublié dans ma note sur l'âge des chanteurs, et la réaction des gens face à des rumeurs de virus, je pense qu'il n'y a plus qu'à tirer l'échelle.

Sinon, je sais que je vais avoir au moins deux commentaires, deux personnes qui sont très proches l'une de l'autre malgré la géographie.

Bon, je vais me coucher, je vous embrasse.

21:18 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : méfiance

17/05/2011

le poster

Là où j'écris, c'est dans une pièce du sous-sol de la maison, inaccessible entre novembre et février car la température n'y excède pas 6 degrés. Mais au moins je suis en paix, je n'emmerde personne et ne suis emmerdé par personne.

Reste le décor. Les murs : des parpaings.

Sur deux côtés, mes installations (ordi, chaîne, meuble informatique, meubles tout court, classeurs métalliques, armoires, bibliothèques) cachent ce parpaing.

Le troisième côté est isolé. C'est celui qui donne vers le dehors, où la température descend, en moyenne en-dessous de zéro du 30 novembre au 17 mars, avec une semaine à -5°.

Reste la 4ème. Pour l'instant il y a des cartons, mais ils n'y seront pas éternellement, et mon rêve était de tapisser ce mur avec un poster géant, comme Nathalie l'avait fait. Un poster de 3m66 sur 2m54, représentant un lac de montagne dans les Alpes.

Jusqu'alors, je m'étais dit que 71 euros ce n'était pas raisonnable, compte tenu de ma nouvelle situation de retraité. Et que dirait mon épouse ? "tu te fais pas chier, toi...! "
Et elle aurait eu raison.

 

Or, avant-hier, lors d'un vide-grenier, chère et tendre est tombée en arrêt devant une armoire moche, vendue 120 euros. Et madame a été intéressée.
Pendant plus de 10 minutes nous avons discuté (en fait la discussion se bornait à :
- Tu ne veux pas réfléchir ?
- Non, je la veux, tout de suite.
- Mais on peut en voir d'autres ailleurs, prendre notre temps.
- Non, c'est comme ça et pas autrement.

Je retrouvais ma chère et tendre, qui avait, comme ça, réussi avec son faux air calme - alors que moi j'étais en rage - à me faire accepter depuis 2000 divers meubles horribles.

Bref, je la laissai en plan, ce dimanche, avec son armoire. Elle la paierait, et se démerderait pour la monter au premier étage.

Je n'ai quasiment pas ouvert la bouche du reste de la journée, et la nuit suivante, au bout de quelques dizaines de minutes, je suis parti coucher dans la chambre d'à côté.

Et, dès hier, je suis allé, sans honte aucune, me commander le fameux poster.

Je ne vois pas la nécessité de surveiller de près mes dépenses alors que Madame, qui a déjà dépensé quelques 150 euros de plantations diverses depuis que je suis en retraite, se paie un caprice de 120 euros (deux jours et demie de ma nouvelle paye) tout en me ridiculisant.

Et qu'elle ne se plaigne pas, elle a carnet de chèques et carte bleue.

Pour l'instant...

Je vous embrasse

 

14:05 Publié dans moi, psy, Ras-le bol | Lien permanent | Commentaires (7)

09/04/2011

Ma désintoxication

La France est un des plus gros consommateurs d'antidépresseurs et autres antianxiolytiques.

Moi-même, depuis près de 40 ans, je participe au mouvement, cause travail posté. J'ai fait des nuits jusqu'à l'âge de 57 ans, et le début des journées est fixé à 5h45...

Je passe sur ma période 1994/2000, où je prenais 14 comprimés par jour, mais pas n'importe quels comprimés. Par exemple un comprimé de médicament A dosé à 0.75 vaudra trois comprimés dosés à 0.25. Donc, c'est par dizaines qu'il faudrait compter...

Mai 99, j'arrête tout. y compris les somnifères.

Ne tarde pas à arriver une maniaco-dépression, durant laquelle je dois dormir environ 3 à 5 heures maxi par nuit !

Ce n'est qu'après ma TS (février 2003) que je reprends mes doses d'avant 93, mon médecin m'ayant assuré que s'il le fallait, il me mettrait en congé maladie jusqu'à mon départ pour Biarritz.

Biarritz où je suis bien accueilli, ce qui me fait prendre juste une dose de 2.50 de médicament A.
A comme antianxiloytiques.

En octobre 2004, je réussis même un prodige. Ayant fui femme et enfant pour aller me ressourcer dans ma ville natale (la femme était en cure, l'enfant s'était barrée étudier en Bretagne), je me mis à diminuer les doses de A. 2.50 le premier jour, puis 2, puis 1.50, puis 1, puis 0.50 puis...zéro !!!

Ce sera la seule fois de ma vie professionnelle où j'arriverai à cette victoire.
Que je comptais bien exploiter...

Hélas, au boulot la situation se dégrade. D'où un médicament B dosé à 100, en plus de mes 2.50 de A.

En 2005, je commence carrément à grincer des dents ! D'où second médicament B à 100 qui vient s'ajouter aux autres.

2006 : c'est
- la mort de mon père
- la trépanation de mon épouse
- le viol de mon blog au boulot
- l'obligation de partir du Pays Basque.

Là va s'ajouter 1 comprimé de somnifère C et un second A 2.50

Je résume.

A la veille de prendre ma retraite, j'avais

5 mg de A
200 de B
50 de C (somnifère).

A présent que le boulot est fini, je suis en train de redescendre.

Pour B, le plus facile, je suis passé à 175 de B début mars, puis à 150 début avril.

Si tout se passe bien, je devrais me sevrer ainsi :

mai : 125 de B + les autres
juin : 100 de B + les autres
Juillet : 75 de B + les autres
Août : 50 de B + les autres
Septembre : 25 de B + les autres

Fin septembre, ne resteraient que A et C.

octobre et novembre je passerais de 50 à 25 de C.

Puis avant la fin de l'année j'éliminerais le C

Reste le A, que 40 ans de travail posté m'ont obligé à prendre.

Mon but c'est de passer de 5.00 à 2.50. Peut-être moins mais ça serait inespéré

Donc, janvier 4.50
février 4
mars 3.50
avril 3
mai 2.50.

Cela est bien sûr un programme "idéal", qui verrait tout ces mois comme un long fleuve tranquille.

Une crise de mon épouse peut ralentir cette progression.

Mais pour l'instant je suis fier du début de progrès que j'ai fait.

 

Pour les éventuels médecins : A = Témesta, B = Atarax, C = Stilnox.

Je vous embrasse.

 

17:25 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : volonté

25/03/2011

la notion d'"avenir" selon Alain Rémond

Alain Rémond. Après des études de philosophie, il devient professeur d’audiovisuel, puis critique de cinéma. Alain Rémond entre en 1973 comme journaliste à Télérama. Rédacteur en chef adjoint à Paris-Hebdo en 1979, il rejoint Les Nouvelles Littéraires en 1980. C’est à lui que l’on doit la création, en 1981, de la rubrique "Mon Œil" de Télérama, dont il deviendra rédacteur en chef jusqu'en 2002.Alain Rémond a par ailleurs participé pendant six ans à l'émission Arrêt sur images, diffusée sur France 5.Actuellement, il rédige toutes les semaines une chronique dans Marianne et un billet chaque jour dans La Croix.

Comme vous le voyez, ce n'est pas n'importe qui...
Beaucoup de lecteurs de "Marianne" se précipitent en premier sur sa dernière page, pour lire Rémond.

Au sujet de l'"avenir", je me suis longtemps étripé, fâché avec ceux et celles qui prétendaient que notre avenir ne dépendait que de nous-mêmes, que le "Destin" n'existait pas, et que ceux qui prétendaient le contraire étaient des peureux fatalistes.

Moi je prétends le contraire. Si certes nous avons une petite marge de manoeuvre (pas si petite que ça d'ailleurs), le reste de notre avenir nous est dicté par ce que j'appelle le Destin - pour ne pas fâcher personne.

L'exemple de mes vacances à Lisbonne l'an passé peut illustrer mon propos.
Nous avions les billets depuis longtemps à l'avance. Nous avions réservé l'hôtel depuis longtemps également. A part la maladie, rien ne pouvait nous empêcher de passer nos huit jours au soleil.

Patatras ! La grève des trains !
C'est là qu'intervient "la marge de manoeuvre" dont je parlais plus haut. Soit j'annulais tout, soit je prenais ma voiture pour rejoindre Lyon. Ce qui ne m'arrangeait pas du tout, vu comment conduisent nos amis du Rhône, et le problème du stationnement.

J'ai choisi la seconde solution. Mais, entre-temps, il y avait ce fameux problème du volcan Islandais qui clouait au sol de plus en plus d'appareils. Belle intox, cette affaire d'ailleurs, on en reparlera.
Et là je ne pouvais rien faire, sinon prier pour que l'aéroport de Lyon soit ouvert (il avait déjà fermé) et que celui de Lisbonne ne soit pas touché.

Il s'en est fallu d'un cheveu, mais nous avons pu faire le voyage sans encombre. Une place de parking s'est libérée "comme par magie" lors de notre arrivée à l'hôtel...
Mais je le répète, cela ne dépendait en aucun cas de nous et de notre volonté, aussi grande fût-elle.

Jusqu'à présent je n'avais guère trouvé de partisans de ma notion d'avenir guidée plus ou moins par le destin, mais cette semaine, c'est M. Rémond en personne qui en parle, mieux que je ne pourrais le faire moi-même :

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rémond.jpg

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A méditer, pour les "destino-sceptiques" !

Je vous embrasse.

18/03/2011

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20:49 Publié dans actualité, psy | Lien permanent | Commentaires (1)

11/03/2011

Mon épouse enfin raisonnable :)

Alors que j'étais prêt à céder à la laisser conduire sur de petits parcours, malgré l'interdiction tacite de la neurologue, de l'embarras du médecin traitant, et le fait que nos voisines l'aient formellement déconseillé (elles ne tiennent pas à la ramasser dans sa voiture comme ce fut le cas mi-août), d'elle-même mon épouse a décidé de ne plus conduire.

Et m'a demandé de mettre en vente sa voiture sur Internet.

Me voici soulagé d'un poids, et du coup je lui ai annoncé que nous partions une semaine, au printemps prochain à Chamonix.
Chamonix qui n'est qu'à deux heures de route de chez nous.

Ceci grâce à un site que je vous recommande particulièrement

http://www.travelzoo.com/fr/

Sans ce site, nous ne pourrions nous permettre de partir en vacances dans des endroits de rêve.
Grâce à lui, nous avons pu voler de Lyon vers Malte pour le prix d'un trajet SNCF Lyon-Marseille !

Et au, notre séjour nous reviendra nettement moins cher qu'une semaine au Formule 1...

Voici la salle à manger du chalet

 

cham.jpg

 

Vous dire que nous y passerons une semaine de rêve.

Je vous embrasse.

18:54 Publié dans beaux moments, psy, Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : chamonix

03/03/2011

Ce soir c'est la quille !

Ma carrière s'est terminée tout à l'heure à 17 heures.

Tel que je me connais, je m’étonne de mon relatif détachement…
Il fut un temps où j’aurais solennellement fait le compte à rebours.

Mon dernier voyage à Lons pour aller bosser, la dernière fois que je me réveille pour accomplir ma journée, mon dernier repas pris là-bas, mon dernier bulletin (et oui, l’avantage de la retraite c’est que dorénavant je suis libéré de toute obligation de réserve. Mais soyons prudent quand même dans un premier temps…), la dernière fois que je classe les papiers avant de partir…

Oui, il fut un temps où j’aurais ressenti tout ça, où cette journée m’aurait torturé, soit en bien soit en mal. Où j’aurais fixé l’horloge.

Or là je me sens détaché, vraiment. Cette journée fut pour moi presque ordinaire, le trajet du retour comme d’habitude.

Du reste tout le monde me le dit, à commencer par ma fille : « alors, comment tu te sens ? » Comme si je venais de passer une épreuve difficile.

 

J’ai quelques éléments de réponse.

La première, la fondamentale, c’est que si professionnellement j’ai fini ma carrière, je n’ai rien accompli d’irréparable.

Je m’explique.
D’abord, pas de déchirement. Cette fin de carrière fut douce, et demain sera la première fois depuis…1979 (!) où je ferai un pot de départ. Je sais que je peux retourner voir les collègues quand je veux, je serai toujours bien accueilli.

Ensuite pas d’éloignement. Je bossais en Franche-Comté, j’habite toujours en Franche-Comté.

Egalement, grâce à Internet, je pourrai – un peu moins bien, c’est vrai – continuer à pratiquer un métier qui a toujours été une passion depuis mes 11 ans.

 

Et puis aussi, j’ai le cuir un peu tanné !

1997, je quittais, par un coup de pied au cul, le département (la Lozère) que je chérissais à l’époque le plus au monde depuis qu’à mes 19 ans je l’avais découvert et où je comptais finir mes jours.

1998, j’allais enterrer ma maman. Je reverrai également toute mon existence ce voyage interminable en deux étapes, passant par Nantes, Niort, Limoges, Brive, Rodez, Millau. 
Cafetaria à Niort, je peux presque détailler le menu, Hôtel à Rodez, je peux aisément décrire la chambre.
Inlassablement, j’avais une petite voix intérieure qui me répétait  «tu es désormais orphelin »
Et oui, même à 47 ans on peut être orphelin. Il n’y a pas d’âge pour de telles choses.
Je reverrai toute ma vie cette camionnette Renault Express grise, de laquelle on a extrait le cercueil, à côté duquel je suis resté assis pendant toute la messe, à côté de mon père et de ma filles effondrés et en larmes. Moi je ne pleurais pas, j’avais dépassé ce stade. Il me faudra attendre quelques mois avant d’y arriver. Je serai du reste un vrai pro ensuite !

Je savais donc que plus jamais je ne pourrai parler avec elle, l’embrasser.

2003. Le jour où j’ai décidé de quitter cette vallée de larmes. La suite logique des deux épisodes précédents.
Certes, quand j’ai avalé – en trois étapes – mes 35 comprimés, je n’avais pas reculé. Mais au moment où je commençais à « plonger », alors là j’ai pris conscience que plus jamais je ne reverrais ma fille. C’était la seule chose qui à l’époque pouvait m’accrocher à la vie. Je me suis alors levé et suis allé dans sa chambre pour l’embrasser. Elle dormait, n’a rien vu. Je pleurais…

Alors, quand on a subi de tels chocs, le reste est finalement secondaire.

Aujourd’hui, si certes une page se tourne, il n’y a pas de véritable «plus jamais ».

Peut-être que je réaliserai dans quelques mois, quand je me dirai que finalement, ces vacances sont vraiment longues…
Mais pour l’instant, pas d’état d’âme. Je ne me sens pas soulagé comme j’aurais pu l’être à Vannes, je me sens pas frustré non plus comme j’aurais pu l’être voici deux ans, quand je pouvais faire mon métier à fond.

Ne manque plus que l’ADSL ! Mme Orange devait m’appeler à 19h, j’ai attendu longtemps son coup de fil…

Demain ça va ch… !

Je vous embrasse. 

21:17 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : retraite