02/01/2012
photos promises
Pas de photos ni de chez ma fille, ses "beaux-parents", ma famille et mon ami Bernard (droit à l'image !) mais en revanche, deux photos de Quimper
Puis une de Paris, sous la pluie, le marché de Noël au pied du Sacré-Coeur
Et enfin, la belle chambre de chez notre adorable logeuse
Je vous embrasse.
19:07 Publié dans beaux moments, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3)
31/12/2011
Dernière note *
* De l'année lol !
Donc, mes vacances.
A peu près comme je l'avais imaginé.
• le vendredi 23, voiture garée à Valdahon sous la neige, nous prenons le TER dit "des horlogers" (il relie Le Locle à Besançon en passant par Morteau). Attente pénible de 2h et quelque pour récupérer le "nouveau TGV".
Nouveau... hum ! D'abord il vient tout bonnement de la gare "normale" de Besançon, puis passe par la gare nouvelle, fait 50 km de grande vitesse jusqu'à la banlieue de Dijon.
Puis reste en gare pendant 20 minutes.
De là, il repart sur Paris, comme les autres TGV, qui filent à 160 sur la ligne "classique" et à 300 sur la ligne "récente" (elle était nouvelle voici 30 ans).
Mais ce TGV-là, lui, sans aucune raison, va musarder à 90 km/h, en nous faisant admirer la beauté des paysages bourguignons. J'en fais la remarque à un contrôleur, qui m'assure "qu'il n'y a aucun retard".
Il s'offre le luxe de s'arrêter à Montbard, un peu plus de 5500 habitants... Comme on pourrait dire à Lyon, cet "arrêt-Montbard" ne se justifie pas tellement pour un TGV qui part de la toute nouvelle ligne TGV !
Puis il rejoint la ligne "récente" et alors, il fait de nouveau de la grande vitesse. Il a d'ailleurs tout intérêt car sur cette ligne saturée il suit un TGV "Marseille" tracé à 320 et précède un "Genève" qui roule à la même allure. Faut plus plaisanter là...
Et il est effectivement 15h13 pétantes quand notre train arrive en gare. A l'heure. Donc si j'ai bien compris, en ne restant pas 20 minutes à Dijon et en évitant de rouler sur 100 km à l'allure d'un chemin de fer touristique, on pourrait vraiment gagner du temps ! S'il se trouve quelqu'un qui pourrait m'apporter la réponse, j'en serais très content.
A Paris, notre adorable logeuse veut bien nous garder les bagages. Mieux, elle nous propose un dîner-pizza pour le soir ! Entre les deux, nous allons admirer les lumières de la ville. Lumières un peu plus ternes cette année, crise oblige.
Et enfin, dernière ligne droite : Paris-Rennes. Train bondé, passagers fatigués. Et à minuit 20, nous sommes à quelques centaines de mètres de la gare de Rennes. Mais comme il doit arriver à 28, il roule à 5 à l'heure afin de respecter l'horaire. Manquerait plus qu'il arrive en avance, non mais !
Là, belle surprise, nous sommes accueillis par notre fille et son "copain" (les guillemets car je trouve cette dénomination idiote et source de confusion) dès la sortie du wagon.
Et enfin, à 1h40 nous arrivons chez eux.
• Samedi 24
Pas d'imprévu : Ma fille scotchée en permanence devant la télé, à regarder des trucs ricains, et ce durant toute la journée. Je précise qu'il faisait beau !!!
Par chance, je peux, moyennant quelques contorsions, bénéficier de son PC portable, où je fais quelques parties de belote. Le soir, direction chez les beaux-parents, réveillon "ordinaire" où je l'avoue, mon mouchoir à la main (non je ne pleure pas, toujours ma crève), j'attends patiemment l'heure du lit.
• Dimanche 25
Le matin, visite à pied de la banlieue Rennaise, l'après-midi nous faisons quelques jeux de société.
J'ai beau dire à ma progéniture que je voudrais voir la Mer et Dinan, nous éviterons la première et roulerons sans nous arrêter dans cette dernière.
• Lundi 26
Les vacances commencent !!! Non, je suis méchant, je ne pourrais pas rester plus de 4 mois sans voir ma fille, mais je dois avouer qu'elle et moi ne partageons pas trop les mêmes pôles d'intérêt. Bref, que chez elle, je m'ennuie comme un rat mort ! Mais quand même, je suis content de l'avoir vue.
TER à 13h23 pour Lorient, qui file à la vitesse d'un éclair. Moins d'une heure et demie après, je suis chez les Merlus.
Emotion....
Combien de fois l'ai-je fait ce parcours, en étant de plus en plus surexcité à mesure que je m'approchais de la destination ? Je connais presque mètre par mètre les paysages entre Hennebont et Lorient.
Puis, l'entrée dans le passage souterrain pour arriver dans le hall.
Là, mon frère/cousin Jean-Yves vient me chercher en voiture. Depuis quand ça n'était pas arrivé ??? 1981, très exactement !!!
Lui aussi est nostalgique et me fait faire tout un circuit balisant notre jeunesse. Son premier quartier puis son dernier, cette maison de bord de mer qu'il aura été obligé de vendre en catastrophe en 1998 avant de s'exiler pour l'autre bout du monde. Entre les deux, l'ex-camping de Lorient-Plage où nous avons passé des mois de juillet (70) d'août (69) et de septembre (67) aussi magiques que nos Noëls.
Il tournera longtemps dans le secteur de sa maison, sans oser passer devant. C'était l'occasion (car je crois que ma présence est nécessaire) on réessaiera en avril.
Le soir, aller-retour en bus voir mon filleul Willy, content de voir son parrain. Nous sommes invités pour le lendemain soir.
• Mardi 27
Déjeuner chez ma cousine germaine de 81 ans, après-midi passé sur l'ordi de Jean-Yves où il m'explique énormément de trucs intéressants. Le temps passe à une vitesse folle ! Qu'on en a du temps à rattraper... 13 ans, très exactement.
Nous sommes raccompagnés par sa soeur, avec laquelle j'avais été très en froid pendant presque 10 ans pour un malentendu, et le dîner, comme prévu, chez Willy et ses parents.
Second jour magique.
• Mercredi 28
Jamais deux sans trois pour ladite magie, car cette fois c'est chez mon vieil ami (de 46 ans et demie) Bernard et son épouse que nous sommes invités. Je reconnais bien la maison, car lorsque nous vivions à Vannes, nous y passions un week-end tous les deux mois.
Je peux le dire maintenant, ces week-ends, où d'abord nous jouions à la belote, puis une fois les "femmes" couchées nous parlions beaucoup, un verre (d'alcool avec de préférence un chiffre élévé en ce qui concerne les degrés) à la main - sans que pourtant je ne puisse arriver à aborder "la" question - je les considérais comme des oasis dans mon désert Vannetais. Les retours étaient silencieux, mon épouse conduisant. Je savais l'enfer qui m'attendait le lendemain dans le secteur du PIBS...
Bref, on se couchera à 4h, et cette fois, enfin, il sait !
• Jeudi 29
Presque 5 heures de TGV entre Quimper et Paris, c'est l'enfer... Où sont mes trains Corail confortables où l'on pouvait se lever, faire quelques pas, se mettre debout dans le couloir ? Et qu'on ne me parle pas de vitesse : en 1982 le rapide Armor mettait 5h15 pour abattre le trajet!
Le soir, de retour chez notre adorable logeuse, nous dînons sommairement, et tombons comme des masses dans le lit de 180 !
• Vendredi 30
Visite de Paris ! au début en bus, mais comme un sur deux voire deux sur trois étaient supprimés (au fur et à mesure, en fonction de l'affluence), c'est sur le métro et nos pieds qu'on s'est rabattus.
Bien entendu Montmartre était au programme, et en cette période de fêtes, le marché de Noël ajoutait encore un peu plus de merveilleux à l'endroit. Puis soirée-couscous à St Michel, avant de revenir dans le lit de 180.
• Samedi 31
Deux heures de TGV seulement pour faire Paris-Besançon, puis une heure de TER pour rejoindre le Valdahon, où nous faisons nos courses avant de revenir dans notre village. Sous la pluie, mais sur la neige. Il en est tombé en effet pas mal hier, et une bonne dizaine de centimètres résistent encore.
Au téléphone, un message. Le consuel, qui sans doute touché par la Nativité nous dit que le dossier est enfin complet, et qu'il passera voir notre installation la deuxième quinzaine de janvier.
Il n'y aura plus qu'à faire les branchements, et ma foi, une mise en service moins d'un an avant la signature du contrat est éventuellement envisageable.
Alleluia !
Sur ce je vous souhaite un joyeux réveillon, les photos ce sera pour une prochaine note, le temps de les faire développer lol !
Je vous embrasse.
18:59 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, Voyage | Lien permanent | Commentaires (6)
22/12/2011
A l'année prochaine !
Départ demain matin 8h30.
Gare de Valdahon 9h15, puis Besançon.
Là-bas, deux heures de correspondance dans la nouvelle gare TGV qu'on aura le temps d'admirer, puis le TGV lui-même, qui nous déposera à Paris 3h15 plus tard.
Si j'ai bien compris, le TGV "normal" mettait 2h35 de Besançon Centre pour aller dans la capitale, celui-là, empruntant donc la ligne nouvelle, demande 40 mn de plus.... !
Puis le clou : sept heures d'attente à Paris, afin de récupérer le dernier TGV pour Rennes, le seul qui n'ait pas été complet en réservant pourtant dès le premier jour, nous arrivons là-bas à minuit 28, notre fille viendra nous chercher et on espère être chez elle vers les 1h30 du matin.
Vive la SNCF, pour faire 850 km, 17 heures de trajet. 50 de moyenne.
Ca me rappelle quand, en 1963, j'avais mis 12 h pour traverser le seul département de l'Ardèche !
Comme vous le voyez sur le schéma, nous resterons chez notre fille jusqu'au 26 non sans, entre le 24 et le 25 avoir passé le réveillon à Rennes chez les "beaux-parents".
Le 26, direction Lorient. Voir la famille, dont surtout ma cousine germaine (81 ans) qui hélas n'est pas éternelle, mon filleul Willy et mon frère-cousin Jean-Yves (fils de la première).
Le 28, un peu plus à l'ouest (vous voyez que je continue soigneusement d'éviter le Nord-Bretagne....) à Quimper chez mon ami Bernard.
Départ le 29 après-midi direct Paris, où nous resterons 2 jours, chez notre gentille logeuse du mois d'octobre.
De Paris, départ 11h27 le 31, arrivée Valdahon à 14h45. Plus rapide qu'à l'aller !!!
Je vous dis donc à l'année prochaine, peut-être aurai-je le droit d'écrire quelques lignes sur le Pc de ma fille ?
Je vous embrasse.
17:07 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4)
18/12/2011
L'hiver est ENFIN arrivé
Après un début octobre caniculaire, un mois de novembre où les fleurs continuaient de pousser dans les champs, on se demandait bien jusqu'à quand tout cela allait durer. Tant mieux pour le chauffage, tant pis pour les paysages !
Enfin la voilà, la neige, prise de chez moi (635 m je le rappelle), d'abord de mon balcon
Mais je doute qu'on pourra - comme il y a 15 jours - manger dehors ce midi :
Je vous embrasse
09:10 Publié dans beaux moments | Lien permanent | Commentaires (4)
02/12/2011
Vol magique

Je pars
Le vol de nuit s'en va...
Nous étions arrivés très tôt et de ce fait j'avais pu avoir un hublot, ne donnant pas sur les ailes.
J'avais choisi le côté droit pour avoir la vue vers le sud, si jamais le ciel était clair.
Il le sera, tout au long du parcours.
19h40 (heure française), décollage. Le spectacle du Pont Vasco de Gama où passe l'auroroute est déjà magique. Même si je n'ai pas choisi le bon côté pour voir Lisbonne.
J'ai tout sur moi : ma montre qui me donne à la fois l'heure et l'altitude et qui en plus fait boussole !
Plus ma carte Michelin Europe et un rapporteur ! Oui, je sais je suis maniaque en avion !
Pendant la première heure, on sent que la péninsule Ibérique est quasi-désertique. J'arrive quand même à un moment donné à distinguer Madrid, l'altitude de 12.000 m permettant de voir jusqu'à 400 km !!
Depuis le départ ma boussole indique le cap 060 degrés soit est-nord-est. Je n'ai qu'à tracer un trait sur ma carte pour voir par où on va passer. Mais Bâle étant quand même plus au Nord, je sais qu'à un certain moment il faudra "tourner à gauche".
• 20h40, repère 1 sur la carte. Après avoir survolé des contrées avec de temps en temps des lumignons éparpillés, des lumières de plus en plus nombreuses apparaissent. J'ai d'abord du mal à distinguer, mais d'après mon trait, ce ne peut être que Lourdes que nous survolons.
Puis, progressivement, je vois de plus en plus de villes. Des petites, des moyennes, jusqu'à l'horizon. Mais rien de très important.
• 20h50. Le choc. Nous passons au-dessus de Toulouse. Repère 2 sur la carte. Magnifique, Toulouse vu à 12.000 mètres ! On distingue nettement la courbe de la Garonne et le Périphérique...
Quelques minutes après, c'est Albi, on suit toujours la fameuse ligne. Et au-delà d'Albi, je vois d'autres villes : Castres, Carcassonne, Narbonne, Béziers !!!
Un peu après, c'est Millau, à la forme si caractéristique. Et au-delà, je vois distinctement les villes du littoral, de Perpignan à Montpellier.
Bing !
Il nous reste quand même plus de 500 km à faire, mais le cadran de mon altimètre m'annonce que la descente est déjà entamée. Elle sera d'à peu près de 150 mètres/minute, régulière...
• 21h05, autre choc. Repère 3.
Je l'avais prévu sur ma carte, c'est bien Mende que je vois en-dessous de moi. Dieu que ça s'est agrandi.... Je distingue le rond des boulevards de ceinture et la route vers la "banlieue" nord-ouest, toujours très éclairée.
Et au-delà, des villes "fétiches", comme Alès et Nîmes. Avec toujours en toile de fond cette ceinture lumineuse du littoral... Comme le faisait remarquer Carla, le Golfe du Lion se distingue assez bien, de Toulon, très loin, à Perpignan en passant par Marseille (énorme) et Montpellier.
Mais ce qui me surprend, c'est toujours cette direction est-nord-est.... On fonce droit vers le Mont-Blanc, bien plus au sud que Bâle (même si on le voit des alentours de cette ville - cf ma note "photos").
C'est à présent la Vallée du Rhône que nous apercevons. Les villes s'enchaînent, petites et grandes : la plus proche est Valence, mais on distingue Montélimar, Orange, Avignon.... J'ai bien pris des photos mais elles ne donnent rien, hélas... On survole Valence à 21h20, à 9.000 m d'altitude.
• 21h30, amorce de virage vers la gauche (repère 4)
J'ai juste le temps de voir Grenoble en forme de triangle. Rien derrière, les villes sont à présent nichées dans des fonds de vallée.
Chambéry est survolée quelques minutes plus tard, à une altitude de 6.500 m. On distingue à ce niveau de vol beaucoup plus de choses, notamment les places.
Puis c'est Annecy, chose confirmée par le co-pilote. Au loin de moins en moins de lumières, les Alpes cachent tout.
• 21h45, nous survolons Genève (repère 5) à 4500 m d'altitude. Le littoral du Léman est très visible. Mais rien d'autre au-delà, car déjà, nous arrivons au-dessous des sommets des Grandes Alpes Valaisannes et Bernoises.
• Quelques minutes plus tard, c'est Pontarlier !!! (Repère 6) La forme de la ville (une sorte de fourche) est très facile à reconnaître, surtout 2000 m au-dessus ! Il faudra que je sorte, les lundis, mercredis et vendredis vers 21h50 pour essayer d'entendre un avion....
• Toujours plus bas, et sur les coups de 22h, c'est l'immense agglomération de Belfort-Montbéliard (repère 7) survolée à environ 1000 mètres. On a l'impression de faire du rase-mottes !
• Puis c'est Mulhouse (repère 8) d'où j'arrive à lire les enseignes des hypermarchés !!
On descend encore, les voitures deviennent très visibles, les gens aussi. Y ayant travaillé en 2007, je sais que l'on va passer au-dessus de la voie ferrée avant d'amorcer l'entrée de piste.
22h10, on est posés, à l'heure.
Bravo, Easy Jet !
Et surtout Merci...
Je vous embrasse.
16:17 Publié dans beaux moments, Merci, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)
22/11/2011
A jeudi 1er !
Je pars demain pour Lisbonne. Séjour d'une semaine dans une des villes les plus magnifiques d'Europe (pour moi Rome est très pâle à côté...).
Peut-être aurai-je l'occasion de venir vous faire un petit coucou dans un cyber, j'en connais quelques-uns là-bas.
Portez-vous bien en attendant.
Je vous embrasse.
21:44 Publié dans beaux moments, Voyage | Lien permanent | Commentaires (5)
15/11/2011
photos !!
D'abord Epinal, une maison de 1600 que j'adore, mise en valeur par les éclairages :
Puis le lendemain au ballon d'Alsace. Superbe vue, avec le Jura droit devant, et une chaîne de montagnes derrière :
Dessous, les nuages avaient 500 m d'épaisseur. Ils commençaient à 400 m d'altitude et leur sommet était à 900. Mais la chaîne de montagnes derrière ? Zoomons et contrastons :

300 km d'Alpes de la frontière Italo/Autrichienne jusqu'au Mont Blanc. Voire plus ? J'ai un petit doute au sujet de la Vanoise mais sans preuve. Bref, à plus de 200 km de distance, grâce à la limpidité de l'air et à la réfraction (et à Orange, aussi..), j'ai pu saisir ce panorama que j'ai cherché environ 50 fois dans ma vie depuis les années 80 ! On m'avait dit qu'on voyait bien les Alpes depuis les Vosges, j'avais effectivement vu des photos éblouissantes, mais là j'en étais le témoin !!!!
Pour finir, une photo-carte postale :
Sous le soleil, la "côte" que vous voyez est la chaîne du Ballon d'Alsace.
Quand à ce qu'il y a au loin, sur la gauche, je vous laisse le soin de deviner, sachant qu'à cette époque le soleil se couche au sud-ouest !
Mais oui, c'est bien ça... :)))
Allez, on termine par une petite dernière :
Je vous embrasse
14:28 Publié dans beaux moments, Voyage | Lien permanent | Commentaires (9)
14/11/2011
Me revoilà...
D'abord, mes excuses plates à mon épouse.
Il est vrai que le moment où ma livebox a fait "tilt" et le moment où mon épouse a fait sortir les fils du téléphone ont coïncidé.
J'ai tenté, via mon portable ORANGE (le seul qui passe chez moi) d'appeler la hotline. En ce 11 novembre, c'était "votre temps d'attente est estimé à plus de 10 minutes". Ce qui ma foi ne veut rien dire...
Enfin, vers 21h, j'ai pu avoir un conseiller. Il paraît qu'ils s'appellent comme ça.
Il m'a fait faire un tas de manips, en a fait lui-même (m'a-t'il dit) pour, au bout de 25 mn, que "pour lui tout était OK, que ça venait de mon installation téléphonique".
Ce qui me confortait dans mon idée.
Il m'a programmé une "intervention de technicien" pour demain, "entre 13 et 18h", pour la modique somme de 149 euros.
Samedi 12, mon épouse me demande si on ne pourrait pas s'échapper un peu, pour un ou deux jours ? Elle me connaît par coeur, et sait que la Toile est un peu pour moi un fil à la patte. Mais là, plus de fil !
Alors bingo ! Le temps était superbe, on a confié le chat à des voisins, et direction Besançon. Là, arrêt dans un cybercafé pour prévenir "tout le monde" de mon silence, puis direction plein nord.
J'avais prévu de coucher à Luxeuil, superbe ville, dans un petit hôtel que je connaissais, sympa et pas cher. Mais apparement je n'étais pas le seul à connaître l'adresse, c'était complet.
Je pense alors à Plombières les Bains. Oui, j'ai toujours adoré les stations thermales... De là, le lendemain on passerait le col de Bussang et on reviendrait par l'Alsace.
Mais à Plombières, tout était fermé :(.
ll était 16h, le jour commençait à décliner et comme je ne conduis pas la nuit, je commençais à paniquer sec. D'autant que mon hernie discale recommençait à faire parler d'elle...
C'est un panneau EPINAL 38 qui me donna la solution : Dormir là-bas, au "Quick Palace", où j'avais passé la moitié de mon été voici deux ans.
Et là je fonce, regardant le soleil qui tombait, tombait.... Et c'est au moment où il se couchait que j'arrivais dans la Cité de l'Image.
Hôtel ouvert, bingo ! Mais il fallait attendre 17h...
Au passage, je remarquais que le Restaumarché juste à côté avait disparu, remplacé par une autre enseigne des mousquetaires. Même salle, mêmes menus. Juste le prix du menu de base qui était passé de 10.50 à 12.90 !!!
Bref, tant qu'on était dans les restaurants, j'avais avec moi un petit guide miracle (Passeport gourmand) qui permettait de prendre un repas à moitié prix en Alsace. Je réservai pour le lendemain midi à Colmar.
17h, arrivée de la réceptionniste, prise de possession de la chambre (toujours extra) et direction "en bas", la ville d'Epinal que je connaissais presque par coeur.
Epinal était encore plus belle en cette période que pendant l'été.
Les décors de Noël étaient déjà en place, et j'eus même la surprise de voir... un sapin illuminé !! Un 12 novembre, fallait le faire... Mais cela allait très bien avec l'atmosphère, cette atmosphère particulière de décembre.
Nous n'eûmes aucun mal à trouver un resto, cette ville en regorge.
Je dois le confesser : mon dos me faisait de plus en plus mal, et c'est très péniblement que je parcourus (en voiture quand même) les 3 km qui me menaient à l'hôtel.
Le lendemain je me réveillai à 10h, juste le temps d'aller à Colmar. Le crachin avait remplacé le soleil de la veille, et c'était pareil en Alsace. Entre les deux, soleil et monde fou. Les bords du lac de Gérardmer étaient aussi fréquentés qu'en plein été.
Après le repas Colmarien à demi-tarif, direction les crêtes Vosgiennes, car je savais que le paysage y serait fabuleux. Je ne m'étais pas trompé (demain photos), et on s'y attarda tellement que nous passâmes la nuit en route. Dans un Formule 1 de Belfort. Mon dos me faisait toujours mal, mais ça passait après.
Ce matin, direction la maison, où nous retrouvons notre chat, où je retrouve mon PC. Que j'allume, en même temps que la Livebox.
Et celle-ci se met à fonctionner !!!!
Je saurai dans l'heure qui suit que vendredi et samedi, personne n'avait d'Internet autour de moi... Problème Orange. Orange que j'ai appelé illico pour annuler leur dépanneur à 149 euros, et dont la pauvre "conseillère" que j'ai eu en a pris plein la tronche.
Puis j'appelai le CONSUEL EDF pour savoir quand il viendrait, quand l'électricité que mon toit produit depuis 5 mois finirait enfin par aller dans le réseau, lequel m'a répondu que des pièces manquaient à mon dossier.... Voir note précédente !
La séance de kiné prévue à 16h30 m'a remis le dos en place, et me voilà face à mon clavier.
Jusqu'à la prochaine panne...
Je vous embrasse.
19:06 Publié dans beaux moments, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3)
05/11/2011
Tonton, l'ermite du Larmont
La grande majorité des habitants du Haut-Doubs ne le savent, pas, mais au sommet de la commune de Pontarlier, à 1300 m d'altitude, vit un petit bonhomme.
Depuis 1965, il est là dès les premiers "beaux jours" (dans le Haut-Doubs ça veut dire que les routes sont praticables), jusqu'à la première grande chute de neige. En gros, de mars à novembre, 9 mois sur 12 dans une petite cabane qu'il aménagé contre la roche en 1965 (il avait 22 ans) depuis qu'il est en retraite.
Ma rencontre avec lui date de l'été dernier. C'était le 21 août, il faisait 34 degrés ici, 32 à Pontarlier, ma fille et son copain étaient avec nous. La veille nous avions été à Lausanne montrer au copain le métro automatique, qui grimpait en 1/4 heure de 370 à 750 m. Mais on avait crevé de chaud...
Alors je me suis dit, il faut aller en altitude. Le plus près c'était là, à 7 km du centre-ville de Pontarlier. Seulement, les 3,5 derniers km étaient interdits aux voitures pendant l'été, laissant les piétons et les vélos.
On s'est donc arrêtés vers les 1180 m, il "ne" faisait que 29 degrés. Mais les 3,5 km suivants allaient se faire sous un cagnard pas possible.
Arrivés à mi-chemin, je vois une voiture.
Comment ça une voiture ? Il n'y a rien après !!!
Et bien si. D'abord une ferme Suisse. Située en territoire Français, elle est tournée vers la Suisse (électricité, poste, téléphone, travail, etc). Et puis....
Je me mets en travers de la route pour dire au "touriste" que la route était interdite, et je vois côté passager un petit bonhomme qui me dit "quoi, on ne laisse pas passer l'ermite du Larmont ? Vous savez ce que vous risquez ?"
Là, je joue profil bas, et lui demande ce qu'est l'ermite du Larmont. Et il m'explique qu'il vit en haut de la montagne depuis 46 ans dans une cabane. Là je suis admiratif, et, radouci, il me dit "si vous arrivez là-haut, je vous paye le coup !" Avec la température qu'il faisait, ce n'était pas de refus.
Presque sur les genoux, nous arrivons là-bas. Et nous voyons sa cabane.
L'intérieur doit mesurer dans les 6 mètres carrés, un lit superposé datant des années 50 est collé au mur nord, une table est au milieu, et une cheminée - qu'il ne ramone jamais - lui sert de chauffage.
J'avoue qu'on a un certain haut-le coeur en rentrant là-dedans.
Je pensais qu'il vivait là en SDF, comme beaucoup hélas le font dans nos forêts.
Pas du tout : Notre homme est motorisé, et habite un appartement correct 7 km plus bas, à Pontarlier.
Il est retraité du BTP, et touche une confortable pension. Au moindre souci de santé, il descend à Pontarlier où il est connu comme le loup blanc.
Mais, étant veuf, il préfère rester là-haut le plus clair de son temps, jouissant d'un panorama exceptionnel à quelques dizaines de mètres sur les Alpes Bernoises à plus de 100 km :
De l'autre côté, la vue est moins spectaculaire, mais plus vaste, allant des monts du Lyonnais aux Vosges en passant pas les crêtes bourguignonnes. Et bien sûr, la capitale mondiale de l'absinthe juste au-dessous...
On a tout de suite sympathisé, car à son âge, j'avais fait un peu la même chose, quoique nettement plus dangereux : travailler au Mont-Aigoual, d'où l'on embrasse le plus beau panorama de France, en passant par le Mont Blanc, les Alpes de Provence, le Ventoux, la Méditerranée de Marseille jusqu'à Perpignan, les Pyrénées orientales, le Plomb du Cantal et le Puy de Sancy.
Dangereux parce que j'étais à 11 km de la première maison, que j'y restais les jours de neige, et que je devais faire des vacations - seul - de deux semaines, sans pouvoir bien sûr parler à personne.
Pour notre Ermite, c'est très différent : Il ne se passe pas de jour, et même d'heure, sans qu'il ait de la visite. Beaucoup de femmes, d'ailleurs, qui de temps en temps (je n'invente rien) viennent passer une nuit ou deux sur le sommet. L'histoire ne dit pas si elles dorment toutes seules, et de toutes façons "cela ne nous regarde pas".
Et quand les visites se raréfient, quand la température descend de plus en plus en-dessous de zéro (ça peut arriver au mois d'août, c'est du reste arrivé en juillet de cette année, le 15 pour être précis ), notre ermite regagne alors son appartement de Pontarlier, et redevient là-bas Jean-Pierre, M. Tout le monde.
De sa fenêtre, il doit alors regarder sa montagne, fier d'y être le maître des lieux, et d'être sûr d'y rester, bien que la cabane ne soit pas à lui. Un deal avait été passé dans le temps entre lui et la sécurité civile, en échange du "fermement des yeux" des autorités, il surveillait les feux de forêt naissants, recueillait - comme moi à l'Aigoual - les promeneurs pris par la neige et le vent.
Et puis.... se situant à 500 m de la frontière, les douaniers étaient contents que cette "brèche"-là soit habitée. Cela dissuadait les passeurs d'absinthe !!
Depuis 16 ans, il est chez lui, grâce à une prescription de 30 ans.
Pour la petite histoire, voici près de 40 ans
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/09/01/premie...
J'avais été en vacances dans le haut-Doubs, et les 15 premiers jours je me faisais suer comme un rat mort. Heureusement j'avais mon solex, et j'ai fait toutes les routes du coin avec, spécialement les montagnes. J'étais monté au Larmont, et j'avais bien repéré une cabane au fond d'un sentier, avec des tables de bar dehors. J'ai alors pensé à des touristes, et j'ai alors continué mon chemin....
Je vous embrasse.
10:50 Publié dans beaux moments, ceux que j'aime, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4)
06/10/2011
Paris, septembre/octobre 2011
Ca va mieux (le matin ça va toujours mieux) et je m'autorise donc à publier mon séjour Parisien.
Jeudi, premier jour : à la fois une immense satisfaction et une profonde déception. La satisfaction vient de la demoiselle qui nous louait, laquelle s'est déplacée à la station de RER Vincennes - nous étions en retard, TGV Lyria...! - pour nous donner en toute confiance les clés de son appartement.
Dans lequel rien n'avait été enlevé, même son argenterie (dont elle me dira plus tard ignorer l'existence !)
Une confiance pareille, dans le Paris de 2011 m'a scié !
A ce propos, je tiens à féliciter le conducteur de la rame TGV, malgré qu'il ait pris un retard de 35 minutes entre Pontarlier et le départ de Dijon, qui a fait son possible pour le rattraper, et.... passer sous la barre de la demie-heure (28 mn) à l'arrivée.
Comment ça pour éviter le dédommagement "horaire garanti ?" Mauvaises langues !!
Mais, quelques heures après, grosse déception, pourtant prévisible. C'est à cause de cet épisode que je voulais faire baisser le thermomètre avant d'en parler, ayant déjà été trop "franc" avec quelqu"un qui l'a mal pris sur mon séjour en Bretagne.
Là, rien à voir, pourtant. Un couple dont j'avais suivi, voici 41 ans, la formation. Ils étaient jeunes, pas très beaux, mais adorables. Avec trois autres copains nous avions été inséparables pendant 6 mois.
Ils ne connaîtront jamais d'autre partenaire, et seront l'un pour l'autre l'homme et la femme de toute une vie. Pour moi c'était magique... Et je voulais le leur dire. J'avais souvent hésité, connaissant leur adresse, mais le hasard m'ayant cette fois place à 400 m de chez eux, je n'ai pu résister.
Hélas, devant un immeuble cadenassé, j'ai quand même téléphoné à la dame devant la porte, qui me raconta des histoires à dormir debout avec des beaux-parents à placer dans des maisons de retraite, et que vraiment elle n'avait pas, en ce moment, une seule minute à me consacrer. Même pour un coucou furtif.
Néanmoins, nous resterons en bas de sa porte 25 minutes à nous téléphoner....
J'en connais qui vont tout de suite bondir, et me dire, par exemple :
Peut-être les pensées et les émotions vécues auparavant ne sont plus au rendez-vous ? Peut-être ont-ils des problèmes que tu ignores et qui font que ? Peut-être ne faut-il pas prendre comme un rejet ou comme un abandon ce qui ne l'est pas ? Peut-être faut-il que tu cesses un jour de prendre pour toi (ou plutôt contre toi) ce qui se passe autour de toi et qui ne t’appartient pas? Les vies des gens sont bien souvent en roue libre, elles se croisent, se suivent, se décroisent, se parallèlisent, se recroisent à nouveau ou jamais, sans que l'on sache bien pourquoi, sans que l'on puisse dire pourquoi, sans qu'il y ait d'autres "explications" que la vie elle-même. L' "investissement" que l'on place des les gens que l'on rencontre est parfois fort, certes, et la rencontre ne survient véritablement que s'il y a accord et désir. Il suffit parfois -souvent- d'une étincelle pour qu'elle ait lieu, et parfois aussi d'un coup de vent pour que la flamme s'éteigne. Que ce soit en amour ou en amitié, les "gens" passent, les histoires vivent et parfois meurent. Ou prennent momentanément la tangente, au grand étonnement de l'un des partenaires...
Ce qui serait rigoureusement exact s'il n'y avait pas eu mensonge : pas une seule minute à me consacrer, et pourtant 25 minutes de conversation téléphonique que ma batterie a abrégé...
Je pense qu'ils vivaient leur propre vie bien pépère et qu'ils n'avaient pas envie de revoir le miroir que je serais devenu. Elle et moi avons 60 ans, plus 20....
Donc la passe de trois n'a pas eu lieu.
Cela sous un cagnard incroyable : A 20h, 27 degrés là-bas
http://www.meteociel.fr/temps-reel/obs_villes.php?code2=2&jour2=29&mois2=8&annee2=2011&envoyer=OK
et 13 degrés ici - d'après ma station !!!
Vendredi, second jour : un truc à faire, qui ne vous ruinera pas, c'est de descendre le canal St Martin, depuis les grands bassins de la Villette jusqu'à la Seine, qu'on longe jusqu'au louvre. Magique !
Ce jour là, 28 degrés à 20h, 12 ici.
Grande première pour moi : nous avions des tickets de cinéma à tarif réduit, et j'ai choisi la nouvelle guerre des boutons. Logiquement je ne devais pas pleurer, me souvenant de la première version.
Mais l'histoire n'était pas la même, et entre les conneries des gamins on voyait se profiler l'occupation et se nouer des ydilles. On voyait des scènes bouleversantes avec la musique qui allait avec.
J'avais toujours mon "truc" dans ces cas-là : à la première montée de larmes, m'enfoncer un ongle dans le bras, jusqu'au sang.
Hélas, ça ne marcha pas, et à la fin du film, le bras en sang et moi en pleurs, je mis au moins deux heures à "récupérer". Séquelle de mon Histoire d'Amour : je suis définitivement perdu pour le cinéma...
Le samedi c'était la Nuit Blanche. Avec toujours la crève, et je dois dire que c'est la dernière fois que j'y viendrai. Ca devient invivable, comme la fête des Lumières à Lyon. Pour ceux qui aiment être noyés dans la foule, et adorent faire des queues de 45 mn pour voir une attraction, allez-y.
Moi, c'est fini.
J'ai quand même réussi à prendre en photo le cloître des Billettes (1427)
Là encore, 25 degrés à 22h (en dehors de la foule) alors que c'était 9° chez moi....
On a essayé l'autre "pôle", Montmartre, kif kif bourricot ! à des presque minuit, des queues de 500m...
On aurait mieux fait d'aller au Festival des Vendanges de Suresnes, qui proposait aussi des attractions nocturnes, mais moins bondées, avec des chaises au milieu des cours.
Mais le dimanche il y aura là-bas une session de rattrapage, avec d'aussi beaux spectacles :
Sans filet, je précise....
Le lendemain c'était jour du départ, mais le TGV était à 17h, aussi avons-nous profité des "heures fraîches" de la matinée. C'est à dire en-dessous de 25 degrés. Soit avant 11h.... Ensuite il faut attendre 21h pour retrouver les 25 degrés.
Nous sommes allés sur un des sommets de Paris, non pas Montmartre, mais Porte des Lilas (je n'ai pas vu Henri), et je pouvais voir, tel un feu de forêt, la masse de pollution dans la banlieue nord :
photo sans retouche !!!
Puis nous avons quitté la ville-lumière à 17h avec les 29 degrés habituels, et nous sommes arrivés à Pontarlier à 21h avec vingt degrés de moins....
A retenir : Paris restera toujours aussi beau, la confiance formidable de la demoiselle de la location, et le fait qu'une amitié ça se cultive, et que le "coucou c'est moi, tu te rappelles d'il y a 40 ans", ça ne marche que dans les films US à fort budget.
Je ne peux résister à vous joindre l'appréciation de la demoiselle de la location sur le site où l'on a réservé :
Un couple merveilleux d' humanité , de reconnaissances et de respect de la situation et de la maison. Leur présence m' a réchauffé le coeur. Je souhaite à chacun d' accuellir des personnes si prévenantes. Un grand merci.
Nous pensons la même chose d'elle....
Je vous embrasse.
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