12.11.2011

coupé du monde !!

Je suis dans un cybercafé a Besançon (QWERTY.....) car hier à 12h57, mon épouse a voulu faire de la poussière et sans le vouloir a arraché (au moins) un fil de l arrivée du téléphone et du coup, plus d internet :(....
Réparation prévue mardi.

Je vous embrasse.

09.11.2011

Bobologie

Décidément, je ne m'en sors pas...

Après avoir écrit ma note "enfin guéri" (de ma bronchite tropicale qui a fichu mes vacances parisiennes en l'air) quelques jours après j'ai ressenti une petite douleur au bas du dos.

Puis, jour après jour, ça s'est étendu, et voici une semaine, je me tordais de douleur sur mon lit.

Je suis - finalement - allé voir le toubib, qui m'a parlé de "cruralgie" et m'a donné des anti-inflammatoires et un anti-douleur puissant, l'Ixprim. Et m'a envoyé passer des radios.

L'Ixprim, c'est efficace mais ça a le don de vous donner la nausée et de vous sentir complètement à côté de vos pompes. Si bien que depuis 8 jours j'ai le choix entre la nausée et un mal de chien. J'attends jusqu'au dernier moment pour prendre cet Ixprim, préférant une douleur modérée à cette sensation nauséeuse. mais quand on passe du modéré à insupportable (Brigitte me comprendra) alors pas le choix.

Pour les radios, il fallait que j'attende 15 jours si je voulais que ça se fasse à Pontarlier. Pour Besançon le délai était plus court, mais la route était bien plus longue. Alors j'ai opté pour une solution intermédiaire : Morteau. On n'y fait pas que de la saucisse, on y fait aussi des clichés (moi aussi d'ailleurs !).

J'en reviens. Après m'avoir passé aux rayons X une douzaine de fois, le verdict est tombé : suspicion de hernie discale. La maladie idéale pour un ex-animateur de radio ;-)
Il faut que j'aille d'urgence faire un scanner ou un(e) IRM pour confirmer.

J'espère que mon voyage à Lisbonne (dans deux semaines) ne sera pas compromis, les "electricos" (tramways) et les plages de Cascais me manquent.

Je vous embrasse

01.11.2011

400 ème note !

Quand je suis arrivé ici, le 23 juillet 2010, je n'en menais pas large.

J'étais issu du site Psychologies, où j'avais d'abord fait un malheur dans les forums (de 2003 à 2005) puis dans les blogs (de 2005 à 2009).

Début 2010, j'ai arrêté de payer pour Psycho. Question de morale. Illico je me suis retrouvé dans un habillage affreux, avec des fonctionnalités que je ne connaissais pas.

Aussi, ai-je abandonné ce blog pour créer d'une part "Cica2010" sur psycho, et d'autre part faire un essai en aveugle ici, sous le nom de Tomber 7 fois se relever 8.
http://tomber7foisserelever8.hautetfort.com/archive/2010/...

Cica 2010 marchait mais la technique était de pire en pire. De plus les querelles de clocher commençaient vraiment à m'énerver. Et que je t'enlève de ma liste de chouchous si tu as dit un mot de travers, je veux bien te remettre mais c'est promis tu te tiens à carreau enfin bref...

Tomber 7 fois, qui se voulait raconter l'histoire de ma vie, a eu un certain succès au début. Puis, lorsque j'ai fini de me raconter, l'audience a chuté.

Cela m'a montré trois choses :

1) Pour qu'un blog marche, il faut avoir des trucs à dire.
2) Si possible, ne pas avoir un style trop scolaire pour les dire.
2) Et aussi, un certain "socle" de lecteurs qui vous connaissent déjà et qui vous suivent.

C'est pareil en politique, voyez Bayrou....

Du coup "Lionel" a cédé la place à Patrick, et Cicatrice a migré sur Hautetfort.

La démarche était toujours la même. Faire un blog au centre duquel se trouverait l'histoire de ma vie (là, 81 notes du 23 juillet au 21 décembre) histoire qui elle-même renfermerait mes notes les plus intimes, celle d'un Amour incroyable de plus de 10 ans - avec des pointillés - raconté en 34 notes du 20 septembre au 4 décembre 2010. Soit - pour l'instant - 8.5 % de mon blog. En diminution constante, évidemment.

400 notes.

Lues en moyenne 244 fois chacune (97.726 pages lues)

44.393 visiteurs, en hausse continue. 50/jour à mes débuts, 85/jour fin 2010, le cap des 100 a été franchi mi-avril, et j'en suis actuellement à plus de 140.

18.405 visiteurs uniques.

 

Pourquoi un tel succès ?

Le panachage.

Certes une ossature centrale de 34 notes qui parlaient de ma belle histoire, entourée d'un noyau de 47 notes autobiographiques. Mais restent quand même 319 notes !

Un truc que j'avais à l'esprit depuis longtemps, c'était - dès qu'enfin je les aurais tous réunis - de compulser les hit-parades de Salut les Copains afin d'en tirer les 50 interprètes les plus classés, que je "traiterais" tous les dimanches. Ce qui a abouti pour moi à la consécration suprême : un commentaire d'un des chanteurs dont j'ai été fan dans ma jeunesse, en l'occurence Gérard Palaparat.

Dans Psycho, j'avais eu aussi un commentaire de Tatiana de Rosnay en 2006, alors qu'elle n'était pas encore la romancière à succès qu'elle est devenue, et qui m'avait demandé pourquoi je m'étais intitulé "blog de gare" ? Et je lui avais répondu que mon blog est un roman de gare, qui s'avale d'un trait mais dont il ne reste rien ensuite dans la mémoire. Elle m'avait alors répondu que je me sous-estimais...

Bref, je digresse, et en plus de ces 50 notes sur les chanteurs, des notes généralistes. La liste de mes catégories vous en dira pas mal, il y en a pour tous les goûts.

Je me suis amusé à publier mon classement "national" fait par Wikio, et selon lui, 5789 blogs seraient plus lus que le mien. Si c'est vrai, les internautes doivent être 24h/24 devant leur machine !

Bref, cela m'amuse...

Ce qui, à présent, ressort le plus de mon blog ? Son côté "encyclopédie de chansons". Outre mes notes hebdomadaires sur les chanteurs qui sont pas mal lues (le record: près de 700 lectures sur Claude François), na note qui cartonne le plus en ce moment est celle où j'indique l'âge des chanteurs. Postée en mars, elle a été lue plus de deux mille fois ! En ce moment 12 fois par jour...

Cela au départ m'a surpris, car ce n'était pas le but - caché - de ce blog, mais cela doit expliquer mon succès en tant qu'animateur radio dans les années 80 et 90. Pour ce job, il ne suffisait pas d'avoir une belle voix, savoir se servir de toute la "technique (en général 2 platines vinyles, 2 platines cassettes, deux platines CD, trois ou 4 arrivées micro - pour les interwiews - un insert téléphonique - pour faire passer les auditeurs à l'antenne - avec au milieu une table de mixage qui relie tout ça ) mais il fallait connaître son sujet !

Voilà, rendez-vous, si ma cadence se poursuit à ce rythme, à dans 3 mois et demie pour la 500ème note.

Je vous embrasse.

29.10.2011

Enfin guéri ???

Quelques toussotements hier soir à table (plutôt toux d'irritation), sans ça plus de fièvre et plus de nez qui coule.
Peut-être la fin de cette maladie à rebondissements qui aura quand même duré - au moins - 36 jours !!!

Je n'ai pas battu le record de novembre 70/mars 71 (3 mois et demie), ni celui de novembre 87/février 88 (2 mois et demie) mais quand même, c'est un chiffre assez impressionnant.

Il faut dire que beaucoup de circonstances ont fait que la guérison était difficile.

Je rappelle que c'est au départ un virus tropical, que la femme de mon frère-cousin a rapporté de Tahiti. Mais eux sont plus solides que nous, nos pauvres globules blancs ne font pas le poids face à ces virus-là...

Et au tout début, j'ai merdé.

Mon frére-cousin Jean-Yves, j'étais si heureux qu'il soit de retour, que s'il m'avait demandé de rentrer dans le Doubs en mobylette je l'aurais fait !

Là non, c'est autre chose. Jean-Yves est très baba-cool, ne jure que par l'homéopathie et les médecines douces, allergique à tout médicament allopathique.

C'est le 22 septembre que j'ai commencé à sentir le "truc" arriver. Et là, au lieu de faire comme d'habitude, de me bourrer de vitamine C, j'ai suivi le conseil de Jean-Yves, à savoir... me soigner avec du chlorure de magnésium ! Je ne dis pas que ça ne marche jamais, mais déjà il faut être "formaté, et ensuite ne pas être trop fragile, comme je le suis de ce côté-là, depuis la perte de mes 30 kilos en 6 mois, où mes défenses se sont faites la malle...

Bref, ça n'a pas raté, le dimanche 25 j'étais tellement mal que j'étais incapable de conduire ! nous étions un peu avant Moulins, et j'ai dû passer le volant à mon épouse pour les quelques 300 km qu'il restait...

Je suis resté au lit le lendemain 26, et le 27, après une nuit que j'avais estimée "réparatrice", ça allait mieux et j'ai pu sans trop d'encombre accompagner mon épouse chez sa psy à Pontarlier.

Mais le lendemain, rebelote ! C'est alors que j'ai écrit la note "crévologie" http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2011/09/28/la-cre....

Puis ce furent les vacances à Paris. Qui n'ont rien arrangé, d'une part à cause de l'ozone qui était à un niveau essez élevé, et ensuite à cause des supermarchés ! Si, vous savez, quand il fait 30 degrés dehors, que vous êtes vêtu(e) très léger, et que le rayon alimentation se trouve à une température située entre 5 et 15 degrés - because les congélateurs ouverts et les produits frais...

De retour, à nouveau j'ai senti des "mieux". Par exemple pour aller voter (blanc) au second tour des primaires, au prix de 42 km de voiture. Puis quelques jours après je suis monté au-dessus de Pontarlier, à 1323 m l'air était très sain, malgré la température négative. Et c'est cette température négative qui m'a fait un bien fou...

Mais hélas, ça n'a pas duré.

Le "vraiment mieux" a commencé avant-hier, alors qu'il faisait un temps superbe, et chaud (19 degrés à 900m), à tel point que j'ai mis la clim dans la voiture. Et - j'ignore si c'est à cause de ça - je sentais peu à peu mes bronches se délivrer grâce à cet air filtré...

Nuit réparatrice, puis sieste aussi réparatrice, hier s'est passé sans encombre, en dehors de quelques toussotements pendant le repas.

Si cette note est encore là ce soir, vous pourrez considérer que ma bronchite tri-annuelle est terminée.

Je vous embrasse.

22.10.2011

Ouhans : 1 ans déjà

Nous sommes arrivés ici le 22 octobre 2010.

Qu'il y a -t'il à retenir de cette année ?

Le tout début fut assez "hard" pour moi, devant ranger mes affaires (en 60 ans on en entasse) et devant encore bosser à Lons 4 mois et demie.
Pour ce faire, je fis un "deal" avec mes collègues, à savoir sacrifier mes vacances, et prendre un jour de congé chaque semaine - ça tombait pile ! - , de manière à ne devoir que 28 heures à l'administration. Je serais en quelque sorte à 80%.

Là-dessus, bosser 2 ou 3 jours consécutifs espacés d'au moins 3 jours. je dormirais là-bas,
DSCN7088.JPGsur un lit de camp. Je ne serais pas malheureux, ayant tout le "confort" possible : une lampe à 5 euros achetés dans une Foirfouille, la télé (la mienne en fait, offerte à la communauté quelques mois avant sans me douter qu'elle allait me servir à ce point-là) et le chauffage.

Bon, il y avait certes les ressorts de ce vieux lit des années 80 (que j'ai laissé là-bas), les coups de téléphone de cinglés qui, à 1 h du matin voulaient savoir le temps qu'il ferait, et le bruit dantesque du vent (6ème étage) avec les échafaudages, qui resteront jusqu'en février. Plus quelques rongeurs, souris et rats, qui de temps en temps passeront dans mon champ de vision.

 

Mais arrivé vers le 10 novembre, je me rendis compte que je ne pourrais plus y aller en voiture, vu que je ne conduis pas la nuit, sauf contraint et forcé. Ce sera le temps de la SNCF. Partant de chez moi vers 17h15 (au cas où un tracteur se mettrait sur la nationale), train à 18h03 pour Mouchard, correspondance de 3/4 d'heure là-bas pour attraper un TER qui m'y amenait à 20h22.
Puis les horaires s'arrangèrent, et je pus arriver là-bas à 19h52. Entre-temps j'avais fait la découverte d'un petit resto, "le bar à pâtes", qui servait un menu complet, boisson comprise, à 6 euros 50 !

http://lebarapates-lons.fr/

Il ne saura peut-être jamais, ce gars, à quel point il m'a facilité la vie ! Plutôt que manger un quelconque Fleury-Michon dans la station, là j'avais la convivialité et le bien-manger ! Au début, comme tout le monde, je mangeais dans une assiette en plastique avec des cuillers du même métal et gobelet de vin, puis ce fut assiette en porcelaine, couverts métalliques et verre normal, et enfin, ce fut un ballon de vin offert, et repas pris en face du propriétaire.
Si vous passez par Lons, allez-y, franchement c'est sympa, c'est pas cher et c'est bon.

Le retour était plus rock and roll : Pas de car avant 18h03, pour arriver à Mouchard (39) à 19h10, où je prenais mon (excellent) repas au buffet de la gare, avant de prendre le TGV Paris-Lausanne, entre 20h18 - son heure normale - et 22h parfois, pour une demie-heure où à Frasne (25) je prenais un train Suisse, qui me déposait à Pontarlier. Là, déneigement / déglacement de la voiture (entre 0 et 30 minutes, il y avait des jours où il n'avais ni gelé ni neigé) puis entre 20 et 40 mn de route suivant l'état de celle-ci, et j'arrivais enfin chez moi, à 90 km de route de Lons le Saunier, entre 21h22 (si tout se passait bien ) et 23h55 comme cela est arrivé une fois.

Mais, à Ouhans, problème : pas d'internet !!!! Alors c'était le bas débit, c'est à dire, pour écrire une note comme celle-là, une soirée entière !!!! Et encore, pour trouver un petit modem, Orange me soutenait mordicus qu'avec Windows 7 on ne pouvait pas avoir le bas débit (une connerie), puis que sur Ouhans, l'ADSl ce ne serait pas avant l'horizon 2020. J'ai à présent 16 méga... (deuxième connerie). je suis - par nécessité - chez orange, mais si vous avez le choix, n'y allez pas, leur Hotline est calamiteuse au plus haut point.

Néanmoins, mes collègues m'octroyèrent quelques "plages de récupération" moyennant un service plus tendu, durant lesquelles je pus aller en Bretagne et à paris (décembre 2010) et sur la côte d'Azur (janvier 2011).

Après deux mois d'enfer (décembre et janvier) où le thermomètre avait du mal à franchir le zéro en journée et où la neige, devenue de la glace, rendait toute circulation impossible, après mon
DSCN7187a.jpganniversaire (la fameuse barrière des 60 ans) je pus de nouveau prendre ma voiture. Au début, il me fallait bourrer au départ de Lons, la nuit me prenant à 30 km de chez moi, puis rapidement les jours s'allongèrent et vers le 25, tout le trajet était fait de jour.

Mais ce devait être mon avant-dernier trajet, car la retraite est arrivée le 3 mars.

Ensuite, suivirent quelques semaines où je me demandais dans quel statut j'étais, vu que je disposais de mon temps plein à gogo, que je pouvais tomber malade sans demander d'arrêt maladie...

Ma première "paye" me fit réaliser. Mon salaire était divisé par deux, j'étais revenu au temps de "la vache enragée" que je raconte dans une de mes notes.

Bref, il fallait faire attention !

Il nous fallait penser au revenu de complément, et je pensais aux panneaux photovoltaïques.
Certes, Sarko, en vue de sortir du nucléaire avait néanmoins complètement dissuadé les candidats à s'équiper (crédit d'impôt ramené de 15.600 à 3.900 euros, rachat du KWH passant de 0.67 à 0.43 centimes) mais si cela empêchait dorénavant 70 % du territoire français de s'équiper, sinon à perte, j'avais calculé que même avec les "nouvelles conditions", je pouvais amortir mon installation en 7 ans.

Le 3 mai, le représentant d'EUROFRANCE SOLAIRE était chez nous, nous prédisant un été "productif", mais à l'heure où j'imprime, c'est à dire quelques 6 mois plus tard, toujours pas de production...

Je n'avais qu'à choisir une société fiable, après tout !

Sinon, Grande Réconcilation inter-voisins, après que le fils et la belle-fille d'une voisine (à présent cul et chemise avec mon épouse) nous aient grugés de quelques 2000 euros, sur lesquels nous en avons récupérés 800.

Je me suis inscrit dans une association, qui ne pouvait être autre que... la bibilothèque du village !

Mon épouse est devenue raisonnable sous la pression des voisins, et promit de ne plus conduire - sauf urgence, laquelle arrivera un jour de septembre). Du coup on vendit une des deux voitures.

Le 28 mars, on ira assister au concert de Sardou à Montbéliard.

Puis les Gîtes de France faisant une promo monstre, on ira passer au mois de mai une semaine à Chamonix, à présent proche (186 km par la Suisse).

Début juillet, nous irons un week-end à Paris voir notre fille et son compagnon. Eux viendront fin août, sous le cagnard....

Hélas le 1er août mon épouse fera une grave crise d'épilepsie, et sera transférée (en hélicoptère) à Besançon, puis à Dole, puis à Besançon, puis à Pontarlier où elle ressortira 15 jours après.

Je devrai partir à 11h du matin pour revenir vers 21h, afin de la voir...

Nos voisins se montreront très... discrets (sauf un couple, Claire et Claude) ce qui me fera réfléchir sur notre avenir dans le village, quand nous aurons pris quelques années.

Et enfin la Bretagne et Paris.

Un an de passé dans cette maison.

Ferai-je mieux qu'à Paris Rue de Buci II (11 ans, du 1er septembre 1961 au 1er septembre 1972) ?

- Qu'à Paris Rue de Buci I (10 ans 8 mois, du 30 janvier 1951 au 31 août 1961) ?

- Qu'à Mende I (8 ans 6 mois, du 1er mars 1987 au 1er septembre 1995) ?

- Qu'à Séné (56) (5 ans 9 mois du 1er décembre 1998 au 1er septembre 2003) ?

- Qu'à St Etienne de St Geoirs (38) (4 ans du 1er septembre 1975 au 1er septembre 1979) ?

- Qu'à Embrun-HLM (05) (3 ans 4 mois du 1er mai 1981 au 1er aout 1984) ?

- Qu'à Châteauroux les Alpes (05) (2 ans 7 mois, du 1er aout 1984 au 1er mars 1987) ?

- Qu'à Mende II ( 2 ans, du 1er septembre 1995 au 1er septembre 1997) ?

- Qu'à Vannes (1 an 3 mois du 1er septembre 1997 au 1er décembre 1998) ?

- Qu'à Paris Rue de Crimée (1 an 2 mois et demie du 15 juin 1974 au 1er septembre 1975)

- Qu'à Millau (1 an 1 mois, du 1er septembre 1979 au 1er octobre 1980) ?

J'ai déjà battu Embrun -I, 7 mois, du 1er octobre 1980 au 1er mai 1981....

Et puis Paris - Chambre de Bonne rue d'Amsterdam (5 mois, du 15 février au 15 juin 1974)


Vous me direz qu'en additionnant ça ne fait pas 60 ans et 9 mois. Certes. De septembre à novembre 1972, j'ai été à mi-temps chez mon père au Vigan (30) et au sommet du Mont-Aigoual (30/48).

En décembre 1972 service militaire à Rochefort sur Mer.

De janvier à août 1973, service militaire à Istres (13)

D'août à novembre 1973, service militaire à Orange.

Et de décembre 1974 à janvier 1975, boulot à Orange, moitié chez mes parents au Vigan et moitié là-bas.

Ah, j'ai bougé ! Pierre qui roule n'amasse pas mousse dit-on, et je me demande comment j'ai pu garder des amis de 49 ans (mon cousin/frère Jean-Yves), 46 ans (Bernard, de Quimper) et de 31 ans (Michèle, de Lille) !!!

Je vous embrasse.

17.10.2011

Le sort de Bob va se jouer cette semaine

D'un côté, mon épouse, qui ne rêve que de l'euthanasier, ne voyant que des "bénéfices" à court terme (l'hiver arrive, on devra le faire coucher dedans et il risque de s'oublier... les vacances sont dans un peu plus de deux mois, que va-t'on en faire ? ..... Ses croquettes "chat diabétique" nous coûtent 30 euros par mois)

De mon côté, je joue la montre, ne tenant pas du tout à ce que Bob, tant qu'il ne souffre pas (et il ne souffre pas) soit tué.
Alors, d'un côté je relativise la chose. Pour l'hiver, je pense que le garage et la buanderie feront l'affaire pour la nuit, en lui laissant un petit coin de fenêtre ouverte s'il veut faire ses besoins.

Pour les vacances, on lui trouvera une pension. Deux fois 9 jours, ça fait 18, que multiplie 7, ça fait 126 euros, notre chat vaut quand même plus de 126 euros.
Question pognon, c'est vrai que depuis le début de l'année ça chiffre, avec ses croquettes spéciales. Mais il suffit de se priver d'autre chose (par exemple de l'apéro. Le "Macvin" est certes excellent mais coûte deux fois plus cher que le Martini.)

Pour l'instant ma tactique est simple : je joue la montre, comme on dit, et je me refuse à le faire piquer si son taux de diabète ne monte pas. De ce fait, tous les trois mois, on le fait analyser. Et les deux dernières analyses sont encourageantes. Les croquettes font effet, et son diabète non seulement ne monte pas mais baisse légèrement.

Mais demain, c'est le jour de l'analyse, pratiquée tous les trimestres (mi-avril, mi-juillet, mi-octobre).

Je comptais la repousser d'encore quelques jours mais la météo ne l'entend pas de cette
oreille : jeudi matin, quelques centimètres de neige recouvriront les routes autour de Pontarlier. Or - Bob doit être à jeun - c'est le matin que l'analyse doit être faite.

Donc demain soir, c'est le résultat de l'analyse qui déterminera le sort de Bob.

Si son diabète recommence à monter, je pense qu'il ne verra pas le mois de novembre.
S'il stagne, je lutterai de toutes mes forces, et s'il continue à descendre, le sursis lui sera accordé. Jusqu'à la prochaine analyse (mi-janvier)

J'ai averti mon épouse : pour moi, quels que soient les résutats, je suis contre l'assassinat du chat. Je n'oublie pas qu'il "fait partie de la famille", et quand l'un de nous était malade il allait sur son lit. Je parle à l'imparfait car à présent, il y a des hautes marches pour accéder aux chambres, qui sont un barrage pour lui.

Quand à elle, je sais qu'elle est - contrairement aux apparences - très "secondaire", et que si sur le moment elle ne verra que les avantages, le printemps revenu elle réalisera que nous ne sommes plus que deux.  Et ça ça risque de lui faire mal... Elle a dû oublier QUI lui tenait compagnie pendant mes jours de folie pour le boulot entre novembre et mars ???

Vous me direz, mais es-tu si faible avec elle que tu ne peux t'opposer à ce qu'elle fasse tuer le chat ?

C'est compter sans ses crises de démence...

Lisez cette note, vous comprendrez :

http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2011/01/27/la-der...

Pour moi c'était déjà une tentative de meurtre !

Il se peut très bien qu'un jour, elle fasse pire, voire "dans les règles" en profitant que je suis "en bas à l'ordinateur" pour prendre le matou dans la voiture et le conduire à l'abbatoir.

Demain soir, je saurai.

Je saurai si je peux encore profiter de mon chat pour trois mois supplémentaires.

DSCN7540.JPG

Je vous embrasse

16.10.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : NICOLETTA - I

L'ascension (1967 - 1971)

Je parlais de mon tortionnaire ce matin, mais il possède au moins une qualité : comme moi il adore Nicoletta !

Nicoletta a 23 ans quand elle sort en février 67 son premier disque, pour oublier qu'on s'est aimés. D'entrée mon préféré d'elle avec une phrase magique :
Combien de fois / dire ton nom / pour qu'il ne soit / plus ton nom à toi ? C'est vrai que le jour où je pourrai dire Nathalie sans penser obligatoirement à la mienne, je pense que je serai tiré d'affaire. Et pas facile pour moi d'être tombé sur le prénom féminin le plus répandu....

Mais je digresse.

Pas de classement pour ce premier disque. Mais le second, la musique, qu'elle sort en juin, sera beaucoup passé sur les ondes et du coup classé pas moins de 12 semaines dans le hit, avec une prometteuse 12ème place en septembre. SLC hésitait, les auditeurs beaucoup moins, le disque sera 5ème des ventes !
En plus elle sera numéro 1 au top 50 34 ans plus tard, pendant 9 semaines de décembre 2001 à février 2002, mais chantée par la Star Academy !

Son 3ème disque, sorti en septembre, adaptation du tube de l'été a whiter shade of pale (Les orgues d'antan) ne sera pas classé.

En novembre, 4ème disque. Avec l'adaptation de How can I be sure des Young Rascals, également un tube chez les Anglais, je ne pense qu'à t'aimer : 21ème en décembre. La face B se glisse dans l'antichambre, sans plus, pourtant on entendra parler d'elle : il s'agit de Il est mort le soleil...

1968.

Everlasting love, N°1 à la BBC, aura inspiré au moins deux chanteurs : Joe Dassin avec plus je te vois et plus je te veux, et Nicoletta avec L'amour me pardonne. Mais cette dernière, sortie en mars, piétinera 4 mois dans l'antichambre. Sa face A Une enfance marchera mieux, 9 ème en avril.

En juin, elle adapte carrément Frank Sinatra ! Fly me to the moon devient Il ne me restera rien, et restera... 13 semaines dans le hit sans jamais dépasser (en août) la 19 ème place...

En novembre, c'est liberté mon amour, qui se classera jusqu'à la 8ème place.

Pas mal tout ça, mais toujours pas de Nicoletta dans le top 20 des interprètes annuels.

Mais 1969 sera une bonne année.

Qui commence par Jeff, sortie en avril, et qui se classera 10ème en juin.
Elle chante Brel en juillet avec quand on a que l'amour, 20ème en août.
Doublé sur ce disque, la face B les nuits sont trop courtes en hiver se classera 15ème en septembre.
Et un premier podium avec le disque qui sort en novembre ma vie c'est un manège : 11 semaines dans les 10 premiers, et une 3ème place en mars 1970. Peut-être même une seconde. Et une 6ème place à la vente de disques.

Avec 4 titres classés, dont un sur le podium, Nicoletta prend la 13ème place des interprètes.

Il faudra attendre juin 1970 pour voir apparaître son disque suivant, un négro spiritual du nom de Litanies pour un été. C'était osé mais la belle Nicole se classera 18ème en juillet.

Puis un passage à vide.

Un de ses plus beaux disques, les mendiants d'amour, sort en octobre. Mais ne sera pas classé. Ce sera son dernier super 45 tours.

1971

Son premier single ne marche pas mieux, avec ouvre ton coeur, sorti en avril. Pas de classement.

Nicoletta a alors un doute, deux "roues de bicyclette" de suite, c'est pas bon signe....
Elle tente alors sa chance avec une des innombrables adaptations d'une chanson des Pop Tops qui a fait un carton. Mais elle a l'intelligence de ne pas attendre, de le sortir dans la foulée.

Bingo !

Sortie en septembre 1971, Mamy Blue est 4ème en octobre, numéro 1 en novembre. Côté ventes de disques, numéro 1 en octobre, numéro 2 en novembre.

Nicoletta est relancée...

La suite la semaine prochaine.

Je vous embrasse.

14.10.2011

Ma mémoire fout le camp !

Certes, j'ai encore de beaux restes, je peux, par exemple vous citer toutes les stations de métro de la ligne 4 dans l'ordre, je peux énumérer (presque) tous les vainqueurs du Tour depuis les années 60.
Mais il m'arrive aussi d'avoir de méga-trous.

De plus en plus souvent, je me lève de ma chaise, monte l'escalier et me demande une fois arrivé en haut pourquoi je suis monté !
Idem pour essayer de retrouver des noms. Mais comment il s'appelle celui-là ???
Ou, en écrivant une note, chercher mes mots.

L'an passé c'était anecdotique, mais cette année ça empire sérieusement.

J'ai une piste : ce pourrait être l'usage des somnifères, anti-dépresseurs ou antianxyolitiques. C'est paru récemment dans la presse.

Si c'est ça, alors que faire ? Car après l'Atarax, j'avais décidé de m'attaquer au Témesta.

Mais j'ai aussi constaté une chose : Moins j'ai de mémoire, plus je me sens bien. Car - ceux qui m'ont lu depuis le début le savent - mon salut passe contre la lutte contre certains souvenirs. Et, comme les autres, mais de façon moins rapide, ces "certains souvenirs" ont tendance aussi à s'estomper.

Elle m'avait écrit en février 2003 "tout ce que je souhaite, c'est t'oublier".

J'avais pris ça très mal, mais aujourd'hui je comprends : Vu ce qu'on a vécu, il n'y avait que deux façons de s'en sortir, et pour elle et pour moi : se tuer ou essayer d'oublier, oublier ce que nous fûmes.

Après avoir essayé - sans succès - la première solution, je vois que la seconde pourrait, peu à peu, devenir réalisable.

Je ne sais pas si tout ce je raconte est compréhensible.
Connaissez-vous Frédéric Lerner ? Et sa chanson "être libre" ?

Ecoutez-la, et vous comprendrez mieux mon charabia :


Je sais que je me dirige tout droit vers Alzheimer si le processus s'amplifie. Ce que je ne souhaite pas, car je ne veux pas être un fardeau pour mes proches.
Mais l'idéal serait une bonne atténuation des souvenirs, assez grande pour que, justement, je sois "libre", mais pas au-delà.

J'en demande trop, non ?

Je vous embrasse.

13.10.2011

Blog "psychologies" supprimé : je republie ici

Nombre d'ex-bloggueurs de là-bas pourront hélas vérifier que tout ce qu'ils ont écrit est parti en fumée, sans le moindre avertissement des "modérateurs".

Depuis 3 ans, ayant prévu - et publié - cette mort inévitable, j'ai alors tout enregistré sur Word. Près de 1500 notes quand même, qui représentent une belle tranche de vie.

Si l'immense majorité de ces notes est personnelle (comme début 2006 l'épisode de l'hospitalisation non prévue de mon épouse - suivie d'une trépanation, non prévue non plus) une certaine quantité peut se révéler utile.

Par exemple, Damart.

J'avais fait une note sur la stratégie de ce groupe qui consiste à faire croire à tout le monde qu'ils sont les heureux gagnants de quelque chose. Et que pour savoir qu'il n'en est rien, il leur faut passer 3 heures d'horloge munis d'une loupe ultra-grossissante pour comprendre que c'est en fait une vaste fumisterie.

C'est une de mes notes - non personnelles - qui a reçu le plus de commentaires. Près de 50. Et je vois, tout à l'heure à la télé, dans "envoyé spécial", que ça continue... Ma note est donc toujours d'actualité !

Mais le blog ayant été effacé, si on tape "Damart arnaque" sur Google, on ne tombe plus sur mon blog, alors qu'il était dans les 5 premiers ne serait-ce que l'an passé.

Ceci n'est qu'un exemple. J'avais fait à mes débuts d'assez belles notes sur la Lozère, sur la folle aventure des radios libres, sur le harcèlement en général. J'avais commencé une série sur les stations du métro parisien. J'avais fait une saga sur les prénoms.
Tout cela est passé à la trappe. Ce n'était - comme la prétendue dette de la France - que du virtuel.

Aussi ai-je l'intention de republier ici certaines des notes de ce blog afin que ces écrits ne soient pas perdus à jamais...

Pourquoi cette note ? Parce que je suis lu en moyenne par 150/200 personnes/jour, dont une grande partie doit provenir de mon ancien blog. Et c'est pour ceux-là que j'ai écrit ces lignes, quand ils s'apercevront pour certaines notes qu'ils "l'ont déjà lu quelque part..."

Je vous embrasse.

 

PS : j'ai toujours la crève. je vais aborder ma 5ème semaine !

06.10.2011

Paris, septembre/octobre 2011

Ca va mieux (le matin ça va toujours mieux) et je m'autorise donc à publier mon séjour Parisien.

Jeudi, premier jour : à la fois une immense satisfaction et une profonde déception. La satisfaction vient de la demoiselle qui nous louait, laquelle s'est déplacée à la station de RER Vincennes - nous étions en retard, TGV Lyria...! - pour nous donner en toute confiance les clés de son appartement.
Dans lequel rien n'avait été enlevé, même son argenterie (dont elle me dira plus tard ignorer l'existence !)
Une confiance pareille, dans le Paris de 2011 m'a scié !

A ce propos, je tiens à féliciter le conducteur de la rame TGV, malgré qu'il ait pris un retard de 35 minutes entre Pontarlier et le départ de Dijon, qui a fait son possible pour le rattraper, et.... passer sous la barre de la demie-heure (28 mn) à l'arrivée.
Comment ça pour éviter le dédommagement "horaire garanti ?" Mauvaises langues !!

Mais, quelques heures après, grosse déception, pourtant prévisible. C'est à cause de cet épisode que je voulais faire baisser le thermomètre avant d'en parler, ayant déjà été trop "franc" avec quelqu"un qui l'a mal pris sur mon séjour en Bretagne.
Là, rien à voir, pourtant. Un couple dont j'avais suivi, voici 41 ans, la formation. Ils étaient jeunes, pas très beaux, mais adorables. Avec trois autres copains nous avions été inséparables pendant 6 mois.
Ils ne connaîtront jamais d'autre partenaire, et seront l'un pour l'autre l'homme et la femme de toute une vie. Pour moi c'était magique... Et je voulais le leur dire. J'avais souvent hésité, connaissant leur adresse, mais le hasard m'ayant cette fois place à 400 m de chez eux, je n'ai pu résister.

Hélas, devant un immeuble cadenassé, j'ai quand même téléphoné à la dame devant la porte, qui me raconta des histoires à dormir debout avec des beaux-parents à placer dans des maisons de retraite, et que vraiment elle n'avait pas, en ce moment, une seule minute à me consacrer. Même pour un coucou furtif.
Néanmoins, nous resterons en bas de sa porte 25 minutes à nous téléphoner....

J'en connais qui vont tout de suite bondir, et me dire, par exemple :

Peut-être les pensées et les émotions vécues auparavant ne sont plus au rendez-vous ? Peut-être ont-ils des problèmes que tu ignores et qui font que ? Peut-être ne faut-il pas prendre comme un rejet ou comme un abandon ce qui ne l'est pas ? Peut-être faut-il que tu cesses un jour de prendre pour toi (ou plutôt contre toi) ce qui se passe autour de toi et qui ne t’appartient pas? Les vies des gens sont bien souvent en roue libre, elles se croisent, se suivent, se décroisent, se parallèlisent, se recroisent à nouveau ou jamais, sans que l'on sache bien pourquoi, sans que l'on puisse dire pourquoi, sans qu'il y ait d'autres "explications" que la vie elle-même. L' "investissement" que l'on place des les gens que l'on rencontre est parfois fort, certes, et la rencontre ne survient véritablement que s'il y a accord et désir. Il suffit parfois -souvent- d'une étincelle pour qu'elle ait lieu, et parfois aussi d'un coup de vent pour que la flamme s'éteigne. Que ce soit en amour ou en amitié, les "gens" passent, les histoires vivent et parfois meurent. Ou prennent momentanément la tangente, au grand étonnement de l'un des partenaires...

Ce qui serait rigoureusement exact s'il n'y avait pas eu mensonge : pas une seule minute à me consacrer, et pourtant 25 minutes de conversation téléphonique que ma batterie a abrégé...
Je pense qu'ils vivaient leur propre vie bien pépère et qu'ils n'avaient pas envie de revoir le miroir que je serais devenu. Elle et moi avons 60 ans, plus 20....

Donc la passe de trois n'a pas eu lieu.

Cela sous un cagnard incroyable : A 20h, 27 degrés là-bas


http://www.meteociel.fr/temps-reel/obs_villes.php?code2=2&jour2=29&mois2=8&annee2=2011&envoyer=OK


et 13 degrés ici - d'après ma station !!!

Vendredi, second jour : un truc à faire, qui ne vous ruinera pas, c'est de descendre le canal St Martin, depuis les grands bassins de la Villette jusqu'à la Seine, qu'on longe jusqu'au louvre. Magique !

Ce jour là, 28 degrés à 20h, 12 ici.

Grande première pour moi : nous avions des tickets de cinéma à tarif réduit, et j'ai choisi la nouvelle guerre des boutons. Logiquement je ne devais pas pleurer, me souvenant de la première version.

Mais l'histoire n'était pas la même, et entre les conneries des gamins on voyait se profiler l'occupation et se nouer des ydilles. On voyait des scènes bouleversantes avec la musique qui allait avec.
J'avais toujours mon "truc" dans ces cas-là : à la première montée de larmes, m'enfoncer un ongle dans le bras, jusqu'au sang.
Hélas, ça ne marcha pas, et à la fin du film, le bras en sang et moi en pleurs, je mis au moins deux heures à "récupérer". Séquelle de mon Histoire d'Amour : je suis définitivement perdu pour le cinéma...

Le samedi c'était la Nuit Blanche. Avec toujours la crève, et je dois dire que c'est la dernière fois que j'y viendrai. Ca devient invivable, comme la fête des Lumières à Lyon. Pour ceux qui aiment être noyés dans la foule, et adorent faire des queues de 45 mn pour voir une attraction, allez-y.
Moi, c'est fini.
J'ai quand même réussi à prendre en photo le cloître des Billettes (1427)

DSCN0314.JPG

Là encore, 25 degrés à 22h (en dehors de la foule) alors que c'était 9° chez moi....
On a essayé l'autre "pôle", Montmartre, kif kif bourricot ! à des presque minuit, des queues de 500m...

On aurait mieux fait d'aller au Festival des Vendanges de Suresnes, qui proposait aussi des attractions nocturnes, mais moins bondées, avec des chaises au milieu des cours.

Mais le dimanche il y aura là-bas une session de rattrapage, avec d'aussi beaux spectacles :

DSCN0327.JPG

Sans filet, je précise....

Le lendemain c'était jour du départ, mais le TGV était à 17h, aussi avons-nous profité des "heures fraîches" de la matinée. C'est à dire en-dessous de 25 degrés. Soit avant 11h.... Ensuite il faut attendre 21h pour retrouver les 25 degrés.

Nous sommes allés sur un des sommets de Paris, non pas Montmartre, mais Porte des Lilas (je n'ai pas vu Henri), et je pouvais voir, tel un feu de forêt, la masse de pollution dans la banlieue nord :

DSCN0347.JPG

photo sans retouche  !!!

Puis nous avons quitté la ville-lumière à 17h avec les 29 degrés habituels, et nous sommes arrivés à Pontarlier à 21h avec vingt degrés de moins....

A retenir : Paris restera toujours aussi beau, la confiance formidable de la demoiselle de la location, et le fait qu'une amitié ça se cultive, et que le "coucou c'est moi, tu te rappelles d'il y a 40 ans", ça ne marche que dans les films US à fort budget.

Je ne peux résister à vous joindre l'appréciation de la demoiselle de la location sur le site où l'on a réservé :

Un couple merveilleux d' humanité , de reconnaissances et de respect de la situation et de la maison. Leur présence m' a réchauffé le coeur. Je souhaite à chacun d' accuellir des personnes si prévenantes. Un grand merci.

Nous pensons la même chose d'elle....

Je vous embrasse.

04.10.2011

La Bataille de l'Atarax

D'abord, résolution : Vu les gaffes que je commets - ici ou là - à cause de cette satanée maladie, j'arrête mes écrits, que ce soit ici ou sur Facebook, tant que celle-ci n'est pas finie.
Mes (riches) aventures parisiennes attendront.

Mais en revanche, je m'autorise à publier un graphique, qui j'espère parlera tout seul : j'ai réussi, en 8 mois, depuis le début de ma retraite,  à passer de 200 mg d'Atarax à 0. Le reste suivra.
Voilà, je vous embrasse.

graph médocs.jpg

Mon voyage en Bretagne : 2) la réconcilation - version rectifiée

Il faut d'abord que je vous fasse lire une note écrite voici fort longtemps sur un autre blog.

Bernard

Qui l'eût cru ? Encore une note de ma catégorie "détripage" !
Catégorie loin d'être épuisée, car j'arrive toujours à "gratter" dans mes souvenirs.

Là je vous parlerai de Bernard, celui qui fut mon "meilleur ami de vacances".
Bernard, je l'ai déjà évoqué dans une note il y a presque un an et demie. J'ai même mis sa photo, enfin notre photo car quand nous nous sommes pris au photomaton, cette fois-là, en 1969, nous étions inséparables.
Cette note, complètement passée inaperçue à l'époque, s'appelle Nadine.

Bernard et moi nous nous sommes connus il y a quelque 43 ans... Juillet 1965 très exactement.
Nos tout premiers rapports ne furent pas des plus aisés, car nous étions... rivaux ! Rivaux par rapport à la femeuse Nadine à laquelle je renvoie. Et bonjour le contraste entre le breton buriné et le jeune parigot blanc-bec.... Nous avions respectivement 14 et 12 ans.

Puis nous avons entamé une correspondance, plutôt assidue, pendant l'année qui a suivi cet été 65. Si bien qu'à l'été 66 notre regard l'un sur l'autre a changé. Certes, nous étions toujours fous amoureux de la fameuse fille, mais - comme dans les chansons de Johnny à l'époque - notre amitié passait avant.

1967. Toujours au même endroit (Ste Anne du Portzic près de Brest pour ceux qui connaissent), et cette fois pour deux mois. Damned, mon ami était entré dans la vie active, et ne pouvait plus venir à la plage... Mais heureusement, j'avais mon vélo, et grâce à cet engin j'ai pu aller le voir régulièrement "après l'turbin". 20 km aller-reour, dont une côte impraticable à vélo, ça me faisait les muscles !

68. Là je ne devais quasiment pas le voir. On passe rapidement à 69.

Ce fut notre plus bel été. Nadine était partie avec un troisème larron (qui est actuellement le secrétaire général de mon syndicat !!! - la vie joue de ces tours...) et, pour oublier ça en particulier, et les filles en général, nous avons fait les 400 coups. Nous campions dans une petite tente canadienne, que nous ne rejoignions qu'au petit matin, après avoir passé le nuit à sillonner les rues de Brest, non pas clopin-clopant, mais buvant-clopant ! Certes ce n'étaient que des canettes de bière, mais pour moi qui ne voulait pas entendre parler de vin à table, c'était déjà un exploit ! La photo que j'ai mise dans ma note Nadine date de cette époque.
Bon, je vois que vous piaffez, alors la voici, la photo en question où on pourra noter ma superbe chemise à fleurs...

6907a

Oh yeah !!!

Nous n'étions plus en vélo, mais en moto !!! On jouait la fureur de vivre, et j'avoue que la parenthèse du 21 juillet (quand on a marché sur la Lune) m'a parue alors très, très décalée.

Ce fut le dernier été que je passai à Brest.

Pendant deux ans nous continuâmes à nous écrire, et la Vie se chargea assez vite de nous séparer. En 72, lui et moi étions déjà "casés" !!!!


Et puis le temps passa.

Tanjipasse_3

 



Pour moi Roissy, un premier mariage, l'Isère, Millau, mon divorce, les Hautes-Alpes, mes années radio, mon second mariage, la naissance de ma fille, Mende....

21 ans très exactement. 21 ans pedant lesquels je pensais à mon ami Bernard.
Et, sans doute influencé par "Perdu de Vue" (après Courbet, voilà Pradel). Je préfère le dire moi-même avant que des esprits chagrins s'en emparent lol ) en mai 1990, alors que j'étais en vacances à Lorient, j'entrai dans un bureau de poste et tapai sur le minitel son nom, son prénom, et "Finistère".
Et je trouvai un Bernard X... près de Pont l'Abbé.

Sans téléphoner, je parcourus les quelques 100 km pour me rendre à l'adresse indiquée, le coeur battant.
Et là-bas, je tombai sur son épouse, qui resta perplexe devant mon histoire abracadabrantesque. Mais elle me confirma que c'était bien mon Bernard de Brest, que son boulot avait amené à 80 km de là. Bien entendu je me suis abstenu de lui dire que pour ma part j'avais déjà traversé 5 fois la France...

Elle lui téléphona à son boulot, pour lui dire que "un certain Patrick que tu as connu il y a 25 ans est là".
Il a parait-il sauté de joie, a demandé à ce que je vienne là-bas, ce que je fis. Toujours le coeur battant.
On s'est vite reconnus, car physiquement on avait bien surmonté ces deux décennies.
Le soir même il nous invita à dîner, puis à coucher, et la soirée, la nuit s'est terminée après avoir refait le monde devant une bouteille de cognac de 1925...

Mais si physiquement nous n'avions pas changé, il n'en était pas de même dans nos têtes....
Chacun de son côté avait vécu, et pour lui des choses pas très réjouissantes.

Et je commis l'erreur de l'inviter à Mende.

Et lui commit l'erreur d'amener sa fille aînée. 13 ans, une beauté à couper le souffle. Mon Bernard ne vivait plus quand sa grande fille était à ses côtés. Comme tout père divorcé, il était très mal à l'aise pendant sa "moitié de vacances scolaires".

Le début se passa pourtant bien. Preuve cette photo de nous deux :

9109b Mais le clash allait se produire quelques jours après, et d'un commun accord nous décidâmes de ne plus nous revoir.

C'était en 1991, c'était pour moi "dans une autre vie".

Et le temps à nouveau passa.

Tanjipasse_2










"normalement" moins de temps, puisque ce ne fut "que" 6 ans, mais en fait, comme ces années-là allaient être les plus fantastiques de mon existence, comme au Scrabble elles comptent triple, voire quadruple.

Notre arrivée en Bretagne à l'automne 97 fit que nous reprîmes le contact. Le scénario était immuable : Deux fois par an, nous allions à Pont l'Abbé, deux fois par an, ils venaient à Vannes.
A chaque fois, même emploi du temps, à savoir petite balade le samedi après-midi, puis dîner suivi d'une soirée très très très arrosée, et tiercé /belote le dimanche.
Moi qui d'ordinaire n'a jamais pu supporter ce jeu-là, j'en redemandais !!! Tout simplement - je sais, c'est très puéril - pour le plaisir d'entendre à tour de bras l'expression "Un atout".  Il est des liaisons très heureuses, parfois...

Mais si Bernard s'accomodait fort bien du zombie des années 90,  il ne supporta pas - comme beaucoup - le maniaco-dépressif que je devins après l'arrêt brutal des médocs. Lui qui se moquait de moi parce que je n'émergeais pas du lit avant 13h les lendemains de "beuverie", était estomaqué quand, à 7h du mat, il me retrouvait habillé/rasé !

Et un beau jour de l'été 2000, nouveau clash, et nouvelle séparation.

C'est vrai que nous n'avions plus grand-chose en commun, en dehors d'une belle histoire d'amour contrariée. Que lui me racontera avec moult détails, alors que moi je resterai toujours muet...Et oui, Bernard est une des seules personnes de la planète à ne pas avoir "su" pour Nathalie !!!

Je doute que jamais nous nous reverrons. Déjà, la troisième période ( 1997/200 ) avait été du "rafistolage" organisé par nos deux épouses qui elles, s'aimaient bien.

That's life !

Bernard m'avait fait coucou sur Facebook en janvier dernier, et ma foi, j'ignorais de ce qui allait sortir de cette soirée. 11 ans de plus ça n'arrange pas les choses, et ma foi, ça pouvait pire que meilleur.

Ce fut meilleur. Et je me pris un sale coup sur la tronche quand j'ai vu sa cadette Sarah, quittée alors qu'elle avait 12 ans, une super jeune fille de 24 ans sortant d'une voiture !

Opération totalement réussie, qui du coup nous fit les inviter en février.

Nous retournerons donc plus souvent en Bretagne, et si notre douce fille me fait encore la gueule (le pire c'est qu'elle ne se rend même pas compte) nous aurons d'autres points de chute en Bretagne.
Il y a aussi un ami du net, qui n'est malheureusement pas en retraite ni au chômage, et ne peut donner - côté temps - que ce qu'il a, compte tenu de ses gouts qui vont nettement du côté du sexe opposé, lequel le lui rend bien. Mais un type qui "vaut le détour"....

Et ça encore c'est rien, car le lendemain, ça allait être le feu d'artifice ! Celui qui me fera venir là-bas au moins 4 fois - si ce n'est plus - par an à partir de maintenant. Prochain voyage : dans 3 mois.

Je vous embrasse.

28.09.2011

Crèvologie

La Crève.

J'ai de très bons millésimes là-dessus : juin/juillet 2008, septembre/octobre 2003...Là, septembre/octobre 2011 semble très bien parti.

Chez moi la crève est sournoise.

- Le premier jour, on ne sent que les prémices d'un rhume. Si on n'attaque pas ça tout de suite avec un bombardement intensif de vitamine C, c'est foutu.

- 2ème jour : le rhume se précise. Simple rhume, avec un nez qui gouttille, mais pas trop de larmes.

- 3ème jour : toujours le rhume, mais cette fois accompagné de fièvre. Plus les jambes qui flageolent.

- 4ème jour : impossible de faire quoi que ce soit, on a l'impression d'avoir un étau autour d'une tête qui ne fait que se vider de tous les côtés.

- 5ème jour : un peu de mieux, mais on sent que la guérison n'est pas pour le lendemain, ni pour la semaine prochaine....

Suit alors "la nuit réparatrice".
C'est là qu'on mesure la sournoiserie de cette saleté de virus. Car après avoir mieux dormi que les nuits précédentes, le 6ème jour fait apparaître de gros progrès. Telle la baisse - voire la disparition - de la fièvre. On s'autorise alors de petites fantaisies, telles une sortie.

Et la nuit qui suit, encore plus sournoise, ne fait que renforcer cette impression : la guérison est proche.

Mais le 7ème jour (aujourd'hui) nous ramène aux tristes réalités : Retour de la fièvre, mal de crâne, nez qui coule de plus en plus, et surtout apparition de la toux.

A partir de là, je ne peux que jouer les prévisionnistes. Du moins pour ma crève actuelle.
Mais au vu de 2008 et de 2003, je pense en avoir au moins jusqu'à mi-octobre.

Cela dit, statistiquement, on aurait de façon primitive une crève tous les 4 ans.
Mais en poussant un peu plus, on voit que s'accélère : 2003 - 2008 - 2011 - 2013 ???

Je vous embrasse, à mardi.

Re-départ

Les retraités sont de nouveau sur le départ, prévu de longue date celui-là, puisque c'est pour aller voir la Nuit Blanche à Paris.

En même temps, j'essaierai de faire la "passe de 3", après mon copain de 46 ans, mon frère-cousin de 49 ans, un couple qui s'est formé devant moi en fac et dont j'ai réussi à avoir le contact par face de Bouc.

Trois fois déjà que je vais à Paris, trois fois déjà que je me dis qu'il me faut sonner à leur porte, mais le "hasard", alors qu'il était prévu Versailles, a voulu que mon logis se trouve à ....550 m de chez eux, je vais tenter le coup.

Je vous embrasse.

27.09.2011

Mon voyage en Bretagne : 3) la divine surprise

Et nous voilà prêts, vers 16h, à partir le mardi pour Lorient.

Lorient.
C'est un peu mon port d'attache.
Cette ville et moi avons grandi ensemble, nous avons le même âge, à peu de choses près.

Ainsi, Lorient et moi avions une petite dizaine d'années quand nous nous sommes rencontrés, en 1962.
Contraste saisissant, pour moi, le petit parigot-tête de veau, habitué aux immeubles austères et crades (et oui, en 1962 Paris était noir, noir de suie !) entre les maisons et immeubles tout blancs, flambant neufs d'un côté de l'artère principale, et les baraques en bois de l'autre côté...

Et au bout, tout au bout, l'océan. Que je voyais pour la première fois...

Mais c'est pendant notre adolescence que nous nous sommes le plus fréquentés.
1963, 64, 65, 66, 67 (deux fois !) 68, 69 (trois fois !) 70 (trois fois aussi) , 71 (idem) 72 (quatre fois !).

Nous avions nos Noëls enchantés, c'était un rêve pour moi de me balader au milieu de ses rues toutes illuminées. Ca aussi je ne connaissais pas. Ne manquait que la neige...
Je me souviens de quinzaines commerciales extraordinaires, à faire pâlir la Rue de Buci parisienne où je (sur)vivais.

C'est vers cette ville aussi que je me suis réfugié un week-end de janvier 73, alors que je faisais mon service militaire, lors d'une permission non prévue. Lorient, bien qu'elle en ait beaucoup vécu, n'aime pas trop les militaires. Comme moi. Elle en garde un mauvais souvenir, un truc d'avant-naissance.
Et du coup, elle m'avait comprise, et avait fait donner son magnifique ciel bleu d'hiver exprès pour ma venue.

Mais Lorient c'est donc d'abord mes Noëls magiques (http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/24/mes-no... ), qui n'auraient pas été si magiques sans la présence de celui que j'appelle depuis le tout début mon "frère-cousin" Jean-Yves.

Dans mon autre blog (qui va fermer, chose que j'avais pressenti depuis déjà 3 ans) Je parlais presque autant de lui que d'elle dans mes notes.

Presque frère, plus qu'ami, en tout cas cousins - donc du même sang - , comment définir le lien qui nous lie lui et moi ?
Et cela, avec quelques interruptions dues à nos "nanas" respectives, depuis près de 50 ans.

6206a.jpgPremière photo de nous ensemble, prise en juin 1962, au zoo de Vincennes.

D'entrée, nous avions "flashé" l'un sur l'autre, lorsque je le vis pour la (vraie) première fois. J'étais le grand frère qui lui avait toujours manqué, il était le frère que j'espérais encore.

C'est avec lui que j'ai appris à faire de la bicyclette.
C'est à lui que j'ai confié mes premières amours (et aussi mes dernières).

J'oserai dire qu'à 554 km de distance, nous avons grandi ensemble.

Lui aussi me confiera ses tourments de coeur, et ses tourments "tout court" d'ailleurs.

Ados complexés, nous nous rassurions l'un l'autre. L'absence criante de nanas dans notre univers sentimental nous laissaient penser que nous étions à la fois repoussants et c...s
En fait nous étions simplement romantiques, ce qui dans ces années-là constituait un véritable handicap.

Egalement, ce que l'un avait fait, l'autre se devait de le faire !

Les vendanges par exemple, je lui en avais tant parlé que lui aussi tentera l'expérience, 4 ans plus tard - mais au même âge - chez le même viticulteur !
En revanche le virus du "deux roues", c'est lui qui me l'avait inoculé...

Depuis les années 80, il insistait de toutes ses forces pour que j'achète un ordinateur. A l'époque, jeune père de famille, je pensais qu'il y avait d'autres priorités.
Puis il y a eu le net, qu'il m'a fait découvrir dès 1995. Il me montrait des photos de gens, des internautes du bout du monde avec qui il correspondait régulièrement, chez qui, même, il passait ses vacances ! Moi, je ne le croyais pas... J'imaginais cela impossible.
A cette époque, j'avais les moyens de me payer un PC, mais à cause d'un sinistre personnage dont je parle aussi pas mal au fil de ces colonnes, le mot "ordinateur" me faisait monter la tension...

C'est dire qu'il jubilait quand de temps en temps je l'avais sur aime-est-ce haine, et qu'on discutait lui et moi des derniers logiciels arrivés sur le marché...
Car il est parti.
Loin.
Beaucoup plus loin que le TGV puisse aller. Même le Transsibérien. 17 heures d'avion pour arriver chez lui, à Tahiti où un beau jour de 1998 il a posés ses valises là-bas.
Alors que je venais d'arriver en Bretagne....
Et quand j'en partirai, c'est Nathalie qui y arrivera !

Bref, si les années 60 nous ont vu beaucoup ensemble (j'ai compté, mis bout à bout, plus de 8 mois ), ce ne fut pas le cas pour les "seventies" où nos femmes respectives étaient d'accord sur un point : sous séparer le plus possible.
La décennie 80 vit nos existences très agitées, surtout la mienne, et c'est au tout début de ces années-là que nous nous sommes le plus apportés.
Puis, une nouvelle fois, nos nanas - qui n'étaient plus les mêmes - ne supportèrent pas cette presque "rivalité", et il y eut beaucoup de creux à partir de 1983.

Puis ce fut ma dépression, en 1994. Il n'hésita pas - début 95 - à me proposer de venir passer dix jours chez lui pour me remonter le moral, pour me changer les idées. Il savait que j'étais persécuté par mon chef, il savait aussi que j'étais très mal de devoir malgré moi mener ce que dans les magazines on appelle une double vie.

Quand ma chérie a cédé sous le poids du harcèlement, en mars 97, demandant alors une mutation, j'ai mis Vannes sur la liste, me disant que si c'était là que j'atterrissais - en fait je pensais aller à Lons le Saunier - , le fait de savoir mon presque-frère à 3/4 d'heure de route pourrait en partie compenser le manque d'elle, manque que je pensais (naïvement)  temporaire.

Je me demande toujours comment j'ai fait pour passer ces douze mois horribles (octobre 97/ septembre 98) où se sont succédés : l'abandon de la femme de ma vie, la mort de ma maman, la reprise du harcèlement par les nouveaux collègues, et le départ de Jean-Yves...
Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Là je me suis tué (en 2003) et je me sens plus fort.

J'ai cessé les tchats, lui étant passé sur Skype, que mes différents antivirus successifs trouvaient dangereux.

Bref, pour moi, pas de doute, Lorient c'est Jean-Yves, et Jean-Yves c'est sa maman (81 ans) sa maison, que j'ai vu toute neuve en 1974.
Quand je sonne à la porte, comme je l'ai fait un très grand nombre de fois depuis 1998, je m'attends toujours à voir son visage apparaître....
Mais ce n'est (si j'ose dire) que sa mère, que j'adore. Je profite d'elle au maximum, sachant à quel âge est morte ma maman, et que j'aimerais bien faire taire les statistiques !

Chez elle, je me ressource. Voici un mois j'ai été dans mon ex-quartier de Paris et j'en suis parti en courant tant ça avait changé. Là-bas, en revanche, tout est resté pareil depuis 1974, mis à part certains éléments inévitables d'électro-ménager.
Et le vide qui s'est peu à peu installé aussi. En 1974 c'était la ruche, à présent, je penserais presque à la chanson de Bénabar quatre murs et puis un toit. Et je redoute le jour où se pointera ce maudit agent immobilier...

Mais je digresse.

Il est 17h13 quand je sonne.
Et que je vois Jean-Yves ouvrir la porte....

Il est revenu. Avec son épouse et leur plus jeune fille. Ils ont abandonné Tahiti et rejoint la Terre qui est la leur.

Que dire ? Que nous n'avons pas changé. Que nous discutons toujours aussi ardemment. Qu'il est toujours aussi généreux pour les autres en refusant catégoriquement de penser gauche et droite.

Pour lui, je le sais, c'est un échec. Pour moi, je pense plutôt à une victoire de sa part, d'avoir osé "rentrer la queue basse" face à 3 frères et soeurs qui ont plus ou moins réussi.

Voici quelques mois, je me disais que la Bretagne m'avait pris les deux femmes de ma vie.

Lundi elle m'a rendu un ami de 46 ans.

Mardi un presque frère de 49.

Je sens que je vais faire tourner la carte senior....

 

Je vous embrasse.

18.09.2011

Les 50 interprètes des années 63 à 74 selon SLC : Eddy MITCHELL - III

L'homme-orchestre complet (1982/2011)

En 1982, Eddy Mitchell commence à animer la dernière séance, une émission qui deviendra vite attachante, et dont le contenu fera rêver petits et grands : 1 western, des dessins animés, les actualités de l'époque des films en question, des pubs de la même époque (mon régal) un second film (western ou non), tout cela datant des années 40 à 50. On y verra donc le fameux Jean Mineur, et le générique de ces actualités qui ont été l'équivalent du JT pour deux générations au moins.

Côté chansons, le cimetière des éléphants est classé 8ème en septembre.

En 1983, l'amour est vraiment fort ne sera pas classé.

Comme quand j'étais môme en revanche se classera 16ème des hits français du top 50 en novembre.

Puis, côté chanson, de nouveau une traversée du désert de 13 ans. Pas de top 50 pour Nashville ou Belleville (1985) Ni pour Vieille canaille avec Gainsbourg, et manque de toi (1986).
Ni pour m'man (1987) pourtant une très belle chanson, ni pour la peau d'une autre (1987) 

Pas de disques en 1988.

Une oasis le 30 décembre 1989 avec lèche-bottes blues, classé 18ème au top 50.

Puis de nouveau pas de classement avec, pour 1990 Baby blues et Under the rainbow, ni pour vraiment bien en 1992.

Oasis de nouveau pour Rio grande, 10 ème le 25 juillet au top.

A partir de là, je ne veux pas défendre Eddy Michell, mais le top 50 n'a plus représenté grand-chose après la fin de sa diffusion sur Canal (1993) avant qu'il ne soit rediffusé en 2001 sur France 2 avec la jolie Ness. Beaucoup de reprises (Jive Bunny), de dessins animés, bref rien de sérieux.

Dans ce hit-là, Eddy ne classera donc pas j'me sens mieux quand j'me sens mal (1993) 18 ans demain et te perdre (1994) pourtant deux chansons hyper-connues, ni y a pas de mal à se faire du bien (1995)

Ni en 1996 -je l'ai acheté - les tuniques bleues et les indiens.

Nouvelle oasis le 2 février 1997, la 12ème place pour un portrait de Norman Rockwell.

Pas de classement pour ça fait désordre (1998)

Ni pour un homme de paille (1999)

Frémissement le 12 mars 2000 avec la limite du top (26ème) pour j'aime pas les gens heureux.
Idem pour son disque suivant, décrocher les étoiles, où là il décroche la 24ème place le 14 août.

C'est reparti pour une "pause" de 3 ans. Le single suivant ne sort qu'en 2003 et s'intitule sur la route 66. Pas de classement dans les 25 (28ème place). Eddy chanteur est en train de boire la tasse, d'autant qu'Eddy animateur est en retraite depuis 1998... Reste heureusement le Mitchell acteur !

Le disque suivant, j'aime les interdits, ne fera pas non plus partie du top français. Il piétinera dans l'"antichambre".

Si côté albums il s'en sort bien (Jambalaya est n°2 en 2006, Grand écran est également n°2 en 2009 et surtout come-back est n°1 en 2010) c'est fini pour les singles. Ceux qui veulent écouter du Mitchell doivent désormais passer à la caisse !

Quoi qu'il en soit, c'est un très grand bonhomme. Pour moi, côté carrière, l'égal de Johnny, qui lui aussi a eu ses passages à vides, n'a fait qu'un peu - dommage - de cinéma et n'a jamais animé d'émission de télé.
Se produire sur scène de 1961 à 2011, soit 51 années, peu peuvent se vanter de l'avoir fait, et même en cherchant dans les décennies passées, où la concurrence était beaucoup moins rude.

Dimanche prochain, moins de boulot pour moi avec quand même un grand Monsieur, qui a régné sur les années 60,  Jacques Monty.

Je vous embrasse.

05.09.2011

La force du mental

En ce lendemain des championnats d'Europe d'Athlétisme, je me rémémore certaines choses....

Le "déclic" est venu en 1961, quand mon père m'a emmené voir un meeting d'athlétisme au stade Charléty. Je suis resté scotché durant tout l'après-midi, et je bavais devant les sprinteurs.

Las, au lycée, ce n'était pas du tout le même "tabac".
A chaque fois que la 6ème A4 du Lycée Montaigne - dans la cour des filles, plus grande - organisait une "composition" de 60m, ceux qui n'avaient pas cours se déplaçaient pour me voir courir...

Un style en canard, avec mes petites jambes (je mesurais 1m35) aboutissaient au fait que je faisais rigoler tout le monde. Un vrai spectacle ! Avec des temps de 11 à 12 secondes, j'étais bien entendu le dernier !

Les années passaient, et, n'étant pas rancunier,  j'étais toujours en admiration devant les recordmen du 100m, notamment Roger Bambuck, qui avait fait en 1963 10'8" et en 1964 10'4".
En 1964 où je ne ratais pas une seule épreuve - quand j'étais à la maison - des JO de Tokyo. 10'5" pour Bambuck, éliminé dès le premier tour.

Moi je calculais : 10 secondes (j'avais fait des progrès) aux 60m, ça faisait 17 secondes au 100 m ! Bambuck était déjà arrivé que je n'aurais fait que les 2/3 de la course...

Et puis deux processus vont changer grandement la donne.

D'abord ma croissance exceptionnelle entre 1964 et 1965, passant de 1m40 à 1m65 (je n'allais prendre que 2 cm par la suite).

Puis l'émulation.

J'étais en première à Louis-Le Grand lors des jeux olympiques de Mexico. Question sprint, j'étais à présent "dans le lot", avec environ 8 secondes et demie aux 60m.

Vint un certain jour d'octobre 1968. Les jeux, cause décalage horaire, passaient entre 22h et 3 h du matin. Le poste de télé était dans la salle à manger, qui était aussi "la chambre" de mes parents....

Dilemme : devais-je regarder le 400 m dames, où notre représentante Colette Besson faisait partie - d'après télé 7 jours - des "tocards", à 1h30 du matin ? Sachant que le lendemain j'avais en première heure une "interro" de physique, et juste après un "contrôle" sur 60m ? Les deux comptant bien sûr pour la moyenne ?

Après avoir demandé à mes parents, je reste jusqu'à la finale du 400m dames.

Comme prévu, Colette se fait décrocher dès la ligne droite opposée. Après le dernier virage, elle est avant-dernière ! Mais, mais.... Je vous laisse regarder la vidéo (elle porte un maillot bleu)


Les décorticages télé montreront qu'elle avait battu - officieusement - le record du monde du 100 m (départ lancé) sur cette course, dans sa dernière ligne droite.

J'attends la Marseillaise, où je vois Colette pleurer. Mes parents étaient réveillés, et assistaient aussi à cette cérémonie.

Après une nuit courte de 5 heures (si j'avais un mal fou à me réveiller, je m'endormais instantanément dans ces années-là) direction Louis le Grand.
Epreuve de physique : 17/20 !

Restait le 60m.
Comme d'hab, avec mes baskets de prisunic je m'occupe très peu de mes starting-blocks, et quand le coup de sifflet retentit, je me sens alors une force inhabituelle. En m'étonnant moi-même, je double peu à peu tout le monde, et j'arrive premier de la course !

"7'9"", me dira le prof, incrédule. A tel point que je devrai recommencer la course.
Cette fois ce fut 7'8"", record de la classe mais aussi record des premières !

A partir de là, le prof m'épargna toute autre discipline lors des cours d'EPS.
Je changeai de baskets, mis un peu plus de soin à régler mes starting-blocks, et en juin j'arrivai à 7'4", le record du lycée !
Au bac, si je réussis à sauter 1m30 (note 3/20), au 80m je fis 9'9" ! Note 23/20 !!!

Plus tard, en terminale, je m'exercerai à faire des 100m. Toujours avec des baskets de prisunic, même neuves.

Mon record sera alors de 10'9". Mes profs (ils étaient désormais plusieurs) me dirent qu'avec de l'entraînement, je pourrais, vu ma progression, prétendre aux championnats de France en 1971.

Mais l'été 70 me fit connaître une belle histoire d'amour, d'où je reviendrai meurtri. Mes bronches fragiles ne supportèrent pas l'amiante de Jussieu, je tousserai pendant 4 mois consécutifs.

Puis ce sera mon école professionnelle, la rencontre de ma première épouse.

C'est du Mont-Aigoual (ma première affectation) que je regarderai, un peu triste, les jeux de Munich. Je sais que j'avais une petite chance d'accéder aux séries, voire plus.

Mais j'aurai appris une chose : pour tout exploit physique, le potentiel musculaire ne joue qu'à 50%. Le reste est dans la tête.

Je vous embrasse.

photo ci-dessous : le lieu de mes exploits en octobre 1968:

louis le grand.jpg

01.09.2011

mon blog : un mois d'août fou....

D'ordinaire, sur les blogs, les mois d'août sont calmes.

Que ce soit sur Psycho où j'ai connu 4 de ce mois où l'année dernière sur Hautetfort, les lecteurs se faisaient rares.

Pour vous donner une idée, sur les 12 derniers mois, j'avais environ 5300 pages lues (notes) mensuelles. Ce qui ma foi n'était pas mal.

Mais là, hier en regardant les stats, j'en suis tombé sur le q.... !

synthèse.jpg11212 notes parcourues !!! Avec une pointe journalière de 2432 hier.

Sincèrement, je ne pense pas le mériter. J'ai cru à un bug informatique du site, mais en reprenant note par note, j'ai quand même réussi à savoir ce qui vous avait tant passionné chez moi.

7 "groupes" ressortent nettement.

En premier lieu, ce que j'appelle le Cica-Chansons.

Plus de 130 notes lues quotidiennement dans cette catégorie !!

La note Cica-Chansons, écrite voici presque un an, est lue régulièrement tous les mois, et ce mois-ci elle a eu droit à 14 lectures quotidiennes.
Mais la note qui a littéralement explosé de mon blog, c'est sans conteste une note du mois de mars alors quel âge ont nos chanteurs ?" qui ce mois-ci  a été lue 25 fois par jour !
Note promise à un bel avenir, car si je tape "âge des chanteurs" sur Google, j'arrive en tête de liste.

Mais les chanteurs eux-mêmes ont la cote. Ainsi sur ses 8 jours de présence, Mireille Mathieu a eu 54 lectures quotidiennes !

Second "groupe", ce qui est arrivé à mon épouse. J'ai fait là-dessus des notes jour après jour, presque des compte-rendus, et si sur le moment je savais que ces notes allaient être lues, j'ignorais que ça se prolongerait encore...

Vous avez lu quotidiennement plus de 100 notes à ce sujet, et la plus lue est "finalement elle sort demain". Ce qui ne m'étonne pas de vous :))

Troisième "groupe", mes notes "perso". 88 lectures.
3 notes ce mois-ci, nous ne finirons pas nos jours à Ouhans  a été lue 23 fois par jour, mes moments de vie tranquille 22 fois mais vous avez plebiscité dans ma Tour d'Ivoire avec 43 lectures quotidiennes depuis sa parution.

Quatrième groupe, de plus en plus présent chez moi, la politique. 82 notes lues quotidiennement, avec une mention spéciale pour sarkozy ou la politique de la terre brûlée : 49 lectures quotidiennes !

5ème groupe : la généalogie. 46 lectures par jour. Ma note sur Alain de Carné qui côté cour se faisait remonter ses (et mes) origines jusqu'à Charlemagne, et côté jardin "seulement" au XIVème siècle. Si vous tapez son nom dans Google, vous le verrez en 5ème position !
Et comme je citais une vieille note nous descendons tous de rois et d'empereurs, cette note a été lue avec intérêt, puisque après quelques 6 mois de sommeil, Elle a eu droit depuis à 29 lectures/jour !

6ème groupe, Facebook. 19 notes. Dont 14/jour sur I love your attitude, là aussi je suis 5ème sur Google.

Et puis "la" note.

Une note écrite très exactement le 2 octobre. Qu a eu son heure de gloire le mois en question, puis s'est éteinte ensuite. Une poignée de visites en décembre et janvier, puis 20 en février, 25 en mars, 44 en avril, 70 en mai, 72 en juin, 83 en juillet et ...180 (6 visites/jour) en
août !!!!

J'avoue que je ne comprends pas trop, d'autant que c'est une de mes trois notes préférées. Elle n'a eu que deux commentaires et s'intitule Vers les étoiles N°8. Je vous en donne le lien, vous jugerez ainsi sur pièces de cette extraordinaire longévité :

http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/10/02/vers-les-etoiles-8.html

Voilà, je vous embrasse.

25.08.2011

Dans ma tour d'ivoire

Quand je dis autour de moi que j'ai grandi Rue de Buci, à St Germain des Prés, c'est toujours la même réaction : "putain la veine que tu as eue..."

Non. Car du haut de mon 6ème étage de la Rue de Buci, je ne rêvais que d'une chose : m'échapper.

Paris, j'en avais eu ras-le-bol depuis toujours. Quand j'avais 13 ans, mon film préféré avait Bourvil comme vedette et s'intitulait le tracassin (ou les plaisirs de la ville), mettant déjà en scène un Paris impossible à vivre pour des gens normaux.

Mon rêve c'était la Bretagne. Brest ou Lorient, qu'importe.

Un des plus beaux jours de ma vie, ce fut le 5 novembre 1962. Mon père nous offrait - à crédit - la télé. Dès lors je pouvais voir le Monde. Apprécier le cinéma, ainsi que les variétés.

A ce sujet, j'en raffolais. Et de voir à la télé des gens comme par exemple Jean Yanne (avec Jacques Martin dans 2=3), Armand Lanoux, Pierre Richard, les Frères Ennemis (mon premier spectacle, c'était à Brest) Jacques Dufilho, Pierre Doris, Hubert Deschamps, Jean Amadou....

 

A présent, je vous demanderai de faire un exercice ! Vous allez dans "Via Michelin" et vous cherchez la distance qui sépare le 14 rue de Buci à Paris du 55 rue de Seine, toujours à Paris.

Vous allez trouver 100 mètres.

Exactement ce qui me séparait de chez moi à la "galerie 55", endroit qui dans les années 60 aura vu défiler tous les gens que je viens de citer ! Dans le même pâté de maisons !!!

Ainsi, alors que j'étais tout près d'eux, débutants, moi je les découvrais au même titre qu'un habitant de La Cluse et Mijoux (25) ou Rebirechioulet (32).

Pas étonnant qu'à chaque fois que j'allais en vacances j'aie droit au refrain bien connu "Parisien tête de chien, parigot tête de veau..."
Même mes cousins germains de Marseille me feront le coup !
http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/07/la-des...

C'était l'envie. L'envie d'être à ma place, qui sans aucun doute devais monter toutes les semaines en haut de la Tour Eiffel, descendre à la même cadence les Champs-Elysées, aller à L'Olympia tous les mois, me balader en bateau-mouche tous les jours, et bien sûr voir au théâtre ou au cabaret toutes les vedettes possibles et inimaginables !

Déjà, dans l'autobiographie de Johnny Hallyday, Destroy, celui-ci disait qu'il arpentait plusieurs fois la rue de Buci... Certes une fois j'y ai vu feu Henri Salvador à son époque "chansons pour enfants". I les chassait vigoureusement !

Certes, ma mère a été en 1968/1969 la cuisinière de Françoise Arnoul et y verra les deux Georges, Moustaki et Cravenne, l'inventeur des Césars. Moustaki dira même à ma mère "Yvonne, votre couscous est le meilleur que je n'aie jamais dégusté".

Et alors ?

Quand ma mère me racontait ça, le yeux pétillants, moi je rêvais du Cours Chazelles à Lorient ou de la Rue de Siam à Brest !

J'ai lu ces anecdotes dans le dernier livre de Jean Amadou, je vous parle d'un temps (éditions Robert laffont).  Et il en rajoute le bougre :

Les loges de la Galerie 55 étaient des plus surprenantes de Paris. Dans tout le quartier, les maisons modernes ont été bâties sur les sous-sols de l'Abbaye de St Germain des Prés. Les loges étaient instalées sous des voûtes gothiques du XIVème siècle...

Putain !

Ma pauvre mère, pourtant férue d'histoire et de variétés, sera heureusement morte, elle qui écoutait tous les soirs dans son lit Le Pop Club, animé par José Artur, avant de savoir qu'une part sous notre immeuble se trouvaient des caves du XIVème siècle et que d'autre part, toutes les grandes vedettes qu'elle adorait se produisaient chaque soir à cent mètres  (plus la dénivellation) de chez elle...

Je vous embrasse.

16.08.2011

Facebook : les + et les -

Jusqu'à présent, mes notes n'ont pas été tendres avec Facebook.

Elles ont eu un certain succès. plus de 400 lectures pour "i love your attitude", 250 pour leur jeu de belote.

Mais je voudrais quand même rétablir l'équilibre. Je maintiens que Facebook est un gigantesque fichier où les gens ont le tort de se présenter avec leur véritable identité. Pour l'internaute que je suis, ayant connu l'époque des forums de Psychologies où obtenir une simple adresse e-mail (qu'on pouvait se fabriquer en quelques minutes) tenait du prodige, je reste baba devant cela.

Je maintiens également que, pour ceux qui n'ont pas le recul suffisant, Facebook est une grande machine à fric. J'ai dépensé 3 euros 87 pour jouer à "we love music", j'ai failli débourser 10 euros pour jouer à la belote... Et je vais sur mes 61 ans, je ne suis pas un jeune perdreau de l'année !

Mais en revanche, si l'outil est très condamnable, ceux qui s'en servent (nous tous, les Humains) sont en revanche dans leur immense majorité, très généreux.

Ainsi, lors de l'hospitalisation de mon épouse, qui fut dure pour elle, et un vrai marathon pour moi, j'ai vu alors se tresser là-bas une véritable chaîne d'amitié et de soutien.

Et des soutiens inattendus. Bien sûr de mes amis (ce qui m'a permis de voir qui étaient vraiment mes amis...) mais aussi Caroline Moireaux, cette jeune femme qui est en train de faire le tour du monde à pied (en dix ans) et qui a trouvé le moyen de m'adresser des messages de soutien.

Et Gérard Palaprat, une de mes Idoles avec un grand I, qui s'y met lui aussi...

Je pense, sans doute, que beaucoup de gens que l'on croit inaccessibles auraient pu le faire.

Certes tout n'est pas rose non plus. Ainsi je pense au chanteur Jean-Paul Césari, que j'ai, avec les faibles moyens que j'avais à l'époque (1983), essayé de faire connaître au grand public. C'était alors moi le "faiseur de vedettes". Enfin j'essayais.
Dans les hit-parades que j'élaborais, je le plaçais à chaque fois à la première place, alors que bien entendu, il ne la "méritait" pas, même s'il avait un talent énorme.

Mais Jean-Paul Césari a refusé de me mettre dans la liste de ses "amis"...

Ainsi va la vie, et pour un Césari, il y a des Palaprat, des Moineaux, des tas de gens qui savent ce qu'est la générosité.

Donc merci à Fb de m'avoir fait connaître ceux-ci.

Je vous embrasse

10.08.2011

Mes moments de vie tranquille

Je viens de faire le compte, mes moments de vie tranquille, pépère, ne représentent que 30% de celle-ci !

Décompte :

- Néant pendant mes années école-lycée (jusqu'à mi 1970), que j'ai toujours considérées comme un stress permanent.
- Ce fut cool pendant la fac (mi 70/mi 71), mais j'étais sous le coup de ma première rupture sentimentale.

- En revanche, oui pour mon année d'école pro, puis l'été le plus fabuleux que j'aie connu, suivi de trois mois de rêve à bosser dans un endroit magique (le Mont-Aigoual), avec le soleil levant sur les Alpes et le soleil couchant sur les Pyrénées ! septembre 1971 à novembre 1972 : 15 mois.

- Puis ce fut l'année horrible du service militaire, jusqu'à fin novembre 1973.

- Ensuite, de nouveau de super-mois, alors que je bossais à Orange (il faudra que je vous raconte l'anecdote) en décembre 73 et janvier 74. 2 mois.

- Puis ce fut le retour forcé vers la capitale, que je pensais avoir quittée pour de bon, cela jusqu'en septembre 1975 où enfin je rejoignais mon affectation obtenue pourtant.... à l'été 73.

- Suivent là, ma plus grande période "pépère", 4 ans de vie commune avec ma première épouse, malgré les menaces de nos parents sur notre jeune couple et la vache enragée que les mêmes parents se faisaient un plaisir de nous voir avaler. Là on comptera 50 mois, jusqu'en novembre 1979.

- Ma première épouse m'abandonne fin décembre, et je vis une année de cauchemar jusqu'à l'arrivée à Embrun dans les hautes-Alpes en 1980. Mais tout seul, c'était un calvaire. Puis rencontre avec une petite garce qui m'a pris le temps de faire revenir son mari volage, la vie recommence à être sympa vers février 1982.

- Suit le temps de la radio (82/83) la rencontre avec ma seconde épouse (83) la lune de miel, la naissance de notre petite fille (84).

- En septembre 1985 cette belle série s'interrompt avec d'une part la sale maladie de mon épouse et d'autre part, le harcèlement dont je suis l'objet de la part de la belle-famille. Phénomène récurrent, à chaque fois pour la même raison : les parents n'acceptent pas que leur fille, qu'ils ont toujours considérée comme une ratée ayant besoin de leurs crochets, puisse trouver le bonheur avec un homme. Ce fut le cas avec mes deux épouses, mais avec Nathalie aussi.

Donc, la "belle période" a duré de février 1982 à août 1985. 42 mois.

Ce n'est vraiment qu'en 1988 que les crises s"espacent et que les beaux-parents me lâchent. Nouvelle période "pépère" jusqu'en août 1992. Date où je rencontre Nathalie.
Cinq ans magiques d'intensité amoureuse, mais très stressantes !

Janvier 1988 à août 1992 : 56 mois.

1997/2003  : harcèlement à Vannes.

2003/2005 : maniaco-dépression.

2006 : terrible opération de mon épouse, viol de mon blog par ma hiérarchie, éjection du Pays Basque.

De nouveau, en mars 2007, avec mon arrivée à Lons le Saunier, a commencé une belle période.
Qui dure encore aujourd'hui.

53 mois.

Total : 18 ans et 2 mois. Soit tout juste 30% de ma vie.

Et donc, 70% vécus dans le stress !

Je vous embrasse.

05.08.2011

Ca va mieux !

Encore un chassé-croisé aujourd'hui !

Ce matin l'hôpital de Dole me dit qu'elle va être transférée à Besançon en début d'après-midi.

Parti par le car jusqu'à Besançon (arrivée 13h10) j'y mange un morceau et prends ensuite le bus urbain direction le CHU, après avoir eu confirmation auprès d'eux. Il est 14h15.

14h20. Coup de fil de Dole, me disant qu'elle ne partira qu'à 16h30, en raison de la demande d'ambulances. Arrivée prévue à Besançon 17h30.

Mon car de retour est à 18h25...

Je descends alors en catastrophe, et attend en priant qu'un autre bus arrive dans l'autre
sens ! Car si je veux voir mon épouse, le seul train qui me le permette part à 46....

Il y a un Dieu pour les époux d'hospitalisées, car dans la minute je suis dans un autre bus en direction de la gare, où j'arrive à choper "le 46". Qui partira avec 10 minutes de retard et arrivera avec 3 minutes d'avance. En certains endroits, le TER a frôlé le 200 ! Je l'ai chronométré...

Bref, 16h je suis à Dole, devant une épouse qui a bien récupéré. Elle rouspète (bon signe) contre tous ces trucs qui lui encombrent le nez. Elle sait où elle est. Me parle de son frère (que je n'ai pas prévenu, suite à sa réaction devant la crise de mon épouse chez lui en 2004). Se souvient de ma visite hier. Me parle de gens qui devaient venir déjeuner le lendemain (c'est vrai). Dit que l'endroit est climatisé.

Bref, en dehors d'une élocution rendue difficile par l'intubation, c'est une épouse tirée d'affaire que je retrouve. Ce soir elle dort à Besançon, dans un service spécialisé, et la semaine prochaine elle passera par la case "Pontarlier" avant de revenir chez nous.

Ce sera le record : probablement 10 jours d'hospitalisation !
Le "record" inverse revient sans contexte au CHU Charles Nicolle de Rouen, où - en 2004 - admise à 18h, on l'a priée de sortir - faute de place - à 23h !!!!

Il est des endroits où il est préférable d'être bien portant que d'autres...

Je vous embrasse.

04.08.2011

Dole II

Je me répète, merci à mes commentateurs. Surtout ceux (enfin "celle") qui sont revenu(s) à cette occasion.

Je pensais avoir trouvé la bonne combinaison, à savoir le TER Valdahon (18km de chez moi) - Besançon, puis le TER Besançon-Dole. L'avantage, c'était le départ à 13h23, donc une possibilité d'éviter le sandwich.

Mais, horreur ! J'avais oublié ce qu'était un "Car SNCF".
Car la ligne, connue sous le nom des "horlogers", qui relie Besançon à La Chaux de Fonds (clin d'oeil à Mélissa si elle me lit encore) par Morteau, hypertouristique car hyper-jolie, est en travaux !!! C'est certain, d'après nos crânes d'oeuf de la SNCF, l'hiver tombe juste le 1er septembre dans nos contrées. Le 15, il y a d'ailleurs souvent 50cm de neige...

Quels c..... !

Comme s'ils ne pouvaient pas la "remettre en état" en septembre et octobre, mois encore très doux ici !!

Bref, comme pour le car que je prenais pour rentrer de Lons, le principe du car TER est le suivant :

Bourrer comme un fou entre les villages (je voyais souvent l'aiguille dépasser le 100), puis entrer dans le village, se le taper intégralement dans les deux sens pendant au moins 4 bornes pour desservir la gare SNCF, toujours implantée à dache !

Comme j'ai dit ce midi à un des chauffeurs (un "boeuf!") pourquoi, dans ces temps de cars de substitution, ne pas mettre un panonceau à la gare (à 95% désaffectée) stipulant que l'arrêt de ces cars se ferait au centre du village ? Pas mal de distance économisée à l'usager, pas mal de temps aussi...
Mais le "boeuf" de ce midi m'a répondu en touchant sa casquette - ça les empêche de réfléchir -  "on dessert toutes les gares SNCF. c'est comme ça ! Z'avez qu'à prendre votre bagnole".

Bref, après une heure passée dans ce car (la distance est de 32km) ma religion était faite : plus jamais ça !

Bon, je vous passe tous les détails du voyage, pour arriver au vif du sujet : mon épouse.

Quand je suis arrivé auprès d'elle, il n'y avait pratiquement plus de tuyaux, mais elle dormait encore.
Je lui ai alors pris la main, et là elle a entr'ouvert un oeil. Puis sa main droite a essayé de bouger, puis elle est retombée dans le sommeil.

Le principal est qu'elle se soit réveillée de cette anesthésie générale de forte puissance, administrée par deux petites nanas du SAMU qui ont "appliqué les consignes".

Il fut un temps, une crise d'épilepsie, c'était une nuit à l'hôpital (et encore, en 88 on a réussi à l'éviter) et basta. Là, c'est 2 jours aux urgences, 4 en réanimation, 3 en neurologie et encore quelques-uns en médecine. La bonne nouvelle c'est qu'elle va se rapprocher. Dès après-demain au plus tard elle sera admise à Besançon, et dès lundi ou mardi ce sera Pontarlier. J'ai espoir de la revoir ici dans 8 jours...

Bref, entre les" bouchers" de Paris (Cochin) qui l'avaient shootée à mort puis l'avaient laissée dans le couloir et dans la nature 36 h après, là c'est l'inverse.

Enfin bon, disons que ça va mieux qu'hier, on est sur la bonne pente.

J'aurai la charité d'éviter de parler des bus urbains de Dole, ce n'est pas le moment pour le faire. Mais j'y viendrai un jour...

Je vous embrasse en attendant.

02.08.2011

Re-des nouvelles

D'abord merci à tous mes commentateurs.

J'y suis allé, et là-bas, on m'a annoncé... qu'elle avait été transférée sur Dole à 2h du matin !

Pourquoi Dole ? Mystère des administrations, comme le dit si justement Chris. Quand même, pour m'éviter 150 km supplémentaires, ils m'ont prévenu que de toutes façons elle est "stabilisée", et ne serait réveillée que demain.

Retour ici, et je regarde la situation.

Via Michelin m'annonce 88 km et 1h50 de trajet.

Que me propose la SNCF ?

Je consulte le site voyages.sncf.com, en leur demandant quels étaient les TER reliant Pontarlier et Dole, deux des plus grandes villes de la Franche-Comté.

La sentence est sans appel : 3 TER seulement permettent de relier Pontarlier et Dole :

Le premier à... 5h01 ! No comment.
Le second à....5h41 !! Bis.
Et ensuite, celui que je prenais pour aller bosser, 18h03.

Donc, râpé par Pontarlier. Je félicite la SNCF au passage, qui a déjà sucré 75% des TGV passant par Pontarlier, mais qui oblige à prendre ceux-ci (les rares qui restent) pur un parcours régional. J'en avais fait l'expérience quand je bossais : départ de Lons le Saunier à 18h40, arrivée à Pontarlier entre 21h15 (mon record) et 23h...

Mais je ne m'avoue pas vaincu !

Grâce aux cars "Mobidoubs", je peux prendre un de ces cars à 9 km de chez moi, lequel m'amène à Besançon, de là TER Besançon-Dole. Puis bus de ville.

C'est ce que je ferai demain. Départ 12h26, retour 19h18. Pour voir mon épouse.... moins de deux heures !

Et après on s'étonne du trafic automobile ???
Faudrait pas prendre les gens pour plus cons qu'ils ne le sont !

Je vous embrasse

26.07.2011

En voie de "guérison" ????

Je viens de m'apercevoir que j'ai laissé passer la date.

La date de quoi ? La date anniversaire de mon arrivée sur le net, le 4 juillet.

D'ordinaire, de 2004 à 2010, je lançais un post ou écrivais une note à ce sujet. L'an passé c'était dans une autre "rue", celle des blogs de Psychologies, et j'avais titré "7 ans déjà" ou quelque chose comme ça.

L'année d'avant c'était "6 ans déjà", etc etc.
Pour souligner cette arrivée en lambeaux sur le net, qui en ce 4 juillet 2003 était devenue pour moi une bouteille à la mer.

Bouteille qui avait été ratée dans un premier temps, puis réussie ensuite.

Et grâce à laquelle je suis d'abord resté en vie, puis petit à petit ai fini par accepter mon sort.

Renaud l'avait déjà chanté :

Eh déconne pas Manu
Va pas t' tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C' est dix copains qui reviennent

Bon, c'est vrai que je m'appelle pas Manu. Ensuite ce n'était pas tout à fait "une gonzesse" mais quand même l'amour de ma vie. Et ensuite ce ne sera pas "10 copains", mais plutôt des centaines, plus du genre féminin, beaucoup plus, que du genre masculin.

Bref, je n'aurai jamais cru pouvoir "oublier" cette date anniversaire !

Mais je sais l'expliquer, cet oubli.
La retraite.

Dans un sens une délivrance, car désormais je n'aurais plus à refaire les mêmes gestes qu'Elle...

Et encore pas tout à fait, car il était une discipline de ma profession où nous n'étions que tous les deux, collés-serrés pour accomplir la tâche, et cela jusqu'au bout, malgré notre grave dépression. Nous embrassant "en douce" toutes les minutes ou presque, quand "ordure adorée" (1) avait le dos tourné. Jusqu'au bout aussi...

J'y avais échappé depuis 2003, mais quand mon collègue Daniel est mort en 2009, mon chef avait alors parlé de me mettre à cette tâche-là.
Ce qui a précipité mon départ en retraite, prévue logiquement pour juin 2012, quand j'aurais obtenu tous mes "trimestres".

En tout cas, du mieux, une étape de franchie avant la prochaine qui s'intitulera "j'y pense et puis j'oublie".

Pour l'instant je n'oublie pas....

Je vous embrasse.

 (1) notre chef, qui, dans ses notes de service, signait toujours "votre chef adoré".
La "vraie" guérison, ce sera quand je n'aurai plus d'envies de meurtre....

21.07.2011

Mon premier exploit sportif

Rien à voir avec que qu'on fait Andy Schleck et Thomas Voeckler, celui que les organisateurs du Tour n'attendaient pas... Et qui peut sauver cette épreuve moribonde, boudée par les "vrais" cyclistes.

J'étais en colo dans le Cantal, j'avais un peu plus de 11 ans.
Ca se passait très exactement le 14 avril 1962.

Non, ça n'est pas ma mémoire d'éléphant !!! Avril 62 je le savais, mais le 14... ?

Simple. J'étais donc dans le Cantal, et ce jour-là Georges Pompidou - un Cantalou - venait d'être désigné Premier Ministre. Et c'était l'effervescence dans le village !

Il pleuvait et la Directrice eut l'idée d'un tournoi de ping-pong.
On était 20, garçons et filles de 10 à 16 ans, et on n'eut pas de mal à trouver quatre volontaires qui ne participeraient pas !

Moi je me disais : je ne connais pas du tout, on verra bien.

Je tombai donc en 8èmes de finale contre une nana de 12 ans qui n'avait, elle non plus, jamais touché une raquette. La partie fut interminable, tant elle et moi étions... minables, et difficiles à départager.

Mais pendant ce temps, j'apprenais à jouer....

Je fus finalement vainqueur, mais de justesse. Admis en quart de finale.

C'est sur une autre nana que je tombai, qui elle connaissait un peu le truc. Tout de suite je perdis la première manche, 6/2 ! Puis je revins peu à peu et gagnai les deux manches suivantes.

Je n'en revenais pas....

Admis en demie-finale, c'est à dire que j'étais parmi les 4 meilleurs joueurs de la
colo !!
Moi qui, une heure avant, n'avait jamais vu une raquette de ping-pong !

Je tombai hélas sur le "salaud" de la colo, un certain Sapin (je serai son souffre-douleur pendant toute la quinzaine), qui les yeux emplis de rage m'infligea deux roues de bicyclette en quelques minutes !

J'étais quand même fier de cette "performance", venant deux mois et demie après une séance de natation où je manquai de mourir, et trois mois avant une mémorable marche à pied de plus de 20 km avec 1000 m de dénivelée !

Je vous embrasse.

 

Je vous embrasse.

18.07.2011

1er anniversaire Hautetfort

Un an déjà que ce blog existe, alors qu’au départ je l’avais limité.
A quelques mois.

Ce blog a été une thérapie. Celle de raconter ma « première vie », jusqu’à ce triste soir de février 2003, où devant combattre sur trois fronts et n’y arrivant pas j’avais lâché prise.

Je m’étais déjà plus ou moins raconté sur le sites psychologies, d’abord sur le forum du site où, partant de ma dernière histoire d’amour, j’avais fait un carton en termes d’audience.

Audiences qui – Dieu sait pourquoi ? – étaient mises en exergue de chaque « post ». Je me suis toujours demandé pourquoi il était utile de mettre ces chiffres devant chaque post lancé. D’autant qu’il pouvait y avoir un problème technique à la base.

Par exemple une de celles qui est devenue mes amies du net, que j’ai revue depuis plusieurs fois, en avait fait l’amère expérience en intitulant sa note « AVC ».
A l’époque, j’ignorais totalement ce que ces trois lettres voulaient dire, mais j’étais intrigué par les posts « à roue de bicyclette », ceux qui n’avaient eu aucune réponse.
Il se trouvait que celui-là était très bien écrit, traitant d’une maladie alors inconnue au bataillon du Grand Public : les Accidents Vasculaires Cérébraux. Je lui ai répondu, et à partir de là, ce post a eu beaucoup de visites.

Et oui, je sais (et je ne l’ai jamais bien compris), à partir du moment où « pompon » avait commenté un post, les internautes voulaient voir de quoi il s’agissait.
J'avais eu le "record" de réponses dans le forum "séparations" et le forum "spiritualité", forcément ça intrigait...

Ca me gênait énormément cette espèce de notoriété non désirée. Et ça gênait également beaucoup de personnes, qui auraient voulu être à ma place, dont une dame d’Alsace et un monsieur du Charolais.

Si bien qu’un jour, à force de me débattre contre ces deux personnes, plus leurs copains/copines, plus les pseudos qu’ils avaient inventés, le 11 septembre 2005 j’ai jeté l’éponge.

Entre-temps j’avais intégré les blogs du site, et je me suis mis à écrire tout ce qui me passait par la tête. Dans le désordre. Là, pas (autant) de jalousies, alors que je deviendrai, là encore - sans compter bien entendu les professionnels – parmi les plus lus de ces blogs. Une si belle histoire d’amour, ça fait tellement rêver…

Mais mon rêve à moi était le même que celui de mes « années-radio » : savoir si le récit de ma vie serait autant lu à partir du moment où c’était un individu lambda qui le racontait.
Mais comment le savoir ?

Alors je me suis inscrit ici. Pensant bien à l’époque « retourner au bercail ».
Ici où j’étais enfin anonyme, fier de me balader en termes de lectorat entre la 250ème et le 350ème place.

Le but de ce blog était certes de me raconter, mais cette fois dans l’ordre. Chronologiquement, de ma naissance à ce mois de février 2003, en essayant de ne rien omettre.

Je m’autocensurerai quand même deux fois : D’abord sur une attirance que je trouverai à jamais anormale, à l’âge de 26 ans, vis-à-vis d’une cousine âgée de….13 ans ! Mais sans la moindre idée sexuelle. Je suis loin, très loin d’être pédophile et j’étais surtout attiré par sa façon d’être, sa douceur, sa timidité, son regard, sa façon de parler. L'inverse de mon épouse du moment....
Je n’ai jamais regardé cette demoiselle au-dessous du cou (!) et j’étais tellement attiré par elle que je demandais à faire des stages dans la Capitale, afin de lui rendre visite (enfin, officiellement, à ses parents). Un truc insensé, qu’encore aujourd’hui, devenu un vieux monsieur, je n’arrive toujours pas à comprendre.
Je n’en ai jusqu'ici parlé à personne. Et surtout à son père, pourtant un de mes « piliers » depuis le début des années 2000, ni dans le blog. Peut-être que c’est à cause de son prénom, très « spécial » ???

Deuxième autocensure, l’hiver 87/88. Notre couple battait de l’aile, très sérieusement. Je savais que mon épouse allait « voir ailleurs » et je m’en fichais. Sa sale maladie plus les saletés que m’avaient fait ma belle-famille faisaient que, en cet automne 1987, l’amour avait cessé entre mon épouse et moi.
Et c’est alors que j’ai vécu…. un amour virtuel !
Oui, en 1987…
Le net n’existait pas, mais les Français pouvaient déjà s’échanger des mails, « tchatter » et même s’envoyer des photos, 6 ans avant que M. Gates n’invente la Toile. Nous, c’était le Minitel.
Pendant deux mois, nous avons donc cette femme et moi passé des soirées torrides, grâce au tarif « bleu-nuit » de France Télécom.
Puis ce fut enfin la rencontre, à Paris.
Et la fin immédiate et réciproque de nos sentiments, basés sur du sable…

Donc voilà, ce blog ici pour raconter tout de A à Z en évitant quelques lettres.
Mon but était d’arriver à février 2003, et d’arrêter là. Je voulais une nouvelle fois raconter ce qui est à jamais l’Histoire d’Amour de ma vie, et la situer dans son contexte.
Sans aller plus loin.

Mais voilà que des gens se sont intéressés à mon blog. Oh, pas 300 comme « là-bas » ni même 30, non, juste 2 - 3 personnes qui m’ont découvert et qui m’ont aidé à poursuivre cette entreprise. En plus des (rares) qui m’avaient accompagné dans ma nouvelle « demeure ».

Quelques-uns d’ailleurs pour se poser en juges, me « recadrant » sans cesse, réflexe sans doute inconscient pour me reprocher d’être parti, d’avoir quitté « la rue des blogs » comme on disait.

Bref, le 4 décembre j’avais fini ma « copie ».

Mais entre-temps j’avais écrit des notes « intermédiaires », où j’écrivais en direct ce que je ressentais.
Egalement, j’avais entrepris une série sur les chanteurs vedettes des années 63 à 74, qui a eu un succès pas du tout escompté. Super, de prendre son pied à écrire des notes, qui font prendre leur pied aux quelques-uns qui les lisent…

Et puis, je dois l’avouer, même si je restais sagement vers la 300 ème place des blogs les plus lus de Hautetfort, et vers la 5500ème des blogs les plus lus « tout court », j’avais quand même un certain lectorat, intéressant car posant les bonnes questions, qui me poussera à continuer plus avant l’aventure Hautetfort.

40 visiteurs uniques le premier mois, 73 en septembre, 80 en décembre (alors que je n'avais plus d'Internet) 92 en février, 98 en mars, 112 en juin.... Certes, loin de mon "lectorat de "là-bas", mais largement suffisant pour moi. J'ai toujours privilégié la qualité à la quantité.

Et c’est comme ça qu’on en arrive à écrire 300 notes, et qu’on est prêt à en écrire encore autant ;-)

Je vous embrasse.

11.07.2011

On a changé ma ville

Connaissez-vous cette chanson de Jacques Monty, vieille d'à présent 46 ans :

Monty - on a changé ma ville.MP3

Je pense que c'est non à 95%. Et pour 90% des lecteurs, ce "Jacques Monty" doit être inconnu au bataillon...
Pourtant il fut l'une des grandes vedettes des années 65/66.
Oui, je sais, je vous parle d'un temps....

Bref, je reviens de Paris.

La plupart du temps j'évite de passer par la rue où j'ai quand même vécu 21 ans et demie, la Rue de Buci.

Je l'ai vue changer de jour en jour.

Quand j'étais môme, je me souviens des marchandes de 4 saisons qui encombraient tout. Je me souviens aussi (je devais avoir dans les 12/13 ans) de l'ouverture d'un "super-marché" (orthographe de l'époque), avec petit chariot où l'on pouvait se servir de ce qu'on voulait et on payait tout en une seule caisse.
L'Amérique !

Puis, dans le quartier, ce fut la grande innovation (du reste je pense que ça n'a jamais été égalé en France) à partir de 1965, le drugstore.

Outre que ce commerce m'indiquait sur sa façade la température de l'air (on est en 1965, je le rappelle, sachant que la moindre pharmacie de Lozère ou de la Creuse offre à présent ce service) ce magasin vendait de tout, absolument de tout, y compris de la pharmacie, 24h sur 24. Si, par exemple, à 2h du matin vous vouliez vous acheter Paris-Match, un tube d'aspirine ou une brosse à dents, pas de souci ! Heureuse époque où l'on allait sur la Lune sans penser aux gros sous....

Bref, quand, en 1972 j'ai quitté ma rue (un truc incroyable : j'étais déjà en poste dans le Gard, quand l'armée se rappela à moi, et me demanda, pour la deuxième fois, d'accomplir mes "trois jours" à Vincennes, alors que je les avais déjà faits deux ans et demie auparavant. Pour ce faire, j'allai donc "chez moi" pour y coucher , et quand je poussai la porte en disant à ma mère "à bientôt", j'ignorais complètement qu'ils allaient quitter Paris en catastrophe, et que pour moi, c'était la dernière fois que je voyais cet immeuble où j'avais quand même passé plus de deux décennies) pas mal de choses avaient changé. Notamment la poissonnerie qui faisait l'angle avec la rue de Seine (appelée "Jan Marée - ils avaient de l'esprit à l'époque ! ) la brûlerie et le loueur de costumes. Une brasserie ("le Muniche") avait également eu raison d'un marchand de légumes.

J'y suis retourné en 1977 (pas du tout en 74/75, alors que par la force des choses j'étais redevenu Parisien, logeant dans un hôtel meublé près de la Villette avec ma jeune épousée. Je ne voulais plus entendre parler de ces années grises...) et déjà s'amorçait quelque changement.

Puis en 1982, 1989 (où, enhardi, et profitant de la porte ouverte, je suis monté à  mon 6ème étage sous les toits et ai revu toute mon enfance, toute ma jeunesse en quelques minutes).

1999, où je me suis fait un devoir de montrer à ma fille de 15 ans les lieux où j'habitais à son âge.

2004 aussi, où j'ai même "osé" prendre un pot avec une amie du Net à l'"Atlas", un des rares endroits qui n'avaient pas bougé depuis 1972.

Puis de moins en moins.

Pas question, bien évidemment, de montrer ça à Nathalie en 2002, lors de notre "après-midi magique".

Et là, j'ai replongé.

Nous avons revu une jeune fille connue à Vannes en 1998, très vite considérée par ma fille, mon épouse et moi comme faisant partie de la famille. Moi surtout, quoi que les deux autres puissent penser, car cette jeune fille m'a vu dans mes années "noires", et surtout a "osé" me revoir après ma TS en 2003.

Bref, j'étais tellement heureux de la revoir qu'après un bon couscous à St Michel (un rite pour mon épouse et moi, ce couscous à 600 m de ma rue natale....) je l'ai emmenée voir où j'avais grandi.

 

J'ai mis la chanson de Monty en illustration, j'aurais pu mettre celle de Françoise Hardy.

Cette fois, pire qu'en 2004, ma rue était morte. J'étais fier de pouvoir dire que j'habitais au 14, entre les deux pâtisseries les plus courues de Paris ("la vieille France" et "la bonbonnière de Buci").

A présent la porte de mon enfance s'ouvre entre un self japonais et une boutique d'accessoires téléphoniques !

J'aurais pu me dire "allez, ça va, stop", mais j'ai bu le calice jusqu'à la lie, en parcourant le chemin de mon école primaire, rue de l'Abbaye, et en passant par "la place du caté", place Fursteinberg.

Que des boutiques à bobos... Un pouf vendu "en solde" à 276 euros, un service de porcelaine à 250...

Là, j'ai vraiment fui par la Rue de Seine, qui déjà , en 1972, avait commencée à être "massacrée", puis le Pont des Arts où je faisais de la trottinette, et où à présent les grilles du parapet sont ornées de milliers de.... cadenas !!!

Bref, ce soir, à l'heure où je suis de retour dans mon village de montagne, je m'y sens plus à l'aise que là où j'ai poussé...

je vous embrasse.

06.07.2011

37 ans de mariage !!!!

7407b.jpg

Le Vigan, 6 juillet 1974

 

L'ennui, c'est que cela n'a duré que 6 ans....

Je vous embrasse.

05.07.2011

Sevrage et hystérie

Est-ce bien le moment de réduire ma dose de médocs ?

Certes, j'ai diminué l'un d'eux de presque 2/3, mais ai-je un terrain si favorable que ça pour continuer ?

Comparaison : Un type (ou une femme) qui décide d'arrêter de fumer. Là-dessus son conjoint se barre, il perd son boulot et sa maison a été détruite par un incendie.

Question : pourra-t'il continuer ?

En ce qui me concerne, voilà la situation : je suis en retraite. Donc si je n'ai plus à supporter les éventuels tracas du boulot, je n'ai pas non plus de "soupape de sécurité" vis-à-vis de ma bonne femme.

Je dois la supporter 24h/24, et fort heureusement, une voisine qui sait qu'elle a beaucoup à se faire pardonner de nous vient très souvent lui tenir compagnie.

Mais sinon, pas question pour moi de rester tranquillou à la maison.

Soit c'est la balade obligatoire.
Soit ce sont les courses obligatoires.

En général, on quitte la maison vers 16h, on arrive à l'hyper à 16h20, et là..... Madame y reste une heure et demie ! J'ignore comment elle peut faire pour arpenter les allées d'un hyper pendant 90 minutes d'horloge, surtout si tout y est hors de prix, mais c'est comme ça.

Sortie de l'hyper vers 18h, et là c'est, au choix :

"je voudrais voir un truc à Mr Bricolage..."

ou

" J'ai un truc à acheter à la jardinerie".

Et oui, Madame ne conduit plus, et plus ou moins consciemment, c'est moi qui paie. En lui servant de chauffeur.

Et bien entendu, le voyage du retour se passe dans une ambiance électrique, et j'ai droit à la crise d'hystérie après le déballage des courses.
Bien entendu "l'ordinateur" est mis sur le tapis !

Certes, un truc auquel elle ne songe plus, mais à quoi moi je songe : on ne lui a pas retiré son permis.

Et si conduire lui manque tant que ça, et bien je lui donne les clés de la bagnole !

Oh, en faisant ça dans les règles : Passage devant la commission du permis de conduire qui statuera sur le fait qu'elle puisse conduire ou pas.
Si c'est niet, alors je continuerai à faire le chauffeur.

Mais je continuerai aussi à prendre ma dose d'antianxyolitiques. En faisant chambre à part (pour l'instant c'est 70%... je me couche dans le lit conjugal mais vaincu par d'une part les ronflements et d'autre part les ressentiments, je file vers 2h du mat dans la chambre d'à côté.)

Je pensais que le boulot était pour beaucoup responsable de cette prise de médicaments, je m'aperçois que finalement ce n'est pas si vrai.

Il l'a été, bien sûr, notamment pendant mes années non pas de harcèlement mais de persécution (1994/2003) mais depuis 2007, je n'avais vraiment pas eu à me plaindre de mon travail. C'est même lui qui m'avait redonné confiance en moi.

Je vous embrasse.