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12/11/2012

"les compagnons de la Loue"

Samedi dernier, alors que je faisais ma permanence mensuelle à la bibilothèque du village, je vis, dans le rayon des ados, un bouquin qui me rappelait quelque chose :

compagnons de la loue.jpg

On est en octobre 1962. Je viens d'intégrer les Scouts de France, et nous forgeons le projet de "camp" pour l'été suivant.
Le chef de troupe avait été en vacances à Ornans, et l'endroit lui avait énormément plu. Il avait  remonté la rivière Loue qui la traverse jusqu'à Mouthier, jusqu'au moment où on ne peut plus la suivre de la route, et où elle entre dans des gorges de plus en plus profondes.
J'ignore s'il avait cherché à voir la source - donc s'il était passé dans mon village - mais le peu qu'il en avait vu l'avait emballé.

Le but du camp 1963 était trouvé : descendre en radeau de notre fabrication la Loue, de Mouthier à Ornans.
C'était moi, en tant que topographe de la Troupe qui devait décrire les endroits infranchissables, où nous devions prendre nos radeaux, les ramener à terre jusqu'à ce que la rivière soit devenue calme.

A priori, ce n'était pas trop dur. Nous partions de 370 m d'altitude pour arriver à 320, en quelques 30 km, soit du quasiment plat.

Pour nous mettre dans l'ambiance, nous devions lire ce fameux bouquin, écrit 8 ans plus tôt, dans le plus pur style du "club des cinq" que je dévorais à l'époque. Style "boy-scout", l'histoire se passant dans un monde complètement asexué (pas d'interférence amoureuse éventuelle dans l'histoire des héros du récit !!) les quelques femmes ou jeunes filles étant là pour faire de la décoration.
L'histoire se passe surtout à Ornans, appelé "St Vernier", le bourg où j'ai été hospitalisé cet été.

Je le dévorais en une après-midi, celle du jeudi où tous les 15 jours je faisais la queue 5 heures de rang pour faire régler mon appareil dentaire.

Bref, après l'avoir lu j'étais emballé, et je comptais les jours qui me séparaient de cette descente mémorable.

A la sortie des classes, je piaffais d'impatience.

Et c'est là que va se produire un de ces aiguillages dont la Vie a de ces secrets. Et qui me font affirmer "haut et fort" qu'on peut prévoir tout ce qu'on veut des mois et des mois à l'avance, si ça ne doit pas se faire ça ne se fera pas.

Je vais choper une grippe carabinée, laquelle m'empêchera de partir avec la troupe.

La suite, qui aurait pu être triste (mes parents étaient fauchés comme les blés et ma mère avait trouvé une place de concierge près de l'opéra) sera très belle, encore plus belle qu'on puisse ne l'imaginer.

Elle est ici : http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/19/marite...

Je vous embrasse.

30/09/2012

Mes vacances d'automne 2012

Globalement : réussies.

• Dimanche 16, nous prenons le TGV pour la Bretagne. Accueillis par notre fille et son (pour l'instant) copain. Pour l'instant car je vois que ma fille est sans cesse plongée dans un bouquin "le mariage de A à Z".
C'est là que j'apprends.... qu'elle se marie l'an prochain !

Lundi 17 : la future mariée sachant que nous finirons nos jours à Morlaix (29), elle s'empresse de nous y amener. Mon épouse s'affole quelque peu lorsqu'elle voit les panneaux LANNION 46, puis LANNION 32 et enfin LANNION 18 mais je la rassure en lui disant qu'il n'y a strictement rien à voir avec le choix de Morlaix et la présence de Nathalie à coté. D'ailleurs sera-t'elle encore là d'ici 5 ans ???
Il faut savoir tourner la page, même si ladite page a quand même duré 20 ans...
Le soir, notre fille souffle ses dernières bougies (28) de demoiselle...

• Mardi 18 : Tour des plages des côtes d'Armor, déjà désertes à cette époque de l'année. Nous découvrons même un site gallo-romain ! Corseul.

DSCN1570.JPG

• Mercredi 19. C'est devenu une habitude : mon futur gendre se fait rouler dans la farine, et désormais ne rentre chez lui que le week-end, son patron l'expédiant à St Nazaire du mardi au vendredi sans compensation financière ! Du coup notre fille nous accompagne à Lorient.

• Jeudi 20. Lorient, où je retrouve mes repères. Nous déjeunons avec ma cousine germaine (82 ans bon pied bon oeil, elle sait se servir de la Toile aussi bien que moi !) mon frère-cousin Jean-Yves et son épouse. Ma tension (il faut que je vous en parle un peu quand même) qui se maintenait vers 16/11 baisse à 12/8 !

• Vendredi 21. Lorient again, invités le midi chez les parents de mon filleul. Lequel, lorque je lui parle du cadeau "royal" (j'avais mis le paquet) que je lui avais fait pour son anniversaire en avril me dit "je ne m'en suis servi qu'une semaine, après ça m'a gavé". Bien compris, ça me fera des économies dans l'avenir ! Le soir chez - encore - des cousins, férus de généalogie, ravis d'apprendre qu'eux aussi descendaient en ligne directe de Charlemagne, Charles Martel, Hugues Capet et Clovis ! Il fait un temps de chien, pas plus de 10 degrés sous la pluie en plein après-midi...
Ma cousine insiste que le fait qu'il faut tout de suite déménager à Morlaix !!! Pas question, j'ai vraiment encore l'intention de profiter d'ici... Et surtout je ne veux pas voir l'air de fuir à cause de trois voisins, comme cela ne manquerait pas de se dire !

• Samedi 22. Vannes le matin, où nous pensons assister à une exposition sur l'arrivée du train dans le Morbihan, mais où nous apprenons que cette exposition.... ne concerne pas les week-ends !
DSCN1582.JPG Bien pour une exposition...
Sans doute réservée aux non-actifs, aux retraités et aux enfants ! Pour moi, c'est plutôt le week-end qu'une expo doit avoir lieu...

C'est l'occasion d'arpenter les rues de la ville où j'ai le plus souffert de mon existence, et de reprendre le train, le coeur joyeux, vers Lorient !

Où Jean-Yves me parle de mon blog. J'évoque son déclin, et là, il va dans le "code-source" de la page, remplace quelques mots HTML par par d'autres, et me dit "tu vas voir à présent le nombre de tes visiteurs...! "

Effectivement, mon blog n'est plus en danger, il est à présent lu par deux à trois mille visiteurs quotidiens, et classé dans les 50 plus lus de Hautetfort !
La notoriété d'un blog dépendrait donc plus des connaissances informatiques de son auteur que de son contenu ??? Pas très moral ça...

• Dimanche 23. Direction Quimper pour voir mon ami Bernard, et son épouse qui ne m'aime pas.
Pincement au coeur lorsque je débarque, pensée pour un ami qui s'est donné la mort en juin dernier.
Encore plus quand l'après-midi sous la pluie battante (ici il a fait 26 degrés...) nous longeons la côte jusqu'à Pont-Aven, en passant par l'endroit où il est inhumé. L'épouse qui ne m'aime pas (elle le fera savoir le lendemain soir) tient quand même elle aussi à nous pousser vers Morlaix dans les mois qui viennent. Non et non ! J'expliquerai alors à Bernard que je ne changerai pas d'endroit tant que mon épouse fera ses crises, sachant bien que nos déboires "Ouhanesques" viennent plus de son état que de certaines notes de mon blog...!

• Lundi 24 : la pluie continue à être battante, mon ami Bernard nous mène à Brest, où circule désormais le tram. Que de choses ont changé depuis que, voici 47 ans, nous arpentions tous les deux les rues de Recouvrance et de St Marc.

• Mardi 25 : La pluie s'est estompée et nous en profitons pour aller à Morlaix. Quimper-Morlaix, 90 km avec des paysages presque de montagne ! Sublime... A faire pour ceux qui ne connaissent pas. Notamment le Roc Trévezel, d'où la vue porte sur 50 km de côtes.
Pour Morlaix aussi :

253552_10151250603752953_1607382477_n.jpg

• Mercredi 26 : Direction Paris, chez Nathalie. Non ! Pas celle à qui vous pensez, mais notre logeuse du moment, dans la rue la plus authentique de Montmartre, pourtant très belle mais sans touriste ou presque. Logement très exigü, qui me rappelle ma douce enfance. Mais la vue du haut des 5 étages (sans ascenseur) est superbe.
Montmartre toujours aussi photogénique :

DSCN1605.JPG

(photo : Cicatrice - vous pouvez la prendre)

• Jeudi 27 : Direction Montreuil. Pour avoir des nouvelles de Gaelle, la jeune femme si gentille qui nous avait hébergés l'an passé et en avril dernier pour une bouchée de pain symbolique, de qui nous étions presque devenus des amis, et qui n'avait plus donné signe de vie depuis le mois de mai.
Elle est très contente de nous voir, et nous explique que cette période avait été noire pour elle : D'abord des locataires indélicats - du coup elle avait arrêté ses hébergements - puis la mort de sa meilleure amie et le piratage de sa boîte mail !
Ella récupéré son "appartement-location" mais nous assure que nous, et nous seuls, y serons à nouveau les bienvenus.
Mieux : Elle a trouvé du travail avec une dame du Jura je crois, attendez je regarde, non, du Doubs, de Montarlier, ou plutôt Pontarlier !
Ah ces "coïncidences" !!!!

• Vendredi 28 : Il ne pleut plus sur Paris aussi nous baladons-nous avec notre ticket à touristes "mobilis", contribuant ainsi à financer l'abonnement presque gratuit des autochtones !
Le soir, dîner spectacle de l'autre côté de paris, avec un groupe dont l'une des chanteuses est également la plus talentueuse des blogueuses du site Psychologies !

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• Samedi 29 : après une autre balade dans le Paris Historique, la même que, dix ans pile auparavant, j'avais faite avec ma fille et Nathalie (pas la logeuse), afin de me "tester", direction notre TGV qui nous ramène chez nous.
Car je considère toujours là où j'habite comme "chez nous", même si je sais que cela ne sera pas - en principe - celui où nous poserons nos paquets pour la dernière fois.

Enfin, des nouvelles de ma tension :
- chez ma fille, entre 14 et 17.
- à Lorient, entre 12 et 13.
- chez Bernard, entre 15 et 17.
- à Paris, entre 13 et 15.

Pas de doute, c'est bien lié au stress !

Je vous embrasse.




 

 


14/07/2012

Nouvelle escapade prévue de lundi à mercredi

Notre fille est repartie. Elle est arrivée au bon moment,  celui où l'amie de mon épouse Lucienne a perdu son petit-fils de 18 ans, heurté mortellement - alors qu'il avait 4 g d'alcool dans le sang- par une jeune conductrice de 19 ans qui ne l'avait pas vu (il était habillé en noir).

Mon épouse, qui est une éponge (sauf quand cela me concerne) avait commencé à "faire partie de la famille", avait commencé à entamer un deuil qui n'était pas le sien à l'annonce de cette nouvelle.

Pourtant le village s'était entendu pour que mon épouse ne soit pas au courant avant l'arrivée de notre fille, ce qui a été fait et bien amorti le choc.

A présent, notre fille est partie.
Lucienne aussi, on ignore où.

La prochaine visite de l'orthophoniste est prévue jeudi prochain.

D'ici là ????

Et bien, une nouvelle fois, grâce à mon site magique, j'ai réussi à dégotter deux nuits en Suisse (petit-déj compris) pour 30 euros la nuit (!!)  dans un trois étoiles à 15 km d'Avoriaz. 140 km d'ici dont 100 sur autoroute.
Mais, pas en France, bien sûr ! En Suisse "voisine" comme on dit ici.
Quel hôtelier savoyard oserait proposer son trois étoiles pour la moitié de son prix pour cause de non-remplissage ? On a notre fierté, nous , Monsieur ! Et même si quelques chambres restent inoccupées pour quelques nuits, pas grave, on ne le dit pas, on fait comme la SNCF à savoir qu'on se rattrape sur les derniers arrivants ! Qui seront nombreux dans les semaines qui viennent .

J'aurais dû naître Suisse...

D'accord je ne descendrais peut-être pas des capétiens, mais quand même...

Déjà mes parents voulaient "finir" Suisses, à Yverdon pour y passer leur retraite en ouvrant un petit resto français. A l'époque 1 FS valait 1 FF, et c'était les gens de Pontarlier qui partaient faire leurs courses en masse à Yverdon.

De plus, depuis que je suis sur la Toile, j'ai bien sûr tissé beaucoup de liens avec des internautes (presque tous femmes, à l'exception du regretté Dominique Psyblog qui comme moi avait beaucoup de côtés féminins), et sortaient du lot une dizaine de personnes, dont .... 4 Suissesses ! Dont 3 avec qui je suis encore en relation aujourd'hui ! 

Bref, du moins dans sa partie Romande et en dehors de ses tunnels d'autoroute de 2 m de large, je me sens bien dans ce pays.

Bref, la "coupure" indispensable pour mon épouse, pour l'éloigner temporairement du lotissement, puisque, Lucienne étant ailleurs, elle ne pourra pas lui être utile, comme je l'avais envisagé dans une note récente.

Je vous embrasse

09/07/2012

Samedi, soirée avec Dick Rivers

Enfin, "devant" Dick Rivers, car lui, ce n'est pas comme Gérard Palaprat, je ne le connais pas personnellement.

C'était à Nuits St Georges, à 140 km de chez moi, j'avais entendu dire que le grand Dick, qui se faisait de plus en plus rare sur les scènes, passait dans le secteur.
Entre Tours voici un mois, puis Bénodet dans un mois, Florange (57) en novembre, Clamart (92) en avril 2013 et Lille en mai 2013, la région Dijonnaise était une occasion à saisir, notre Dick faisant donc en moyenne un tour de chant tous les deux mois !

En plus, le prix des places (18 euros) est incitatif, le problème étant que ça se passait... en plein air !!!

Depuis le début de la semaine je scrutais tous les modèles météo, sachant bien que si de la pluie torrentielle était prévue durant le concert, celui-ci serait annulé.
Dimanche dernier, je pensais que ce serait le cas. Tous les modèles donnaient Nuits St Georges sous la pluie.
Puis au fil des jours ça s'est affiné. Et dans le bon sens.

Quand, avant-hier, je suis parti d'ici, la dernière prévision donnait quelques ondées préorageuses l'après-midi et même le soir, tandis que le "gros" du truc passerait de 2h à 5 h du matin.

Direction l'hôtel au sud de Dijon, muni de mon mini-PC. Grâce auquel j'ai pu voir que la prévision était confirmée. je voyais des pipis de chat arriver sur nous, mais le "gros truc" était encore en Touraine.

A 18h nous étions garés devant la porte, laquelle ne devait s'ouvrir qu'à 20h, une demie-heure avant le début du spectacle.
A 19h, voyant que la queue devenait de plus en plus dense, nous nous y joignons.
Quelques gouttes tombent, les "pipis de chat" dont je parlais tout à l'heure.
Mais beaucoup sont prêts à plier bagage, ayant entendu "à la télé" qu'il allait pleuvoir ce soir.
Alors je commence à rassurer mon monde, faisant état de ma profession. Les gens semblent alors rassurés.
Effectivement, les gouttes cessent peu après. Et moi je fais le Kékou...

A 19h50, la porte s'ouvre, et les "fauves" (moyenne d'âge 70 ans) sont lâchés.
Nous aurions pu nous mettre au premier rang, mais l'expérience que je commence à avoir des spectacles en général et en plein air en particulier m'a fait opter pour le 5ème rang.

19h35, arrive la première partie. Un groupe de Rythm n Blues (ne pas confondre avec le R and B des Djeunns dont je n'ai jamais saisi de quoi il s'agissait !) assez doué, malgré un problème "à la technique", le mec aux manettes ne semblant visiblement pas trop s'en servir. Son saturé, bonjour les oreilles...

J'avoue que les 3 ou 4 premiers morceaux m'ont enchanté. C'était du bon Rythm and Blues, des années 61/67, bien interprété.

Mais au bout de 40 minutes je commençais - avec une partie grandissante du public - à me lasser.

Ils feront 1h10 d'horloge !!! Et ce ne sera, après un entr'acte interminable, qu'à 22h15 que Dick eentrera sur scène.

Et là, se produira ce que je redoutais.

On critique les jeunes et leur sans-gêne, je pense que ma génération et même celle du dessus n'a rien à leur envier !

Dès que Dick entonne son premier morceau, tout le premier rang se précipite au bas de la scène !
Si bien que le second rang, ne voyant plus rien, fait de même, jusq'au 4ème par effet de domino.

Nous, au 5ème, entre deux têtes dégarnies de papys septuagénaires de grande taille (décidément, les "grands" feront chier leur monde du début à la fin....) on arrivait à apercevoir le grand (pas en taille, il est plus petit que moi) Dick.

Mais ces papys ont horreur de la pluie, et tout d'un coup une bonne saucée fait fuir une grande partie du public, chercher leurs parapluies. Alors là, si l'averse avait duré, je pense qu'il était inutile de rester.
Parce qu'on arrive à voir entre les crânes des vieux de grande taille, mais face à une armée de pépins, inutile d'insister.

Bien sûr, mes voisins immédiats se gaussaient de mes prévisions, moi qui savais que c'était juste un petit hors d'oeuvre mais qu'il est des hors d'oeuvre qui vous font un repas...

Là ce ne fut pas le cas, 5 mn après il ne tombait plus rien, les parapluies se rangèrent.

Dick Rivers, comme tous les "anciens" (de Johnny à Palaprat en passant par Sardou) ont la fâcheuse habitude de vouloir se faire plaisir au lieu de faire plaisir à leur public.
C'est à dire de chanter presque exclusivement des chansons - pour la plupart inconnues - de leur dernier album que de celles connues de leur auditoire.
Nous étions tous là espérant écouter Twist à St Tropez, Va t'en va t'en, j'en suis fou, tout se passe dans les yeux. Plus que "la balade de l'échographié"... (mais si, ça existe)
Mais non. Sur 15 chansons, moi qui connais mon Rivers par coeur, au moins 5 étaient pour moi des nouveautés.

Mais quand même trois morceaux de bravoure.

D'abord son tube de 63, tu n'es plus là.

Tous les oiseaux des jours d´été s´en vont
Ils vont courir d´autres joies
Mais moi ici, je tourne en rond
Tu n´es plus là
Hier encore, tu m´embrassais
Tu riais, serrée contre moi
Tu n´es plus là

Sans toi tout m´est égal, j´ai si mal
Tu n´es plus là
Je voudrais dormir, je voudrais mourir
Tu n´es plus là
Mais je t´aime encore
Je le crie si fort
Que le silence a peur
Je m´accroche à des riens
Tes yeux et tes mains
A l´espoir qui meurt

Peut-être un jour, je serai fort
J´oublierai tes lèvres et tes bras
Mais ce soir, je suis faible encore
Tu n´es plus là

Sans toi tout m´est égal, j´ai si mal
Tu n´es plus là
Je voudrais dormir, je voudrais mourir
Tu n´es plus là
Et les yeux fermés, insensé
Je lutte avec ma peur
T´arracher de moi ou courir vers toi
Je ne sais plus
Ton ombre me suit le jour et la nuit
Tu n´es plus là...

Et là, ce que je craignais arrive. La pluie. Mais pas dehors, dans mes yeux...
Toujours pas guéri 15 ans après mon vieux, c'est quand même grave...

D'autant qu'ensuite il reprend une autre chanson du même style, faire un pont, cette fois c'est les deux yeux qui coulent.
Alors j'ai l'idée, pour mieux masquer la chose, de filmer avec mon Nikon Coolpix 14 mégapixels.

Ca donne ça, et l'on peut très bien voir le crâne du vieux papy devant :
(cliquez sur le lien)

dick rivers.wmv

Enfin, il rappelle qu'en 1968, alors qu'il commençait à être en perte de vitesse, il avait enregistré sur un album une adaptation de Neil Diamond que personne ne connaissait. Ni la chanson (viens tout connaître) ni Neil Diamond.
Et par la grâce d'un film de 1994, la chanson est devenue mondialement connue, interprétée par un groupe obscur, Urge Overkill. Vous connaissez ? Moi non plus !
Mais quand on écoute la chanson, créée en France par Dick Rivers voici...44 ans, là ça fait tilt !


A 23h45, le concert est fini, nous repartons tous, heureux d'avoir pu entendre l'idole de notre enfance, j'oserai dire de toute une vie, de Baby John qui me rappelle ma première colo à 11 ans jusqu'à Amoureux de vous, sorti à l'aube de ce siècle.


Ce ne sera qu'à 1h30 du matin que nous fermerons la lumière dans notre hôtel Dijonnais, tandis que, dehors, elle a tendance a s'allumer. Ce sera un des plus beaux orages que j'aurais eu l'occasion de voir.

A 3 heures près, je me dis qu'on a eu chaud !

Je vous embrasse.

08/07/2012

Tour de France 2012 : Woeckler "out", que sera notre "lot de consolation" cette année ?

Depuis 1998, le Tour de France fait moins rêver.
1998, année où l'on a su que si l'on voulait figurer dans la Grande Boucle, il fallait obligatoirement passer par la case" pharmacie".
Contador, dopé.
Armstrong, dopé.
Sans parler des autres....

Pour moi, et pour beaucoup, le Tour se résume à une visite de notre Pays, sous des angles inédits, et accessoirement de vibrer pour un champion tricolore.

Depuis le retrait de Jalabert, je n'ai plus la foi.

Et, avec ma parano légendaire, j'en viens à penser que depuis, tous les ans, on nous laisse un "lot de consolation"...

Voici trois ans, j'avais été très déçu de ne voir aucun Français succèder au grand "Jaja", que j'avais été soutenir sur la route de sa victoire, qui passait à 300 m de chez moi !

En 2010, "on" décida donc qu'il fallait faire gagner quelque chose aux Frenchies.
Ce fut sur le maillot du meilleur grimpeur que cela se joua.
Et on assista alors à un duel de titans entre Christophe Moreau et Anthony Charteau.
Moreau finira à 33 minutes de Schleck, Charteau à 1h23...

Pour ceux de ma génération, qui savaient qu'un maillot blanc à pois rouges au final signifiait obligatoirement une place dans les 10, voire les 5 premiers, voilà qui peut laisser penser à une course faussée...

Alors on a mis le grand braquet pour 2011.
L'occasion se présentera le 10 juillet, après une "étape-hécatombe" où le peloton sera éliminé par une chute dans le Cantal. A l'arrivée, nouvelle catastrophe avec une voiture suiveuse qui provoque la chute de deux favoris pour l'arrivée, finalement Thomas Voeckler se retrouve, à l'insu de son plein gré, avec le maillot jaune.

Le travail sera de le lui faire porter le plus longtemps possible, sans toute fois qu'il bouscule la Hiérarchie aux Champs Elysées.

Voeckler s'arrachera pour garder le maillot après les Pyrénées.

Dans les Alpes il va résister une étape, puis deux, notamment l'étape-Reine qui mène au Galibier.
Il y gardera 15 secondes d'avance...

Mais il le perdra le lendemain à l'Alpe d'Huez, étape gagnée par... un jeune français, Pierre Rolland.

Le "chrono" final ne laissera même pas un podium au pauvre Voeckler, "on a assez joué", et pour ma part, je pense que le dévolu des organisateurs va se porter cette années sur Pierre Rolland.

On parie ???

Je vous embrasse.

06/05/2012

OUF !!!

Merci :)))

Je vous embrasse.

30/04/2012

Remontée dans le temps

Me voilà rentré.
J'avais écrit "à dimanche 30", en fait c'était entre les deux, dimanche 29 en soirée, et reprise du blog le lundi 30.

Mes vacances furent une réussite.

Surprise pour les premières 24h, ça s'est super-bien passé avec ma fille.

24h, pas 24h01... Les 24h suivantes sont à oublier !

Jusqu'à la soirée du samedi 21, bal costumé entre Lorient et Quimper, qui a permis à beaucoup de gens de la famille de se revoir, parfois après 13 ans... Retrouvailles émouvantes pour beaucoup, et ça effacera certains côtés de la "fiesta", comme la mise en scène de la mère de mon filleul, parfois pathétique, et aussi le fait de voir ce même filleul se faire pourrir de cadeaux. Y compris par bibi, mea culpa !

Je découvrirai durant ce week-end électoral que le plus riche membre de la famille allait voter Hollande, votant à droite depuis sa majorité. Ce cousin qui a réalisé qu'en 2007 il avait voté pour un candidat qui avait assuré ne pas toucher à l'âge de départ à la retraite, et que ce candidat, une fois arrivé au pouvoir, s'était empressé de rajouter deux années de plus. Ce sont des choses auxquelles ont est sensibles vers la cinquantaine...

En revanche, mon cousin/frère, qui ne jure désormais que par la pensée positive, est devenu un adepte... du Front National ! Lui qui me disait, à l'époque où, après la faillite de son entreprise, il n'avait plus que le RMi pour survivre avec son épouse et ses 4 enfants, que "voter ne l'intéressait pas" !
Il aurait dû persister dans cette voie, d'autant que l'assistanat ne fait pas trop partie du programme de Marine...

Cette soirée électorale, que j'attendais depuis des mois, je la passerai chez ma cousine germaine, entouré de Sarkozystes et de Frontistes !

Nos voisins Suisses avaient annoncé la couleur sur 20minutes.fr dès 17h, et c'est sans grande surprise qu'à 20h, je verrai Hollande en tête et Marine à près de 20%... Le candidat sortant buvant la grande tasse !

je sens la vague.jpg

Au moins l'avait-il prévu, il pourra se reconvertir à Météo-France, entreprise publique qu'il a commencé à bien démanteler !

Pour la première fois depuis longtemps (1993), c'est avec le coeur léger que je quitte Lorient, pour aller rejoindre mon ami Bernard à Quimper.

Lui n'est pas Sarkozyste, et du coup, on a pu boire le champagne !

D'abord, une balade vers la pointe du Raz et la baie des Trépassés. Grandiose avec la tempête :

DSCN1175.JPG

J'aurais pu tricher, ne pas montrer l'essuie-glace, mais j'avoue: j'étais dans la voiture pour prendre ce cliché, dehors les vents dépassaient les 100 km/h.

Bernard avait ensuite prévu un "pélerinage" à Brest, là où on s'est connus voici... 47 ans !
Nous avons revu nos chers quartiers, ceux où nous avons traîné nos guêtres durant les étés 1965, 66, 67, 68 et 69.

Puis direction la plage, celle où j'ai passé 6 étés consécutifs, de 1964 à 1969. Celle où j'étais amoureux d'une fillette qui peu à peu deviendra une belle ado. Où, plutôt, je pensais être tombé amoureux, car... ces amours étaient saisonnières, et le retour des feuilles mortes endormira chaque année ce sentiment, qui renaîtra l'été suivant, sur le quai de la gare de Brest !
Nous étions une bonne dizaine à cavaler auprès de cette allumeuse en maillot bleu turquoise, dont Bernard, bien sûr.

Sur cette plage, j'y suis revenu environ une dizaine de fois depuis ces vacances passées avec mon père. A chaque fois je rentrerai dans le café qui nous abritait, où nous logions sous les toits avec vue sur la plage (et sur Nadine, la jeune demoiselle en question...)

Mais cette fois, ce sera tès différent.
D'abord la présence de Bernard dans ces lieux que nous avons hantés. Bizarre sensation...
Ensuite, quelqu'un qui se souvenait de tout. Une jeune femme effacée âgée d'une d'une vingtaine d'années à l'époque. Laquelle approchait les 70 ans, et avec qui nous avons discuté.
J'étais pour elle "un gamin très vif, qui ne restait pas longtemps dans le meublé et qui passait ses journées à la plage, sauf les jours de de pluie où elle se souvenait très bien des parties de monopoly interminables passées avec la bande, dont faisait partie Bernard, et bien sûr emmenée par Nadine."

Elle se souvenait de mon père, "qui était sans cesse à la fenêtre pour me surveiller. Notamment avec ses jumelles".
Je n'allais pas lui dire que ce n'est pas tant moi qu'il surveillait mais plutôt l'arrivée d'une 4 chevaux noire, conduite par sa maîtresse !!!

Bref, un retour aux années 64/69, ne manquait plus que la musique qui allait avec, de una lacrima sul viso en 1964 à que je t'aime en 1969 en passant par sunny afternoon en 1966 ou a whiter shade of pale en 1967. Premier slow sur cette chanson là-bas, avec une jeune fille dont j'ai oublié le nom...


Mais l'apothéose - prévue - sera les retrouvailles avec 3 des 5 copains de fac qui formaient la "bande des six", dont je parle dans la note précédente.

Dans le restaurant les couples de l"époque se reformeront, à savoir le légitime, Annie et Michel d'un côté de la table, et l"inachevé", Danielle et moi de l'autre. Danielle avec qui j'aurais pu me marier si je n'avais pas eu à cette époque le coeur marqué au fer rouge par ma première rupture sentimentale...

http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/09/01/premie...

Danielle qui me dira "finalement Pat a raison, les Sous-Doués n'ont rien inventé, 7 ans avant nous faisions mieux...."
Dommage qu'on ne se soit pas vus en tête à tête, j'aurais aimé avoir une conversation plus approfondie, notamment sur ce rendez-vous raté, voici 41 ans...

Mon épouse a "subi" cette soirée, pendant que nous évoquions nos souvenirs d'anciens combattants.

Je terminerai en parlant de notre adorable logeuse, qui est en passe de devenir une véritable amie. En plus nous sommes du même bord politique, et c'est tous les trois que nous avons regardé, jeudi soir, des paroles et des actes sur France 2.

Là j'avoue que j'ai hâte que ça finisse, car la campagne de Sarko n'est même pas nulle, elle est largement au-dessous du zéro... Un type complètement aux abois à l'idée de perdre son jouet, et prêt à faire n'importe quoi pour le garder, même les choses les plus pourries.
Je pense que cette campagne restera dans les annales...

Quelques photos de Paris, pour terminer :

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Pris de la chambre, une preuve du réchauffement climatique accentué par l'effet de ville

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Présent/Passé, à 1 km de notre meublé, à gauche les vestiges du tunnel du chemin de fer de la Bastille, la promenade plantée commençant à l'autre bout du tunnel, à droite le RER A se dirigeant vers Nation.

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Témoin du passé, la dernière vespasienne de Paris, située devant la prison de la Santé. L'affiche témoigne que la photo est vraiment prise cette semaine (oui, vraiment une campagne de chiottes...!)

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Une vue inhabituelle de la Butte Montmartre, prise de la cité Bergeyre, près des Buttes-Chaumont.

 

Voilà, je vous embrasse.

18/04/2012

A dimanche 30 !

Je pars pour 10 jours demain matin de bonne heure, mon parcours habituel depuis septembre dernier, à savoir :

• Chez ma fille dans les Côtes d'Armor (est !!!!!!!!) , jusqu'à samedi.
• Dans ma famille (celle de mon frère-cousin Jean-Yves et de mon filleul, son neveu) à Lorient et environs de samedi à lundi. (je vote - "utile" - par procuration).
• Chez mon ami Bernard de lundi à mercredi.
• A Paris de mercredi à dimanche, avec un immense point d'orgue vendredi.

Déjà, je manque de peu Gérard Palaprat et son épouse Guylaine, avec qui j'aurais pu passer un moment mercredi. Mais mon train arrivant à 19h11, pas possible. Ca sera pour une autre fois (septembre prochain je pense, vers la Bretagne).

Mais vendredi, ce seront de grandes et belles retrouvailles.

Je vous campe le décor (extrait d'une ancienne note) :

En octobre 1970, j'intègre la fac. Changement total d'ambiance avec Louis-Le-Grand, les robes courtes et colorées des jeunes filles tranchent avec les blouses blanches de LLG, la fac est toute neuve (même en construction) ce qui change du bâtiment XVIIème siècle d'où je venais.

Je m'inscrivis tout de suite en section "sport", nanti de mes 10'8'' aux cents mètres qui m'avaient mis "hors-barême" pour le 80m du bac.

C'est un monde nouveau que je découvrais, on pouvait étudier "à la carte" ! Et en dehors des TP et TD notre présence n'était pas obligatoire.
Il y avait, en haut de l'échelle, le cours magistral en amphi, 300 personnes avec un prof très éloigné de nous (dans tous les sens du terme). Puis, les Travaux Dirigés, l'équivalent d'une classe de lycée, avec une vingtaine de personnes. Et enfin, les "colles", dont le sens n'avait rien à voir avec celles du lycée ! C'était des cours presque particuliers à 2, 3 personnes que nous faisaient les étudiants de licence ou de maîtrise.

Il y avait aussi les TP, Travaux Pratiques de chimie, branche dans laquelle je m'étais engagé.

J'eus comme "binôme" une certaine Annie. Avec laquelle je sympathisai immédiatement. Rien de plus, car mon coeur était déjà pris . Du reste pas mal d'étudiantes venaient s'assoir à côté de moi en amphi, pour me faire la conversation !

Je restais sur un énorme échec sentimental, une jeune fille de Franche-Comté pour qui j'avais fait les vendanges et que ses parents avaient enfermée pour ne pas avoir la tentation de poursuivre cette idylle. Je ne pensais qu'au jour où je pourrais y retourner, monté sur un cheval blanc, pour enlever ma belle.

Et je me lançai à corps perdu dans mes études. Ne ratant aucun cours, aucun TD, aucune colle, aucun TP.

Et quand vint le jour du "partiel" de maths, je pensais bien m'être débrouillé, au lycée ce que j'avais fait méritait au moins un 13/20.

Hélas, quand, début novembre, arrivèrent les résultats, je fus très déçu même si j'étais parmi les 50 premiers de l'amphi, je n'avais que 7/20 ! Méthode efficace pour décourager les "première année", qui marche toujours aujourd'hui.

J'avais repris mon entraînement aux 100m, sur un stade près de la Porte de Clignancourt, mais je m'aperçus très vite qu'il fallait que je m'entretienne ! Mes 10'8"" était devenus 12'1"", et peu à peu je recommençai à grapiller les précieux dixièmes.

Puis arriva la mort de De Gaulle, qui me permit de tenter de revoir ma "promise" en Franche-Comté et qui se solda par un échec magistral.

http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/09/01/premier-baiser-premiere-rupture-1970.html


A mon retour, je n'avais plus goût à rien. Si je continuais à fréquenter les bancs de la fac, c'était pour faire plaisir à ma mère, mon père s'étant une fois de plus montré odieux à l'occasion de ce maudit retour.
Du reste pour moi cette année de fac était du "remplissage", avant l'Essentiel, le concours d'entrée  qui était la porte de l'Ecole Supérieure de la Météorologie, la profession dont je rêvais depuis mes 12 ans. Mon père m'avait dit "passe ton bac d'abord", c'est ce que j'avais fait. Me faisant ainsi rater 3 années de travail, lesquelles m'auraient bien servi actuellement, pour ma retraite.
Je gagnerais environ 30% de plus.... Merci papa !

Les cours n'étant pas obligatoires, je les séchai donc, mais restaient les TD et les TP qui eux l'étaient.
Je dois beaucoup à mon binôme Annie, qui, mise au courant de mes déboires, faisait ce qu'elle pouvait pour me dérider lors de ces fameux TP, n'hésitant pas à mettre n'importe quoi dans les éprouvettes. C'était, 8 ans avant, "les sous-doués"...

Annie avait une amie, sa meilleure amie, qui s'appelait Danielle.
Et je me liai vite d'amitié avec ces deux jeunes filles, à qui je racontai mes malheurs Jurassiens.

C'est après les vacances de Noël que les choses s'accélérèrent. Par, si j'ose dire, "cooptation".

Annie tomba amoureuse d'un grand garçon, hypersympa, prénommé Michel. Et j'avais deux sentiments contradictoires en les voyant, se donnant la main, toujours serrés l'un contre l'autre.

1) que c'est beau, deux êtres qui s'aiment à ce point, mais
2) et dire que pour moi c'était encore ça il y a quelques mois...

La bande des trois devenait la bande des 4. Mais pas pour longtemps, car Michel emmenait dans sa "musette" un grand copain à lui, Clément.
Et de 5.

Mais Clément était amoureux de la "vieille" du TD, Claire. On l'appelait "la vieille" car elle avait  24 ans, ayant essayé diverses voies avant de se retrouver parmi nous. Et Claire vint tout naturellement nous rejoindre, la "bande des six" était née".

Curieuse bande en vérité car constituée de deux couples et d'un duo, Danielle et moi. Danielle qui je crois, n'aurait pas demandé mieux de constituer avec ma pomme un troisième couple.
Danielle ne m'était pas du tout indifférente, mais elle ressemblait énormément à Brigitte, la jeune jurassienne. Et en plus chez moi, les chagrins d'amour durant très longtemps, je n'étais pas prêt pour une nouvelle rencontre.

A partir de ce moment-là, la fac ne nous verra quasiment plus.
Certes pour nos parents respectifs on fera semblant d'y aller, on se lèvera à 7h30 et on prendra le métro, mais pour... se retrouver tous les sur le quai du métro Châtelet, ligne 7 direction Ivry, devant les premières classes.

Et quatre mois se passeront comme ça, de janvier à avril. Nous nous baladerons de tous les côtés dans Paris, et même en dehors. C'est avec eux que j'irai pour la première fois "en boîte", en fait à Paris des caves.
C'est avec eux que je m'initierai au bowling.
C'est avec eux que je vais tâter du fast-food, qui à l'époque ne s'appelait pas MacDo mais Wimpy.

Nous aurons nos quartiers généraux : Le matin, ce sera la brasserie "l'Etoile" où en guise de repas nous mangerons des sandwiches.

L'après-midi c'était le Bar de l'Odéon, juste à côté du Théâtre du même nom, où nous refaisions le monde en buvant des cafés (ce qu'il y avait de moins cher) et écoutant des chansons au Juke-Box. Nos préférées étaient "la vente aux enchères" de Bécaud et "qui a tué grand-maman" de Polnareff.

Danielle et moi regardions les deux couples s'enlacer, se bécoter. Parfois, quand nous nous baladions, nos mains se frôlaient. Mais ça n'allait pas plus loin, je n'étais pas assez "mûr" pour ça. Dans tous les sens du terme.

Un des plus beaux cadeaux que je recevrai de ma vie, c'est à eux que je le devrai. Un simple 45 tours, mais sur lequel tous avaient mis un petit mot.

Puis arrivèrent les vacances de Pâques, le break nécessaire pour faire le point
. Ce furent 15 jours en Lozère, comme l'année d'avant. Quinze jours merveilleux que je passai avec mon père qui voulait se racheter de sa conduite immonde de l'automne. Ma mère nous rejoignit pour 8 jours, et nous étions cette fois motorisés. Que des Solex, certes, mais nous n'étions plus tributaires des horaires de car.

En plus il fera beau et doux quasiment tous les jours, ce fut une parenthèse bienvenue.

Au retour, ce n'était plus ça. Les couples en avaient marre de "la bande" et préféraient - je les comprends - se retrouver en tête à tête. J'irai alors très souvent chez Danielle, écoutant Iron Butterfly (une chanson de 18 minutes) , Elvis et quelques autres. Nous discuterons énormément elle et moi. J'essayais de lui faire comprendre avec mes mots, mes pauvres mots de mec, que pour moi ce n'était pas facile, que j'aimerais tellement tomber dans ses bras mais que "quelque chose" m'en empêchait. Mais je ne connaissais rien de la psychologie féminine...
A tel point que vers la fin Danielle aura des doutes sur mon hétérosexualité ! Et il faudra que je m'invente un coup de foudre bidon pour une autre fille du TD pour faire stopper la rumeur naissante...!

De temps en temps quand même nous nous retrouverons à 6, dans un quartier où - je l'ignorais complètement, mon père me l'ayant caché - habitait celui qui allait devenir le parrain de ma fille.

Puis mai vit l'éclatement du groupe. Annie et Michel tinrent à m'accompagner pour passer mon concours professionnel, d'où dépendait ma future carrière.
Je devais les revoir trois ans plus tard, avec ma toute jeune première épouse, où nous partagerons un repas dans un resto sympa de la gare Montparnasse ("le Grenier") disparu depuis. Ils étaient toujours ensemble.

Et plus de 35 ans ont passé...

C'est par le site "copains d'avant" que je remarquai une certaine Annie N... qui avait fréquenté un lycée du XXème entre 67 et 70. A tout hasard, style Dubosc dans Sophie Boustier, je lui envoyai un message dans lequel je lui demandais grosso-modo si c'était pas elle la Annie avec qui nous allions au bar de l'Odéon avec 4 autres étudiants.
Et le lendemain elle me répondit, me disant que oui, c'était bien elle, et qu'elle était mariée avec deux enfants.

Et là, le plus beau. Un truc qui me fait rêver, moi la midinette masculine des blogs.
Car elle s'est mariée... avec Michel, celui de la fac. Le couple que j'ai vu se former sous mes yeux en 1970 est toujours là, 40 ans après... !
Il y a des choses qui vous réconcilient avec la vie. Ces deux-là n'auront donc jamais connu d'autre "partenaire" (beuark ce mot, c'est un terme de belote, pas d'amour...) de toute leur vie.

Et donc, il est convenu que vendredi 27 à 19h45 on se retrouve devant la fontaine St Michel.
41 ans après, je reverrai 4 membres de la bande des 6.

On aura des choses à se dire, car ces 41 ans ont été très différents pour les uns et pour les autres !

Je vous raconterai...
Et je vous embrasse.

27/03/2012

Passage en douceur à l'heure d'été

Pour la première fois depuis mes 25 ans (l'année de sa création par Giscard) le passage à l'heure d'été s'est passé pour nous sans encombre.

Avant, il n'en était pas de même. Il me fallait, pour moi qui bossais, au moins une semaine pour récupérer.

D'abord, si l'heure de nos montres avait changé, il n'en était pas de même pour nos horloges biologiques.
Et pour la première journée de boulot en heure d'été (le dimanche, on restait plus ou moins en heure d'hiver) les ennuis commençaient.

Pour moi réveil à 5h.
Donc 4h.  Une heure de moins à dormir. Et pas le choix ! Puis la pause déjeuner. Midi et demie, soit 11h30. Avez-vous vraiment faim à 11h30 ? Puis le soir, dur dur pour se coucher... Mais il fallait s'endormir à 22h maximum (soit 21h...) car le lendemain, le réveil ressonnerait à 5h.

L'organisme finissait par s'habituer, et au bout d'une semaine, on avait récupéré.

 

Cette année, c'est différent.

Déjà le réveil est un engin dont on ne se sert qu'occasionnellement, disons une dizaine de fois par an (train à prendre ou voyageurs à aller chercher, rendez-vous matinal, etc).

Donc, j'ai fait comme avec les médicaments : sevrage progressif.

Dimanche matin, je me suis levé comme à mon habitude. Puis nous avons déjeuné non pas à 13h, mais à.... 13h45 !!!  Dîner non pas à 20h, mais à 20h45. Je me suis endormi à minuit 30 au lieu de minuit.

Lundi : Déjeuner à 13h15, dîner à 20h. Nickel.

Et finalement, hier, je me suis endormi à minuit, comme tous les autres jours.

Ce matin, toujours comme les autres jours, réveil à 8h (soit 7h), avec en prime le spectacle du soleil qui se levait !

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Certes, il y a des inconvénients - notamment pécuniaires - à la retraite, mais il y aussi pas mal d'avantages !

Je vous embrasse.

14/03/2012

Le bonheur en direct live

Ceux qui ont lu jusque-là mon blog - surtout au début - ont pu aisément constater que ma vie n'a pas été, et de loin, un long chemin jonché de roses...

Et pourtant, pendant 28 mois j'ai été heureux, et surtout... j'en ai eu bien conscience sur le moment !
Bonheur... enfin, ma définition à moi du bonheur, qui n'est pas forcément celle de tout le monde. Le dico me donne "état de bien-être, de félicité"... Oui, un truc de ce genre, se dire "je me sens bien et j'en profite" !

Donc, 28 mois divisés en deux périodes de 14 (marrant ça !) et à 10 ans d'intervalle.

La première, ce fut de mi-septembre 1971 à mi-novembre 1972.

J'arrivais alors dans une sorte de demi-vie active, dans une école spécialisée, dans la profession que je voulais exercer depuis l'âge de 12 ans.
7109.JPG Non seulement j'étais dans le milieu dont j'avais toujours rêvé, mais en plus j'étais payé pour le faire! Et pas mal en plus.
Je me retrouvais à la fois "riche", "libre" (je vivais encore chez mes parents mais ce n'était désormais plus une obligation) et passant mes journées à finalement m'adonner à mon violon d'Ingres, mais cette fois en professionnel.
Mieux : Cette école étant à 30 km de mon domicile, je devais prendre le train, un truc qui m'a toujours fait prendre mon pied, et les quelques 80 minutes de trajet quotidiennes (formule métro + train + solex, je laissais le solex toute la nuit à la gare avec un simple antivol - impensable aujourd"hui surtout dans cette banlieue, du côté de Trappes)) étaient aussi un réel plaisir.

Nous étions quittes le vendredi à midi jusqu'au lundi matin, nous avions le statut scolaire et donc des vacances.

Mon premier investissement (la carte 12/25 ou son équivalent n'existait pas en 1971) fut une carte demi-tarif, valable pour la Bretagne et le Sud-Ouest. Carte avec laquelle je prenais le large dès que le moindre pont se profilait à l'horizon !
Période aussi marquée par ma majorité (21 ans à l'époque) un vrai "sésame" pour les jeunes de ma génération.

Durant cette époque, toujours les mêmes merveilleuses vacances de Noël et les non moins merveilleuses vacances de Pâques Lozériennes...

Puis, en juillet, un "voyage d'études" à Malte, dans un quatre étoiles (Pas tranquille, c'était la première fois que je prenais l'avion....)

Suivi d'un Tour d'Europe avec mon père, mais un peu spécial puisque ce fut en... solex !!!

Puis en août mon arrivée dans mon premier poste, le Mont-Aigoual. 7208b.JPG

Là, non seulement j'étais dans un décor de rêve (vous dire, de ma chambre, je pouvais voir d'une fenêtre les Alpes du Mont-Blanc au Ventoux, de l'autre fenêtre la Méditerranée et les Pyrénées !) mais (smiley rougissant) je me suis fait draguer par trois nanas ! L'une d'elle devait me toucher (au sens figuré bien entendu) plus que les autres puisque deux ans plus tard je lui mettais l'alliance au doigt...

Et cette belle période de 14 mois prit fin en novembre 1972, quand j'appris que je devais aller "sous les drapeaux".

 

La seconde période (juillet 82 / août 83) est liée intimement à mes débuts d'animateur de radio.

Elle arrivait en plus après des années grises, celles de mon divorce, d'une maladie qui a failli me coûter la vie.
Même si en juillet 82 je me retrouvais victime d'une autre maladie (paratyphoïde) due à une négligence de ma part, les mois qui suivirent furent géniaux.
Radio, bien sûr, puis la connaissance d'amis de tous horizons connus à l'occasion de stages ou de vacances. J'étais dans ma période "célibataire" dans mon HLM, et j'avais de quoi loger 2 ou 3 couples !

Mon HLM justement...
Rien à voir avec celui de Renaud !

J'ai vécu deux fois dans des HLM. Les deux fois j'étais aux Anges. Ces HLM-là ne se situaient pas dans le "neuf-trois" ou dans le "un-trois", mais le premier à la lisière d'un village authentique du dauphiné (pas de photo, c'était à l'époque ma période "diapo" !) et le second était situé à Embrun, la perle des Hautes-Alpes.
8402a.jpg Difficile de ne pas être heureux dans un décor pareil ! J'avais tout ce que je pouvais désirer : exercer le métier que j'aimais, dans un décor de rêve. Mes voisins étaient alors loin de se douter que l'animateur de leur (seule) radio locale qui leur faisait écouter des vieilles chansons des années 60, c'était bibi, connu comme le Loup Blanc dans la préfecture, à 40 km de là...et passant complètement inaperçu chez lui !
C'est vrai, cette côté Dr Jekill et Mr Hyde, la vedette absolue là qui se transformait en Mr tout le monde dans sa petite ville, aurait pu me faire basculer.


Mais est arrivée M..., qui a mis de l'ordre dans ma vie qui était bien plus dissolue que celle de Gérard Floque.

Bonheur à deux pendant les premiers mois. Pas de passion, non, un amour "tranquille" qui ma foi me convenait assez, même s'il ne fera jamais partie de celles - amour se met au féminin quand on l'emploie au pluriel - qui me marqueront à jamais.

En août, vacances "bohèmes" tous les deux, à 30 ans nous avions rajeuni de 10, voire 15, et c'est l"accueil" de mes beaux-parents qui mettra fin à cette belle période. Le charme était rompu.

J'en connais qui vont penser, en lisant cette note :
Et ta fille?  ce n'était pas du bonheur, ca ?

Désolé, mais dans le sens où je prends ce mot, non.

Ma fille est née dans un contexte assez affreux, dont j'ai parlé (mon épouse me faisant sortir de force de l'hôpital alors que j'avais une mononucléose infectieuse, je me suis traîné pendant 6 mois...)

Voilà, pour moi ce n'était pas 2 minutes 35 de bonheur (seuls les "vieux" de mon calibre pourront comprendre cette référence !) mais bel et bien deux ans et demie.

C'es vraiment énorme quand on s'en rend compte sur le moment, et je remercie le Ciel de me l'avoir accordé.

Je vous embrasse.

17:44 Publié dans beaux moments, météo, psy | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bonheur