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30/03/2013

Mon humeur selon les années

Quels adjectifs pourraient le mieux définir chez moi une année ?

Essai sur les 30 dernières :

1983 : heureux

1984 : comblé

1985 : déçu

1986 : voyageur

1987 : chamboulé

1988 : désillusionné

1989 : besogneux

1990 : écoeuré

1991 : pépère

1992 : écartelé

1993 : amoureux

1994 : traumatisé

1995 : dépressif

1996 : pitoyable

1997 : brisé

1998 : effondré

1999 : naïf

2000 : désespéré

2001 : maniaco

2002 : illusionné

2003 : rescapé

2004 : traumatisé

2005 : populaire

2006 : trahi

2007 : revigoré

2008 : épanoui

2009 : inquiet

2010 : dispersé

2011 : libéré

2012 : en plongée

2013 ?


Je vous le dirai le 31 décembre...

Je vous embrasse.

16:48 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (6)

19/03/2013

Mes sacrées bronchites

Depuis un mois, je tousse et je crache. Je carbure actuellement à l'antibilotique puissant, 1.3 g 3 fois par jour. Mais je sais qu'autant pisser dans un violon, ça ne me guérira pas, j'en ai encore pour 1 mois, c'est le tarif chez moi :(

Tout a commencé en novembre 1970. Une bronchite qui a duré jusqu'en avril ! Au départ un simple rhume, puis rhino-pharyngite et bronchite. A cette époque, j'étais à la fac de Jussieu, alors en pleins travaux, et j'avalais de l'amiante à qui mieux mieux !!! Ceci explique cela...

Ma plus méchante fut celle de février/mars 1993. J'en parle un peu au début de mon blog, et cette fois-là, j'ai été à deux doigts de mourir.  Je refusais d'aller à l'hôpital parce que... je refusais de me faire arrêter !!! Nous n'étions que trois à un moment, et je savais que si je m'arrêtais, les deux autres collègues se taperaient double ration de taf, et pour des raisons diamétralement opposées, m'en voudraient alors à mort. Alors je préférais bosser avec mes antibiotiques et de la cortisone administrée en piqûres 3 fois par jour... je ne dus mon salut qu'en pouvant me permettre de poser du congé... annuel !!!
Je me souviendrai toujours de ce qui était devenu une broncho-pneumonie, car, je verrai pleurer mon épouse devant ma maladie. Ce sera la seule fois où je la verrai faire ça...

Il faut aussi que je fasse attention aux dates ! Car une bronchite chopée en avril peut dégénérer.
Telle celle de 2008, où, presque guérie début mai recommença de plus belle pour perdurer jusqu'à la fête nationale ! Mon allergie au pollen avait pris le dessus.
Pour la première fois de ma vie, je demanderai du congé de maladie au "bon" docteur Estève, lequel m'octroya "généreusement" UNE journée, avec comme motif "allergie" !!!!
Même mon chef de l'époque en a rigolé, aménageant mon tableau de service pour que je puisse prendre le repos nécessaire

Une qui m'a pas mal marquée aussi, c'est une contractée pendant mon service militaire, en décembre 72. Le "jeu" consistait à nous faire doucher sans nous sécher les cheveux, et de nous mettre au garde-à-vous pendant 20 bonnes minutes. Et comme il gelait souvent, le résultat ne s'est pas fait attendre.
J'ai pu apprécier à la fois la solidarité entre "bidasses" qui évitait aux plus touchés de répondre à l'appel de 22h en se mettant entre deux lits, et l'abjection des "petits gradés" qui nous faisaient un chantage immonde : "vous demandez à voir le médecin, soit. Mais si vous avez moins de 38°, au trou !"
Une des seules choses que Chirac a fait de bien, supprimer cette saloperie.

La dernière fois, c'est un virus de Tahiti qui m'avait frappé en septembre 2011. Mon cousin/frère Jean-Yves et sa petite famille en revenaient (à ma grande joie !) apportant dans leurs bagages ledit virus, en tant que porteurs sains. Ecoutant Jean-Yves je crus bon de me soigner au début au chlorure de magnésium :(
Ignorant que ce produit était essentiellement utilisé à titre préventif et non curatiif. Je fus malade à tel point que c'est mon épouse qui dut conduire depuis Guéret jusqu'ici !!!

Cette bronchite-là durera presque jusqu'aux fêtes...

Donc je sais que normalement, si mes comptes sont justes, j'en ai jusqu'à mi-avril ! J'espère qu'ils ne le seront pas car c'est justement à cette date que je partirai en vacances, que je ne tiens pas à gâcher avec la main devant ma bouche en permanence !!!

Je vous embrasse.

15/03/2013

Un décompte qui fait peur

Que sont mes amis devenus ? dit la chanson...

Je me suis risqué ce matin, à la suite d'un coup de fil de mon épouse, à faire le compte de mes amis.
Attention à ceux qui me lisent et pourraient s'offusquer, si j'ai - et notamment parmi mes lecteurs - beaucoup de gens qui m'aiment bien, je prends le terme "ami" dans son sens franc-comtois "manger une tonne de sel avec lui"...
Enfin pas à ce point-là quand même...

Donc coup de fil à mon ami Bernard, que je déconseillais fortement à mon épouse.
Elle n'a pas eu tort, elle s'est faite poliment envoyer sur les roses par son épouse à lui après une conversation très courtoise de quelques minutes.

Il est vrai que j'ai mes torts là-dedans, avec mes plaisanteries au second degré que les gens n'apprécient pas toujours, et je n'avais pas tenu compte du calvaire que vivait cette femme, ne pouvant sortir qu'en fauteuil roulant. Moi j'ai bien ma tension, mais ça n'est pas si handicapant. Ca peut être mortel, en revanche !

Bernard était mon ami (oui, je crois que je peux oser l'imparfait après deux coups de fil de ce genre) depuis 1965... Et oui, 48 ans que lui et moi nous étions connus à Brest.

Mon premier ami fut un Corse. François Santini, un Corse d'Ajaccio, avec qui j'ai fait les 400 coups entre notre 6ème et terminale. Notamment mai 68 oui lui et moi tenions un "faux stand" dans la cour de la Sorbonne, pour railler nos aînés qu'au début nous ne prenions pas trop au sérieux. Ensuite on a changé, moi je suis devenu gauchiste, lui est entré dans la Police puis est devenu membre du GIGN pour finir avec le grade de commandant.
Je me souviens de ces expressions, de ses réflexions sur son (beau)  pays et de l'engueulade qu'il m'avait passée quand il avait vu que sa jeune soeur n'était pas insensible à mon charme de l'époque.
"Chez nous, les femmes Corses ne se marient qu'avec des Corses... Sa-che-le !"
Bon, je le sais !!! N'empêche que depuis 1969, je n'ai plus eu de ses nouvelles.

Non là je mens. Je l'avais croisé en 1982, alors que j'étais en stage à Paris entre mes deux mariages et que je m'éclatais avec une bande de collègues, mâles et femelles, me faisant revivre mes folles années de fac 11 ans plus tôt. Il m'avait donné son numéro de téléphone professionnel, je l'avais mis dans une poche....
Ma faute !!!

Puis ce sera Jean-Yves.
C'est toujours Dieu Merci !!!! Un cousin, qui m'a toujours considéré comme le grand frère qu'il n'a jamais eu, et que j'ai toujours considéré comme le petit frère que je n'ai jamais eu. Il m'avait même envoyé le disque de Leforestier à l'époque !
Il y avait eu une longue parenthèse de quelques 13 ans, entre 1998 et 2011, où, à cause du chômage il avait dû s'exiler à Tahiti. Depuis, je l'ai revu à plusieurs reprises. Il a changé, mais peu à peu nous nous "ré-apprivoisons"...

Ensuite Jean-Bruno. Un collègue que j'avais connu en 1987, et qui au fil des ans était devenu plus qu'un ami, un confident. Dans mes années "Nathaliques" il avait joué un grand rôle. Déjà d'être le témoin des ces années inoubliables, puis ensuite, il n'avait pas hésité à se taper le trajet Grenoble-Vannes en 4L parce que je l'avais appelé au-secours, dans une crise de maniaco encore plus forte que les autres.
Ce bon geste fut récompensé : lui qui cherchait l'amour depuis des années et des années, finira par le trouver lors de ce voyage...

Hélas il est mort brutalement en 2007....


Il y a eu Jacques aussi. Un collègue de Biarritz qui aurait pu lui aussi devenir mon meilleur ami si la faucheuse, elle aussi ne lui était pas tombée dessus...
Pendant l'horrible hospitalisation de mon épouse, il venait me chercher au train (sans que je lui demande !), me payait l'apéro au bar, puis m'invitait à dîner chez lui et son épouse Lorie.

Dieu que la vie est injuste, et que je comprends souvent ceux qui "attendent que ça sonne", comme disait le grand Dick (Rivers).

Et puis il y a celle à part. Une femme. Michèle, que je connais depuis à présent 32 ans. Au début j'avais été amoureux fou d'elle (c'était entre mes deux mariages) mais au bout de quatre mois, lassé, elle était devenue une amie, au sens propre du mot. Deux ans après, elle tombait amoureuse de moi, mais la flamme ne brûlait plus. Pas question de coucher sans amour, en ce qui me concerne...
Elle m'a fait rencontrer Mme Cicatrice voici 30 ans, et fut témoin du mariage.
Seulement.... on ne s'est pas vus entre l'été 1994 et l'automne 2007, la période de ma dépression et autres maniacos... On se connaît depuis longtemps mais elle n'a rien su de ma période "noire"...

J'ai failli oublier Thierry.
Thierry, je l'ai connu en 1985, voilà donc 28 ans, et pendant plus de dix ans j'ai été non seulement son meilleur ami, mais aussi son confident. J'ai su des choses que sa proche famille ne savait pas.
Mais lui en revanche m'a connu dans ma dépression et la maniaco qui a suivi et n'y a pas résisté. En 2001 il m'a alors annoncé qu'il coupait les ponts...
Mais la vie réserve de ces surprises, et en 2007, je l'ai retrouvé comme collègue. Et là, on a aussitôt renoué, sans toutefois revenir au stade d'avant 2001. Il nous a aidés dans notre déménagement, et je suis toujours en contact avec lui...
Oui, il mérite (comme le nom de la rue où il travaille lol) de figurer dans cette liste. Bien que - comme Michèle - il ignore tout d'une "certaine période"...

Le compte est vite fait, côté "amis à qui je peux vraiment me confier" il ne me reste que Jean-Yves.
Mais qui se trouve à 850 km....

Et il est de ces détresses qui ne peuvent se dire par téléphone, hélas...

Je vous embrasse.

16:34 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (8)

08/03/2013

retour sur vendredi dernier

Je viens encore de relire ce que j'avais écrit, et, je vous le dis sincèrement, j'en ai encore honte.

Rien à voir avec ce que j'avais posté (furtivement) le 6 juin, dû non pas un gros coup de déprime, mais par un constat d'impuissance. Je venais de passer 15 jours d'enfer, mon épouse ayant fait une crise et moi devant me déplacer à Besançon, au milieu des travaux du tram, sous une chaleur implacable pour la saison. Tout ça pour la voir complètement abîmée par le personnel du CHU qui ne voulait pas de souci pour passer le week-end de la Pentecôte. 3 jours en réanimation, intubée à mort alors que le chef de service lui-même "attendait une place" pour l'en sortir. Puis arrivée dans le service de neurologie, elle était tellement en colère qu'elle s'arrachait les perfusions  ! Du coup les aide-soignantes et infirmières l'avaient attachée... Et pour finir, surdosée de gardénal, afin d'avoir la paix.

Qu'importe si cette surdose de gardénal la faisait ressembler à une ivrogne, qu'importe qui moi-même, la voyant dans cet état, ignorais si c'était temporaire ou si ça allaît être comme ça à vie ?
Elles, étaient peinardes dans leur petit cagibi où on les entendait rigoler alors que je voyais le visage de mon épouse déformé...

Puis, enfin, vint sa sortie.
Elle allait illico se remettre à des tâches ménagères qui franchement ne s'imposaient pas, et alors je pris la décision de prendre tout de suite les quelques jours de vacances que nous avions prévus pour l'Ardèche et dû reporter à cause de l'hospitalisation.

Hélas, cela se révéla une catastrophe. Il y faisait une chaleur suffocante. Les gens se moquaient de mon épouse, pensant qu'elle était réellement bourrée. Puis ce furent les freins de la voiture qui lâchèrent dans une descente dangereuse...

Bref, ce 6 juin, j'étais à bout, et si j'imaginais d'en finir, c'est parce que je voyais toutes les issues fermées autour de moi. Constat d'impuissance, personne ne pouvant alors me sauver.

Et c'est en voyant les commentaires reçus ce jour-là, que je me décidai dans un premier temps à enlever la note, et dans un second temps, d'essayer de surmonter cette épreuve.

Car la solution ne pouvait venir que de moi, et moi seul.

 

Rien à voir avec vendredi dernier, où j'étais à peu près dans le même état moral, sauf que là, malgré la plus grande volonté du monde, moi seul ne pouvais pas me sauver...

A partir de là, j'aurais dû m'abstenir d'ameuter tout le monde. De leur faire peur. Cela me servait à quoi ??? Ils m'ont encore écrit des commentaires pleins de compassion, d'amitié, d'amour presque, mais hélas, ils ne pouvaient rien changer à mon sort.

Quand, brûlant de fièvre, et ne pensant pas sincèrement pourvoir arriver jusqu'au prochain village, bien que je me sois donné le Sud comme destination, j'aurais dû tout de suite effacer ma note. Ou mettre, plutôt, un truc du genre "je vais essayer de régler ça par la fuite..." 
J'ignore si ça aurait rassuré ceux qui me connaissent bien, mais disons que j'aurais évité à de chers amis du blog de penser au pire, autour duquel je tournais ce jour-là....

Auprès de ce ceux-là je m'excuse, et je les comprendrais s'ils commençaient à s'habituer à ce genre de note, et d'y faire de moins en moins cas.

A partir d'aujourd'hui, j'arrête de prendre ce blog pour le bureau de pleurs. Je ne veux plus affoler personne en publiant dans la catégorie "détresse", catégorie que je pensais avoir oubliée.

Je sais très bien que des coups de calgon comme celui que j'ai eu vendredi dernier, j'en aurai encore.

Mais là, je ne dirai rien. Je garderai ces affaires-là pour moi, ne voulant pas paniquer les quelques personnes qui m'aiment dans cette vallée de larmes.

Je vous embrasse.

13:55 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (4)

17/02/2013

2006 : mon 17 février de folie...

En septembre de l'année d'avant, un professeur de neurologie de Bordeaux (nous vivons alors à Biarritz) nous annonce que l'épilepsie de mon épouse est opérable. Car bien localisée. Pour en être sûr, il faudra faire une batterie d'examens. Qui auront lieu en décembre.

Les examens, qui consistent à lui faire un électro-encéphalogremme en continu en la privant de médicaments jusqu'à ce qu'elle fasse une crise, sont concluants.

Rendez-vous est donc pris pour la grosse opération (trépanation), elle devra entrer à l'hosto le 17 février en fin d'après-midi.
Entretemps elle aura beaucoup hésité, pesant les risques de se faire ouvrir la tête et aggraver encore plus le mal si ça rate, et les chances d'en finir une fois pour toutes avec cette sale maladie.

Mais l'avant-veille, je reçois un autre coup de fil, d'un autre hôpital diamétralement opposé : celui du Vigan, dans les Cévennes : mon père vient de mourir.

Je m'y attendais plus ou moins vu son âge (94 ans) quoique la dernière fois que je l'ai vu (30 décembre 2005) il me paraissait en forme. Mais quand même, le choc est rude.
Et je poste juste cette phrase sur mon blog de l'époque, sur la plateforme Psychologies.com : Mon père vient de mourir...

Là je prendrai la mesure de ce qu'est la solidarité sur ce site, que plus tard ses blogueurs appelleront "la Rue" : des dizaines de commentaires, notamment de personnes avec qui pourtant je n'étais pas dans les meilleurs termes.

Que dois-je faire ? Aller à son enterrement, privilégier mon épouse et l'accompagner à l'hôpital de Bordeaux, faire reporter l'intervention de mon épouse ? Sachant que le prochain "créneau" ne sera qu'en juin, et qu'elle risque fort de n'être plus motivée, voyant là un "signe" ?

J'élimine d'emblée la 3ème solution (pourtant c'est celle que j'aurais dû préférer...) et je choisis d'aller aux obsèques de mon père et en même temps être au chevet de mon épouse.

C'est à dire le même jour, le 17 février...

Ce sera donc par le train que je partirai le 16. Jusqu'à Montpellier où je coucherai chez une cousine, laquelle m'accompagnera au Vigan, situé à 65 km de là, pour assister à l'enterrement.

Là-bas, je serai énormément déçu : dans l'église qui m'a vu me marier 32 ans plus tôt, qui a vu les obsèques de ma mère 8 ans auparavant, presque jour pour jour, personne en dehors de ma cousine, mon cousin germain, son épouse et moi-même...

J'en voudrai longtemps à cette petite ville, qui aura vu aussi mon divorce. J'en ferai même une note assez dure... Je n'y suis pas retourné depuis, mais cette cicatrice-là s'étant refermée, ainsi qu'une autre cicatrice, bien plus profonde (qui a d'ailleurs valu mon pseudo et mon nom facebook) je compte y retourner d'ici l'été.

Bref, journée mémorable que celle où, le matin, j'enterre mon père et où le soir même, je dois être à Bordeaux au chevet de mon épouse à l'hôpital...

Ma cousine me remènera en voiture à Montpellier où j'aurai juste le temps de sauter dans un "Corail Grand Sud" qui me permettra d'arriver à Bordeaux 4 heures plus tard.

A l'hôtel où je rejoins ma fille, je fais même un (léger) malaise. Sans doute l'émotion, sans doute aussi le fait que je n'aie vraiment rien mangé de consistant depuis la veille midi. Aussi peut-être le trop grand écart pour moi, entre les deux hôpitaux ? L'un signifiant la fin et l'autre devant signifier l'espoir ?

Devant, car finalement, ils feront une grave erreur médicale sur mon épouse, lui occasionnant un hématome cérébral que le professeur devra opérer en urgence un dimanche matin...

Elle en ressortira infirme, ayant perdu le tiers de son champ visuel et 60% de ses mots.
Mais pas sa maladie, qui sera de plus renforcée...

Mais la nature faisant bien les choses, les connexions cérébrales vont se ressouder et mon épouse va reprendre de son champ visuel et 70% de ses mots. La nature, et bibi, qui a été son orthophoniste à plein temps depuis 7 ans.

Si elle avait vu un signe pour ne pas y aller avec le décès de mon père deux jours avant, je pense à présent qu'elle n'avait pas tort...

Je vous embrasse.

11:18 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (4)

02/02/2013

Suis-je encore dépressif ?

Dépressif, pas déprimé !

Pour moi le déprimé, c'est le stade II; c'est quand on passe complètement à côté de la vie, à côté des siens, et (heureusement) à côté des salopards...

Le déprimé ne pense qu'à une seule chose : son lit. Quand va t'il pouvoir le rejoindre, son lit-refuge, pour enfin oublier la vie, pour se noyer dans les limbes du sommeil ?
Du reste l'humeur du déprimé varie selon la lumière du jour : le matin il panique, en se disant qu'il doit s'arracher à ses draps - complètement trempés par sa sueur - pour aller travailler. Puis l'après-midi, s'il le peut il s'offre une sieste, une "mini-nuit", un avant-goût de sa "vraie" nuit, celle dans laquelle il pourra de nouveau s'oublier pendant de longues heures...

Dépressif, ce n'est pas la même chose.
On appelle cet état un "coup de blues", voire "coup de calgon"...
Tout le monde est passé par là, un jour ou l'autre.

Pour moi ça se manifeste toujours de la même façon :

Alors que je vais bien (ou que crois aller bien), une nouvelle ou un fait qui ne sont pas spécialement des catastrophes, dont je sais que de toutes façons je m'en sortirai relativement rapidement, me font alors plonger dans un spleen dont j'ai le secret, et souvent me font monter les larmes.

Rien à voir avec le choc qui vous terrasse...
Comme celui que j'ai eu le 5 juin, où à bout de forces je réalisais que je ne pouvais plus faire faire face à une nouveau palier de la maladie de mon épouse, et où là je me suis effondré, me demandant pendant 1 heure et demie si je devais rester ou non dans ce bas-monde...

Non, là je n'étais pas dépressif, contrairement à ce que certains ont pu dire, mais tout simplement découragé, usé, fatigué, me sentais pris au piège.

Dépressif, je l'étais dans les années 2005/2006, où la moindre contradiction sur mon blog, la moindre remarque de mes collègues me faisait plonger.

Mais depuis quelque temps cela m'a passé.
M'avait passé.

Car ce matin, alors que le contexte de ce début d'année est disons plutôt favorable à mon épanouissement, alors que j'envisageais la journée avec joie, une nouvelle certes pas très agréable mais quand même anodine m'a fait soudain plonger.

D'un coup, même si elles ne sont pas sorties, j'ai senti mes larmes monter. J'étais parti pour jouer toute la matinée sur un jeu de chansons de facebook, j'ai tout stoppé.

Ridicule, alors que cette nouvelle n'était pas si horrible que ça, que normalement j'aurais dû faire la grimace pendant quelques minutes, non, le blues. Incapable de faire quoi que ce soit sinon faire un tour.

Sous le blizzard neigeux qui règne actuellement chez moi, pas question.

Alors bien sûr j'attends que ça passe.
Car ça passera.

Mais je m'inquiète. Cela fait des années et des années que pareille chose ne m'était pas arrivée...
Même si je sais que quelque part, cela veut dire que si je ressens cela, c'est que je suis de nouveau "vivant".

Je vous embrasse.

03/01/2013

Original : mes meilleurs voeux !!!

Je vous souhaite donc à toutes et à tous la meilleure année 2013 qui puisse être.
Pour moi elle commence sous de très bons auspices, notamment le mariage prochain de ma fille et plein plein d'autres choses.

Mais si l'on compte les 366 jours, l'année n'a pas été très rose...

• TRAVAIL : là c'est du 20/20 ! Première année de retraite complète.

• ARGENT : De moins en moins terrible... Mon épouse n'a pas encore intégré que désormais nous devons vivre à demi-tarif ! Il y a du progrès, mais comme pour l'Etat, le déficit s'accumule !

• SANTE : Le point noir. Je dirai, pour mon épouse et moi, 3/20.
Pour elle son épilepsie et son aphasie, doublées de dépressions temporaires, plus une sciatique et des problèmes au pied.
Pour moi l'apparition soudaine en juillet d'hypertension, avec deux pics malgré les médicaments :
D'abord le 14 août un 23/13 qui m'a déclenché une hémorragie qui a fini par 15 jours d'hôpital. Puis le 14 décembre un 20/13 où là j'ai pu arrêter l'hémorragie.
Désormais, les 14 de chaque mois, je double préventisement la dose lol :)
A cela s'ajoute mon hernie discale qui m'empêche de porter des choses lourdes.

• FAMILLE : Très variable. Certes, je suis heureux que ma fille se marie (enfin, au bout de 8 ans !) mais avec moi c'est toujours l'affrontement...
Côté cousins, assez déçu de mon passage à Lorient où je n'ai pas pu être vraiment en tête-à-tête avec mon cousin/frère Jean-Yves, et où surtout les parents de mon filleul nous ont posé un lapin géant !

• AMITIE : J'ai bien peur qu'avec mon ami (de 48 ans) Bernard, nous soyons de nouveau "en crise", comme entre 1991 et 1995, 2000 et 2009. Le temps dira ce qu'il en est. Mais une belle réconciliation hier, qui comptera pour l'année 2013. Et sur Facebook, je noue des amitiés dont certaines très belles. Je n'oublie pas que 95% des amitiés virtuelles que je me suis forgé ont abouti à de vraies amitiés "réelles". En Suisse, en Ardèche, dans la Drôme (et j'oserai parler du Finistère) par exemple. Oui, là aussi une grave blessure dans mon coeur avec le suicide d'un de mes plus grands potes du Net. Je pense à lui très souvent, et je ne l'oublierai jamais, malgré nos (brèves) engueulades.

• AMOUR : Je l'avais prévu déjà il y a quelque temps, mais je pense vraiment que ma Nathalite Aigue est guérie. Certes, je sais très bien que cette femme comptera énormément dans ma vie (5 années intenses sous les bombardements ça ne s'oublie pas) mais elle est passée du rayon "regrets" au rayon "beau souvenir". Un peu comme (je sais, je grossis le trait) de superbes vacances qui s'achèvent, et qui vous laissent mélancolique pendant des semaines voire des mois, puis qui deviennent ensuite eu fil du temps de formidables souvenirs.
J'espère de tout coeur qu'elle est entrée en résilience, et qu'elle a eu la chance de rencontrer quelqu'un, qui pourra la guérir de l'arrachement que nous avons vécu.
Il est temps que j'arrête de conjuguer ma vie au passé, ne croyez-vous pas ?

• VIE CONJUGALE (pour moi rien à voir avec la catégorie qui précède) : au plus bas. Mon cousin/frère m'a lancé cette phrase : Je pense qu'entre vous deux c'est désormais fini... ça se voit à ton atttitude.
Je ne lui a pas dit que je la soupçonnais de souhaiter ma mort de temps en temps, mais je lui ai quand même parlé de son attitude devant mon hémorragie : "arrête de me saloper mon carrelage..."
Plus le fait que, quelques heures après, elle m'ait laissé tout seul sans argent, avec un t-shirt maculé de sang, à 2 h du matin à Pontarlier...
Là encore, j'espère que 2013 lui ouvrira les yeux.

• MON BLOG ! Pas mal du tout, le rapport lectures/notes écrites augmente. Il faut quand même savoir que décembre 2012 est le mois - depuis avril 2005 - où j'ai le moins écrit de notes ! Mais les lecteurs suivent, et je pense que ce blog est définitivement spécialisé "Chansons" et "arnaques" !
En plus j'ai sérieusement rajeuni son apparence le 11 décembre, quittant l'habillage "pierre tombale".

Voilà pour l'année, je vous embrasse.

07/12/2012

Bonne nouvelle : côté médocs je suis bien dosé !

Sinon, avec ce que me fait endurer ma mégère depuis mardi dernier, il y a belle lurette que je me serais emparé de la boîte de gardénal qui est devant moi, au-dessus de l'ordinateur, pour en faire un usage que le corps médical réprouve ;-)).

Mais avant de passer de 3.5 à 3, je vais quand même attendre un petit peu !

Je vous embrasse.

16:51 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (3)

03/12/2012

Question de dosage...

Avant de prendre ma retraite, je prenais une quantité assez astronomique de médicaments.

• 200 mg d'anxyolitique léger (Atarax)
• 5 mg d'anxyolitique puissant (Témesta)
• 50 mg de somnifère (Stilnox).

Je savais que mon travail était pour beaucoup dans la prise de ces médicaments. 6 ans de dépression suivis de 7 ans de maniaco, ça ne passe pas comme ça...

Donc, dès le premier mois de retraite, j'attaque. Je commence par le plus facile, l'anxyolitique léger.

Diminuant la dose de 25 mg à chaque fois, j'arrive à cesser définitivement ce médicament fin septembre 2011. Sans ressentir de trouble particulier.

A présent, le somnifère.

Si j'ai bien réussi (avec quelques problèmes) à réduire la dose de moitié, voire de la supprimer ponctuellement, je n'ai pu aller au-delà. Je suis donc passé de 50 mg à 25 début novembre.

Restait le gros morceau : l'antianxyolitique puissant.

Mon but était de diminuer la dose de 0.50 en 0.50.

Je suis donc passé à 4.50 en décembre, 4 en janvier, 3.50 en février.
Je pensais que tout se passait bien, ne notant pas trop de souci côté sommeil. Mais j'avais oublié que le témesta n'avait pas un rôle de somnifère, mais plutôt de tranquillisant.

Début mars, je passe à 3. Sans m'apercevoir que la lampe rouge commençait à clignoter. Par exemple la réapparition de "trous" de déprime, quelques accès de parano...

En avril j'arrive à 2.50. Un comprimé jaune. Pour moi l'objectif initial était atteint, diminuer la dose de moitié, en ayant complètement effacé l'atarax.

Mai, je baisse encore à 2.  J'avais, sans le savoir, franchi la ligne rouge.
Ce mois de mai allait être pour moi en plus très éprouvant, avec en point d'orgue une crise de mon épouse, suivie d'un trouble de son comportement, dont j'ignorais s'il serait définitif ou pas.

Juin, malgré tout je passe à 1.50.
Le comportement de mon épouse qui ne s'améliorait pas s'ajoutant à une tentative de vacances qui s'avéra désastreuse, fit que le 6 de ce mois je fus à deux doigts de me fiche en l'air. 
Une fois de plus, ce fut le Net qui me sauva... Mais le boulet n'était pas passé loin.

J'ai enfin réalisé que je m'étais sevré très dangeureusement. Et je revins au 2.50.

Mais en juillet, si mon cerveau avait l'air de récupérer, mon corps, lui, craqua : Crise d'hypertension sévère le dimanche 15...
Le toubib me prescrit des médicaments, mais hélas pas assez puissants.

Et le 14 août, suite à ma mise en quarantaine par trois voisins (prétexte ridicule : mon blog qu'ils avait fait semblant de découvrir alors qu'ils me suivaient depuis Psychologies ! ) , je fis une hémorragie par le nez qui se termina à l'hôpital, en deux temps.

Le second temps allait durer 15 jours, et là je revins à ma dose de médicaments d'avant la retraite...

Certes j'avais effacé l'atarax, mais j'étais revenu à mon point de départ.

Et donc, de nouveau je décidai d'entamer un nouveau sevrage, mais cette fois en me surveillant très attentitivement. Au moindre "vague à l'âme", au moindre signe de parano, j'arrêterai.

Je suis arrivé de nouveau à diviser par deux la dose de somnifère.
Et en ce qui concerne l'antianxyolitique, je suis passé à 4.50 en octobre, 4 en novembre, et 3.50 depuis le début du mois.
Pour l'instant RAS, mais quoi qu'il arrive, je me maintiendrai à un plancher de 2.50. Que j'atteindrai en février si tout va bien...

Je vous embrasse.

18:11 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (7)

27/11/2012

Bonjour de Porto

Nous sommes arrives hier soir, sous... la froidure (8 degres) avec une petite alerte a la sortie de l avion : Debut de crise de mon epouse ! Une chance sur 2 de la "recuperer", heureusement ce fut le cas...

Porto tres typique, autre chose que Lisbonne, a ne pa manquer non plus, et ne pas oublier la tablette ou le PC portable pour eviter les cybers aux claviers pourris et surtout QWERTY....

Je vous raconterai donc au retour, avec photos, a dimanche soir je vous embrasse.

19:37 Publié dans moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1)