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14/09/2026

J'ai failli aller aux J.O. !

Si ! A Munich en 1972, et pas comme spectateur !

Mon amour pour l'athlétisme remonte à 1961, quand mon père m'a emmené voir un meeting au stade Charléty. Je suis alors resté scotché durant tout l'après-midi, et je bavais devant les sprinteurs.

Las, au lycée, ce n'était pas du tout le même "tabac". Si j'aimais l'athlé, lui en revanche ne m'aimait pas...
A chaque fois que la 6ème A4 du Lycée Montaigne de Paris - dans la cour des filles, plus grande - organisait une "composition" de 60 m, ceux qui n'avaient pas cours se déplaçaient pour me voir courir... Et se poiler !

Un style en canard, avec mes petites jambes (je mesurais 1m35) aboutissaient au fait que je faisais rigoler tout le monde. Un vrai spectacle ! Avec des temps de 11 à 12 secondes, j'étais bien entendu le dernier !

Les années passaient, et, n'étant pas rancunier,  j'étais toujours en admiration devant les recordmen du 100m, notamment Roger Bambuck, qui avait fait en 1963 10'8" et en 1964 10'4".
En 1964 où je ne ratais pas une seule épreuve - quand j'étais à la maison - des JO de Tokyo. 10'5" pour Bambuck, éliminé dès le premier tour.
Moi je calculais : 10 secondes (j'avais fait des progrès) aux 60 m, ça faisait 17 secondes au 100 m ! Bambuck était déjà arrivé que je n'aurais fait que les 2/3 de la course...

Et puis deux processus vont changer grandement la donne.

D'abord ma croissance exceptionnelle entre 1964 et 1965, passant de 1m40 à 1m65 (je n'allais prendre que 2 cm par la suite).

Puis l'émulation.
J'étais en première à Louis-Le Grand lors des jeux olympiques de Mexico. Question sprint, j'étais à présent dans la moyenne avec 9 secondes aux 60 mètres.

Vint un certain jour d'octobre 1968.
Les jeux de Mexico, cause décalage horaire, passaient entre 22h et 3 h du matin. Le poste de télé était dans la salle à manger, qui était aussi "la chambre" de mes parents (nous habitions un T1)

Dilemme : devais-je regarder le 400 m dames, où notre représentante Colette Besson faisait partie - d'après télé 7 jours - des "tocards", à 1h30 du matin ? Sachant que le lendemain j'avais en première heure une "interro" de physique, et juste après un "contrôle" sur 60 m ? Les deux comptant bien sûr pour la moyenne ?

Après avoir demandé la permission à mes parents, je restai jusqu'à la finale du 400m dames.

Comme prévu, Colette se fait décrocher dès la ligne droite opposée. Après le dernier virage, elle est avant-dernière ! Mais, mais...

Je vous laisse regarder :

Les décorticages télé montreront qu'elle avait battu - officieusement - le record du monde du 100 m (départ lancé) sur cette course, dans sa dernière ligne droite.
J'attends la Marseillaise, où je vois Colette pleurer. Mes parents étaient réveillés, et assistaient aussi à cette cérémonie.

Après une nuit courte de 5 heures (si j'avais un mal fou à me réveiller, je m'endormais instantanément dans ces années-là) direction Louis le Grand.
Je ne monte pas la rue Monsieur le Prince comme d'habitude. Je me sens, comment dire, galvanisé.
Epreuve de physique : 17/20 !

Restait le 60 m.
Comme d'hab, avec mes baskets de prisunic je m'occupe très peu de mes starting-blocks, et quand le coup de sifflet retentit, je me sens alors une force inhabituelle. En m'étonnant moi-même, je double peu à peu tout le monde, et j'arrive premier de la course !

"8.1", annoncera le prof, incrédule. A tel point que je devrai recommencer la course.
Cette fois ce fut 7.8, record de la classe mais aussi record des premières !

A partir de là, le prof m'épargnera toute autre discipline lors des cours d'EPS. Fini ce fichu handball où dans le meilleur des cas je recevais le ballon en pleine poire !
Je changeai de baskets, mis un peu plus de soin à régler mes starting-blocks, et en juin j'arrivai à 7''4", le record du lycée !
Mais - comme Lemaître, je courais un peu comme lui - ce qui me pénalisait, c'était mes mauvais départs. 

En terminale l'année d'après je m'exercerai à faire des 100 m dans des stades en banlieue.
De 11'2 en début d'année, je gagnerai 4 dixièmes (notamment en améliorant mes départs) et j'arriverai finalement à établir mon record perso à 10 secondes et 8 dixièmes. j'avais 19 ans, et une bonne marge de progression. Je détenais le record interlycées de Paris d'après mes profs (ils étaient désormais plusieurs) qui voulaient me faire participer aux championnats d'Ile de France, et pourquoi pas, avec un entraînement intensif, aux championnats de France en 1970 ?
Mais j'étais dans l'année du bac, et pas question de sacrifier du temps aux entraînements ! Et de plus les championnats de France devaient avoir lieu mi-juillet à Paris, pas question de louper mon mois de vacances à Lorient, dans une maison située sur la plage même, avec mes cousins tout à côté ! On verrait l'année d'après...
Au bac, justement, je sortirai un 8'9" aux 80 m qui me vaudra les félicitations du jury ! Qui me parleront eux aussi des championnats, de France, d'Europe et des Jeux de Munich !

Mais le mois d'août 70 me fit connaître une belle histoire d'amour, d'où je sortirai meurtri. Et avec une super bronchite qui ne cessera qu'au printemps, je passerai surtout mon année de fac accompagné de cinq potes (3 filles et 2 garçons) avec lesquels nous referons le monde dans les cafés en écoutant Léo Ferré ou Brassens. Deux d'entre eux, Annie et Michel, ne se quitteront plus.
J'étais bien avec eux, et peu à peu j'oublierai les cendrées. 
Je continue du reste à jouer avec Annie deux fois par jour sur Facebook !!!!

Puis ce sera mon école professionnelle en 1971, ma première affectation au Mont Aigoual en 1972 où je rencontrerai ma première épouse.

Et c'est de là haut que je regarderai, un peu triste, les jeux de Munich.
Je sais que j'avais une petite chance d'accéder aux séries, voire plus.

Mais j'aurai appris une chose : pour tout exploit physique, le potentiel musculaire ne joue qu'à 50%. Le reste est dans la tête.

Je vous embrasse.

12:25 Publié dans moi, psy, Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

22/04/2026

Souvenirs d'enfance : la salade de Marseille (1960)

OBLIGATOIRE (si l'on veut comprendre) lire cette note d"il y a 16 ans.

Si vous avez la flemme, je résume en gros : Ma découverte émerveillée de la cité phocéenne, à l'époque encore préservée, et qui n'avait pas changé d'un pouce - si, peut-être les voitures - depuis les souvenirs d'enfance de Pagnol dont j'avais déjà dévoré les deux premiers tomes. L'accent du midi, le ciel d'un bleu que je ne connaissais pas, les plats de là-bas - je me goinfrerai de soupes de poisson.
Seuls bémols ; le cagnard en journée et l'hostilité de la famille paternelle. Notamment la méchanceté de mes deux cousins germains. Je vous rassure aux dernières nouvelles ils n'ont pas changé, bloquant un héritage qui m'aurait bien dépanné.

Et les chiens ne faisant pas de chats, j'avais tanné mon père pour qu'il m'emmène sur la tombe de mon grand-père, mais en vain.

Il avait une bonne raison : il n'était pas mort ! Tradition familiale chez les Cicatrice: on cache les grands-pères aux petits-enfants...

Enfin bref après ce mois marseillais je ne jurais que de cette ville.  J'avais un cafard monstre et un beau soir mon père me prit à part (je vous jure là aussi que je n’invente strictement rien) et me dit en confidence qu’un de ses collègues, un certain Le Barbenchon avait l’occasion d’aller à Marseille toutes les semaines, et qu’il pouvait en ramener de la salade de là-bas en boîte. Est-ce que ça m’intéressait ?
Tu parles si ça m’intéressait, tout ce qui pouvait venir de Marseille était bon pour moi, je répondis banco.
Dès le lendemain (très rapide...) mon père amena une boîte de conserve sans étiquette.
C’est ça ” me dit-il d’un air entendu. Il ajouta : “ Mais elle est hachée, pour qu’il y en ait plus, tu comprends.. ”. Je comprenais. Il ouvrit la boîte et effectivement je découvris la fameuse salade hachée. Je goûtai, et, tout comme la bouillabaisse du restaurant à 3 francs était sûrement meilleure pour moi que celle de chez Basso, à Paris où même les américains font le voyage pour en manger, je trouvai bien évidemment cette salade géniale.
Effectivement, elle me rappelait bien la cité phocéenne.

Au bout de d’un mois, mon père m’annonça à ma grande joie que Le Barbenchon pouvait nous en apporter deux boîtes par semaine. Mon père, malgré le prix (exorbitant me disait-il) accepta, et deux fois par semaine je pus goûter la bonne salade de Marseille.

Vous qui me lisez vous n’avez pas neuf ans et vous n’êtes pas en 1960. Vous avez bien compris.

Et oui, c’était des épinards que mon père me faisait avaler, des épinards achetés au monoprix dont il enlevait l’étiquette. Un truc dont j'avais pourtant horreur.
Il ne me l’a avoué que...deux ans plus tard ! Et moi, dès que je l’ai su....non je n’ai pas arrêté d’en manger, je suis moins c... que ça quand même, et bien j’ai alors découvert que j’aimais les épinards en boîte, et je n’ai jamais cessé d’en manger depuis. Avec des oeufs durs c'est excellent, surtout pour les petits budgets.
Ce qui prouve qu'avec moi la psychologie vaut mieux que la force

Je dis aujourd’hui, pour ce fait, bravo et merci à mon père. Ce n’est pas arrivé souvent et ça vaut la peine d’être souligné.

Amitiés orageuses.

19:03 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (4)

10/10/2022

1500 ème note !

 

cica 1500.JPG

 

Hé oui ! Un peu plus de 12 ans que j'ai commencé ce blog, à l'été 2010. J'avais déjà "blogué" sur un autre site, de 2005 à 2010. Puis ici avec d'abord Cica 2010 (le four total), puis tomber 7 fois se relever 8, même sanction. A l'époque j'avais un tel besoin de reconnaissance que je carburais à l'audimat...
Et puis finalement j'ai décidé de ne plus regarder les statistiques. De me faire plaisir en me racontant.

Une vie très remplie : Vendanges par amour, tour d'Europe en solex, ermite au Mont Aigoual, animateur radio vedette, grande histoire d'amour contrariée par un sadique, d'où méga dépression, zombie total dans les années 1990, remontée professionnelle spectaculaire dans les années 2000, à l'inverse de mon moral.
Sauvé par le gong, à savoir le Net.
Grâce auquel, au soir de ma vie, je rencontrerai celle qui veillera tendrement et amoureusement sur mes vieux jours, ma fille ayant coupé les ponts voilà 9 ans avec un père dont le seul tort fut d'avoir voulu sauver sa peau. Et me privera de mes petits-enfants. La "grande" aura 7 ans samedi prochain.
Mais bon arrêtons de ruminer, ça ne changera rien, et venons-en au blog.

C'est au bout de 4 mois, en novembre 2010, que je vais commencer à glisser des notes "musicales". J'en ai effacé pas mal car basées sur le livre "50 ans de tubes" de Daniel Lesueur, qui se révèlera être incomplet et inexact (il n'y est pas fait mention de "Gabrielle"). Mais je n'avais que ça comme base voilà 12 ans.
Puis dès décembre je me mettrai à faire une sorte de journal, où je raconterai ma vie quotidienne, mes humeurs, notamment sur le plan politique. Les notes musicales s'intercaleront dans ce blog-notes tout en restant minoritaires.

C'est le 15 avril 2012 que j'ai mis en ligne pour la première fois un hit-parade de SLC. J'avais prévu de les mettre tous en ligne à raison d'une fois par mois (jusqu'en 2035, j'étais optimiste !) Un seul commentaire, celui de Marc.
Parallèlement j'évoquais les carrières des 50 principaux chanteurs selon SLC. J'ignore s'ils les ont lu, mais un l'a fait et me l'a dit : Gérard Palaprat. Et c'est ainsi que je deviendrai copain avec lui, voire un de ses confidents dans ses cinq dernières années de vie. 
Un seul com aussi pour le second hit, celui de Renaud. Mais je vais persister, et en juin c'est Cristophe qui m'encouragera. Cependant les hits SLC ont failli s'arrêter avec septembre 63 le 1er octobre 2012 où je recueillerai une roue de bicyclette en nombre de commentaires, et où je commencerai à passer l'essentiel de mon temps sur un jeu blind-test sur Facebook : Song-pop. Car c'est bien joli de parler musique, encore faut-il avoir des connaissances ! Et j'avoue que je tirerai assez bien bon épingle du jeu.

A l'été 2013 les hits deviendront hebdomadaires, à la grande joie de quelques commentateurs. Mais il y aura une grosse interruption de 2 mois en novembre décembre 2013, due à ma "fuite". Quand, le 15 novembre, je suis parti, j'ai tout laissé, à commencer par... mon ordinateur ! Retour à la normale début 2014, jusqu'au dernier hit, celui d'août 1976, publié pile 40 ans plus tard !

Mais après ? Par chance s'étaient créés 2 sites : celui de Fabrice Ferment, nettement plus fiable que celui de Lesueur, mais avec quelques bizarreries, et un second, excellent, Chartsingles et en plus très précis.
Mais en cet été 2016 il n'en était qu'à 1972 ! Problème de CM1 : à raison d'une semaine tous les 3 jours, à quelle date arriverait-il à l'été 76 ? Je vous passe le calcul, ce sera en octobre 2017.
Pas question d'attendre 15 mois, ce sera donc avec le premier site que, aidé d'un tableur Excel, je me lancerai dans les mois post-SLC. Mais ces compilations me prendront un temps fou...
Un temps de plus en plus fou, car arrivera quelque chose que je n'avais pas prévu : parkinson...
Dès 2018 je me rendrai compte que je ne pourrai plus publier quelque chose de régulier, et le top 35 de décembre 1979 sera le dernier. De ci de là je publierai quand même quelques listes, aidé par l'excellent blog de Stéphane.
Lequel me permettra de pondre des notes peu fatigantes comme la liste des numéros un d'une année.

Sinon, entre les notes musicales, très majoritaires, je continue mon "blog-notes" où je parle de moi, surtout de ma santé. Car si le Patrick de 2018 pouvait crapahuter en tous sens et escalader des montagnes, pour celui de 2018 le fait de se retourner dans son lit représente un exploit ! J'espère que la progression sera logarithmique et non pas linéaire, et ma foi, me mettre à rêver d'une 2000ème ?

Je vous embrasse en attendant.

02/12/2019

les débats sont ouverts !

Sur cette note ceux qui le souhaitent pourront s'exprimer sur des sujets divers et variés.

Je vous embrasse.

12:20 Publié dans Blog, psy | Lien permanent | Commentaires (71)

05/05/2019

Les villes de grande solitude : Sanary !

C'était il y a deux ans.

Un vide-grenier à deux kilomètres de chez moi.  Qui se prolonge après 13h, chose rare dans le Var.

En général j'y cherche deux choses : les disques et les livres.  Côté disques, j'avais réussi à dégotter quelques belles pièces, mais en revanche peu de choix dans les bouquins.

Juste avant de partir j'avise un stand. Alleluia, plein de livres !

Et je finis par en trouver un.

Je demande le prix à la jeune femme, qui me répond "un euro". Banco.
Mais ce visage ne m'était pas inconnu...

Prenant mon culot à deux mains, je lui demande si elle et son mari sont du coin.

- Oui, on habite Sanary.

- Nous aussi, quartier des Prats.

- Ah ça alors, nous aussi ! Dans l'immeuble qui avait pris feu en 2014.

- Incroyable, nous aussi !!!

On finit par découvrir...  qu'on est voisins de palier..... !

En dehors des quelques rares bonjour ou bonsoir à travers les portes (peu) entrebâillées, on ne s'était jamais, en deux ans, encore adressés la parole !

Et depuis ce jour, voilà deux ans, c'est la même chose...

J'aurais pu essayer de les revoir aujourd'hui car avait lieu le vide-grenier.  Mais trop la flemme !

Je vous embrasse.

 

P.S.  J'anticipe un éventuel com de Cristophe qui me dirait "et si tu allais frapper à leur
porte ?
"

Je répondrai alors que dans notre petit immeuble de trois étages, frapper à la porte de quelqu'un, c'est presque une agression !

17:08 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (6)

20/09/2014

Je vois clair, à présent ....

Jusqu'en 1965, je n'ai jamais porté de lunettes. Alors que la myopie me frappait de plus en plus :(

C'est lors d'une visite médicale, en octobre 1965, que l'on a décelé une forte myopie chez moi. Sans doute responsable en partie du redoublement de ma troisième (je ne voyais pas le tableau).
15 jours après (et oui, même à Paris on pouvait en ces temps reculés obtenir un RDV à Paris chez un spécialiste en deux semaines.... C'était le bon temps !) je fis l'acquisition de ces fameuses lunettes.

Sans exagérer, je peux dire que ma vie a été changée ! A présent non seulement je voyais bien, mais je voyais.... trop ! Avant que Joe Dassin ne chante "elle vivait dans un monde flou où les oiseaux volent bas", c'était aussi mon cas ! Et il fallait presque que je "choisisse" ce que je devais regarder, car tout était d'une netteté incroyable...
Ainsi, lors de mon voyage en train de Paris à Lorient, en décembre, avec ma manie de regarder l'intégralité du paysage, j'eus à l'arrivée un horrible mal de tête qui ne me quitta qu'avec la nuit !

Et ma myopie s'agrandit au fil des années. Avec un pic dans les années 2000 où j'avais en plus des tas d'autres pathologies, comme l'astigmatisme. Trouver "lunettes à mon oeil" était à cette époque guère évident !

Puis, comme pour la majorité des myopes, la tendance commença à s'inverser.
Ayant égaré mes lunettes en novembre 2011, j'eus recours à de vieilles paires de 1993, avec lesquelles.... je voyais mieux !
En revanche, de près ça devenait la cata !

L'année dernière, je dus même acheter des "lunettes-loupes" pour pouvoir lire :(
Mais ma vue de loin s'améliorait encore !

En juillet dernier, pour la première fois de ma vie, pour écrire une carte postale, je dus chausser ces fameuses loupes !!!

Mais en revanche...

C'était voilà quelques jours. J'avais l'habitude de ranger mes lunettes de myope dans ma poche, vu qu'elles ne me servaient pas ou presque (sauf la nuit).
Et là, sous le coup d'une très mauvaise nouvelle, je me mis au volant sans m'apercevoir.... que je ne les avais pas ! Et je voyais pourtant très bien !
Ce n'est qu'à l'arrivée que je m'aperçus de la chose, que j'avais conduit en ville près de 15 km sans aide oculaire aucune...

Sur ce plan-là aussi, j'ai rajeuni !

Je vous embrasse.

15:00 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (3)

16/05/2013

Mes coups de blues

Il est loin le temps de la maniaco, mais encore, de temps à autre, je ressens des "plongées", des baisses de moral dont certaines (6 juin 2012) peuvent encore aller très très loin...

Par "chance" (si j'ose dire) je peux les prévoir. Car ces coups de blues datent...
de mon enfance !

Il faut d'abord un terrain propice. Le plus souvent, de la mélancolie. Je pense par exemple à des choses merveilleuses que j'ai vécues en sachant que je ne pourrai pas les revivre avant bien longtemps....

Quand j'étais en culottes courtes, si j'avais eu le bonheur de passer de superbes vacances, jusqu'à la Toussaint j'étais dans mon rêve... Ainsi mes vacances à Marseille en 1960.

Puis, dans ce terrain, un déclencheur.

Avant-hier, puis hier, ça a été chère et tendre qui recommençait, après une trève relative, à me mettre la pression, et ce dès le saut du lit.
Quand on se fait traiter de "bon à rien, tu jamais su faire quoi que ce soit de tes dix doigts" juste avant de goûter au café du matin, la journée est mal partie.
Dans le meilleur des cas, je suis énervé, et dans le cadre où je me situe, là je plonge.

Pour poursuivre le parallèle, quanq j'étais mélancolique et qu'un prof me punissait, plongée aussi...

Alors j'essaie bien sûr de m'en sortir. D'en parler à des gens que j'aime (il en reste encore, chère et tendre n'a pas encore fait le vide total..) lesquels bien sûr me réconfortent du mieux qu'ils peuvent.

Toujours dans l'analogie précédente, ma mère, qui elle me comprenait, qui savait que le souvenir ces vacances merveilleuses à Marseille ne pouvait pas s'oublier comme ça du jour au lendemain (du reste ne pouvait s'"oublier" tout court, 53 ans après j'en parle encore).

Alors ça va mieux, mais je ne suis pas guéri. Juste "stabilisé" et je sais alors que je suis encore sur le fil et que je peux rechuter.

C'est le cas quand les gens que j'aime et qui m'on réconforté commencent à changer de ton, et essayent de m'expliquer que quand même, quelque part, je suis un peu responsable de cette situation. Ce qui est vrai. Bien sûr qu'ils ne savent pas que "le terrain" est encore fragile, que je suis juste au bord de trou dont ils m'ont sorti et qu'il m'attend sournoisement.

Et là je replonge, et plus profondément encore.

Car là je me sens alors en tenaille, entre ceux qui sont la cause de mon coup de calgon (en l'occurence chère et tendre) et ceux qui essaient de m'aider et dont les seuls propos - je sais que ce n'est pas le cas - que je retienne, c'est "quand même tu l'as plus ou moins cherché ) .
Injuste de ma part de penser ça, mais quand on est dans la peine, on ne voit que le négatif.

Revenant dans mon histoire parallèle, c'est quand ma mère, après m'avoir bien comprise, finissait par dire "mais tu sais mon Poulet, tu ne fais pas beaucoup d'efforts en classe non plus..."

Dans les deux cas, je me sens lâché, abandonné...

Je ne sais plus quoi faire, voire où aller. Je n'ai plus gôut à rien, paradoxalement je voudrais plonger dans mes draps et ne m'y réveiller que dans 5 mois, voire plus du tout, mais impossible de fermer l'oeil.

Alors il n'y a qu'à attendre que ça passe. Car dans ces moments--là si de nouveaux mots de réconfort me sont prodigués, certes ils me font du bien, mais je sais que j'en ai encore pour un bon bout de temps à m'en remettre.

Si tout se passe "bien" après, ce qui n'est pas dit.

Je vous embrasse

14/12/2012

Cassures

La vie n'est pas un long fleuve tranquille...

Et tant mieux !

Une existence est loin d'être homogène, et se compose de "bouts de vie", séparés chacun par une cassure. Cassure qui peut être petite ou grande, bonne ou mauvaise.

Par exemple, se retrouver au chômage est une grande cassure négative. A contrario, gagner au loto est une grosse cassure positive.

Les deux engendrent du stress, négatif ou positif mais hélas le tensiomètre se fout de ces considérations psychologiques...

Comment reconnaître une cassure ?

Simple.
Après la cassure, on se remémore sans cesse la période d'avant.

"quand je pense, il y a seulement 3 jours, j'étais encore comme ça.... "

Quand la cassure est négative, on se dit que ce serait parfait si la vie était comme un traitement de texte, qu'on puisse cliquer sur la petite flèche bleue pour revenir en arrière... On voudrait remonter le temps et éviter la cassure.

Au contraire, quand elle est positive, on ne voit que ce qui s'est passé depuis la cassure, on n'ose même pas songer à l'"avant", cet avant qui finalement était gris et terne. Mais ça on ne le savait pas... On n'osait même pas l'imaginer.

Je reprends mes deux exemples : celui qui perd son boulot pense sans cesse au temps où il en avait, ressasse et ressasse, voire culpabilise et voudrait bien revenir dans le temps pour essayer d'en trouver l'origine et si possible éviter la cassure.
Celui gagne au loto ne veut plus rien savoir du temps d'avant, ce temps où - souvent sans le savoir - il menait une vie vraiment pas terrible. Il ne pense qu'au trésor qu'il a gagné, et son plus gros "souci" est de savoir à présent comment il va le gérer...

Voilà, c'était mon petit cours du soir !

A bientôt.

17:28 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (13)

08/11/2012

la paix pour 285 euros....

Mes deux dernières notes (en dehors de la "musicale") ont dû quelque peu en effrayer certains, aussi viens-je vous rassurer ! Depuis  que mon épouse sait qu'elle va voir sa fille, tout est rentré dans l'ordre.

Le soir même, elle dormait comme un bébé...

Comme le prétexte de la dispute avait été quelques travaux à faire dans la maison, je m'en suis occupé hier, avec l'aide d'un jeune chômeur recruté via l'ADMR (travail "légal" donc).

Moi j'ai fait les travaux qui ne dépassaient pas mes compétences, à savoir aller en ville et acheter un mitigeur de bonne qualité pour pas trop cher, puis enlever l'ancien et réinstaller le nouveau (quelques tours de pince à donner).

Le jeune (qui s'appelle Patrick) a donc - très lentement il est payé à l'heure - effectué les travaux de menuiserie et d'électricité  qu'il y avaient de plus urgent.

Pour 285 euros (182 de billets de train, 46 de mitigeur et 57 de main d'oeuvre) j'ai la paix, je revis dans une atmosphère qui devient celle qu'elle aurait dû toujours être : familiale.

Je n'ai plus peur de descendre dans la salle à manger le matin, n'y d'y remonter après avoir été sur l'ordinateur, chère et tendre ne me demande plus le détail de tout ce que j'y ai fait, et je ne suis pas accueilli le matin avec la soupe à la grimace.

Mon appareil à mesurer le stress peut en témoigner :

18 de tension samedi, 14 dimanche (accalmie), 16 lundi et de nouveau 18 mardi matin...
Ce matin, 13/10 !!!!

Je n'enlèverai pas la note "mon épouse veut-elle me tuer", sachant bien qu'elle ne plaît pas à tout le monde. Je pense, à partir du moment où je ne diffame personne, avoir le droit d'écrire ce que je veux sur mon blog.

Du reste, c'est ce que m'avait dit la psy de l'hôpital d'Ornans où je suis resté 15 jours, que j'étais surtout là pour me protéger d'elle, et que je pouvais rester jusqu'à mon départ en vacances, soit 5 semaines. Au départ j'y étais arrivé pour hémorragie due à ma tension, mais celle-ci était restée normale - sans médicament, ceux qu'il me donnaient était des placebos... - jusqu'à l'avant-veille du dépert où elle était tellement remontée en flèche qu'il avait fallu changer le médicament (en gros m'en donner un "vrai" !!!)

Je ne vous cacherai pas que durant l'absence de mon épouse je ne vais pas vivre ici comme un moine. Non, pas ce que vous pensez, je n'ai absolument pas l'intention de faire des folies de mon corps ! Mais plutôt du tourisme !!! Je pense m'octroyer 48 heures de balade en train grâce à ma carte Senior, du vendredi au dimanche. J'ignore où je vais atterrir (j'ai une petite idée), mais je vous tiendrai au courant. Moi aussi j'ai besoin de "vacances" !!!!.

Les "voisins du nord" ont trouvé la parade en prétextant de découvrir un blog qu'ils lisent en fait depuis 2007, moi je ne peux pas couper les ponts avec mon épouse !!!

Enfin bref, retenir de tout ça que ça va mieux....

Je vous embrasse.

11:32 Publié dans détripage, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (5)

17/10/2012

Mes "vagues à l'âme"

Hier, j'ai eu une de ces fameuses "vagues" de déprime, et je l'ai fait partager ici.

D'abord merci aux personnes qui ont commenté.

Ensuite il faut que j'explique ces "vagues".

Je sais bien de quel site je viens. Mais je pense qu'il est inutile, pour ce genre de choses, d'aller voir un psy (dans la mesure où il y en a, ce qui n'est pas du tout le cas dans mon village dans un rayon de 40 km).

Je connais mes "vagues", le plus souvent je les laisse passer et elles s'en vont toutes seules. Comme ce fut le cas hier.

En revanche, certaines sont de vrais tsunamis, comme celle du 5 juin, qui a bien failli m'emporter.
Le problème, c'est qu'elles commencent toutes de la même façon. Comment savoir quelle sera son intensité ? C'est bien là la question.

Pour en revenir au psy, je pense en revanche qu'il est très utile d'en voir un ("de se faire aider" dans un langage de précaution) en cas de vraie dépression.

Et là, mon avantage, c'est d'avoir connu ce que c'était.

• Ne plus avoir goût à rien.
• Se faire une montagne du plus petit changement.
• Ne penser qu'à son lit, et en corollaire
• Se réveiller avec anxiété, et voir comme un soulagement le soleil décliner, la nuit arriver.
• Passer à côté de tout, y compris des meilleures choses (moi, de 1995 à 1997).
• Ne plus savoir écrire, enfin écrire vraiment comme un chat.
• Transpirer abondamment ans son lit (durant l'été 1996, en vacances près de Colmar, j'ai mouillé 6 paires de draps en une semaine !)

Et des tas d'autres "bonnes" choses de ce tonneau.

Rien à voir avec mes "vagues", que je ressens depuis très longtemps (la première, je me souviens c'était en classe, en janvier 1964. J'ai alors attendu que ça passe, me demandant bien ce que ça pouvait être).

Voilà. Je voulais mettre les choses au point pour expliquer cette situation (qui ne m'arrive que rarement) à tous ceux qui ont lu cette note, et à ceux d'entre eux qui m'ont laissé un petit mot.

Je vous embrasse.

18:23 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (10)