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08/03/2015

HIT PARADE SALUT LES COPAINS DU 15 JUILLET 1970

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Johnny traverse une période faste depuis juin 69 avec je suis né dans la rue, qui se poursuivra jusqu'à l'hiver 70/71 avec essayez. Passons au phénomène Polnareff. Il classe les deux faces de son single en deux et en trois ! Gloria sera du reste le tube français incontesté de l'été, et tout comme Johnny il a lui aussi une belle série depuis juin 69 avec tous les bateaux tous les oiseaux, et ça durera jusqu'à l'été 71 avec comme Juliette et Roméo.
C'est l'été Marchal également car après le numéro 3  de pauvre Buddy River l'étoile filante arrive en très bonne place.
Ce pauvre Bourvil en enregistrant le pastiche de je t'aime moi non plus avec Jacqueline Maillan ne se doutait pas - quoique ? - qu'il ne serait plus parmi nous avant la fin de l'année. 1970 fut un "millésime" très dur pour les artistes et personnalités.
Alain Barrière classé à SLC ! Ce sera la seule fois en dehors de ma vie qui fut quand même.... 30ème en 1964 !!!! SLC ne savait vraiment pas quoi faire avec certains chanteurs :( Comme Barbara qui sera quand même mieux traitée, avec un podium en septembre.
Marc Hamilton recule de 4 places alors qu'il figure déjà parmi les plus grands slows de l'été, et heureusement, SLC va essayer de raccrocher les wagons les mois qui suivront.
Spécial copinage, Carlos (dont, pourtant l'oreille collée à la radio cet été-là - qui devait voir mes premiers émois amoureux - je n'ai pratiquement pas entendue !) restera classé trois mois avec sa Reine du Shopping !
Dalida, mon idole absolue, fait elle aussi partie des chanteuses dont SLC ne savait que faire. Elle se voit classée pour la première fois - dans le hit avec Darladirladada (qui, au passage, ne date pas du tout des Bronzés comme la plupart des gens le croient), alors qu'elle aussi avait enregistré des twists, des jerks, souvent les mêmes que Johnny ou Richard Anthony !
Enfin côté français Cloclo va pâtir de la confusion qui a voulu que le monde est grand les gens sont beaux soit le seul titre classé, alors que c'est un départ passait partout en boucle, avec une merveilleuse orchestration ! Pour moi une des plus belles du chanteur.

Allez, aujourd'hui j'ai le temps, un petit tour vers nos voisins ! In the summertime premier, SLC a tout bon ! Tout bon aussi pour la majorité des titres, en dehors de Wigwam de Bob Dylan qui aurait mérité un podium.
Triste fin de carrière pour les Beatles avec leur dernier single qui n'ira pas au-delà de la 14ème place, même s'il aurait mérité un peu mieux.
Voilà, rendez-vous dimanche prochain pour août 70 que je soignerai tout particulièrement ;)

Je vous embrasse.

20/09/2014

Je vois clair, à présent ....

Jusqu'en 1965, je n'ai jamais porté de lunettes. Alors que la myopie me frappait de plus en plus :(

C'est lors d'une visite médicale, en octobre 1965, que l'on a décelé une forte myopie chez moi. Sans doute responsable en partie du redoublement de ma troisième (je ne voyais pas le tableau).
15 jours après (et oui, même à Paris on pouvait en ces temps reculés obtenir un RDV à Paris chez un spécialiste en deux semaines.... C'était le bon temps !) je fis l'acquisition de ces fameuses lunettes.

Sans exagérer, je peux dire que ma vie a été changée ! A présent non seulement je voyais bien, mais je voyais.... trop ! Avant que Joe Dassin ne chante "elle vivait dans un monde flou où les oiseaux volent bas", c'était aussi mon cas ! Et il fallait presque que je "choisisse" ce que je devais regarder, car tout était d'une netteté incroyable...
Ainsi, lors de mon voyage en train de Paris à Lorient, en décembre, avec ma manie de regarder l'intégralité du paysage, j'eus à l'arrivée un horrible mal de tête qui ne me quitta qu'avec la nuit !

Et ma myopie s'agrandit au fil des années. Avec un pic dans les années 2000 où j'avais en plus des tas d'autres pathologies, comme l'astigmatisme. Trouver "lunettes à mon oeil" était à cette époque guère évident !

Puis, comme pour la majorité des myopes, la tendance commença à s'inverser.
Ayant égaré mes lunettes en novembre 2011, j'eus recours à de vieilles paires de 1993, avec lesquelles.... je voyais mieux !
En revanche, de près ça devenait la cata !

L'année dernière, je dus même acheter des "lunettes-loupes" pour pouvoir lire :(
Mais ma vue de loin s'améliorait encore !

En juillet dernier, pour la première fois de ma vie, pour écrire une carte postale, je dus chausser ces fameuses loupes !!!

Mais en revanche...

C'était voilà quelques jours. J'avais l'habitude de ranger mes lunettes de myope dans ma poche, vu qu'elles ne me servaient pas ou presque (sauf la nuit).
Et là, sous le coup d'une très mauvaise nouvelle, je me mis au volant sans m'apercevoir.... que je ne les avais pas ! Et je voyais pourtant très bien !
Ce n'est qu'à l'arrivée que je m'aperçus de la chose, que j'avais conduit en ville près de 15 km sans aide oculaire aucune...

Sur ce plan-là aussi, j'ai rajeuni !

Je vous embrasse.

15:00 Publié dans moi, psy | Lien permanent | Commentaires (3)

22/12/2013

Des nouvelles

Je vois que beaucoup s'inquiètent de ma "disparition des écrans radars"...

Je dois leur dire que ma vie a été des plus bouleversées depuis la nuit du 7 au 8 novembre, qui aurait dû, qui a failli être la dernière, me voyant alors incompris de toutes parts.

A suivi une semaine d'hôpital où j'ai eu largement (un peu trop même) le temps de cogiter.

Depuis je ne suis plus chez moi, mais dans le Sud, dans un cadre complètement différent de celui de mes sapins. J'ai tout laissé : disques, meubles de famille, cd, dvd, toutes mes émissions, cahiers de mon adolescence, station météo, collection de timbres, voiture, et plen d'autres choses de "valeur" ....
Et évidemment mon blog ! Pardon à mes lecteurs :(

Mais mon état de santé s'améliore à la vitesse grand V, je n'ai plus de pics de tension (sauf quand je reçois des messages pleins de haine, là ça remonte vite) et je mène une vie plus saine et surtout plus cool...

Mais la tourmente n'est pas finie pour autant, je continue de vivre au jour le jour, ne sachant pas trop encore ce qui va me tomber sur la crane.

Mais une chose est sûre : je me sens mieux en ce 22 décembre que le 22 septembre !

Sans doute vais-je reprendre (peut-être dès aujourd'hui, ce sera mon cadeau de Noël ) mes hits-parades SLC :))))

Je vous embrasse.

13:07 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (8)

16/11/2013

Pas d'affolement

Suite à un problème familial, je ne suis plus en mesure d'écrire des notes pendant une durée indéterminée.
Je suis désolé pour ceux qui aiment bien ce blog, mais qu'ils soient rassurés : je vais bien.
Je vous embrasse.

18:31 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (15)

11/09/2013

Départ en mini-vacances

Comme tous les ans à cette époque, les plus grandes vacances de l'année.

Soit, et ce depuis 2007 :

• 3 jours pleins chez ma fille, à Lamballe (22), pour son anniversaire
• 3 jours pleins à Lorient, dans ma famille
• 2 jours pleins à Quimper, chez mon ami Bernard
• 4 jours pleins à Paris

Plus les délais de route, soit 2 jours pour aller chez ma fille, 1 journée de chez elle à Lorient, 1 journée de Lorient à Quimper, une journée de Quimper à Paris, et une journée de Paris à Ouhans.

Soit 18 jours, en général du 15 septembre au 3 octobre, voire plus tard, si la "nuit blanche" parisienne a lieu plus tard.

Cette année, les 18 jours sont ramenés à 4 !

Je pars chez ma fille demain, je couche à Paris, mais vu qu'elle travaille, je n'y reste que deux jours pleins, le week-end.

Pas de Lorient cette fois.
J'ai trouvé certaines attitudes de membres de ma famille assez cavalières, allant jusqu'au méga-lapin de Noël chez les uns (alors que j'avais reçu leurs deux enfants pendant 10 jours lors de leurs vacances de février, soit mon filleul et sa soeur, qui m'a récompensé en... me virant de ses amis Facebook !)

Idem une cousine, qui toujours sur le même Facebook n'a pas arrêté de me chercher des poux, pas seulement à moi, mais aussi en s'attaquant à quelqu'un de très cher pour moi et à sa région, sans aucune raison.

Quimper, rayé aussi, comme mon ami de 48 ans Bernard m'a rayé de ses amis Facebook. Je lui en ai demandé la raison, j'attends encore la réponse !

Quand à Paris, Là aussi quelques déceptions, comme par exemple une jeune femme de 28 ans, qui nous a toujours considérés comme sa "seconde famille", et dont j'ai appris la naissance de son fils sur.... Facebook !!

Donc, cette fois, retour de Lamballe direct Ouhans lundi.

D'autres facteurs entrent en jeu.

Par exemple le budget. Il faut savoir que dans ma famille à Lorient nous ne sommes pas reçus pour dormir !! La dernière fois (je ne rigole pas...) c'était en 1988 !!!

Donc 4 nuits d'hôtel plus au moins 5 doubles repas au resto.

Idem pour Paris, 5 jours de "logement", le logement étant en général un appartement où on peut faire sa cuisine. Et par définition plus cher qu'une chambre seule.

Et le manque à gagner pour nous, car nous faisons aussi chambres d'hôte.

Soit dans les 600 euros en tout quand même !

Sachant d'autre part que, 4 semaines après, nous nous envolons pour Bastia, où cette fois, nous allons passer des vacances de nabab. Du moins si je m'en réfère à la dernière fois, soit en avril dernier.

Avec notre budget de retraité il faut se montrer raisonnable, d'autant qu'aller dans des endroits où ne nous sommes pas si attendus que cela n'est guère enthousiasmant.

Nous reverrons Lorient (peut-être Quimper) et Paris aux fêtes de fin d'année. Là nous prendrons notre temps, avant de repartir pour de nouvelles vacances au soleil une semaine après !

Elle est pas belle la vie ?

Je vous embrasse.

12:51 Publié dans moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (5)

07/08/2013

Mon plus gros chagrin

Je n'avais que 5 ans, mais je m'en souviens encore.
J'ai pleuré sans discontinuer pendant plus de douze heures, et de gros sanglots.... A tel point que mes parents (sans le sou pourtant) avaient fait venir le médecin...

Sans le sou !!! Et oui nous étions sans le sou, entassés à trois dans treize mètres carrés sans eau courante.  Et depuis des mois et des mois je passais devant la vitrine du marchand de jouets où trônait un magnifique contre-torpilleur modèle réduit qui aurait fait des ravages dans le bassin du Luxembourg où je poussais lentement mon voilier de location... Peut-être (sûrement) y ai-je croisé Gérard Palaprat qui lui logeait carrément au Sénat, le "luco" étant son terrain de jeu.

 

Ma mère m'avait appris une chose : "quand on veut t'offrir quelque chose, surtout si c'est quelque chose de valeur, il faut d'abord refuser poliment. Il faut attendre que la personne insiste pour enfin accepter."

Et un jour, arrivèrent de Bretagne ma tante et mon parrain. Ils s'enquirent auprès de ma mère pour savoir quel cadeau ils allaient m'offrir. Ma mère leur parla évidemment du contre-torpilleur devant lequel je bavais depuis des mois.

Et là ma tante "ça te plairait qu'on t'offre ce bateau, celui que tu regardes paraît-il tous les jours dans une vitrine" ?

Là je pensais aux paroles de ma mère : "quand on veut t'offrir quelque chose, surtout si c'est quelque chose de valeur, il faut d'abord refuser poliment. Il faut attendre que la personne insiste pour enfin accepter."

Et je dis d'abord "non merci" à ma tante. Attendant impatiemment son "mais si mais si...."

Il n'y eut pas de "mais si".
Mais un "comme tu voudras, je pensais te faire plaisir"...

Et là, au lieu de me défendre, d'argumenter, j'éclatai en sanglots devant tant d'injustice. Ma tante fit "tssst tsst" pensant à un caprice de plus, mais moi je le voyais mon bateau, auquel j'avais tant rêvé, et qui m'avait échappé à cause de ma politesse. Et je ne devais plus arrêter jusqu'au lendemain matin! Tous mes repères étaient désormais faussés. Ce jour-là j'appris que lorsqu'on désire ardemment quelque chose, il faut mettre la politesse ou le "savoir vivre" dans sa poche....

La récompense de ces "bonnes manières" m'avait finalement puni, et violemment.

De ce jour, et pendant près de 6 ans, je ne retournerai plus au bassin du Jardin du Luxembourg, préférant rester chez moi plutôt que de le voir me narguer, ce contre-torpilleur.

Mais je n'avais pas suffisamment retenu la leçon....
Près de 60 ans plus tard j'allais encore payer très cher ce "savoir-vivre".

Une nouvelle fois j'apprendrai que quand on désire ardemment quelque chose, il ne faut pas "faire semblant" de ne pas le vouloir, mais bien le réclamer au contraire, car d'une part la personne qui offre peut être déçue, et bien évidemment, je ne parle pas du chagrin de celui qui avait ce désir ardent.

Cette fois, à 62 ans bien sonnés, je n'ai pleuré que deux heures d'affilée....

Il y a des âges où on doit se modérer...

Je vous embrasse.

12:49 Publié dans détresse, moi | Lien permanent | Commentaires (5)

26/07/2013

Trop de médicament tue le médicament

Quand j'ai commencé ce blog, voici trois ans, j'étais encore en activité.

Et, malgré le fait que cela se passait très bien au boulot, j'avalais encore énormément de comprimés.

• 5 mg de témésta (2 comprimés jaunes ou 5 comprimés blancs)
• 200 mg Atarax
• 2 stilnox

Dès mon arrivée en retraite j'ai décidé de me sevrer progressivement.

• j'ai commencé par l'Atarax, le plus facile. A raison d'une baisse de 0.25 mg par mois, en novembre 2011 j'étais arrivé à m'en passer totalement.

• Pour le témésta c'était une autre paire de manches.
Je prenais ce médicament depuis... 1973 car il m'était indispensable pour le travailleur de nuit que j'étais. Ma dernière nuit ce fut en décembre 2007...
Donc, là aussi, sevrage, beaucoup plus progressif, par 0.25 en 0.25. J'arrivai à un comprimé de 2.5 (jaune) 10 mois plus tard, donc en janvier 2012. Et je continuai sur ma lancée.

Sombre erreur ! J'étais alors de moins en moins protégé et je faisais crise d'angoisse sur crise d'angoisse, avec en point d'orgue la volonté d'en finir le 6 juin !!!
Je recommençai dare-dare mes 5 comprimés jaunes !

Le Stilnox, là j'avoue que le sevrage ne peut être fait qu'en cas de zénitude absolue. J'ai vu des fois où pendant 5 jours (avril dernier) je n'en ai pas pris un seul et où, en revanche (la nuit dernière tiens) avec 4 comprimés pas moyen de fermer l'oeil d'une grande partie de la nuit.

Il y a un an , m'arriva mon hypertension aigue. Aigue c'est à dire "fofolle". Pas de ces tensions d'obèses qui montent d'année en année pour arriver, en 20 ans, où moi j'étais arrivé en 2 minutes !
11/6 depuis ma naissance, d'un seul coup je suis passé à 19/13 !!!!
On a essayé sur moi plusieurs médicaments, de plus en plus costauds, et avec le dernier (Co-Olmetec 20/25) j'avoue que de ce côté j'arrive à éraser les pics..

Mais bonjour les effets secondaires !! En un mot la courante....

 

Donc, là je pense qu'il est temps de recommencer le sevrage.

Je vais de nouveau diminuer mon témesta, comme je l'ai fait en mars 2011, en me stabilisant cette fois à mon comprimé jaune 2.5 mg. Je pense y arriver (enfin.... si tout va bien !) dans 10 mois soit en mai 2014.

Le stilnox continuant d'être "à la demande".

Quand au Co-Ométec pour la tension, désormais je n'en prendrai que 1 sur 2. J'ai déjà commencé ce matin. Et si ça marche bien, dans 1 mois , ce sera 1 sur 3.... Le but étant de m'en passer.

Je vous tiendrai au courant.

A bientôt..

13:59 Publié dans détresse, moi | Lien permanent | Commentaires (2)

24/07/2013

Murielle et Robert

Lui, je le connais. Il a été mon collègue à la station de Belfort.

La dernière fois que je l'avais vu, il faisait pitié. A peine 52 ans, mais déjà tourné vers un avenir pas spécialement de ceux dont on rêve.
On a avait vite sympathisé, il m'avait raconté son histoire.

Marié à une épouse qui au fil des années le bouffait à petit feu, il n'attendait plus rien de la vie, même pas - comme l'avait chanté Dutronc voilà 47 ans - "son chèque de fin de mois".
Il n'avait qu'un seul fils, qui s'était "exilé" à Toulouse, et qu'il ne voyait que rarement, bien que les deux se comprenaient bien.
Quand, en septembre, il était - avec Bobonne - venu le voir pour son anniversaire, son fils n'en revenait pas de le voir dans un pareil état. Il se laissait complètement aller, et ne semblait désormais vivre que par le boulot. Et il redoutait le moment fatal où son père devrait prendre sa retraite, n'ayant alors plus de "dérivatif".
Par chance, le Président Sarkozy lui avait donné un coup de pouce en repoussant de deux ans l'inévitable face-à face avec sa chère et tendre...

Sentimental à outrance, il avait, 15 ans auparavant, vécu ce qu'il croyait être une belle histoire avec une collègue. De cette belle histoire, terminée au bout de 4 ans, il n'avait retenu que le meilleur, mais avait complètement zappé certains épisodes peu glorieux. Comme la fois où, lui étant en congé avec Bobonne et son fils, elle s'était laissée draguer par un gros rustaud lors d'un bal le 15 août. Elle l'avait invité aux chandelles (!) mais le mec s'était pointé avec ... sa fiancée ! La tronche de la jeune femme (qui était beaucoup plus jeune que mon collègue) qui n'avait pas alors hésité à appeler Robert au-secours !!! Robert, couiilon qu'il était avait bien sûr pardonné...

Enfin bref, depuis des années il restait prisonnier d'une histoire à laquelle il était vraiment le seul à croire, et ça tournait à la névrose obsessionnelle.
Lui, qui aurait pu tourner un scénario pour Disney, croyait de moins en moins en l'amour.
Et donc plus en la vie... Dès qu'il voyait des couples se former, il ricanait. Quand il apercevait un mariage - avec les coups de Klaxon ça ne passe pas inaperçu... - il disait tout haut "le pauvre homme"....

Alors ils se réfugiait sur la Toile. Et comme il n'était pas trop maladroit, il s'inscrivit sur un site de belote.

Là il jouait des heures et des heures, tissant parfois même des liens avec certains joueurs.

Et certaines joueuses !

Et c'est ainsi que plusieurs fois il eut pour partenaire Murielle, une belle brune aux yeux bleus d'après la photo.
Laquelle, à un moment donné, alors qu'ils venaient de mettre capot l'équipe d'en face, lui lança "tu joues comme un Dieu...."
C'était le 17 octobre.

Robert  fut à la fois flatté et touché. Première fois qu'on lui faisait un compliment depuis, depuis..... c'était tellement loin qu'il ne s'en rappelait plus.
Et c'est alors qu'il essaya d'en savoir plus sur Murielle. Il la demanda en amie facebook et il apprit que la jeune femme (elle avait 47 ans) vivait à L'ile de Noirmoutier.
Pas vraiment la banlieue de Belfort...

Cependant ils sympathisèrent de plus en plus, elle lui racontant son existence qui n'était pas non plus des plus joyeuses.

Au fil des jours, il sentait que le "trip" qu'il avait depuis des années était en train de disparaître, et que de nouveau il commençait à faire des projets. Cela en même temps qu'il ressentait quelque chose pour Murielle.
Laquelle n'était pas insensible à Robert...

A leur grande stupeur, ils voyaient que leur relation tendait de plus en plus vers une attirance réciproque, et ils finirent par se rendre à l'évidence : ils s'aimaient.

Seulement lui à Belfort, elle dans une Ile, pas le meilleur scénario.... Et en plus avec des chaînes pour l'un et l'autre !

Alors il prit le taureau par les cornes, et lui annonça sa venue en terre Vendéenne pour le mois d'avril.

Quand ils se virent pour la première fois, ce fut un beau coup de foudre. Robert m'en parlera longtemps de cette sensation-là, me disant "Ah Patrick, tu ne peux vraiment pas t'imaginer...."

Moi effectivement j'avais du mal à le croire. Déjà se rencontrer de cette façon, OK. Moi j'avais c'est vrai de nombreuses rencontres amicales issues du net.
Mais de là à tomber amoureux fou, et passer - ce que Robert me confiera - une semaine digne des plus beaux contes de fées, je restais sceptique, moi le statisticien incorrigible qui croyais plus aux chiffres qu'autre chose.

Ils doivent se revoir à l'automne et se téléphonent tous les soirs, pendant près de deux heures, alors que leurs "chers et tendres " ronflent comme des sonneurs.

Je ne réalisai vraiment la force de leur sentiment quand Robert m'apprit que, depuis leur déclaration, et à cause de la séparation, eux qui n'étaient pas spécialement enveloppés, avaient perdu l'appétit et surtout 26 kilos à eux deux....

J'espère de tout coeur qu'ils arriveront à se revoir comme ils l'espèrent et qu'ils se remplumeront...

C'est trop beau comme histoire !

Je vous embrasse.

17:35 Publié dans Marie, moi | Lien permanent | Commentaires (16)

15/07/2013

Un an de "surtension"...


Le 14 juillet 2012, je faisais encore partie des "bien portants", ensuite j'allais passer dans l'autre catégorie, celle qui doit impérativement prendre des médicaments à vie.

Pourquoi ?

Depuis exactement 20 ans, je vivais en stress.

Histoire d'amour impossible, harcèlement au boulot, décès de ma mère --> il m'a fallu gérer mon père à distance (800 km) qui s'est obstiné, entre ses 87 et ses 91 ans, à vivre tout seul dans un taudis.

Puis gérer ma fille, qui tout à coup est passée de l'état de la commune gamine à lunettes à celui de la superbe jeune fille avec lentilles, qui avait besoin de prendre sa revanche et qui du coup tournait mal. C'est grâce à son vide-président de la FCPE de père qu'elle a pu passer - par 3 fois - dans la classe supérieure : 3ème, seconde et première.

Puis ce fut mon épouse, déjà épileptique, qui acceptera du bout des lèvres une opération censée la guérir de sa maladie. Echec, et à l'issue d'une trépanation en urgence, elle gardera son épilepsie, plus une aphasie sévère et une perte importante de la vision. Depuis mars 2006, je suis à la fois psy, garde-malade, et orthophoniste à plein temps...

 

La semaine d'avant, les freins de la voiture avaient lâché, et ce 15 juillet 2012, après ces 20 années de stress, de "prise sur moi", de "tenue de coup" et autre "avalages de couleuvres", mon corps a soudain dit :

BASTA !!

Ce 15 juillet (un dimanche) je me suis aperçu que quelque chose n'allait pas juste avant déjeuner. Ca tournait. Comme si je me trouvais mal. Un genre de malaise vagal.
J'ai mangé du sucre, pensant à une hypoglycémie, rien.

Puis j'ai pensé à une baisse de tension, comme j'en fais souvent (en général j'oscille entre 10 et 12, mais parfois je descends à 9), et je vérifie alors avec mon autotensiomètre, cadeau joint avec un abonnement à Top Santé.

19/12 !!!

Je refais la mesure, sur l'autre bras, idem.
Pensant que le matériel était en cause, je demande alors à une voisine infirmière de vérifier : 19/12 itou !

Médecin venu en urgence, médicaments à aller chercher à la pharmacie de garde (21 km...)

Mécecin qui m'a dit que ces brusques montées d'hypertension débouchaient assez souvent sur un AVC.
Et que ma chance à moi, était d'avoir une tension ordinairement basse. Ce qui fait que la "surtension" n'a pas eu de conséquences contrairement à des personnes qui "naviguent" au-dessus de 14, 15 et à qui une "surpression" brutale de 7 peut être fatale.

Un mois après, à cause d'une méchante voisine, je ferai une hémorragie où je perdrai 1,5 litres de sang (tandis que "chère et tendre" se lamentera devant la voisine et moi en train de pisser du sang, car je... salopais son carrelage !! La voisine était son amie, elles étaient effectivement faites pour s'entendre...)

Je ferai 15 jours d'hôpital à la suite, et ma tension ne cessera de monter pendant 7 mois, malgré des médocs de plus en plus forts (record 23/15 le 10 février...), jusqu'au mois d'avril, où après une chute spectaculaire pendant des vacances de printemps qui m'ont fait un bien fou, elle se stabilisera à un niveau à peu près raisonnable.
Enfin, quand même, 14/9....

Sachant dès lors qu'une "surtension" comme celle de février dernier peut me déclencher un AVC.

Mais bon, on ne peut pas tout avoir.
Certes cette année 2012 m'a apporté la maladie et la preuve que mon épouse était devenue - par sa maladie, je sais - quelqu'un d'inhumain.
La déception vis-à vis de certains membres de ma famille.
Mais aussi m'a débarrassé d'une obsession qui datait de 15 ans, un espoir fou auquel je m'étais accroché alors que tout le monde me disait que, justement, c'était "fou"...

De 1980 à 2012, j'avais été sans cesse tourné vers le passé, et je m'en rends bien compte.

Mais je sais que la roue tourne, et peut-être que les années à venir me seront plus favorables ?

Je vous embrasse.

18:02 Publié dans Marie, moi | Lien permanent | Commentaires (3)

06/07/2013

la retraite fait grossir ? faux !!!

Un simple croquis valant mieux qu'un long discours, voilà le graphique qui montre que non seulement je n'ai que très peu pris de poids au cours des 20 dernières années, mais surtout que depuis 2011, année de ma cessation d'activité, la tendance est plutôt à la baisse. La retraite ne fait pas grossir !Image (31).jpg
J'ai pris la base 50, le plus faible poids auquel je suis arrivé (en fait 49.6 en juillet 1980) et 80 de sommet, le plus haut atteint (79.8 en novembre 1979).

Je vous embrasse.

17:02 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (1)