15/11/2012
Retour de Lons
24 h de coupure, ça fait du bien :)))
Surtout en ce moment, où je commence à me poser certaines questions...
Les dernières fois je n'étais presque jamais chez moi, devant rendre visite tous les jours à mon ex à l'hôpital. En 2011 c'était Dole, je partais alors à 11h pour choper le car pour Besançon à la gare de Pontarlier, puis mangeais un casse-crôute à Besançon avant le TER qui m'amenait à la gare de Dole où j'attendais le bus qui me portait à l'hopital.
Le retour était plus calme, avec le TER direct Pontarlier où, à 20h, je récupérais ma "caisse".
L'été dernier, ce n'était "que" Besançon, mais quand même, pas possible d'y aller en voiture because travaux tramway, donc j'y passais l'après-midi. Et puis les voisins me parlaient, m'invitaient, même au restaurant, car ils savaient que "je la sautais" souvent le soir.
"je la sautais".... Cette phrase a été le prétexte pour un couple de voisins de couper les ponts avec nous. Elle signifie - tout le monde le sait d'ailleurs - "sauter un repas. Mais bon, je les comprends, mon épouse est de plus en plus ingérable, désagréable avec tout le monde, oscillant avec une fausse bonhomie où elle ne s'empêche pas de lancer des vannes plus ou moins grasses et l'hystérie totale.
C'est du reste la première chose que m'a dite Marie-France, la "nounou-chat", quand je suis arrivé. Que je devais respirer, car déjà elle avait du mal à la supporter une demie-heure avec ses blagues oiseuses.
La dernière fois, c'avait été plus fort qu'elle, Marie-France - avec un grand sourire - l'avait traitée de "pétasse" ! Mon épouse a aussitôt cloué son bec... Mais ce genre de choses, moi je ne peux me le permettre...
Puis ce fut Lons le Saunier, Lons la Belle, comme j'aime à dire. Dans le brouillard, comme à chaque fois que l'anticyclone pointe son nez...
En deux ans, pas mal de progrès... Notamment les bus (bien qu'on ne comprenne toujours rien sur les plans, même pas le tarif à payer) qui à présent desservent le centre météo toutes les heures. Si j'avais connu ça il y a deux ans !
Je suis aussi allé chez mon "bar à pâtes".
Là aussi du changement. Et pas du bon...
En 2010 il démarrait, et je me souviens de ses prix : N'importe quelle pâte (du spaghetti au ravioles) vendue à 3 euros le format M (largement suffisant pour un soir) 4.50 euros le L (les dents du fond baignaient...) et 5.50 et XL (que personne ne prenait, sauf pour manger à deux). Certes on était servis dans des boîtes cartons avec des couverts en plastique, mais c'était bon et pas cher.
Verre de vin 1 euro, formule "verre de vin + dessert" 3 euros. En gros, un plat de raviolis, arrosé d'un bon verre avec un dessert, 6 euros !
Puis il s'est mis à faire des frites..
Puis il s'est mis à faire des pizzas...
Quand j'ai vu clignoter une enseigne PIZZA au-dessus de son petit restaurant, je n'ai pas été étonné en voyant les nouveaux tarifs.
Déjà, deux tailles seulement.
Certes les spaghetti et les nouilles sont toujours à 3 euros (3.25 exactement) pour la plus petite taille. Mais ensuite, se trouve une hiérarchie où les raviolis se trouvent à 6.50 ! Toujours la formule "verre de vin + dessert" à 3.25, mais si l'on veut "taper dans le ravioli", le menu complet est à près de 10 euros.
Encore 40% moins cher que la pizzeria à deux rues de là, mais ce pourcentage est orienté résolument à la hausse...
L'hôtel, de pire en pire !
J'avais connu l'hôtel des Sports en 1985, déjà c'était limite pouilleux. Mais vraiment pas cher... 60 francs la chambre (soit 15 euros actuels).
Plus tard, vers 2007 j'y suis revenu. L'hôtel était en partie rénové et ses prix aussi, mais toujours compétitifs : 22 euros.
Là c'était 30.50 euros, avec télé et douche, donc pas cher non plus, mais alors d'une crasse ! La fenêtre était en simple vitrage, donnant sur la rue, l'éclairage au-dessus du lit ne marchait pas, et surtout, surtout... il faisait 15 degrés à mon arrivée, chauffage à bloc. Chauffage éteint pendant la nuit car ce matin, treize petits degrés !
La toilette fut vite faite :)
Mais Lons reste quand même Lons, une cité vraiment à découvrir si vous passez dans le secteur.
J'ai ensuite pris la route menant à Pontarlier, et comme d'habitude j'ai quitté la grisaille à une quinzaine de kilomètres, retrouvant à Ouhans le soleil radieux que j'avais laissé hier.
15 degrés à l'heure actuelle...
Je vous embrasse.
18:59 Publié dans beaux moments | Lien permanent | Commentaires (0)
13/11/2012
Arnaques-SNCF.com
Hier j'ai acheté un billet de train sur le net.
TGV de chez moi à la gare X : 68 euros.
TGV de chez moi à la gare intermédiaire : 11.20 euros.
TER de la gare intermédiaire à X : 21.40 euros.
Je récapitule : dans le premier cas, je paye 68 euros et je vais vite, dans le second cas je paye 32 euros 40 et je perds deux heures...
Certes le temps c'est de l'argent mais moi j'ai tout mon temps !
Alors j'achète, sur le même dossier, mon billet par TGV + TER.
A retirer au guichet.
Aujourd'hui c'est la journée de la gentillesse, paraît-il. C'est donc détendu que je me pointe au guichet de la gare de Pontarlier.
- Normalement c'est pas nous, c'est par la borne...
- mais j'ai choisi l'option "retrait au guichet". Les bornes peuvent être en panne, pas vous, fais-je avec un large sourire.
- Moouais, enfin bon ça vous fait 21 euros 40...
- Comment ça 21 euros 40 ?
- Oui, TER de X à Y, 21 euros 40.
Je ressors de ma poche le récépissé du net, et je vois bien qu'il est inscrit 2 voyages, celui en TER qu'on m'a donné, plus le TGV à 11.20.
La dame ne veut rien savoir, me montre son écran :
- Moi j'ai rien, voyez ça avec internet...
Malgré la journée de la gentillesse, je commence à m'exciter...
- Je vois quoi sur Internet ? J'ai commandé deux trajets, dont je dois retirer les billets ici, et vous me dites que vous n'en avez qu'un ???
- Ben oui, moi j'ai rien. Voyez avec Internet, puisqu'apparemment vous préférez acheter vos billets là-bas...
Je pense très fort à Laspallès/Chevallier...
- Vous fermez à quelle heure ?
- 18h30.
- Internet ne ferme pas, Madame. Et en plus j'évite 40 km de voiture, plus éventuellement 30 mn de queue.
- En tout cas j'ai pas votre billet...
- Bon, alors je vais l'acheter ici le billet !
- D'accord... Ca vous fera 14 euros 20.
- Comment ça 14 euros 20 ? moi j'ai commandé pour 11 euros 20.
- Oui mais ça c'était les prix d'hier, aujourd'hui c'est plus cher...
Là je n'ai plus rien dit, et tout de suite j'ai pigé la combine. 3 euros par ci, 3 euros par là...
Bien sûr ce n'est que 3 euros. Mais 3 euros ça fait aussi un repas pour les restos du coeur...
Je pourrais essayer de me plaindre par un mail au site, mais c'est une telle usine à gaz que j'y renonce par avance. Il y a quelques mois, je voulais faire le contraire, signaler le geste d'une jeune employée de gare qui a permis à ma fille de ne pas rater le TGV, mais ça n'a jamais abouti...
Donc sachez-le, si vous commandez par le net, vous avez intérêt à retirer votre billet en gare le jour même !!!
Je vous embrasse.
16:10 Publié dans arnaques | Lien permanent | Commentaires (6)
Mon épouse est partie....
..... quelques jours chez notre fille.
J'avoue que je vais pouvoir enfin souffler, même si habiter tout seul une si grande maison n'est pas des plus rigolos.
C'était je crois (sans exagérer) une question de vie ou de mort voici quelques jours (le titre de certaines notes en font foi) et heureusement, heureusement que j'ai pu décompresser grâce au virtuel, et en particulier à un certain jeu, qui d'une part me donne le sentiment d'enfin briller sur quelque chose, et aussi de faire de superbes connaissances.
Bien évidemment, je ne vais pas rester là jusqu'à lundi, date où mes deux nanas reviendront ensemble.
Déjà demain je porte Minou chez sa nounou à Poligny, et j'ai décidé (en le disant à mon épouse) de pousser jusqu'à Lons et d'y coucher. Tout seul bien entendu, ce n'est pas à 62 balais que je me concocte des rendez-vous galants.
Non, le plaisir de flâner la nuit dans cette superbe ville, où j'ai habité 3 ans.
J'en parle d'ailleurs ici : http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/11/06/lons-l...
Puis retour le jeudi matin, je dois aller chez la kiné l'après-midi, ce qui rassure "chère et dure" qui se doute que je vais m'escaper mais avec au moins ce jeudi qui réduit l'escapade.
Je ferai le point ensuite, à savoir si je passe le week-end ici ou si je m'offre une nouvelle escapade.
J'ai pris des billets (remboursables jusqu'à la veille) en ce sens, on verra comment sera mon moral.
Je vous embrasse.
10:55 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (4)
12/11/2012
"les compagnons de la Loue"
Samedi dernier, alors que je faisais ma permanence mensuelle à la bibilothèque du village, je vis, dans le rayon des ados, un bouquin qui me rappelait quelque chose :

On est en octobre 1962. Je viens d'intégrer les Scouts de France, et nous forgeons le projet de "camp" pour l'été suivant.
Le chef de troupe avait été en vacances à Ornans, et l'endroit lui avait énormément plu. Il avait remonté la rivière Loue qui la traverse jusqu'à Mouthier, jusqu'au moment où on ne peut plus la suivre de la route, et où elle entre dans des gorges de plus en plus profondes.
J'ignore s'il avait cherché à voir la source - donc s'il était passé dans mon village - mais le peu qu'il en avait vu l'avait emballé.
Le but du camp 1963 était trouvé : descendre en radeau de notre fabrication la Loue, de Mouthier à Ornans.
C'était moi, en tant que topographe de la Troupe qui devait décrire les endroits infranchissables, où nous devions prendre nos radeaux, les ramener à terre jusqu'à ce que la rivière soit devenue calme.
A priori, ce n'était pas trop dur. Nous partions de 370 m d'altitude pour arriver à 320, en quelques 30 km, soit du quasiment plat.
Pour nous mettre dans l'ambiance, nous devions lire ce fameux bouquin, écrit 8 ans plus tôt, dans le plus pur style du "club des cinq" que je dévorais à l'époque. Style "boy-scout", l'histoire se passant dans un monde complètement asexué (pas d'interférence amoureuse éventuelle dans l'histoire des héros du récit !!) les quelques femmes ou jeunes filles étant là pour faire de la décoration.
L'histoire se passe surtout à Ornans, appelé "St Vernier", le bourg où j'ai été hospitalisé cet été.
Je le dévorais en une après-midi, celle du jeudi où tous les 15 jours je faisais la queue 5 heures de rang pour faire régler mon appareil dentaire.
Bref, après l'avoir lu j'étais emballé, et je comptais les jours qui me séparaient de cette descente mémorable.
A la sortie des classes, je piaffais d'impatience.
Et c'est là que va se produire un de ces aiguillages dont la Vie a de ces secrets. Et qui me font affirmer "haut et fort" qu'on peut prévoir tout ce qu'on veut des mois et des mois à l'avance, si ça ne doit pas se faire ça ne se fera pas.
Je vais choper une grippe carabinée, laquelle m'empêchera de partir avec la troupe.
La suite, qui aurait pu être triste (mes parents étaient fauchés comme les blés et ma mère avait trouvé une place de concierge près de l'opéra) sera très belle, encore plus belle qu'on puisse ne l'imaginer.
Elle est ici : http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/19/marite...
Je vous embrasse.
13:21 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5)
09/11/2012
TVA

Je vous embrasse.
10:51 Publié dans arnaques | Lien permanent | Commentaires (2)
08/11/2012
ATTENTION AVANT D'APPELER LE SAMU !!!
Je viens d'apprendre une chose, via les douloureuses d'un ambulancier et d'un taxi.
• Si l'urgence est vitale, et nécessite des soins urgents.
• Si l'hôpital le plus proche de votre domicile n'est pas trop éloigné.
Alors, vous pouvez le faire sans crainte.
Mais dans les autres cas, il faut savoir :
• Que si les médecins de l'hôpital où on vous emmène estiment qu'il n'est pas nécessaire de vous hospitaliser, alors :
1) Vous devrez rentrer chez vous "par vos propres moyens" (le pire cas de figure, je l'ai eu, lâché dans la nature après une grave hémorragie où j'ai perdu - analyses à l'appui - un litre et demie de sang à 1 h30 du matin à 20 km de chez moi....) c'est à dire le plus souvent en taxi. S'il y en a.
2) L'ambulance qui vous a emmené vous facturera alors 35% du prix du transport.
Et même si vous êtes hospitalisé, il faut savoir que vous devrez régler également 35% au taxi ou à l'ambulance qui vous ramènera chez vous. Le mieux (je ne le savais pas) est alors de vous faire chercher par un proche.
Je prends le cas de figure de quelqu'un habitant dans un "désert médical" (ce fut mon cas entre 1980 et 1987, l'hôpital le plus proche étant à 40 km).
Si l'hôpital où il est emmené estime qu'il n'est pas nécessaire de l'hospitaliser, il devra payer (pour 40 km) dans les 60 euros d'ambulance aller, et dans les 80 euros de taxi retour. Voire plus si ça se passe en soirée.
Alors, mon conseil :
• Vérifiez si votre mutuelle prend en charge ces déplacements.
• Et si ce n'est pas le cas, réfléchissez bien avant de composer le 15...
Surtout si vous habitez loin d'un hôpital... Un habitant de Figeac (Lot) par exemple, en aura pour 200 euros de sa poche.
S'il (ou elle) s'en sort vivant(e)....
Je vous embrasse.
16:31 Publié dans arnaques | Lien permanent | Commentaires (0)
la paix pour 285 euros....
Mes deux dernières notes (en dehors de la "musicale") ont dû quelque peu en effrayer certains, aussi viens-je vous rassurer ! Depuis que mon épouse sait qu'elle va voir sa fille, tout est rentré dans l'ordre.
Le soir même, elle dormait comme un bébé...
Comme le prétexte de la dispute avait été quelques travaux à faire dans la maison, je m'en suis occupé hier, avec l'aide d'un jeune chômeur recruté via l'ADMR (travail "légal" donc).
Moi j'ai fait les travaux qui ne dépassaient pas mes compétences, à savoir aller en ville et acheter un mitigeur de bonne qualité pour pas trop cher, puis enlever l'ancien et réinstaller le nouveau (quelques tours de pince à donner).
Le jeune (qui s'appelle Patrick) a donc - très lentement il est payé à l'heure - effectué les travaux de menuiserie et d'électricité qu'il y avaient de plus urgent.
Pour 285 euros (182 de billets de train, 46 de mitigeur et 57 de main d'oeuvre) j'ai la paix, je revis dans une atmosphère qui devient celle qu'elle aurait dû toujours être : familiale.
Je n'ai plus peur de descendre dans la salle à manger le matin, n'y d'y remonter après avoir été sur l'ordinateur, chère et tendre ne me demande plus le détail de tout ce que j'y ai fait, et je ne suis pas accueilli le matin avec la soupe à la grimace.
Mon appareil à mesurer le stress peut en témoigner :
18 de tension samedi, 14 dimanche (accalmie), 16 lundi et de nouveau 18 mardi matin...
Ce matin, 13/10 !!!!
Je n'enlèverai pas la note "mon épouse veut-elle me tuer", sachant bien qu'elle ne plaît pas à tout le monde. Je pense, à partir du moment où je ne diffame personne, avoir le droit d'écrire ce que je veux sur mon blog.
Du reste, c'est ce que m'avait dit la psy de l'hôpital d'Ornans où je suis resté 15 jours, que j'étais surtout là pour me protéger d'elle, et que je pouvais rester jusqu'à mon départ en vacances, soit 5 semaines. Au départ j'y étais arrivé pour hémorragie due à ma tension, mais celle-ci était restée normale - sans médicament, ceux qu'il me donnaient était des placebos... - jusqu'à l'avant-veille du dépert où elle était tellement remontée en flèche qu'il avait fallu changer le médicament (en gros m'en donner un "vrai" !!!)
Je ne vous cacherai pas que durant l'absence de mon épouse je ne vais pas vivre ici comme un moine. Non, pas ce que vous pensez, je n'ai absolument pas l'intention de faire des folies de mon corps ! Mais plutôt du tourisme !!! Je pense m'octroyer 48 heures de balade en train grâce à ma carte Senior, du vendredi au dimanche. J'ignore où je vais atterrir (j'ai une petite idée), mais je vous tiendrai au courant. Moi aussi j'ai besoin de "vacances" !!!!.
Les "voisins du nord" ont trouvé la parade en prétextant de découvrir un blog qu'ils lisent en fait depuis 2007, moi je ne peux pas couper les ponts avec mon épouse !!!
Enfin bref, retenir de tout ça que ça va mieux....
Je vous embrasse.
11:32 Publié dans détripage, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (5)
06/11/2012
Sauvé par ma fille....
Cela fait maintenant 6 jours que je subis l'hystérie de mon épouse, qui me met en danger, et qui LA met également en danger.
Petite parenthèse dimanche (j'ignore pourquoi ?) mais hier ça a repris de plus belle. C'est carrément l'intrusion à pas de loup dans ma cave, essayant de me surprendre.
A quoi ???
Je l'ignore.
Comme d'habitude hier soir, après s'être couchée à 20h30, quand je suis arrivé à 23h, elle était sur le dos, l'air inquisiteur, me demandant par le menu ce que j'avais fait dans la soirée.
Après lui avoir dit que j'avais un "alibi" (ma voisine joue à "song pop", un blind test de chansons, et notre dernier duel venait d'avoir lieu) je lui ai redit que je commençais à en avoir marre de son attitude.
Là-dessus, nouvelle bordée d'injures et d'insultes, bref, j'ai fini par dormir dans la chambre d'à côté sur le coup de 2h du matin...
J'étais réveillé à 9h30, mais, je l'avoue, j'avais peur. Peur de descendre, me demandant ce qui se passerait encore ce matin.
Je ne fus pas déçu...
Madame était habillée de pied en cap.
"On part à Pontarlier chercher le mitigeur", qu'elle me sort.
Je lui réponds que je devais quand même petit-déjeuner, et prendre ma douche, me raser...
" Non, c'est maintenant ou j'y vais toute seule..."
Son chantage habituel. Elle sait qu'elle n'a pas le droit de conduire avant juillet 2013;
Mais quu'elle y aille après tout, ça me fera des vacances... Son chantahe me tue !
Pendant ce temps je téléphone à notre fille, lui expose de nouveau la situation, qu'elle connaît. Si elle s'est barrée en courant en 2004 ce n'est pas pour rien !
Elle sent que je suis vraiment au bout du rouleau.
Elle sait qu'il me suffirait d'arrêter les médocs anti-tension pour me taper de nouveau la grosse hémorragie...
Alors elle me propose de la prendre avec elle la semaine prochaine où elle est toute seule, puis reviendrait avec elle le 19, serait avec nous jusqu'au 22. Il resterait 3 jours pleins avant le départ pour Porto.
Elle revient vers les 13h, suivie par la voisine qui me dit "dis donc, elle fonce ta femme... Moi j'étais à 110 et elle m'en mettait dans la vue, elle était au moins à 120..."
Je rappelle 1) qu'elle n'a pas le droit de conduire 2) que la voiture n'a plus d'amortisseurs à l'arrière et 3) que la route est sinueuse...
Comme convenu notre fille la rappelle, feignant de lui demander si elle voulait bien venir, mon épouse fond en larmes et accepte.
Ouf....
Ouf pour elle, et ouf pour moi.
A présent je compte les jours, en espérant qu'en Bretagne "chère et dure" retrouve un rythme normal de sommeil, et arrête son hystérie qui vire à la folie.
Je sais que ma fille ne lit jamais mon blog, mais je lui dis un grand merci !
Je vous embrasse.
17:15 Publié dans détresse, Merci | Lien permanent | Commentaires (2)
03/11/2012
mon épouse voudrait-elle me tuer ?
C'est la question que je me pose après la scène d'il y a un instant.
Elle a décidé depuis quelques jours (depuis l'ouragan Sandy, qu'elle atenu à suivre jusqu'à 1h du matin à la télé) que le soir, contrairement à ses habitudes, elle ne se coucherait pas avant 23h/23h30.
Une fois dans le lit, moi je bouquine (je n'arrive à m'endormir que sur min bouquin) et tous les 1/4 d'heure, elle commence à entamer une conversation.
"ARVENIR...."
A revenir à ci, à revenir à ça, bref, pendant ce temps-là, moi je me déconcentre et c'est pas avant 1h du mat que j'éteins la lumière.
Elle tourne et retourne pendant encore une bonne demie-heure, puis voyant que le sommeil ne vient pas, elle se shoote au Stilnox.
10 mn après elle ronfle, non elle rugit !!!
Du coup, sur les 2 h du mat, je suis obligé de me replier avec mon oreiller dans la chambre à côté.
Elle est debout à 8h, ce qui fait qu'elle n'a eu que 6h30 de sommeil. Pour une épileptique, c'est dangereux...
Alors j'ai droit a stade "intermédiaire", l'hystérie. Là, elle commence à gueuler dès le matin, s'arrange pour refaire des tas de trucs dans la maison qu'elle ne trouve pas à son goût, et bien sûr le rate.
Attend que je sois en train de jouer tranquillement sur mon PC - afin de "souffler" - pour venir me demander, non, m'ordonner - de réparer les conneries qu'elle a faites. Le plus souvent je la trouve en équilibre instable ou sur un escabeau, cherchant peut-être inconsciemment à se casser quelque chose..
En ce moment, c'est une plante grimpante le long du mur de la salle à manger, qu'il faut remettre sans cesse au bon endroit ! Donc, escabeau, ou pire, sur la table.
Bref, moi, j'encaisse, j'encaisse.
Mon corps, lui n'encaisse pas.
Tout à l'heure, après une matinée encore pire que les autres, où elle accumulait injures et contradictions ("j'veux foutre le camp d'là"...puis peu après " "il faut un faux plafond pour la cage d'escalier", me tête a commencé à tourner.
Alerte ! Je monte dans la chambre, péniblement, et je me prends ma tension.
18/12 ! Avec médicament !!!
Quand je descends, bien sûr elle ne me demande pas combien j'ai, elle attend que je le lui dise, vautrée sur son canapé comme elle le fait depuis deux ans qu'on est là (sauf tondre la pelouse, elle adore ça, ça la défoule), c'est moi qui lui annonce.
Et alors là j'ai vu dans sa bouche se dessiner un petit rictus, presque un sourire....
Si elle veut vraiment que j'y passe, pas de souci, elle n'a qu'a le dire franchement : j'arrête dans ce cas mon médicament.
Et là, avec la vie qu'elle me fait mener, je ne me donne pas trois jours avant le SAMU, voire peut-être le terrain d'en
face !
Je vous embrasse.
14:37 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (7)
31/10/2012
L'incroyable pouvoir de la télé
J'avais même écrit effroyable mais je me suis finalement ravisé...
Voici tout juste 7 ans, je suis passé dans le journal du soir de France 2, huit secondes en tout et pour tout dans la partie "magazine", celle qu'on nommait jadis "chiens écrasés" dans les quotidiens .
Huit secondes parmi 20 minutes d'interwiew, huit secondes où je balbutiais quelques mots...
J'étais à Biarritz, il faisait 28 degrés depuis déjà une semaine, et c'était un sujet tout trouvé pour boucher les trous. Mon collègue/chef (l'expression signifie qu'en fait je devais être chef vu que j'étais plus gradé que lui mais que j'y tenais pas, ayant déjà donné dans une autre vie...) était en vacances, juste moi de disponible à la station.
Je dois le dire, cela ne m'avait pas perturbé outre-mesure, et c'est tout juste si j'avais averti par mail deux ou trois connaissances afin d'avoir leur opinion sur ma "prestation"...
Le sujet est passé en fin de journal, puis...
D'abord le téléphone.
Pendant presque une heure, des coups de fil.
"Je t'ai vu, tu passes très bien"...
De la famille qui ne m'avait pas contacté depuis des lustres, un collègue de travail qui n'en revenait pas, des copines de ma femme, enfin bref...
Quand le téléphone s'est enfin décidé à se calmer, je me suis dirigé vers mon PC, afin de voir si j'avais des réponses à ma note "retour vers les sapins".
Et là... un commentaire qui parlait de ma prestation télé !! Venant d'une internaute que j'avais perdue de vue depuis pas mal de temps et avec qui j'ai eu dans la foulée un échange assez surréaliste et vaudevillesque.
Mieux : Dans le forum de Psychologies lui-même où je n'tais plus trop en odeur de sainteté, j'ai eu droit à un post !!
Lequel post disait "je t'ai vu".
Puis, donc, le Haut-Doubs.
A peine arrivé, la moitié du village m' a demandé si ce n'était pas moi qui.... !!!
Y compris le maître d'oeuvre de mon chalet, qui ne me regardait plus avec les mêmes yeux que les fois précédentes, j'étais passé par la case "petit écran", et en plus par la grande porte !
Le petit écran, ce n'était pas la première fois pourtant, loin s'en faut.
Tant pis pour ma modestie légendaire - lol - j'avais été "le meilleur" en 1991 dans l'émission de Nagui "que le meilleur gagne". Me payant la tête de Nagui en plus !
Mais... c'était sur une 5ème chaîne balbutiante qui ne couvrait alors que 20% des foyers hexagonaux...
Le "pompon" de l'histoire, c'est le coup de fil d'une amie de ma femme, laquelle ne lui avait pas donné signe de vie depuis...1994 (quand même) et qui voulait avoir de ses nouvelles.
Et qui lui a carrément avoué que c'était à la suite de ma prestation télévisuelle !!
Idem pour mon ami Bernard, qui sera épaté par 1) ma présence sur le petit écran et 2) que j'habite le Pays-Basque !!
Ce petit épisode m'a pas mal édifié.
Je l'ai raconté ici même, il y a une vingtaine d'années j'avais été l'animateur préféré d'un département alpin. Quelques 3000 heures passées à préparer et animer mes émissions m'avaient hissé à ce niveau.
Je m'étais pris le melon, me prenant pour un second Foucault.
Alors qu'en fait, à 80 km de là, personne ne pouvait m'entendre ! Mais fallait surtout pas me le dire à l'époque, du moins à mes débuts...
Et là je réalise que balbutier quelques mots et quelques chiffres pendant huit secondes sur une antenne connue vous fait prendre une toute autre dimension.
En d'autres termes, dans notre monde hypermédiatisé ce qui n'est pas le plus important ce n'est pas ce qui est dit et qui le dit, mais l'endroit où on le dit....
Triste non ?
Je vous embrasse.
15:51 Publié dans météo, moi | Lien permanent | Commentaires (7)

