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16/06/2012

HIT-PARADE de SALUT LES COPAINS du 15 JUIN 1963

J'avais dit que je continuerais cette série si j'obtenais au moins 50 visiteurs sur chaque note.

Le hit-parade du mis d'avril n'a eu que 15 visites.
Mais celui de mai en a eu 43...
Résultats encourageants qui me poussent à continuer.

Problème : pas de hit papier en juin 63 !

Ils étaient en train d'ajouter le hit étranger (ce qui sera fait en juillet), et du coup, juin n'a pas eu son hit dans les colonnes du journal.

Mais...
J'écoutais déjà religieusement ce classement à la radio, et j'ai miraculeusement retrouvé ces classements, qui ne portent hélas que sur les 15 premiers.

Voici donc le hit de juin 63 :

 1 (1) -   LES BRAS EN CROIX
             Johnny Hallyday
 2 (4) -   L'ECOLE EST FINIE
             Sheila
 3 (6) -   EN ECOUTANT LA PLUIE
             Sylvie Vartan
 4 (3) -   DIS-LUI
             Claude françois
 5 (5) -   MOI JE VOUDRAIS ME MARIER
             Claude François
 6 (9) -   QUAND UN AIR VOUS POSSEDE
             Johnny Hallyday
 7 (11) -  T'AS QUE 16 ANS
              Johnny Hallyday
 8 (12) -  AU COEUR DU SILENCE
              Lucky Blondo
 9 (2)  -  TES TENDRES ANNEES
              Johnny Hallyday
10 (17) -  JE PENSE A LUI
               Françoise Hardy
11 (10) -  BELLES BELLES BELLES
               Claude François
11 (-) -    SI TU VEUX ETRE HEUREUX
               Claude François
12 (19) -  REPONDS-MOI
               Sylvie Vartan
13 (7) -   MARCHE TOUT DROIT
              Claude François
14 (18) - TOUS LES GARCONS ET LES FILLES
              Françoise Hardy
15 (-) -   PAUVRE PETITE FILLE RICHE
              Claude François

          

A dans un mois pour le hit de juillet 63.

Je vous embrasse.

13/06/2012

grand danger pour mon épouse

Mardi dernier c'était moi (et un ami du Net). Mon ami est hélas passé à l'acte, quand à moi, j'ai trouvé les raisons de mon état suicidaire (trop de sevrage de médicaments antianxyolitiques, et à un moment je ne m'étais pas senti de taille pour affronter tout ce qui arrivait) et j'ai pu remonter la pente en réaugmentant les doses. A présent, c'est OK.

Heureusement car il faut que je m'occupe de mon épouse, qui elle, plonge de jour en jour. Côté "assommage des médicaments", ça va un peu mieux, son élocution se rapproche de celle d'il y a deux semaines, avec la baisse graduelle du gardénal que les infirmières du CHU de Besançon lui avait administré pour qu'elle se tienne tranquille durant le long week-end de la Pentecôte.

Quand ils me l'ont rendue, avec ses 150 mg, elle semblait complètement bourrée et dormait sans arrêt.
A présent, je l'ai "descendue" à 120, elle parle de plus en plus normalement, dort de moins en moins, mais... est dans un état de dépression épouvantable.
Elle pleure sans arrêt, n'a plus goût à rien. Avant son "truc", nos disputes portaient sur le fait qu'avec elle il fallait toujours bouger, à présent, elle ne veut plus sortir de chez elle, et reste prostrée dans un coin du canapé en regardant la télé, la plupart du temps sans savoir ce qu'elle regarde...

Jusqu'à aujourd'hui, son amie Lucienne était là pour la protéger, l'encourager. Et c'est vrai que ça marchait, entre deux sanglots je voyais de temps en temps un sourire se dessiner sur les lèvres de ma femme.

Mais... chez Lucienne, c'est un enfer, depuis que son mari est en retraite, il s'enfile trois bouteilles de rouge par jour, se barre le matin de bonne heure et ne revient que le soir, pour engueuler copieusement sa bonne femme, comme tous les saoûlards qui se respectent. Du coup, comme l'année dernière, elle va se réfugier chez sa mère, qui campe à 70 km de là à partir des beaux jours.

Et là ça va être du "sans filet" pour mon épouse.

Certes, la famille, pour avoir bonne conscience, va la bombarder de coup de fil... Hier, par exemple, elle a pleuré pendant 20 mn lors du coup de fil hebdomadaire de son frère.
"pourquoi elle ne vient pas" ?
Elle parlait de sa grande soeur, à présent à la retraite, et qui a été bien contente de venir se ressourcer chez nous en 1995 quand son mari l'a plaquée.
"Je ne l'oublierai jamais", nous avait-elle dit....

Tu parles !

J'ai bien pensé à ce que nous allions en Bretagne, soit chez notre fille, soit chez notre ami de Quimper, mais l'épisode de l'Ardèche m'a dissuadé de prendre la voiture pour un si long trajet.
Si la voiture tombe encore en rade au milieu de la France, que se passerait-il ?
Rapatriement par l'assistance jusqu'à Ouhans, où nous serions donc.... sans voiture, le temps de la réparation où je devrais aller chercher le véhicule.
Bonjour le changement d'idées... On a déjà donné.

Le train ?

Vu la politique actuelle de la SNCF qui a abandonné les tarifs au kilomètre pour le "yeld management" (tu réserves 3 mois avant tu ne payes pas grand-chose, tu pars en catastrophe, tu payes un maximum)

Voilà, par exemple, ce qu'on me propose pour un départ demain :

243 euros, dont 81 pour moi (carte senior) 162 pour elle.

Et ça c'est que pour l'aller...

A l'heure où je suis obligé de me fournir au LIDL ou au NETTO, je me vois vraiment mal débourser pareille somme.

Il ne me reste plus qu'à veiller sur elle et à prier. Déjà je suis de moins en moins sur l'ordinateur, préférant regarder la télé avec elle.

Son amie Lucienne a parlé d'un mobilhome qui, la semaine prochaine, serait peut-être libre dans son camping pour une ou deux nuits... Espérons qu'elle tienne jusque-là !

Bien sûr je vous tiendrai au courant...

Je vous embrasse.

12:33 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (8)

12/06/2012

Valérie T. : traître, inconsciente ou téléguidée ?

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Celle qu'on appelle - a tort - la première dame de France (non seulement elle n'est pas l'épouse du Président François Hollande, mais elle a gardé le nom de son ex-époux) a peut-être sinon ruiné, sans doute bien entamé les efforts que son concubin a poursuivis sans relâche depuis à présent plus d'un an.

Je laisse la parole à Jean-Marie Colombani, car me connaissant, à chaud je risque d'être trop excessif..

A première lecture, je n’y ai pas cru. Je me suis dit: c’est un faux, encore une histoire de piratage ou de mauvaise plaisanterie, comme il en existe dans chaque période électorale, qui plus est, à la veille d’un second tour décisif.

Puis est venue –hélas, hélas, hélas!– la confirmation par l’AFP du soutien de Valérie Trierweiler, la compagne du président de la République, au candidat dissident qui se maintient à La Rochelle face à Ségolène Royal.

Déjà la polarisation de tout le débat d’entre-deux-tours, où est en jeu la future majorité parlementaire, n’était pas un élément favorable au camp du président, éclipsant l’enjeu politique majeur du scrutin actuel, et peut-être des scrutins futurs, à savoir le jeu entre l’UMP et le FN. Mais là, le triomphe médiatique est garanti!

A la mesure de l’ampleur de la faute. Car nous sommes là en présence d’une faute politique majeure qui risque fort de devenir un marqueur en défaveur du président.

Tandis que ce dernier accomplissait, à ce stade, un parcours sans faute, dans la perspective de l’obtention, à l’Assemblée, d’une majorité pour gouverner, le voilà rattrapé par un épisode mi-public/mi-privé des plus fâcheux.

La sarkozysation de l'image

Lui qui, président de la République, s’attachait méticuleusement à se distinguer des faits et gestes de son prédécesseur est, malgré lui, piégé par un événement qui rappelle étrangement le mélange vie privée/vie publique dont Sarkozy avait eu tant de peine à se défaire après un divorce et un remariage.

Surtout, l’engagement de Valérie Trierweiler au secours du candidat dissident est de nature à réalimenter le doute sur François Hollande, que ses adversaires, au sein du PS, puis autour de Nicolas Sarkozy, avaient tenté en vain d’installer dans l’esprit des Français.

Se pose donc, comme cela était d’ailleurs prévisible, la question d’un «statut» de la «Première dame».

Même si elle n’est pas élue, même si elle ne le souhaite pas, même si elle n’est pas l’épouse du chef de l’Etat, cette dernière fait l’objet d’une demande simple: se mettre au service des Français. Loi non écrite certes, mais dure loi quand même.

De ce point de vue, les situations ont chaque fois varié. Danielle Mitterrand avait choisi un engagement politique fort, et risqué, au bénéfice des Kurdes; au point d’obliger régulièrement le chef de l’Etat à des mises au point ou à des rectifications pour faire prévaloir la diplomatie française.

Bernadette Chirac avait, de son côté, sans doute trouvé la meilleure formule avec ses opérations «pièces jaunes» et un siège au conseil général de la Corrèze en parfaite conformité avec les options politiques du président Chirac.

Carla Bruni a, elle, commis l’erreur de vouloir chanter de nouveau et a ainsi fait obstacle à l’existence, dans l’esprit public, de la fondation qu’elle avait lancée.

Le journalisme suppose l'indépendance

Valérie Trierweiler a voulu franchir un pas de plus dans l’innovation en affirmant sa volonté de rester journaliste.

Problème: le journalisme suppose une indépendance qui paraît, a priori, incompatible avec son installation à l’Elysée avec un staff de  quatre personnes.

Le journalisme engagé aux côtés d’un adversaire déclaré des consignes du président est encore plus contradictoire.

Elle devrait donc être placée devant un choix simple: une équipe et un rôle à l’Elysée, exclusivement au service du pays, ou bien un destin personnel. On ne peut pas, sans casse, vouloir tout et son contraire.

Valérie Trierweiler s’est placée d’entrée sous le patronage historique d’Eleanor Roosevelt.

C’est un grand modèle en effet. Et c’est mettre la barre bien haut lorsqu’il s’agit ici, en prenant position de facto contre Ségolène Royal, d’une affaire plus personnelle que politique.

On serait tenté de dire qu’elle nous entraîne dans un épisode de «soap opera». Ni François Hollande, ni celles et ceux qui l’ont porté à la présidence, ni le pays lui-même ne méritent cela.

Jean-Marie Colombani

11/06/2012

Pause

Je coupe l'ordinateur, pendant 24h, histoire de laisser se décanter certaines choses ici ou là, et d'autre part de me changer les idées...

A demain, je vous embrasse.

14:26 Publié dans Blog, moi, psy | Lien permanent | Commentaires (6)

10/06/2012

L'important c'est la dose !

Du mieux, en ce dimanche matin d'élections législatives (ne pas oublier, pour tous ceux qui ont voté François Hollande, de lui permettre d'avoir une majorité à l'Assemblée, car une cohabitation - surtout dans ce sens-là - rendrait la France ingouvernable) après une période noire de quand même - je parle de moi pas de la France lol - de quand même 19 jours...

Je n'oublie pas ceux qui m'ont encouragé pendant ces durs moments, même si quelques-uns ont dérapé par la suite, suite à une grande émotion (là je sens les coms indignés arriver..) mais je ne leur en veux pas.

Mieux donc, grâce aux doses de médicaments.

• de 150 à 130 mg de gardénal pour mon épouse, qui même si elle n'a pas retrouvé son état du 21 mai n'est plus le "légume" qui m'a laissé complètement désemparé ce maudit mardi 5..
Logiquement, encore une petite baisse, et elle reviendra non pas "à la normale", mais comme elle était lors des Présidentielles. Avec plus de protection pour sa maladie.

• 2.5 mg de témesta pour moi.
J'étais parti en mars 2011 de 100 mg d'Atarax et de 5 mg de Témesta.
J'avais réussi à supprimer entièrement l'Atarax - ce qui en revanche m'a rendu encore plus allergique aux pollens, mais pas grave - et pour le Témesta, arriver en mai à 2 mg. Début juin, alors que nous étions en Ardèche, j'ai essayé le 1.5. J'ai vu le résultat le mardi suivant :(

Donc, pour moi je reste sur ce palier de 2.5, en sachant bien que j'ai quand même réussi à diminuer de moitié ce fichu médicament. On verra d'ici un an, si je peux me permettre de "baisser mes protections".

Mieux aussi, grâce à l'amitié.

J'ai eu hier soir la visite de mon amie Odile et de son mari Pascal. Qui me connaissent depuis 2006, alors que j'étais encore (un peu) en maniaco.

On a pu discuter assez longuement hier soir, et m'a prodigué de précieux conseils. Dont celui de ne pas me prendre la tête pour des choses qui, finalement sont secondaires.
Elle m'a fait le compliment de me dire que j'étais à l'écoute des gens, mais bémollisé par le fait que j'étais... trop à l'écoute,  allant vers l'analyse, dernière étape avant le jugement.  Et que je prenais le risque de devenir une éponge (j'espère que je traduis bien ses propos, elle me fera rectifier sinon, je commence à avoir une certaine habitude de rectifier depuis quelque temps lol) ce qui risquait d'être dangereux pour moi, n'étant pas assez solide (je le crois) pour supporter tout à la fois.

Cela m'a fait énormément de bien de pouvoir parler, de pouvoir cracher tout ce que j'avais en-dedans. Certes mes voisins sont formidables, mais ce ne sont quand même que des voisins.

Mes trois autres seuls pôles sont d'un côté à Toulon avec mon cousin germain (mais qui devient trop bouffé par la politique, plus que moi, c'est dire), à Lorient avec mon cousin-frère, et à Quimper avec mon ami de 47 ans. C'est d'ailleurs lui, avec mon amie Odile, qui en sait le plus sur ma vie.

Bref voilà : comme je sais trouver mon blog pour lui dire quand ça va mal (mardi dernier je suis vraiment passé très très près....) il est normal que je passe par lui quand les nouvelles sont meilleures.

Du coup, cet après-midi vous aurez votre note des tubes de l'été 1969 :)

Je vous embrasse.

09/06/2012

Pas gagné....

Si de mon côté je continue de remonter la pente, petit à petit (c'était une folie que de vouloir supprimer TOUS les médocs, même de façon très espacée, qui me protègaient ) il n'en est pas de même pour mon épouse.
C'est à présent elle qui n'est pas loin de "sauter le pas".

Oh, en dehors de quelques phrases rituelles que nous proférons tous un jour de déprime, du style "mais qu'est-ce que je fous sur cette Terre ?" (ma mère la prononçait dès les années 60 alors qu'elle ne s'est suicidée qu'en 1998...), je n'entends ici rien d'autre.

En revanche, son orthophoniste où elle s'est rendue hier matin, pour le première fois depuis son hospitalisation, m'a appelé juste après son départ (elle est à 17 km, le taxi met au moins 20 mn, j'avais le temps avant qu'elle n'arrive) pour me faire part de son inquiétude.

Elle a pleuré durant toute la séance, en disant des phrases terribles, comme "je ne suis plus rien, je ne sers à rien, je suis un boulet, je n'en peux plus, si vous saviez..."

Cette dame est du métier et sait que les gens qui parlent comme ça sont à deux doigts de se foutre en l'air.

Par chance, une amie très chère arrive cet après-midi, j'espère qu'elles vont pourvoir discuter. L'idéal serait.... non, je n'en parle pas ici, cette dame lit très souvent mon blog.

Mais cette thérapie-là, la thérapie de l'amitié, entreprise avec grand succès voici 6 ans avait porté ses fruits...

Quoi qu'il en soit, je la surveille, je suis de moins en moins sur mon ordi, dans ma cave. En priant Dieu que cette semaine maudite ne soit pas ponctuée d'autres drames.

Je vous embrasse.

10:31 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (8)

07/06/2012

Suicides....

 

Rassurez-vous, en ce qui me concerne, je remonte doucement la pente. Je dirai même que si j'ai failli passer à l'acte avant-hier, c'est uniquement une question... chimique !

De mon côté j'avais, depuis le début de ma retraite, crânement décidé de me passer progressivement de mes antianxyolitiques et tranquillisants, certes sous surveillance médicale, mais hélas je dois avouer que notre bon docteur de campagne n'est pas très efficace.
Car si baisser les doses de Témesta de 5 à 4.50 au début, la "marche" n'était que de 10%, mais la passer comme je l'ai fait le 1er juin, de 2 à 1.50, la marche était 3 fois plus forte !!!

Et c'est vrai que tous les débuts de mois j'avais de plus en plus de mal. En mars, j'avais "fait ma crise" sur un espace de Facebook.
Donc, maintien à la même dose pour avril.

La dernière fois était "amortie" par les vacances, et ça s'est relativement bien passé mais cette fois en guise de vacances, j'avais eu droit :
• à l'hospitalisation de mon épouse, qui impliquait de la voir d'abord trois jours en réanimation, puis transformée en femme saoûle à cause des drogues qu'ils lui avaient mis là-bas pour la faire tenir tranquille durant le long WE de Pentecôte.
• à l'erreur de l'Ardèche où elle s'est traînée à cause de la chaleur et où en plus nos freins ont lâché, ce qui l'a profondément choquée.
• au retour en catastrophe (500 km) sous un cagnard épouvantable.

Bref, en ce samedi soir, j'étais déjà très mal et elle complètement épuisée et revenue 6 ans en arrière:(
Le lundi nous sommes allés récupérer le chat, et fait quelques courses, où je voyais bien que les gens prenaient mon épouse, dont l'état n'avait pas évolué, pour une pochtronne, et dont j'imaginais que ce serait pour la vie.

Je ne me sentais plus la force de la voir si mal, la force de l'accompagner, et lâchement j'ai failli passer à l'acte avant-hier après-midi.

Par chance, de 16h24 à 18h, j'ai écrit une note afin de prévenir ceux qui pourraient s'inquiéter d'une page blanche qui s'éterniserait dans mon blog. Puis j'ai été voir le médecin, qui a décidé de baisser progressivement les doses de barbituriques de mon épouse.

Moi, de mon côté, déjà rasséréné par les soutiens de mes amis du Net, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et revenir aux doses de mars. Voire plus si affinités.
Et du coup, moi commençant a être plus protégé, et mon épouse moins "ensuquée", l'idée de me fiche en l'air s'écarte peu à peu...

 

 

Mais quand vous voyez quelqu'un qui va mal, et qui le dit, il ne faut pas le prendre à la légère.
Nous vivons dans un monde de plus en plus dur, et pour beaucoup, la seule façon de fuir ce monde impitoyable, c'est de le quitter.

Ainsi je viens d'apprendre le suicide d'un ami, un de ces amis du Net.
On avait vite sympathisé tous les deux, et il était rapidement me voir à Lons le Saunier.

Puis j'avais été le voir chez lui où l'on avait été super-bien reçus par son épouse.
Je suis également retourné le voir il y a deux ans.

Les trois fois il m'avait paru enjoué, mais... (on se reconnaît !) je voyais parfois dans son regard que lui aussi avait eu une énorme "Cicatrice" dans sa vie, même s'il ne m'en a jamais parlé.

J'ai mal, j'ai très mal de cette nouvelle, mais au vu de notre dernière conversation par mail, je savais que cette issue n'était pas à écarter.

Malgré sa souffrance, il avait quand même trouvé le moyen de me réconforter quand mon épouse était hospitalisée...

Ami, je te rends la pareille, plein de pensées pour ton épouse, et bien sûr pour toi, qui nous a fait le mauvais tour de nous quitter.
Mais, encore une fois, je peux comprendre ton geste.

 

(les photos en place depuis ce matin, les noms et les lieux ont été enlevés à la demande de la famille)

06/06/2012

la bête (suite)

Hier, les plus fidèles de mes lecteurs ont pu lire, entre 16h24 et 17h59, une note que je n'aurais peut-être pas dû écrire ici. Car s'il est vrai que ce blog est lu par beaucoup d'amis de mon site précédent, il est également pas mal lu par des proches, notamment le soir.

Comment ça va aujourd'hui ?
C'est une des premières chansons de Patrick Bruel, mais aussi je pense l'interrogation de beaucoup parmi ceux qui m'ont lu hier

Je leur répondrai d'abord merci. Merci d'avoir répondu présent hier.Et de m'avoir, un temps, un peu rassénéré. Un temps...

Car ce genre de note-là n'a hélas rien à voir avec celles que je pouvais pondre assez régulièrement vers 2005/2006.
A cette époque j'étais maniaco-dépressif, et je naviguais entre gouffres profonds et sommets.

Là, je ne suis plus malade, et je suis conscient de naviguer entre gouffres profonds et... gouffres moins profonds. Parfois se présente un plateau (je n'oserai pas dire une colline) comme les vacances de fin avril en Bretagne et à Paris (où j'ai quand même trouvé le moyen de perdre la clé de notre adorable logeuse. Elle en avait un double, mais je pense que nos vacances parisiennes sont désormais finies chez elle)

Bref, à force de tirer sur la corde, elle finit par s'user et par casser. Comme mes freins de voiture en Ardèche. Etait-ce un signe ? Ces freins ne me disaient-ils pas de les ménager, comme je dois me ménager ?

Me ménager comment ?

Cela fait à présent 15 mois que je vis 24h/24 avec l'aphasie et la dépression de mon épouse.
Avec la vache enragée financière qui se terminera quand mon épouse aura sa retraite (oh, pas grand-chose ), mais qui nous fera sortir de ce fameux "seuil de pauvreté" qui prive mon épouse de beaucoup de petits plaisirs qui compenseraient son handicap.
Depuis 8 jours, c'est la totale, avec la surdose de barbituriques que ces braves infirmières du CHU de Besançon lui ont infligée, afin de pouvoir passer leur long week-end tranquilles.
Ah, ces barbituriques vers lesquels je lorgne... Le loup dans la bergerie !

Avec l'accord du médecin, je vais lui baisser progressivement la dose, en priant Dieu qu'elle revienne non pas à son état "normal", mais au moins à son état d'il y a 10 jours.

Sans l'accord du médecin, je vais cesser de mon côté le sevrage des miens (j'ai des réserves), et de nouveau me replonger dans les délices du Témesta et de l'Atarax. En espérant ne pas passer à autre chose...

J'espère que "le gong" qui m'a toujours sauvé jusque-là (on peut appeler ça aussi un ange gardien) va arriver, car vraiment, vraiment, je suis fatigué.

Je finirai en remerciant ceux qui m'ont soutenu hier, et qui m'ont lu (un nombre incroyable !!!) et en m'excusant des délires que cet état provoquent chez moi, qui font parfois des dégâts..

A bientôt j'espère :)

07:12 Publié dans détresse | Lien permanent | Commentaires (11)

30/05/2012

Départ en (mini) vacances

Mon épouse est enfin sortie de l'hosto hier (ce ne fut pas facile) et pour éviter qu'elle ne se fatigue trop ici (ce matin, grande lessives, arrosage de jardin, valise - que j'avais pourtant préparée) zou, direct en voiture ! Direction les gorges de l'Ardèche.

Pour l'aller, je prends la route la plus directe pour moi, à savoir Lausanne-Genève-Annecy-Chambéry- Grenoble (où nous coucherons ce soir). Puis demain ce sera Valence - Montélimar - Ardèche Sud.

Au retour, après deux jours de demi-pension, nous comptons remonter le département de l'Ardèche, via Annonay - St Etienne de St Geoirs (souvenirs souvenirs) - Bourgoin - Bourg en Bresse - Lons - Poligny (ou nous récupérerons notre chat) puis maison. Etape ou non, en fonction de la fatigue de mon épouse et du temps.

Bien entendu vous aurez des photos !!

Je vous embrasse.

10:35 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3)

25/05/2012

Visite nocturne

Non, non rassurez-vous ce n'est pas la visite d'un cambrioleur ! Mais je me demande si cela n'aurait pas été plus souhaitable ?
Non, c'est elle qui est venue, une nouvelle fois dans mes rêves. Alors que je pensais en avoir fini avec elle (Nathalie), que suivant les conseils qu'elle s'était elle-même appliqués dans sa lettre de 2003, je "faisais tout pour essayer de l'oublier".

Mais voilà, une vie qui devient plus paisible, et ça repart :(

Car c'est là que je me rends compte que déjà vivre avec un(e) épileptique n'est pas facile. On a l'épée de Damoclès sans arrêt suspendue au-dessus de sa tête, on ne peut faire aucun projet (la preuve, nos vacances de la semaine prochaine à l'eau) et on doit sans cesse prendre des tas de précautions. Comme celle, par exemple, de ne jamais passer de vacances à moins d'une demie-heure de route d'un hôpital.

Ensuite, vivre avec un(e) aphasique est exténuant. Dans le cas de mon épouse, si avec les autres elle fait - du moins au début - des efforts démesurés pour essayer de se faire comprendre, avec moi c'est tout autre ! Je suis censé traduire immédiatement ses propos, même les plus abscons.
Par exemple, la semaine dernière, il fallait que je traduise (je vous jure que c'est vrai) "y en a une qui est en ville"... par (tenez-vous bien) "il y a un bocal qui est dans l'herbe" !!!
Alors évidemment, le ton monte, elle se renferme sur elle-même pensant que je ne fais aucun effort, moi je m'énerve et m'enferme dans ma cave. Et c'est comme ça depuis le début de ma retraite.

En plus le sentiment qu'elle a de ne pas être comprise est générateur de crises, nouvelle épée de Damoclès ! Heureusement qu'on a nos voisines...

Bref depuis 16 mois, je vis constamment sous pression. Sans finalement trop m'en rendre compte, si ce n'est par des trous de mémoire de plus en plus fréquents, que je mettais sur le compte de l'âge.
Que nenni ! Ces troubles sont, depuis 24h, en train de s'atténuer, c'est tout simplement que mon cerveau est trop pris d'un côté et qu'il compense par un autre. Donc par la mémoire.

1 mois sans mon épouse, et je retrouve ma mémoire légendaire !

Mais je n'y tiens pas. Car si, effectivement, le manque de stress permanent est épuisant au possible, je ne tiens pas trop à retrouver ma mémoire d'avant... Non je ne suis pas maso, mais parmi tous mes souvenirs, il en est que leur effacement m'aide "quelque part".

Je reprends les paroles de Richard Cocciante dans sa chanson "quand un amour" de 1983 :

Parce qu´elle est là collée à toi
Parce qu´elle est là au fond de toi
Parce qu´elle est là quand tu respires
Et jamais plus tu ne pourras l´arracher
Et même si tu changeais de peau
Et même si tu changeais de nom
Et même si tu changeais de ville
Et même si tu changeais de vie
Et même si tu changeais le monde...

Exact. Si je n'ai pas pu changer ni de peau ni de nom, au moins ai-je voulu changer de ville et de vie.

Mais elle est toujours là, tapie dans un coin, prête à ressurgir dès que la voie est libre.

J'ai donc rêvé de Nathalie cette nuit.
La dernière fois, c'était il y a un an et demie, alors que j'étais à Lons, coincé par la neige pendant 5 jours. Et j'avais peu à peu retrouvé une certaine sérénité, cette même sérénité que j'ai aujourd'hui.

On m'objectera : "mais la dernière fois, en août 2011, 13 jours d'hosto, ça aurait dû faire la même chose non ?"

La dernière fois ils me l'avaient collée à Dole (100 km) et ma voiture avait des soucis. Je partais donc le matin par l'autocar de Besançon pour prendre le TER de Dole, puis le bus de ville (quand il y en avait) et rebelote au retour, j'arrivais chez moi, exténué, vers 21h...
Pas trop eu le temps de "souffler !

Donc le rêve.

Un peu le même que la dernière fois. Ce coup-là j'étais dans une grande ville, dans le métro, et un groupe de jeunes entre dans une station. Parmi les jeunes : Nathalie. Nathalie à 25 ans, coiffée de la même façon, avec toujours les mêmes vêtements : pull blanc très large, jean bleu délavé et chaussures noires. Laquelle n'arrête pas de me fixer, avec un air de reproche. Moi, je me demande si c'est vraiment elle, et c'est quand elle parle à une copine que je reconnais sa voix, très caractéristique.

Bien sûr réveil immédiat, 7h10, je n'ai d'autre solution que de me lever....
Combien de temps ce rêve va me perturber ? la dernière fois ce fut 48 heures !

Et autre question qui se pose: Que vais-je devenir si mon épouse disparaît ? Dans le cas contraire, facile : elle revend la maison et s'en achète une dans sa Normandie natale, où lestée de son "boulet" (moi) on l'accueillerait les bras ouverts.
Mais moi ?

J'avais pensé, vu que mes nombreux cousins sont tous du côté de Lorient, que j'ai un ami de 50 ans à Pont l'Abbé, un ami du net à Quimper, et surtout ma fille vers Lamballe, aller habiter en Bretagne, dans une ville d'où je pourrais - en train car je ne tiens pas à conduire au-delà de 75 ans - rejoindre ces trois villes en moins de deux heures.

Et j'ai trouvé.... Morlaix ! Morlaix qui est la ville Bretonne que je préfère, avec son vieux quartier qui a échappé aux hordes touristiques, une ville blottie dans sa vallée, avec la mer qui y commence, tout doucement...
Morlaix où je peux trouver des appartements au prix d'une bouchée de pain
http://www.seloger.com/immobilier/achat/immo-morlaix-29/b...

Ce qui me constituerait un petit pécule non négligeable en plus de ma retraite et je pourrais me payer une petite résidence secondaire dans mes chères montagnes...


Seulement voilà... Morlaix-Lannion, c'est 37 km !!! Et même sans voiture, c'est 42 minutes de train !!!

Alors je ne sais plus, avec cet élément nouveau, que je viens de réaliser : quoi que je fasse, même en ne voulant plus regarder un film d'amour, ni lire un roman d'amour, ni écouter "nos" chansons, encore moins regarder "notre film", celui que j'avais fait lors de la communion de ma fille juste avant que l'on ne se déclare et que j'avais voici quelques années transféré sur DVD puis sur clé USB (Le jeter ? Pas question, je jetterais les 9 ans de ma fille avec !!!) quoi je que je fasse donc, elle est en moi jusqu'à ma mort, ce qui est somme toute logique si je tiens à ce qu'elle y soit après...

Bon, j'attends donc avec impatience le retour de mon épouse, afin qu'elle recommence à me prendre la tête, et que Nathalie ne puisse plus avoir de prise sur la tête en question (!!)

Je vous embrasse.

17:01 Publié dans psy | Lien permanent | Commentaires (2)