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20/07/2012

Parlons franchement

On l'a sans doute remarqué, souvent reproché, mais j'ai une âme de statisticien.

De plus, j'ai plein de bouquins de médecine, offerts par mon père qui aurait rêvé de faire le métier de son propre père, professeur de médecine, spécialiste des maladies infectieuses.

Bref, j'en arrive à penser, que je ne sais pas ce que je veux !!!

A la suite de l'hospitalisation de mon épouse, en mai dernier, ils me l'ont rendue dans un état épouvantable.
Déjà hyper-fatigué des aller-retours sous une chaleur accablante, ne voulant pas prendre ma voiture car le parking était à dache, et payant, j'ai tout fait en transports en commun.

Puis, afin de lui changer les idées, j'ai maintenu nos vacances en sud-Ardèche qui se sont révélées catastrophiques, du fait de la canicule de là-bas et de son état qui faisait penser à de l'ébriété.
Plus une grosse panne d'automobile qui n'a rien arrangé non plus.

C'est dans un état désespéré que je suis rentré de ces vacances le samedi 2 juin, devant une épouse avec laquelle plus aucune communication était possible.

En plus j'étais déprimé à mort, la preuve en était à l'importance exagérée que je donnais à un espace privé sur Facebook. Je n'y supportais plus la moindre remarque, surtout venant de gens que j'appréciais depuis longtemps.

Le lundi 4 je suis allé chercher le chat chez sa gardienne, et une fois de plus j'ai dû enlever des choses trop chères de son panier. Désormais nous n'avons droit qu'aux promotions, (y compris les hôtels *** Suisses et Autrichiens). Là encore j'ai mal réagi, en allant pleurer dans les WC du supermarché. Je trouvais profondément injuste de priver mon épouse, elle qui déjà n'avait plus droit à pas grand-chose.

Le mardi 5 ça allait de moins en moins, j'avais des envies de plus en plus noires, je me sentais incapable de supporter la cohabitation avec mon épouse si elle devait rester comme ça à vie.

Si vous ne voulez plus lire ces lignes, déjà maintes fois répétées, tapez sur la touche "dièse" la prochaine fois ;-)))..

Le déclic, car il y a toujours la fameuse "goutte d'eau", ce furent des mots amers de ce que je croyais une amie sur mon mur Facebook ("je constate que finalement tu n'as pas changé") mots qu'elle coucha juste avant de quitter l'espace privé dont je parlais peu avant.

Et là, une envie irrépressible de me fiche en l'air me vint, fruit d'une longue réflexion, comme le fut ma TS ratée de 2003. Un peu les mêmes causes : fatigué je n'en voyais pas le bout !

Réflexe de survie et non pas appel au-secours, je l'écrivis sur mon blog, et les mots de raison que j'y reçus me calmèrent, me firent entrevoir un espoir et surseoir à ma décision.

Parallèlement, et je ne le savais pas, un ami blogueur était aussi dans le même état que moi, et passera à l'acte le soir même...


Depuis, j'ai lutté à fond pour sortir de là. Pour d'abord sortir de la dépendance vis à vis de Facebook. J'y joue en revanche de plus en plus ! C'est moins "dangereux" !!!!

Avec l'accord du médecin nous avons baissé peu à peu le gardénal qui rendait mon épouse telle une ivrogne qui cherchait ses mots.

Nous avons été en Autriche passer quelques jours pour lui changer les idées.

Mais hélas, j'ai découvert un passé horrible chez elle : sa famille avait voulu l'interner en hôpital psychiatrique, et cela m'a fait un véritable choc.

Nous avons tous les deux remonté la pente, l'état de mon épouse s'est amélioré, elle est revenue au niveau d'avant son hospitalisation.

On pouvait donc souffler. Et pour fêter l'évènement, j'ai réservé deux nuits en Suisse voisine, du 16 au 18.

 

Mais, le dimanche 15, alors que je grimpais mon escalier, je fus d'un coup au bord de l'évanouissement.

Il s'avéra que c'était un pic de tension, qu'un médoc devait faire passer.

Hélas...
Si le médoc a bien fonctionné au début, depuis avant-hier ce n'est plus ça.
Hier matin, réveil à 4h, alors que me sentais pris comme dans un étau : 18/11 de tension...

Baisse dans la journée, grâce au médoc mais remontée à 17 l'après-midi.
Appel au toubib qui me dit de doubler la dose (un épicier je vous dis...) et si ça ne va pas mieux, RDV dans 8 jours, en vue de prendre encore RDV pour des examens qui n'auront sûrement pas lieu d'ici un mois...
En attendant encore un 18 ce matin...

On en revient au début de ma note. Statistiquement, mes pics deviennent de plus en plus rappochés, malgré des doses de médocs de plus en plus fortes.
J'ai discuté avec un copain toubib, qui m'a dit qu'avec le cholestérol que j'avais (entre 3 et 4), l'hypothèse d'une artère bouchée n'était pas à excure. L'effort de monter l'escalier aurait provoqué le phénomène, qui aurait pu m'être fatal si je n'étais pas hypotendu de nature.

Parlons franchement : le 5 juin je voulais mourir.

Aujourd'hui je ne suis plus en dépression, je ne veux plus mourir, mais je sais que je vais mourir. Comme tout le monde me dira-t'on, mais ce que je ressens chaque matin est indescriptible. Enfin si, il a été décrit par des gens qui ont eu des attaques. Si rien ne change, je ne passerai pas l'été.
Et ce serait dommage car j'ai réservé un charmant studio à Paris pour septembre...

Blague à part, je "sens" la mort arriver, mais je ne la souhaite pas. Je n'en ai pas peur, surtout a vu de mes croyances dont j'ai pas mal parlé dans mon blog, mais je ne la souhaite pas. Pas maintenant. Mon épouse a besoin de moi. Beaucoup plus que je n'aurai pu l'imaginer voici un mois...

Alors voilà ce que je ressens, bien que je ne me classe pas parmi les hypocondriaques mais déjà de voir la façon dont me regardent les gens, j'ai compris. Le même regard qu'à l'hôpital de Montpellier où à l'été 1981 j'avais une vilaine tuberculose.

Je vous tiendrai au courant, je vous embrasse.

19/07/2012

De sommet en sommet....

De retour hier soir, mais trop fatigué (je continue à faire le yo-yo avec ma tension) pour écrire. J'ai fait un commentaire à Renaud, car ce com m'est venu sans souci, mais incapable de faire une note, ni même de regarder mes photos et vidéos.

Bref, entre deux "journées-voiture" (la première étant relativement courte, notre hôtel se situant à 145 km de là, dont 100 par autoroute) une journée d'exception.

145 km qui furent effectués en 3 bonnes heures compte tenu des bouchons et de la vitesse réduite que je pratiquais lorqu'il y en avait pas.

Mais là-bas, décor de rêve :

les crozets.jpeg

Dans un hôtel de rêve.
Un trois étoiles facturé ... 101 francs suisses les deux nuits,  pour deux personnes, petits-déj inclus !
Soit par nuit 50.40 FS, petit déj inclus, soit par personne 25.25 FS petit déj inclus, et au vu du petit-déj (un must) celui-ci valant facilement dans les 10 FS, et encore, la chambre nous est finalement revenue à 15 FS par nuit et par personne, soit dans les 12 euros...

Côté repas, hélas, pas de réduction, et bien évidemment pas question de manger au resto, le seul du village ouvert le soir. Mais nous avons prévu de pique-niquer, ce que nous faisons dans la chambre même le soir, vu la température qui règne à l'extérieur (moins de 10 degrés).

Par contre, le village se trouvant dans le domaine des "portes du soleil", moyennant 2 francs Suisses (9 si on ne loge pas dans le domaine - mais c'est vraiment dérisoire) on a droit à un forfait qui nous permet d'accéder à la piscine, aux musées, aux petits trains, aux téléphériques et télésièges du domaine.

Si bien que dès le matin, nous prenons place à bord d'un téléphérique, bondé de VTTistes. Il nous monte jusqu'à 2000m. Puis de là-haut, je vois une quantité énormes de départs de télésièges. Une immense gare de correspondance, le Châtelet-Les Halles de la remontée mécanique !

J'avise une pancarte "AVORIAZ" au milieu de tas d'autres directions, et nous montons (comme nous pouvons !) sur la banquette, en refermant bien la barre de sécurité sur nous. Banquette qui descend.

Double impression : D'abord un peu de trouille, vu la vitesse où l'on est propulsés au départ. Puis une sensation de calme, de plénitude. Nous sommes assis sur une chaise où devant nous, de chaque côté de nous, au-dessus de nous (et surtout au-dessous) c'est la Montagne, dans toute sa splendeur...

Ca ne dure que trois minutes, on y prend goût, et comme dans un parc d'attractions, cherchons la direction AVORIAZ dans la gare de correspondance située dans la vallée.

Nous trouvons, et hop ! on embarque sur un siège plus petit et moins rapide. La montée est plus longue qu'a été la descente précédente, et, à mesure que l'on se commence à se cailler les miches, le panorama devient de plus en plus splendide.

POINTE DES MOSSETTES, 2277 m.
Je resterais bien à contempler le panorama, mais il fait vraiment froid.... 8 degrés m'indique un panneau.

Grande "gare" à nouveau car ça descend de tous les côtés...

Mais je repère bien vite notre "quai", où est affiché "EXPRESS FRANCE - 8 minutes".

Allons-y pour l'express ! Quand on est au bal c'est pour danser...

Mais là, l'embarquement se fait très mal, et mon épouse manque de tomber. Du coup, c'est.... toute seule qu'elle fera la descente...

Et quelle descente !!! 700 m de dénivelé....

Au début, j'avoue que je suis grisé par le panorama. Je crois même apercevoir le Léman au loin...
Et, bravant le froid, je sors mon appareil et prend un cliché. Histoire d'immortaliser l'instant.

DSCN1421.JPG

Mine de rien, je commence à paniquer....L'enthousiasme des premières montées/descentes a fait place à de l'inquiétude. Et si mon épouse paniquait ? Si d'un geste insensé comme elle avait le secret elle levait la barre de protection ? Sans parler d'une éventuelle crise d'épilepsie !

Dieu comme ces 8 minutes sont longues... je compte les poteaux : 23, 22, 21....
A chaque fois je crois deviner l'arrivée, mais ce n'est qu'une crête de plus, et la "ligne" continue de s'enfoncer vers le bas...

Finalement je vois la gare d'arrivée. J'entends mon épouse qui hurle au préposé "aidez-moi à descendre", et le système s'arrête net.
Du coup, mon siège devient une balançoire et je commence à avoir le mal de mer !

Puis c'est à mon tour d'arriver, c'est pas terrible non plus mais au moins je ne freine pas trop le système !

On est au "Refuge de l'abricotine".
En France !!

On décide de marcher un peu pour nous remettre de nos émotions, et c'est comme ça qu'on arrive au hameau des Lindarets, où plusieurs restos nous attendent.

Et là je cogite de plus en plus....
Car finalement, nous sommes arrivés ici par la voie des airs, et si d'aventure nous devions retourner par la route à notre hôtel, cela nécessiterait une boucle de.... 87 km !!!

Je me revois 41 ans plus tôt, à Courmayeur avec mon père, tenant à la main nos solex et nous apercevant que si la descente depuis le col du Petit St Bernard avait pu se faire facilement, nos engins ne voulaient plus accomplir la montée de 18% !!! Et il n'y avait que trois solutions :
- Soit passer par Aoste - Turin - Briançon - Grenoble, c'est à dire dans les 400 km.
- Soit faire à pied en traînant nos engins les 6km de montée.
- Soit passer par le Tunnel du Mont-Blanc !

La première solution étant d'emblée écartée, j'optai bien évidemment pour la seconde, mais mon père, ne se sentant pas la force de monter les 12 épingles à cheveux nous fit faire la 3ème !

Je lui en ai longtemps voulu de m'avoir fait traverser ce tunnel de 11km500 en deux-roues. D'autant que lui avait 59 ans, ce n'était plus trop de son âge.
J'ai tellement été traumatisé par cette traversée que je n'en parle qu'occasionnellement. Je n'en ai jamais fait de note.


41 ans plus tard, l'histoire se répète. Si nous devons regagner notre hôtel, pas d'autre solution que d'aller de cime en cime à travers la frontière !

Je demande quand même à mon épouse si ça va. Sachant que dans la vallée du milieu nous pouvons regagner notre hôtel par des bus. Cela ferait deux "tronçons" de moins...

Mais non, elle est partante ! Et se régale même de pouvoir se payer ça, elle qui n'a pas le droit de conduire sa voiture pour aller chercher le pain ! Là elle se balade à 200 m au-dessus des rochers et ça lui plaît !

Donc, retour par l' "EXPRESS -FRANCE".
Je remarque au passage qu'on ne nous demande pas une seule fois nos papiers d'identité, et que par conséquent, si nos gabelous font les marioles aux grandes douanes en occasionnant des bouchons de 5 km (ce qui fut le cas à l'aller et sera le cas au retour), là n'importe qui peut passer d'un pays à l'autre, pourvu qu'il ait un forfait.... lequel n'est pas nominatif !!!!

Donc, en avant pour la longue montée, qui me paraît interminable. Là mon épouse est à mes côtés, et semble ravie du paysage, vraiment lunaire. Des cailloux, des rochers, des crevasses, des plaques de vieille neige. Et là.... c'est moi qui déconne, c'est moi qui fais un pic de tension !!!

Image (61).jpg

Je vois tout tourner autour de moi, et j'arrive blanc comme un linge à la pointe des Mossettes.

De nouveau en Suisse...

Second télésiège, après une "halte-récupération" de 20 minutes, vers la vallée Suisse du milieu, où là je panique moins, le "pic" étant passé.

Je ne panique plus du tout quand j'emprunte le dernier télésiège qui nous mène à la station de téléphérique. Dans lequel je monte, alors que je vois des papys et mamys affolés dès le moindre tremblement de l'engin...

Là, je me sens fier ! J'ignore si je serai aussi trouillard dans 15 ou 20 ans mais je pourrai dire qu'à bientôt 62 balais j'ai réalisé - avec mon épouse - un petit exploit !

Hier, ce fut déjà le départ.
Mon épouse voulait qu'on fasse le grand tour par Chamonix, ce qu'on fit. Mais pas moyen de se garer là-bas, tout était complet et j'ai même vu deux camping-caristes en venir aux mains parce qu'ils avaient lorgné la même place....

Puis ce fut la descente par la vallée de l'Arve, via Genève, d'où j'ai pu prendre cette photo insolite :

DSCN1461.JPG

Embouteiilage de voitures, embouteiilage de corps avec les 35 degrés qui régnaient dans la ville de Calvin.

10 de plus que dans mon petit village que je retrouvai avec plaisir, même si le plus haut sommet de la commune ne culmine qu'à 1045 m !
On y est quand même bien...

Je vous embrasse.

12:17 Publié dans Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

16/07/2012

HIT-PARADE de SALUT LES COPAINS du 15 JUILLET 1963

J'avais dit que je poursuivrai cette entreprise (qui ne me prend que 2 minutes, les scans étant déjà dans mon PC) si cela intéressait les gens. J'avais fixé une barre symbolique de 50 visites/mois.

• Seulement 14 visites pour celui d'avril 1963, mais il fallait "roder" la chose.
• 54 visites pour celui de mai, objectif atteint.
• Et même 29 visites pour le "non-hit parade" de juin, qui n'était pas paru. J'avais retranscrit les 15 premiers.

Donc, je continue, avec celui de juillet, que j'aurais du vous livrer hier mais que je n'ai pas pu car j'étais "sous haute tension" !!! (là ça va, je suis revenu à mes chiffres normaux).

hit SLC juil 63.jpg

A mercredi, je vous embrasse :)

14/07/2012

Nouvelle escapade prévue de lundi à mercredi

Notre fille est repartie. Elle est arrivée au bon moment,  celui où l'amie de mon épouse Lucienne a perdu son petit-fils de 18 ans, heurté mortellement - alors qu'il avait 4 g d'alcool dans le sang- par une jeune conductrice de 19 ans qui ne l'avait pas vu (il était habillé en noir).

Mon épouse, qui est une éponge (sauf quand cela me concerne) avait commencé à "faire partie de la famille", avait commencé à entamer un deuil qui n'était pas le sien à l'annonce de cette nouvelle.

Pourtant le village s'était entendu pour que mon épouse ne soit pas au courant avant l'arrivée de notre fille, ce qui a été fait et bien amorti le choc.

A présent, notre fille est partie.
Lucienne aussi, on ignore où.

La prochaine visite de l'orthophoniste est prévue jeudi prochain.

D'ici là ????

Et bien, une nouvelle fois, grâce à mon site magique, j'ai réussi à dégotter deux nuits en Suisse (petit-déj compris) pour 30 euros la nuit (!!)  dans un trois étoiles à 15 km d'Avoriaz. 140 km d'ici dont 100 sur autoroute.
Mais, pas en France, bien sûr ! En Suisse "voisine" comme on dit ici.
Quel hôtelier savoyard oserait proposer son trois étoiles pour la moitié de son prix pour cause de non-remplissage ? On a notre fierté, nous , Monsieur ! Et même si quelques chambres restent inoccupées pour quelques nuits, pas grave, on ne le dit pas, on fait comme la SNCF à savoir qu'on se rattrape sur les derniers arrivants ! Qui seront nombreux dans les semaines qui viennent .

J'aurais dû naître Suisse...

D'accord je ne descendrais peut-être pas des capétiens, mais quand même...

Déjà mes parents voulaient "finir" Suisses, à Yverdon pour y passer leur retraite en ouvrant un petit resto français. A l'époque 1 FS valait 1 FF, et c'était les gens de Pontarlier qui partaient faire leurs courses en masse à Yverdon.

De plus, depuis que je suis sur la Toile, j'ai bien sûr tissé beaucoup de liens avec des internautes (presque tous femmes, à l'exception du regretté Dominique Psyblog qui comme moi avait beaucoup de côtés féminins), et sortaient du lot une dizaine de personnes, dont .... 4 Suissesses ! Dont 3 avec qui je suis encore en relation aujourd'hui ! 

Bref, du moins dans sa partie Romande et en dehors de ses tunnels d'autoroute de 2 m de large, je me sens bien dans ce pays.

Bref, la "coupure" indispensable pour mon épouse, pour l'éloigner temporairement du lotissement, puisque, Lucienne étant ailleurs, elle ne pourra pas lui être utile, comme je l'avais envisagé dans une note récente.

Je vous embrasse

12/07/2012

Généalogie

Voici quelques années, j'avais découvert un lointain cousinage avec Louis XV, et donc Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

Certes il me fallait remonter à une ancêtre commune née vers 1325 pour établir le cousinage. Par ma branche Héraultaise de st Guilhem de Désert.
J'étais cousin des rois au... 32ème degré !

Ma foi, j'étais tout fier et je montrai l'arbre à qui je pouvais !

Cousin de roi, c'est évidemment pas mal mais descendant de roi, c'est encore mieux, me disaient quelques vilains jaloux.

Et bien, après quand même quelques mois de recherches et de vérifications, je peux vous dire, Mesdames et Messieurs (roulement de tambour) que je suis descendant en ligne directe des capétiens !

Sans passer par la case "bourbons"...

Vous ne me croyez sans doute pas une seconde, et pensez que moi aussi j'aurais bien besoin d'entretiens psychiatriques....

Alors, bande de mécréants, voici toute mon ascendance, génération par génération :

• Charles MARTEL (690/741), père de
• Pépin LE BREF (715/768) père de
• CHARLEMAGNE (747/814) père de
• Louis LE PIEUX (778/840), père de
• Charles LE CHAUVE (823/877) père de
• Louis LE BEGUE (846/879) .

A partir de là, on bifurque !

Louis le Bègue, donc, père de
• Charles LE SIMPLE (879/929) père de
• Louis d'OUTREMER (920/954) père de
• Charles DE LORRAINE (953/991) père de
• Emmegarde de BASSE LOTHARINGIE, mère de
• Edwige DE NAMUR, mère de
• Béatrice DE LORRAINE, mère de
• Guillaume DE MACON (1088/1157), père de
• Géraud DE MACON (1125/1184), père de
• Ide DE VIENNE (1162/1224) mère de
• Humbert DE COLIGNY, Seigneur de Coligny et du Revermont !

On revient toujours vers ses racines... Dommage que je n'aie pas su ça alors que j'habitais Lons Le Saunier !!!

Bref, Humbert de Coligny, père de
• Humbert (encore un) DE COLIGNY, père de
• Amédée DE COLIGNY, décédé en 1256, père de
• Etienne DE COLIGNY, né vers 1250, père de
• Jean DE COLIGNY, père de
• Etienne (encore un) DE COLIGNY, décédé en 1331, père de
• Jean DE COLIGNY, décédé en 1397, père de
• Gisèle DE COLIGNY, décédée en 1416, mère de
• Catherine DE THUREY, mère de
• Perrin DESCHAMPS, père de
• Isabelle DESCHAMPS , décédée en 1439, mère de
• Hugues DE CHASSEY, père de
• Marguerite DE CHASSEY, décédée en 1511, mère de
• Jean BARESSOL, décédé en 1548, père de
• Guillaume BARESSOL, père de
• Marguerite BARESSOL, mère de
• Marguerite POUTHIER, née à MAICHE (Haut-Doubs) vers 1570, mère de
• Jeanne VESSAUX, née à Maiche en 1590, mère de
• Pierre BOUHELIER, échevin de Cernay l'Eglise, 1619/1679, père de
• Claude François BOUHELIER (1637/1700), père de
• Jeanne-Antoine BOUHELIER (1656/1742), mère de
• Jean-Jacques BAILLY, né en 1686, père de
• Jacques-André BAILLY, né en 1724, père de
• Marie-Joseph BAILLY, née en 1760, mère de
• François-Joseph DELAGRANGE, (1790/1839) père de
• Marie DELAGRANGE, née en 1824,

La grand-mère de ma grand-mère !

Je sais, en bon statisticien, je me doute que la moitié, sinon les trois quarts des français de souche sont comme moi, et descendent en ligne directe de Charles Martel.

Mais moi, je peux détailler chaque échelon !!!

Je vous embrasse.

22:40 Publié dans moi, Science | Lien permanent | Commentaires (9)

le climat se détend...

Troisième jour à trois.

Serait-ce l'"effet orthophoniste" (cette semaine c'était un jeudi) ou l' "effet fille à la maison", ou bien les deux, mais le climat est à la détente.

Et du coup je peux souffler un peu...

Mais que se passera-t'il demain après 16h27, après que nous ayons accompagné notre fille à la gare ?

Sachant aussi que son amie Lucienne ne pourra pas l'aider cette fois, et que c'est même mon épouse qui devra l'aider car notre voisine et amie vient de perdre son petit-fils de 18 ans, fauché par une voiture dimanche matin à la sortie d'une fête de village...

Oui, il lui faudra aider Lucienne, car à Ouhans - et surtout dans le lotissement - on se serre les coudes. Quand l'un(e) est à terre, c'est l'autre qui réconforte. Et ainsi de suite.

Lucienne a tenu mon épouse à bout de bras pendant des jours et des jours, à présent c'est à elle de le faire. J'y veillerai.

Sinon, bonne nouvelle, mon épouse a accepté les entretiens infirmiers psy, RDV est fixé le lundi 30.

Mes finances vont mieux, digérant peu à peu les caprices de la voiture (près de 400 euros entre le freinage et la révision), je ne suis plus dans le rouge écarlate mais dans le rouge orangé.
Et du coup, si une autre occasion de nous évader se profile, nous saurons l'exploiter. La liste des hôtels en promo sort demain...

Voilà les (bonnes) nouvelles. En plus côté température on respire, on est dans les moyennes d'avril, et la nuit ça fait du bien.

Je vous embrasse.

16:45 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (2)

11/07/2012

La cohabitation devient impossible...

C'est le constat que je fais, et je pense que si rien ne change, notre couple va droit dans le mur.

Voici un exemple typique :

Scène "normale", à savoir mon épouse qui essaie de se casser quelque chose en portant des charges très lourdes.

Moi (c'était avant-hier matin) : "Mais attends-moi avant de porter ça, tu cherches vraiment la m...  ! Tu n'es pas si pressée que ça !"
Mon épouse  : " De toutes façons, c'est moi qui dois m'occuper de tout ici, toi tu ne sais rien foutre à part être devant ton ordinateur..."

Notre fille est arrivée avant-hier soir.

Même scène ce matin, mon épouse qui monte des cartons monstrueux de la cave.

Ma fille (qui a passé la moitié de sa nuit devant son PC...) : "Mais attends-moi avant de porter ça, tu cherches vraiment la m...  ! Tu n'es pas si pressée que ça !"
Mon épouse : " Pardon mon petit Bébé, je te jure que je ne recommencerai plus..."


La question que je me pose est double, et brutale :

1) Pour mon bien, ne faut-il pas envisager une séparation ?
et surtout
2) Pour son bien, ne faut-il pas envisager une séparation ?

Temporaire, longue, ou.... définitive ???
Surtout de mon côté...?

Je vous embrasse.

11:31 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (10)

09/07/2012

Samedi, soirée avec Dick Rivers

Enfin, "devant" Dick Rivers, car lui, ce n'est pas comme Gérard Palaprat, je ne le connais pas personnellement.

C'était à Nuits St Georges, à 140 km de chez moi, j'avais entendu dire que le grand Dick, qui se faisait de plus en plus rare sur les scènes, passait dans le secteur.
Entre Tours voici un mois, puis Bénodet dans un mois, Florange (57) en novembre, Clamart (92) en avril 2013 et Lille en mai 2013, la région Dijonnaise était une occasion à saisir, notre Dick faisant donc en moyenne un tour de chant tous les deux mois !

En plus, le prix des places (18 euros) est incitatif, le problème étant que ça se passait... en plein air !!!

Depuis le début de la semaine je scrutais tous les modèles météo, sachant bien que si de la pluie torrentielle était prévue durant le concert, celui-ci serait annulé.
Dimanche dernier, je pensais que ce serait le cas. Tous les modèles donnaient Nuits St Georges sous la pluie.
Puis au fil des jours ça s'est affiné. Et dans le bon sens.

Quand, avant-hier, je suis parti d'ici, la dernière prévision donnait quelques ondées préorageuses l'après-midi et même le soir, tandis que le "gros" du truc passerait de 2h à 5 h du matin.

Direction l'hôtel au sud de Dijon, muni de mon mini-PC. Grâce auquel j'ai pu voir que la prévision était confirmée. je voyais des pipis de chat arriver sur nous, mais le "gros truc" était encore en Touraine.

A 18h nous étions garés devant la porte, laquelle ne devait s'ouvrir qu'à 20h, une demie-heure avant le début du spectacle.
A 19h, voyant que la queue devenait de plus en plus dense, nous nous y joignons.
Quelques gouttes tombent, les "pipis de chat" dont je parlais tout à l'heure.
Mais beaucoup sont prêts à plier bagage, ayant entendu "à la télé" qu'il allait pleuvoir ce soir.
Alors je commence à rassurer mon monde, faisant état de ma profession. Les gens semblent alors rassurés.
Effectivement, les gouttes cessent peu après. Et moi je fais le Kékou...

A 19h50, la porte s'ouvre, et les "fauves" (moyenne d'âge 70 ans) sont lâchés.
Nous aurions pu nous mettre au premier rang, mais l'expérience que je commence à avoir des spectacles en général et en plein air en particulier m'a fait opter pour le 5ème rang.

19h35, arrive la première partie. Un groupe de Rythm n Blues (ne pas confondre avec le R and B des Djeunns dont je n'ai jamais saisi de quoi il s'agissait !) assez doué, malgré un problème "à la technique", le mec aux manettes ne semblant visiblement pas trop s'en servir. Son saturé, bonjour les oreilles...

J'avoue que les 3 ou 4 premiers morceaux m'ont enchanté. C'était du bon Rythm and Blues, des années 61/67, bien interprété.

Mais au bout de 40 minutes je commençais - avec une partie grandissante du public - à me lasser.

Ils feront 1h10 d'horloge !!! Et ce ne sera, après un entr'acte interminable, qu'à 22h15 que Dick eentrera sur scène.

Et là, se produira ce que je redoutais.

On critique les jeunes et leur sans-gêne, je pense que ma génération et même celle du dessus n'a rien à leur envier !

Dès que Dick entonne son premier morceau, tout le premier rang se précipite au bas de la scène !
Si bien que le second rang, ne voyant plus rien, fait de même, jusq'au 4ème par effet de domino.

Nous, au 5ème, entre deux têtes dégarnies de papys septuagénaires de grande taille (décidément, les "grands" feront chier leur monde du début à la fin....) on arrivait à apercevoir le grand (pas en taille, il est plus petit que moi) Dick.

Mais ces papys ont horreur de la pluie, et tout d'un coup une bonne saucée fait fuir une grande partie du public, chercher leurs parapluies. Alors là, si l'averse avait duré, je pense qu'il était inutile de rester.
Parce qu'on arrive à voir entre les crânes des vieux de grande taille, mais face à une armée de pépins, inutile d'insister.

Bien sûr, mes voisins immédiats se gaussaient de mes prévisions, moi qui savais que c'était juste un petit hors d'oeuvre mais qu'il est des hors d'oeuvre qui vous font un repas...

Là ce ne fut pas le cas, 5 mn après il ne tombait plus rien, les parapluies se rangèrent.

Dick Rivers, comme tous les "anciens" (de Johnny à Palaprat en passant par Sardou) ont la fâcheuse habitude de vouloir se faire plaisir au lieu de faire plaisir à leur public.
C'est à dire de chanter presque exclusivement des chansons - pour la plupart inconnues - de leur dernier album que de celles connues de leur auditoire.
Nous étions tous là espérant écouter Twist à St Tropez, Va t'en va t'en, j'en suis fou, tout se passe dans les yeux. Plus que "la balade de l'échographié"... (mais si, ça existe)
Mais non. Sur 15 chansons, moi qui connais mon Rivers par coeur, au moins 5 étaient pour moi des nouveautés.

Mais quand même trois morceaux de bravoure.

D'abord son tube de 63, tu n'es plus là.

Tous les oiseaux des jours d´été s´en vont
Ils vont courir d´autres joies
Mais moi ici, je tourne en rond
Tu n´es plus là
Hier encore, tu m´embrassais
Tu riais, serrée contre moi
Tu n´es plus là

Sans toi tout m´est égal, j´ai si mal
Tu n´es plus là
Je voudrais dormir, je voudrais mourir
Tu n´es plus là
Mais je t´aime encore
Je le crie si fort
Que le silence a peur
Je m´accroche à des riens
Tes yeux et tes mains
A l´espoir qui meurt

Peut-être un jour, je serai fort
J´oublierai tes lèvres et tes bras
Mais ce soir, je suis faible encore
Tu n´es plus là

Sans toi tout m´est égal, j´ai si mal
Tu n´es plus là
Je voudrais dormir, je voudrais mourir
Tu n´es plus là
Et les yeux fermés, insensé
Je lutte avec ma peur
T´arracher de moi ou courir vers toi
Je ne sais plus
Ton ombre me suit le jour et la nuit
Tu n´es plus là...

Et là, ce que je craignais arrive. La pluie. Mais pas dehors, dans mes yeux...
Toujours pas guéri 15 ans après mon vieux, c'est quand même grave...

D'autant qu'ensuite il reprend une autre chanson du même style, faire un pont, cette fois c'est les deux yeux qui coulent.
Alors j'ai l'idée, pour mieux masquer la chose, de filmer avec mon Nikon Coolpix 14 mégapixels.

Ca donne ça, et l'on peut très bien voir le crâne du vieux papy devant :
(cliquez sur le lien)

dick rivers.wmv

Enfin, il rappelle qu'en 1968, alors qu'il commençait à être en perte de vitesse, il avait enregistré sur un album une adaptation de Neil Diamond que personne ne connaissait. Ni la chanson (viens tout connaître) ni Neil Diamond.
Et par la grâce d'un film de 1994, la chanson est devenue mondialement connue, interprétée par un groupe obscur, Urge Overkill. Vous connaissez ? Moi non plus !
Mais quand on écoute la chanson, créée en France par Dick Rivers voici...44 ans, là ça fait tilt !


A 23h45, le concert est fini, nous repartons tous, heureux d'avoir pu entendre l'idole de notre enfance, j'oserai dire de toute une vie, de Baby John qui me rappelle ma première colo à 11 ans jusqu'à Amoureux de vous, sorti à l'aube de ce siècle.


Ce ne sera qu'à 1h30 du matin que nous fermerons la lumière dans notre hôtel Dijonnais, tandis que, dehors, elle a tendance a s'allumer. Ce sera un des plus beaux orages que j'aurais eu l'occasion de voir.

A 3 heures près, je me dis qu'on a eu chaud !

Je vous embrasse.

08/07/2012

Tour de France 2012 : Woeckler "out", que sera notre "lot de consolation" cette année ?

Depuis 1998, le Tour de France fait moins rêver.
1998, année où l'on a su que si l'on voulait figurer dans la Grande Boucle, il fallait obligatoirement passer par la case" pharmacie".
Contador, dopé.
Armstrong, dopé.
Sans parler des autres....

Pour moi, et pour beaucoup, le Tour se résume à une visite de notre Pays, sous des angles inédits, et accessoirement de vibrer pour un champion tricolore.

Depuis le retrait de Jalabert, je n'ai plus la foi.

Et, avec ma parano légendaire, j'en viens à penser que depuis, tous les ans, on nous laisse un "lot de consolation"...

Voici trois ans, j'avais été très déçu de ne voir aucun Français succèder au grand "Jaja", que j'avais été soutenir sur la route de sa victoire, qui passait à 300 m de chez moi !

En 2010, "on" décida donc qu'il fallait faire gagner quelque chose aux Frenchies.
Ce fut sur le maillot du meilleur grimpeur que cela se joua.
Et on assista alors à un duel de titans entre Christophe Moreau et Anthony Charteau.
Moreau finira à 33 minutes de Schleck, Charteau à 1h23...

Pour ceux de ma génération, qui savaient qu'un maillot blanc à pois rouges au final signifiait obligatoirement une place dans les 10, voire les 5 premiers, voilà qui peut laisser penser à une course faussée...

Alors on a mis le grand braquet pour 2011.
L'occasion se présentera le 10 juillet, après une "étape-hécatombe" où le peloton sera éliminé par une chute dans le Cantal. A l'arrivée, nouvelle catastrophe avec une voiture suiveuse qui provoque la chute de deux favoris pour l'arrivée, finalement Thomas Voeckler se retrouve, à l'insu de son plein gré, avec le maillot jaune.

Le travail sera de le lui faire porter le plus longtemps possible, sans toute fois qu'il bouscule la Hiérarchie aux Champs Elysées.

Voeckler s'arrachera pour garder le maillot après les Pyrénées.

Dans les Alpes il va résister une étape, puis deux, notamment l'étape-Reine qui mène au Galibier.
Il y gardera 15 secondes d'avance...

Mais il le perdra le lendemain à l'Alpe d'Huez, étape gagnée par... un jeune français, Pierre Rolland.

Le "chrono" final ne laissera même pas un podium au pauvre Voeckler, "on a assez joué", et pour ma part, je pense que le dévolu des organisateurs va se porter cette années sur Pierre Rolland.

On parie ???

Je vous embrasse.

05/07/2012

Horrible révélation cet après-midi

Cet après-midi, rendez-vous chez la psy pour mon épouse. Rendez-vous pris depuis 5 semaines, depuis sa sortie du CHU. Elle était "suivie" jusqu'en mai dernier par une psy "de ville", à qui elle servait de variable d'ajustement pour ses rendez-vous. Jamais le même jour de la semaine, jamais la même heure, et surtout 10 minutes de "consultation". Enfin si l'on peut appeler ça comme ça...
10 minutes de papotage, le plus souvent au sujet de mon boulot, ou alors des horaires des trains...

J'avais essayé de la faire suivre par le second psy "de ville", M. A.... mais celui-ci m'a quasiment envoyé balader, me demandant pourquoi c'était moi qui étais à l'initiative de ce rendez-vous ! Comme si à chaque fois que j'appelais le SAMU pour mon épouse (je dois en être à 50 ou 60 fois) ils me disaient que c'était elle qui devait appeler !

Bref, ne me restaient que les 3 autres psys, toutes les trois basées à l'hôpital.

Quand j'ai pris rendez-vous, j'avais bien demandé si les consultations se faisaient à l'hôpital, il m'a été répondu que non, que c'était au centre médico-psychologique.

J'ai regardé à quoi correspondait le numéro de téléphone, c'était l'hôpital psychiatrique. J'ai pensé que c'était ça, tout en trouvant la chose bizarre, mais en cette période où l'hôpital public doit être "rentable" (j'espère que là aussi le changement ça va être maintenant !) ma foi, pourquoi pas ?

C'est donc là-bas que je me rends tout à l'heure.

Je voyais bien (et les voisins aussi) que mon épouse avait un caractère de chien (encore plus que d'habitude c'est tout dire) depuis le retour d'Autriche, et j'ai très vite compris pourquoi.

Dès que nous sommes entrés elle a été prise de panique.

"Non, non, pas toi, pas là-dedans, ne fais pas comme eux.."

Je suis resté bouche bée devant cette phrase, j'ai failli faire demi-tour, mais quand même, muni de ma feuille de rendez-vous, je suis entré dans l'établissement.
Où on m'a dit que non, c'était au centre médico psychologique.

Je suis comme vous, je savais par exemple que je devais payer mes impôts, mais j'ignorais toujours si c'était à la perception, au centre des impôts, au service des contributions ou au Trésor public...
Là, itou.

Devant l'état de mon épouse qui ne s'arrangait pas, j'ai commencé à m'énerver.

Alors ils m'ont expliqué que c'était une annexe de l'hôpital. Où nous nous sommes rendus illico.

Après une bonne demie-heure d'attente, la psy nous a reçus.

Très bonne psy, car en même pas 20 minutes elle a réussi à faire "cracher" deux choses à mon épouse, deux choses que j'ignorais totalement.

1) Quand elle avait 2/3 ans, on l'avait "enfermée dans des cages en bois" à l'hôpital. Sans doute la réponse de la médecine d'alors à l'épilepsie. J'allais dire "dans la France profonde". Non.... à 300m du jardin du Luxembourg à Paris, dans une maternité qui aujourd'hui porte le nom d'une convention annuelle, mon frère y est passé et j'ai failli le suivre.

2) Plus tard, juste après ses 18 ans, ses parents avaient voulu la faire interner...
Et c'était sa petite soeur, sa chère petite soeur qu'elle a toujours appelée affectueusement "tit bout" qui conduisait la voiture...

Je savais qu'elle avait absolument voulu se faire émanciper à 19 ans, à présent j'ai compris.

D'un coup, ça m'est rentré dedans comme un coup de poing.
Je savais sa famille capable de beaucoup de saloperies, mais alors ça...
J'ignorais en plus que même la soeur cadette était au courant. Mon épouse aussi, j'imagine, mais le choc ressenti en entrant dans l'enceinte de l'hôpital psychiatrique a tout fait resurgir.

Bravo Mme la psy, mais.... tout ça pour rien !

Car elle nous a annoncé qu'elle-même ne pouvait plus faire de consultations externes (j'ai compris "pour les cas "légers" comme la dépression... ), sauf le premier contact, et que ce boulot était confié à des infirmiers.

J'ai réalisé cet après-midi que:

1) L'hôpital public est malade en France. Très malade.

2) Ma belle-famille est à vomir. Pas un scoop mais là on arrive aux tréfonds du sordide. Je comprends pourquoi mon épouse a "boudé" hier à la télé l'étape du Tour qui passait chez elle.

3) Elle avait vraiment beaucoup de choses à "sortir", et que le fait d'être aphasique devait pour elle encore plus terrible.

4) Que finalement, à bien y réfléchir, en dehors de nos amis/voisins nous sommes vraiment tout seuls. Les coups de fil des uns et des autres, ça donne bonne conscience mais ce n'est finalement que du "virtuel"...
Et qu'elle ne peut compter que sur moi. Et donc qu'avoir voulu me fiche en l'air le 5 juin dernier est finalement un luxe que je dois éviter car je ne peux plus me permettre.

Je vous embrasse.

P.S. Pour Janine : tu ne consultes plus ???

21:00 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (7)