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17/02/2013

2006 : mon 17 février de folie...

En septembre de l'année d'avant, un professeur de neurologie de Bordeaux (nous vivons alors à Biarritz) nous annonce que l'épilepsie de mon épouse est opérable. Car bien localisée. Pour en être sûr, il faudra faire une batterie d'examens. Qui auront lieu en décembre.

Les examens, qui consistent à lui faire un électro-encéphalogremme en continu en la privant de médicaments jusqu'à ce qu'elle fasse une crise, sont concluants.

Rendez-vous est donc pris pour la grosse opération (trépanation), elle devra entrer à l'hosto le 17 février en fin d'après-midi.
Entretemps elle aura beaucoup hésité, pesant les risques de se faire ouvrir la tête et aggraver encore plus le mal si ça rate, et les chances d'en finir une fois pour toutes avec cette sale maladie.

Mais l'avant-veille, je reçois un autre coup de fil, d'un autre hôpital diamétralement opposé : celui du Vigan, dans les Cévennes : mon père vient de mourir.

Je m'y attendais plus ou moins vu son âge (94 ans) quoique la dernière fois que je l'ai vu (30 décembre 2005) il me paraissait en forme. Mais quand même, le choc est rude.
Et je poste juste cette phrase sur mon blog de l'époque, sur la plateforme Psychologies.com : Mon père vient de mourir...

Là je prendrai la mesure de ce qu'est la solidarité sur ce site, que plus tard ses blogueurs appelleront "la Rue" : des dizaines de commentaires, notamment de personnes avec qui pourtant je n'étais pas dans les meilleurs termes.

Que dois-je faire ? Aller à son enterrement, privilégier mon épouse et l'accompagner à l'hôpital de Bordeaux, faire reporter l'intervention de mon épouse ? Sachant que le prochain "créneau" ne sera qu'en juin, et qu'elle risque fort de n'être plus motivée, voyant là un "signe" ?

J'élimine d'emblée la 3ème solution (pourtant c'est celle que j'aurais dû préférer...) et je choisis d'aller aux obsèques de mon père et en même temps être au chevet de mon épouse.

C'est à dire le même jour, le 17 février...

Ce sera donc par le train que je partirai le 16. Jusqu'à Montpellier où je coucherai chez une cousine, laquelle m'accompagnera au Vigan, situé à 65 km de là, pour assister à l'enterrement.

Là-bas, je serai énormément déçu : dans l'église qui m'a vu me marier 32 ans plus tôt, qui a vu les obsèques de ma mère 8 ans auparavant, presque jour pour jour, personne en dehors de ma cousine, mon cousin germain, son épouse et moi-même...

J'en voudrai longtemps à cette petite ville, qui aura vu aussi mon divorce. J'en ferai même une note assez dure... Je n'y suis pas retourné depuis, mais cette cicatrice-là s'étant refermée, ainsi qu'une autre cicatrice, bien plus profonde (qui a d'ailleurs valu mon pseudo et mon nom facebook) je compte y retourner d'ici l'été.

Bref, journée mémorable que celle où, le matin, j'enterre mon père et où le soir même, je dois être à Bordeaux au chevet de mon épouse à l'hôpital...

Ma cousine me remènera en voiture à Montpellier où j'aurai juste le temps de sauter dans un "Corail Grand Sud" qui me permettra d'arriver à Bordeaux 4 heures plus tard.

A l'hôtel où je rejoins ma fille, je fais même un (léger) malaise. Sans doute l'émotion, sans doute aussi le fait que je n'aie vraiment rien mangé de consistant depuis la veille midi. Aussi peut-être le trop grand écart pour moi, entre les deux hôpitaux ? L'un signifiant la fin et l'autre devant signifier l'espoir ?

Devant, car finalement, ils feront une grave erreur médicale sur mon épouse, lui occasionnant un hématome cérébral que le professeur devra opérer en urgence un dimanche matin...

Elle en ressortira infirme, ayant perdu le tiers de son champ visuel et 60% de ses mots.
Mais pas sa maladie, qui sera de plus renforcée...

Mais la nature faisant bien les choses, les connexions cérébrales vont se ressouder et mon épouse va reprendre de son champ visuel et 70% de ses mots. La nature, et bibi, qui a été son orthophoniste à plein temps depuis 7 ans.

Si elle avait vu un signe pour ne pas y aller avec le décès de mon père deux jours avant, je pense à présent qu'elle n'avait pas tort...

Je vous embrasse.

11:18 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (4)

02/02/2013

Suis-je encore dépressif ?

Dépressif, pas déprimé !

Pour moi le déprimé, c'est le stade II; c'est quand on passe complètement à côté de la vie, à côté des siens, et (heureusement) à côté des salopards...

Le déprimé ne pense qu'à une seule chose : son lit. Quand va t'il pouvoir le rejoindre, son lit-refuge, pour enfin oublier la vie, pour se noyer dans les limbes du sommeil ?
Du reste l'humeur du déprimé varie selon la lumière du jour : le matin il panique, en se disant qu'il doit s'arracher à ses draps - complètement trempés par sa sueur - pour aller travailler. Puis l'après-midi, s'il le peut il s'offre une sieste, une "mini-nuit", un avant-goût de sa "vraie" nuit, celle dans laquelle il pourra de nouveau s'oublier pendant de longues heures...

Dépressif, ce n'est pas la même chose.
On appelle cet état un "coup de blues", voire "coup de calgon"...
Tout le monde est passé par là, un jour ou l'autre.

Pour moi ça se manifeste toujours de la même façon :

Alors que je vais bien (ou que crois aller bien), une nouvelle ou un fait qui ne sont pas spécialement des catastrophes, dont je sais que de toutes façons je m'en sortirai relativement rapidement, me font alors plonger dans un spleen dont j'ai le secret, et souvent me font monter les larmes.

Rien à voir avec le choc qui vous terrasse...
Comme celui que j'ai eu le 5 juin, où à bout de forces je réalisais que je ne pouvais plus faire faire face à une nouveau palier de la maladie de mon épouse, et où là je me suis effondré, me demandant pendant 1 heure et demie si je devais rester ou non dans ce bas-monde...

Non, là je n'étais pas dépressif, contrairement à ce que certains ont pu dire, mais tout simplement découragé, usé, fatigué, me sentais pris au piège.

Dépressif, je l'étais dans les années 2005/2006, où la moindre contradiction sur mon blog, la moindre remarque de mes collègues me faisait plonger.

Mais depuis quelque temps cela m'a passé.
M'avait passé.

Car ce matin, alors que le contexte de ce début d'année est disons plutôt favorable à mon épanouissement, alors que j'envisageais la journée avec joie, une nouvelle certes pas très agréable mais quand même anodine m'a fait soudain plonger.

D'un coup, même si elles ne sont pas sorties, j'ai senti mes larmes monter. J'étais parti pour jouer toute la matinée sur un jeu de chansons de facebook, j'ai tout stoppé.

Ridicule, alors que cette nouvelle n'était pas si horrible que ça, que normalement j'aurais dû faire la grimace pendant quelques minutes, non, le blues. Incapable de faire quoi que ce soit sinon faire un tour.

Sous le blizzard neigeux qui règne actuellement chez moi, pas question.

Alors bien sûr j'attends que ça passe.
Car ça passera.

Mais je m'inquiète. Cela fait des années et des années que pareille chose ne m'était pas arrivée...
Même si je sais que quelque part, cela veut dire que si je ressens cela, c'est que je suis de nouveau "vivant".

Je vous embrasse.

03/01/2013

Original : mes meilleurs voeux !!!

Je vous souhaite donc à toutes et à tous la meilleure année 2013 qui puisse être.
Pour moi elle commence sous de très bons auspices, notamment le mariage prochain de ma fille et plein plein d'autres choses.

Mais si l'on compte les 366 jours, l'année n'a pas été très rose...

• TRAVAIL : là c'est du 20/20 ! Première année de retraite complète.

• ARGENT : De moins en moins terrible... Mon épouse n'a pas encore intégré que désormais nous devons vivre à demi-tarif ! Il y a du progrès, mais comme pour l'Etat, le déficit s'accumule !

• SANTE : Le point noir. Je dirai, pour mon épouse et moi, 3/20.
Pour elle son épilepsie et son aphasie, doublées de dépressions temporaires, plus une sciatique et des problèmes au pied.
Pour moi l'apparition soudaine en juillet d'hypertension, avec deux pics malgré les médicaments :
D'abord le 14 août un 23/13 qui m'a déclenché une hémorragie qui a fini par 15 jours d'hôpital. Puis le 14 décembre un 20/13 où là j'ai pu arrêter l'hémorragie.
Désormais, les 14 de chaque mois, je double préventisement la dose lol :)
A cela s'ajoute mon hernie discale qui m'empêche de porter des choses lourdes.

• FAMILLE : Très variable. Certes, je suis heureux que ma fille se marie (enfin, au bout de 8 ans !) mais avec moi c'est toujours l'affrontement...
Côté cousins, assez déçu de mon passage à Lorient où je n'ai pas pu être vraiment en tête-à-tête avec mon cousin/frère Jean-Yves, et où surtout les parents de mon filleul nous ont posé un lapin géant !

• AMITIE : J'ai bien peur qu'avec mon ami (de 48 ans) Bernard, nous soyons de nouveau "en crise", comme entre 1991 et 1995, 2000 et 2009. Le temps dira ce qu'il en est. Mais une belle réconciliation hier, qui comptera pour l'année 2013. Et sur Facebook, je noue des amitiés dont certaines très belles. Je n'oublie pas que 95% des amitiés virtuelles que je me suis forgé ont abouti à de vraies amitiés "réelles". En Suisse, en Ardèche, dans la Drôme (et j'oserai parler du Finistère) par exemple. Oui, là aussi une grave blessure dans mon coeur avec le suicide d'un de mes plus grands potes du Net. Je pense à lui très souvent, et je ne l'oublierai jamais, malgré nos (brèves) engueulades.

• AMOUR : Je l'avais prévu déjà il y a quelque temps, mais je pense vraiment que ma Nathalite Aigue est guérie. Certes, je sais très bien que cette femme comptera énormément dans ma vie (5 années intenses sous les bombardements ça ne s'oublie pas) mais elle est passée du rayon "regrets" au rayon "beau souvenir". Un peu comme (je sais, je grossis le trait) de superbes vacances qui s'achèvent, et qui vous laissent mélancolique pendant des semaines voire des mois, puis qui deviennent ensuite eu fil du temps de formidables souvenirs.
J'espère de tout coeur qu'elle est entrée en résilience, et qu'elle a eu la chance de rencontrer quelqu'un, qui pourra la guérir de l'arrachement que nous avons vécu.
Il est temps que j'arrête de conjuguer ma vie au passé, ne croyez-vous pas ?

• VIE CONJUGALE (pour moi rien à voir avec la catégorie qui précède) : au plus bas. Mon cousin/frère m'a lancé cette phrase : Je pense qu'entre vous deux c'est désormais fini... ça se voit à ton atttitude.
Je ne lui a pas dit que je la soupçonnais de souhaiter ma mort de temps en temps, mais je lui ai quand même parlé de son attitude devant mon hémorragie : "arrête de me saloper mon carrelage..."
Plus le fait que, quelques heures après, elle m'ait laissé tout seul sans argent, avec un t-shirt maculé de sang, à 2 h du matin à Pontarlier...
Là encore, j'espère que 2013 lui ouvrira les yeux.

• MON BLOG ! Pas mal du tout, le rapport lectures/notes écrites augmente. Il faut quand même savoir que décembre 2012 est le mois - depuis avril 2005 - où j'ai le moins écrit de notes ! Mais les lecteurs suivent, et je pense que ce blog est définitivement spécialisé "Chansons" et "arnaques" !
En plus j'ai sérieusement rajeuni son apparence le 11 décembre, quittant l'habillage "pierre tombale".

Voilà pour l'année, je vous embrasse.

07/12/2012

Bonne nouvelle : côté médocs je suis bien dosé !

Sinon, avec ce que me fait endurer ma mégère depuis mardi dernier, il y a belle lurette que je me serais emparé de la boîte de gardénal qui est devant moi, au-dessus de l'ordinateur, pour en faire un usage que le corps médical réprouve ;-)).

Mais avant de passer de 3.5 à 3, je vais quand même attendre un petit peu !

Je vous embrasse.

16:51 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (3)

03/12/2012

Question de dosage...

Avant de prendre ma retraite, je prenais une quantité assez astronomique de médicaments.

• 200 mg d'anxyolitique léger (Atarax)
• 5 mg d'anxyolitique puissant (Témesta)
• 50 mg de somnifère (Stilnox).

Je savais que mon travail était pour beaucoup dans la prise de ces médicaments. 6 ans de dépression suivis de 7 ans de maniaco, ça ne passe pas comme ça...

Donc, dès le premier mois de retraite, j'attaque. Je commence par le plus facile, l'anxyolitique léger.

Diminuant la dose de 25 mg à chaque fois, j'arrive à cesser définitivement ce médicament fin septembre 2011. Sans ressentir de trouble particulier.

A présent, le somnifère.

Si j'ai bien réussi (avec quelques problèmes) à réduire la dose de moitié, voire de la supprimer ponctuellement, je n'ai pu aller au-delà. Je suis donc passé de 50 mg à 25 début novembre.

Restait le gros morceau : l'antianxyolitique puissant.

Mon but était de diminuer la dose de 0.50 en 0.50.

Je suis donc passé à 4.50 en décembre, 4 en janvier, 3.50 en février.
Je pensais que tout se passait bien, ne notant pas trop de souci côté sommeil. Mais j'avais oublié que le témesta n'avait pas un rôle de somnifère, mais plutôt de tranquillisant.

Début mars, je passe à 3. Sans m'apercevoir que la lampe rouge commençait à clignoter. Par exemple la réapparition de "trous" de déprime, quelques accès de parano...

En avril j'arrive à 2.50. Un comprimé jaune. Pour moi l'objectif initial était atteint, diminuer la dose de moitié, en ayant complètement effacé l'atarax.

Mai, je baisse encore à 2.  J'avais, sans le savoir, franchi la ligne rouge.
Ce mois de mai allait être pour moi en plus très éprouvant, avec en point d'orgue une crise de mon épouse, suivie d'un trouble de son comportement, dont j'ignorais s'il serait définitif ou pas.

Juin, malgré tout je passe à 1.50.
Le comportement de mon épouse qui ne s'améliorait pas s'ajoutant à une tentative de vacances qui s'avéra désastreuse, fit que le 6 de ce mois je fus à deux doigts de me fiche en l'air. 
Une fois de plus, ce fut le Net qui me sauva... Mais le boulet n'était pas passé loin.

J'ai enfin réalisé que je m'étais sevré très dangeureusement. Et je revins au 2.50.

Mais en juillet, si mon cerveau avait l'air de récupérer, mon corps, lui, craqua : Crise d'hypertension sévère le dimanche 15...
Le toubib me prescrit des médicaments, mais hélas pas assez puissants.

Et le 14 août, suite à ma mise en quarantaine par trois voisins (prétexte ridicule : mon blog qu'ils avait fait semblant de découvrir alors qu'ils me suivaient depuis Psychologies ! ) , je fis une hémorragie par le nez qui se termina à l'hôpital, en deux temps.

Le second temps allait durer 15 jours, et là je revins à ma dose de médicaments d'avant la retraite...

Certes j'avais effacé l'atarax, mais j'étais revenu à mon point de départ.

Et donc, de nouveau je décidai d'entamer un nouveau sevrage, mais cette fois en me surveillant très attentitivement. Au moindre "vague à l'âme", au moindre signe de parano, j'arrêterai.

Je suis arrivé de nouveau à diviser par deux la dose de somnifère.
Et en ce qui concerne l'antianxyolitique, je suis passé à 4.50 en octobre, 4 en novembre, et 3.50 depuis le début du mois.
Pour l'instant RAS, mais quoi qu'il arrive, je me maintiendrai à un plancher de 2.50. Que j'atteindrai en février si tout va bien...

Je vous embrasse.

18:11 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (7)

27/11/2012

Bonjour de Porto

Nous sommes arrives hier soir, sous... la froidure (8 degres) avec une petite alerte a la sortie de l avion : Debut de crise de mon epouse ! Une chance sur 2 de la "recuperer", heureusement ce fut le cas...

Porto tres typique, autre chose que Lisbonne, a ne pa manquer non plus, et ne pas oublier la tablette ou le PC portable pour eviter les cybers aux claviers pourris et surtout QWERTY....

Je vous raconterai donc au retour, avec photos, a dimanche soir je vous embrasse.

19:37 Publié dans moi, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1)

18/11/2012

Pas de "tubes de l'été" aujourd'hui...

Je sais que je vais décevoir environ une dizaine de personnes (11 lecteurs de ma note "tubes 88" depuis sa sortie !) mais cette semaine je n'ai pas eu le temps nécessaire pour achever cette note, qui demande environ 15 heures de préparation !

J'ai été absent 4 jours (1 +3) et je rentre seulement.

Mais promis juré, la semaine prochaine vous aurez vos tubes 89 (mais de nouveau, pour 90 ce sera 15 jours après cause vacances portugaises !)

Je vous embrasse.

18:04 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (2)

13/11/2012

Mon épouse est partie....

..... quelques jours chez notre fille.
J'avoue que je vais pouvoir enfin souffler, même si habiter tout seul une si grande maison n'est pas des plus rigolos.

C'était je crois (sans exagérer) une question de vie ou de mort voici quelques jours (le titre de certaines notes en font foi) et heureusement, heureusement que j'ai pu décompresser grâce au virtuel, et en particulier à un certain jeu, qui d'une part me donne le sentiment d'enfin briller sur quelque chose, et aussi de faire de superbes connaissances.

Bien évidemment, je ne vais pas rester là jusqu'à lundi, date où mes deux nanas reviendront ensemble.

Déjà demain je porte Minou chez sa nounou à Poligny, et j'ai décidé (en le disant à mon épouse) de pousser jusqu'à Lons et d'y coucher. Tout seul bien entendu, ce n'est pas à 62 balais que je me concocte des rendez-vous galants.
Non, le plaisir de flâner la nuit dans cette superbe ville, où j'ai habité 3 ans.
J'en parle d'ailleurs ici : http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/11/06/lons-l...

Puis retour le jeudi matin, je dois aller chez la kiné l'après-midi, ce qui rassure "chère et dure" qui se doute que je vais m'escaper mais avec au moins ce jeudi qui réduit l'escapade.

Je ferai le point ensuite, à savoir si je passe le week-end ici ou si je m'offre une nouvelle escapade.

J'ai pris des billets (remboursables jusqu'à la veille) en ce sens, on verra comment sera mon moral.

Je vous embrasse.

10:55 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (4)

08/11/2012

la paix pour 285 euros....

Mes deux dernières notes (en dehors de la "musicale") ont dû quelque peu en effrayer certains, aussi viens-je vous rassurer ! Depuis  que mon épouse sait qu'elle va voir sa fille, tout est rentré dans l'ordre.

Le soir même, elle dormait comme un bébé...

Comme le prétexte de la dispute avait été quelques travaux à faire dans la maison, je m'en suis occupé hier, avec l'aide d'un jeune chômeur recruté via l'ADMR (travail "légal" donc).

Moi j'ai fait les travaux qui ne dépassaient pas mes compétences, à savoir aller en ville et acheter un mitigeur de bonne qualité pour pas trop cher, puis enlever l'ancien et réinstaller le nouveau (quelques tours de pince à donner).

Le jeune (qui s'appelle Patrick) a donc - très lentement il est payé à l'heure - effectué les travaux de menuiserie et d'électricité  qu'il y avaient de plus urgent.

Pour 285 euros (182 de billets de train, 46 de mitigeur et 57 de main d'oeuvre) j'ai la paix, je revis dans une atmosphère qui devient celle qu'elle aurait dû toujours être : familiale.

Je n'ai plus peur de descendre dans la salle à manger le matin, n'y d'y remonter après avoir été sur l'ordinateur, chère et tendre ne me demande plus le détail de tout ce que j'y ai fait, et je ne suis pas accueilli le matin avec la soupe à la grimace.

Mon appareil à mesurer le stress peut en témoigner :

18 de tension samedi, 14 dimanche (accalmie), 16 lundi et de nouveau 18 mardi matin...
Ce matin, 13/10 !!!!

Je n'enlèverai pas la note "mon épouse veut-elle me tuer", sachant bien qu'elle ne plaît pas à tout le monde. Je pense, à partir du moment où je ne diffame personne, avoir le droit d'écrire ce que je veux sur mon blog.

Du reste, c'est ce que m'avait dit la psy de l'hôpital d'Ornans où je suis resté 15 jours, que j'étais surtout là pour me protéger d'elle, et que je pouvais rester jusqu'à mon départ en vacances, soit 5 semaines. Au départ j'y étais arrivé pour hémorragie due à ma tension, mais celle-ci était restée normale - sans médicament, ceux qu'il me donnaient était des placebos... - jusqu'à l'avant-veille du dépert où elle était tellement remontée en flèche qu'il avait fallu changer le médicament (en gros m'en donner un "vrai" !!!)

Je ne vous cacherai pas que durant l'absence de mon épouse je ne vais pas vivre ici comme un moine. Non, pas ce que vous pensez, je n'ai absolument pas l'intention de faire des folies de mon corps ! Mais plutôt du tourisme !!! Je pense m'octroyer 48 heures de balade en train grâce à ma carte Senior, du vendredi au dimanche. J'ignore où je vais atterrir (j'ai une petite idée), mais je vous tiendrai au courant. Moi aussi j'ai besoin de "vacances" !!!!.

Les "voisins du nord" ont trouvé la parade en prétextant de découvrir un blog qu'ils lisent en fait depuis 2007, moi je ne peux pas couper les ponts avec mon épouse !!!

Enfin bref, retenir de tout ça que ça va mieux....

Je vous embrasse.

11:32 Publié dans détripage, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (5)

31/10/2012

L'incroyable pouvoir de la télé

J'avais même écrit effroyable mais je me suis finalement ravisé...


Voici tout juste 7 ans, je suis passé dans le journal du soir de France 2, huit secondes en tout et pour tout dans la partie "magazine", celle qu'on nommait jadis "chiens écrasés" dans les quotidiens .
Huit secondes parmi 20 minutes d'interwiew, huit secondes où je balbutiais quelques mots...


J'étais à Biarritz, il faisait 28 degrés depuis déjà une semaine, et c'était un sujet tout trouvé pour boucher les trous. Mon collègue/chef (l'expression signifie qu'en fait je devais être chef vu que j'étais plus gradé que lui mais que j'y tenais pas, ayant déjà donné dans une autre vie...) était en vacances, juste moi de disponible à la station.

Je dois le dire, cela ne m'avait pas perturbé outre-mesure, et c'est tout juste si j'avais averti par mail deux ou trois connaissances afin d'avoir leur opinion sur ma "prestation"...

 

10510b.JPG

Le sujet est passé en fin de journal, puis...

D'abord le téléphone.
Pendant presque une heure, des coups de fil.

"Je t'ai vu, tu passes très bien"...

De la famille qui ne m'avait pas contacté depuis des lustres, un collègue de travail qui n'en revenait pas, des copines de ma femme, enfin bref...


Quand le téléphone s'est enfin décidé à se calmer, je me suis dirigé vers mon PC, afin de voir si j'avais des réponses à ma note "retour vers les sapins".

Et là... un commentaire qui parlait de ma prestation télé !! Venant d'une internaute que j'avais perdue de vue depuis pas mal de temps et avec qui j'ai eu dans la foulée un échange assez surréaliste et vaudevillesque.

Mieux : Dans le forum de Psychologies lui-même où je n'tais plus trop en odeur de sainteté, j'ai eu droit à un post !!

Lequel post disait "je t'ai vu".

Puis, donc, le Haut-Doubs.

A peine arrivé, la moitié du village m' a demandé si ce n'était pas moi qui.... !!!


Y compris le maître d'oeuvre de mon chalet, qui ne me regardait plus avec les mêmes yeux que les fois précédentes, j'étais passé par la case "petit écran", et en plus par la grande porte !


Le petit écran, ce n'était pas la première fois pourtant, loin s'en faut.
Tant pis pour ma modestie légendaire - lol - j'avais été "le meilleur" en 1991 dans l'émission de Nagui "que le meilleur gagne". Me payant la tête de Nagui en plus !
Mais... c'était sur une 5ème chaîne balbutiante qui ne couvrait alors que 20% des foyers hexagonaux...


Le "pompon" de l'histoire, c'est le coup de fil d'une amie de ma femme, laquelle ne lui avait pas donné signe de vie depuis...1994 (quand même) et qui voulait avoir de ses nouvelles.
Et qui lui a carrément avoué que c'était à la suite de ma prestation télévisuelle !!

Idem pour mon ami Bernard, qui sera épaté par 1) ma présence sur le petit écran et 2) que j'habite le Pays-Basque !!

 

Ce petit épisode m'a pas mal édifié.


Je l'ai raconté ici même, il y a une vingtaine d'années j'avais été l'animateur préféré d'un département alpin. Quelques 3000 heures passées à préparer et animer mes émissions m'avaient hissé à ce niveau.
Je m'étais pris le melon, me prenant pour un second Foucault.


Alors qu'en fait, à 80 km de là, personne ne pouvait m'entendre ! Mais fallait surtout pas me le dire à l'époque, du moins à mes débuts...


Et là je réalise que balbutier quelques mots et quelques chiffres pendant huit secondes sur une antenne connue vous fait prendre une toute autre dimension.


En d'autres termes, dans notre monde hypermédiatisé ce qui n'est pas le plus important ce n'est pas ce qui est dit et qui le dit, mais l'endroit où on le dit....


Triste non ?

Je vous embrasse.

15:51 Publié dans météo, moi | Lien permanent | Commentaires (7)