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24/08/2022

Moody moody sunday

Double et triste anniversaire que ce 24 aout.

D'abord celui de mon frère, mort à sa naissance le 24 aout 1949.
Je ne dirai pas que ça m'a bouleversé toute ma vie, mais il est des moments où j'aurais vraiment eu besoin d'une épaule où m'appuyer. Notamment entre 1998 et 2003. S'il avait été là, il n'y aurait peut-être pas eu de "2003"...

Mais surtout, oh surtout, cela fait 25 ans aujourd'hui que j'ai vu ma mère pour la dernière fois.

Jusque-là j'étais à 2h de chez mes parents, et nous allions souvent les voir dans leur petite ville cévenole. 
Moins depuis que le "zombisme" m'avait - sagement - fait renoncer à conduire. Mais c'était quand même un week-end tous les 2 mois.

Mon zombisme, engendré par la prise de médocs due à la méga-dépression où j'étais plongé depuis 3 ans.

Harcèlement, voire persécution au boulot par un petit chef jaloux. Une des raisons (pas la principale) qui m'avait fait poser une mutation pour la Bretagne. Où j'avais un frère de substitution, mon cousin Jean-Yves.
Las, à peine arrivé, il m'annoncera qu'il partait à l'autre bout du monde...

Mais là n'est pas le sens de ma note.
Mende-Le Vigan, c'est donc deux heures, deux heures et demie. Mais Vannes-Le Vigan c'est 10 heures !
Donc en ce 24 Aout 1997, en disant au-revoir à ma mère, c'était pour 4 mois. Pour Noel très exactement. Et ma mère voyait très bien que j'étais en dép, sans toutefois vraiment savoir pourquoi. J'avais été directeur du centre météo en 1993/94, je n'allais pas dire à mes parents que j'y étais désormais torturé par un cheffaillon...

Ma mère pleurait, ma fille pleurait, mon ex au volant s'impatientait. Triste dimanche que ce 24 aout.

Donc 4 mois à attendre. Pendant lesquels mon ex fera construire une maison, nous mettant un crédit ruineux sur le dos. Pendant lesquels je perdrai pied au boulot. Pendant lesquels ma fille se fera moquer d'elle à cause de son accent du sud, où elle avait grandi depuis 13 ans.

Jusqu'au jour où mon ex me dira que finalement, vu que son père était "gravement malade" (en fait parkinson..) Noel se passerait en Normandie et non en Languedoc. Où, promis-juré, on irait en février.

Ce qui se fera mais ce sera pour assister à l'enterrement de ma mère...

J'étais tellement zombie que je ne pouvais qu'obéir.

Une des raisons pour lesquelles, un vendredi de 2013, je me suis fait la malle.
Le dimanche d'avant ma fille m'avait joué au téléphone viens viens de Marie Laforêt. En ajoutant que si je ne revenais pas je pourrai faire une croix sur mes futurs petits-enfants. Elle avait dû oublier le "moody sunday".
En tout cas elle a tenu parole, c'est Google qui m'a appris leur existence.
Ce sera peut-être Google qui un jour leur apprendra la mienne !

Mais je ne regrette rien, je suis avec la femme que j'aime, qui m'aime, héroïque face à la sale maladie qui me dégrade de jour en jour. Sans elle je ne serais plus rien, plus là.

Je vous embrasse.

18:11 Publié dans détripage, moi | Lien permanent | Commentaires (6)

31/05/2022

Bas les masques !

Le masque n'étant plus obligatoire (sauf dans les hôpitaux et maisons de retraite) j'ai remplacé ma photo de profil où j'étais masqué par une plus récente prise au lac du Bouchet l'été dernier.

Je vous embrasse.

18:55 Publié dans Blog, moi | Lien permanent | Commentaires (2)

23/05/2022

Retour au Mont-Aigoual (13 mai 2022)

J'ai voulu revoir le lieu où voilà 50 ans j'ai débuté ma carrière. 
J'étais fier de leur apporter des photos de cette époque, témoin d'un observatoire complètement transformé.

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Hélas, l'entrée m'a été interdite, à moi le doyen de ceux qui s'y sont succédés. L'endroit n'est plus qu'un préfabriqué où se vendent (cher) des souvenirs à touristes tandis qu'un assistant sert de (mauvais) guide et projette des powerpoint.
Avec ma canne et ma hernie naissante, je me suis enfui en pensant très fort à la chanson de Monty

J'ai aussi pensé à celle de René Joly .

 

Je n'y retournerai plus jamais.

 

 

(merci à Renaud - le commentateur ! - pour les chansons)

21/05/2022

Problème de disque

Je pense que vous avez dû voir que je me fais rare ces temps-ci.

En fait, je me suis fait la semaine dernière une belle hernie discale. La 4 ème ,  après celle de 2011 et la double de janvier 2020.

Par conséquent je suis le plus souvent allongé, évitant la position assise. 

Promis, dès que je vais mieux, le podium de 1979.

Je vous embrasse.

11:45 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (13)

07/04/2022

Mont Saint Michel : Breton ou Normand ?

Je me suis toujours posé la question.

Certes un oscur fonctionnaire de l'Assemblée Nationale a, en 1790, tracé la "frontière" sur un cours d'eau, comme ce sera le cas une bonne soixantaine de fois et du coup le Mont s'est retrouvé administrativement en Normandie.

Ce que contestent pas mal de Bretons. 
Leurs arguments ne manquent pas, notamment que le Mont fait partie intégrante du Massif Armoricain, qui comprend toute la presqu'île du Cotentin.

Et l'Histoire, que dit-elle ?

Là j'en suis tombé sur le c.... !

En l'an mil le Duc de Normandie Richard II le Bon y épouse Judith de Bretagne. 
Un beau trait d'union ! Ils donneront naissance à Adélaïde, qui sera grand-mère du pape Calixte II.

Belle descendance, dont... je m'honore de faire partie 10 siècles plus tard ! Je viens de le découvrir à l'instant, lors de mes recherches généalogiques.

Avec de nombreux détours il est vrai : via la Bourgogne jusqu'au XII ème siècle, puis la Franche-Comté pendant 7 siècles jusqu'en 1870 où mon arrière-grand-père Victor-Achille quitta son Haut-Doubs natal pour "les colonies" (la Tunisie) où il épousera une Sarthoise, Louise-Eugénie.

Qui furent mes arrière-grands parents !

Quand au Mont St Michel, je peux dire que je m'y sens chez moi.

 

Je vous embrasse.

17:13 Publié dans histoire, moi | Lien permanent | Commentaires (8)

05/04/2022

Mes surnoms au travail

Pendant mes études à l'Ecole Supérieure de la Météorologie, on m'appelait Albert ! Albert pour Albert Simon, le Monsieur Météo de la radio. J'étais le plus passionné par mon boulot, que j'avais choisi par vocation, et mes camarades l'avaient remarqué.

Pas de surnom marquant ensuite, où j'étais simplement Patrick, jusqu'à Vannes.

Là mes adorables collègues me surnommèrent biloute, 11 ans avant la sortie de Bienvenue chez les ch'tis. Cette délicate attention en dit long sur ces braves garçons. Les langues se délient sur le harcèlement moral, mais c'est trop tard pour moi.

Heureusement j'arrivai à me sortir de ce marigot pour atterrir à Biarritz.
Où je fus illico appelé Patxi, ce qui signifie Patrick en Basque. 

Et c'est à Lons le Saunier que je finirai ma carrière, un poste que je convoitais depuis .... 1986 ! Et en plus, brigadiste, le Gérard Klein de là-bas, n'hésitant pas à bosser 75 heures par semaine pour venir au secours des stations manquant brutalement de personnel. Mes collègues m'adoraient et m'appelaient Patoche.

On était loin du biloute !

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J'en rajoute sur la photo, car si j'avais certes le coeur un peu serré pour mon pot de départ à la retraite, au fond de moi j'étais heureux d'avoir passé mes dernières années au sein de cette super équipe.

Je vous embrasse.

16:03 Publié dans météo, moi | Lien permanent | Commentaires (6)

10/02/2022

Ma "semaine terrible" est passée

Cela fait quelques années que je savais devoir passer une semaine tout seul "pour raisons familiales".

Jusqu'en 2019 je n'appréhendais pas trop, ma santé pouvait supporter la chose, même si ce n'était pas le Pérou.

Mais depuis deux ans, entre mes hernies discales et mon parkinson qui s'aggravait de jour en jour, je voyais arriver cette fameuse semaine avec de plus en plus d'inquiétude.

Plus le temps passait, plus je déclinais, plus je m'inquiétais. Comment allais-je faire ?

Bien sûr de "bons amis" et même de la famille s'était proposés à venir me tenir compagnie quand cela arriverait, mais c'est au pied du mur qu'on voit les maçons. Pas de surprise donc quand j'ai vu les désistements de ces personnes ! 

L'alarme a sonné jeudi dernier à 5h du matin.
Chérie - et la pénurie d'avions - ont fait que je n'ai eu que 75 heures à passer tout seul. Pas dans ma maison, beaucoup trop dangereuse avec des escaliers partout, mais dans une ville d'eaux chère à un candidat à la présidentielle, qui allie le calme, le choix et la modicité des prix.
Restait Minou, comment allait-il réagir ? 

Bien ! Il nous a bluffés, tout est resté intact dans la maison, si ce n'est une petite crotte de protestation devant l'entrée. Il avait de quoi manger et boire avec des distributeurs automatiques et il s'en est servi.

A présent que cette semaine est derrière moi, je revis, je déstresse et je sens que ma maladie a tendance à se stabiliser.

Je vous embrasse.

15:39 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (35)

30/01/2022

Aujourd'hui PHIL COLLINS a 71 ans !

... Et moi aussi par la même occasion !

 

 

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On a morflé tous les deux !

26/01/2022

Aujourd'hui Michel Sardou a 75 ans

Et à cette occasion, j'aimerais que vous me faites part de votre chanson préférée de son répertoire. 

Pour moi, c'est celle-là.

Mais pendant très longtemps (40 ans) ce fut celle-ci.

Sinon, plein de pensées pour Florent Pagny à qui je souhaite de pouvoir fêter aussi son 75ème anniversaire.

Je vous embrasse.

29/12/2021

2021 : bilan

Année globalement positive.

Dans la colonne ad hoc, je mettrai :

- En premier lieu des réconciliations.
D'abord celle de chérie avec ma cousine germaine, qui, du coup, à 91 ans n'a pas hésité à se taper 1700 km en voiture pour venir nous voir.
Ensuite celle de chérie avec notre voisine d'Alleyras. Ca aussi ça me pesait.

- Des retrouvailles aussi. Comme celle avec mon plus grand ami d'adolescence François. 30 ans que je le cherchais ! Je savais très bien où il travaillait (36 quai des orfèvres, à Paris, commandant de police au RAID), et je le suivais grâce aux ouvrages de son chef, le commissaire Broussard, et d'autres collègues à lui. C'est grâce à une émission de télé sur le RAID - et aussi à un commentateur d'ici - que j'ai pu le retrouver, via M. POMART, à qui je dis un grand merci.

- Des connaissances, comme celle de nos nouveaux voisins, des gens très sympa et très serviables. Ca change de Sanary, une ville de grande solitude. 5 ans et demie sans rien d'autre qu'un rare bonjour, obligatoire en se croisant dans l'escalier....

- Puis l'amour, toujours aussi fort, de mon épouse. Qui arrive encore à me supporter (voir chapitre "santé") et surtout qui se fait toujours un sang d'encre en attendant le résultat d'examens médicaux. 

- L'année a été paisible, sans déménagement / aménagement comme les deux précédentes et nous nous plaisons dans notre cadre de vie.



Dans la colonne "négatif", je mettrai en premier la santé.
La mienne et celle de mes proches.

En ce qui concerne la mienne, c'est loin de s'arranger. Je vois arriver le fauteuil avec angoisse... Heureusement j'ai gardé toute ma tête, mais pour le reste... Déjà, je ne peux plus écrire à la main. Je peux encore taper au clavier, mais c'est le parcours du combattant ! Ecrire une note me prend jusqu'à une semaine...
De plus en plus de mal à faire les gestes de la vie courante: par exemple manger, ma chérie doit me couper ma viande. Pour me coucher je dois "viser juste" car si je me couche trop bas ou trop haut, je sais que je ne pourrai pas me retourner ! Cette nuit par exemple j'ai été incapable de bouger pendant un long moment. Quand à ma démarche, j'ai tout de l'homme de Cro-Magnon !
Celle de mes proches, essentiellement ma cousine de Toulon, victime d'une septicémie d'origine nosocomiale.

- Puis la "situation sanitaire". Non pas à cause des décès dus au virus (le tabac tue autant) mais plutôt cette sale ambiance qui règne depuis deux ans. De ne plus voir de gens sourire à cause de la "muselière" (aussi efficace qu'une fenêtre ouverte pour empêcher de faire entrer les insectes), d'être obligé de se faire injecter un produit dont on ignore ses effets pour avoir le droit de vivre, d'entendre parler de "ça" à longueur de journée à la télé, de devoir moi-même mettre ce foutu masque qui m'étouffe à chaque fois que j'entre quelque part; ça me rappelle l'armée avec la gymnastique des couvre-chefs dehors/dedans !

- la disparition d'êtres chers. Cette année deux cousins (frère et soeur) qui m'avaient suivi toute ma vie. L'une avait été mon témoin de mariage, l'autre le parrain de ma fille.

Et toujours, le même président !

Je vous embrasse.

15:26 Publié dans moi | Lien permanent | Commentaires (10)