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24/01/2014

voyage nostalgique

J'ai dû me rendre dans le Odou afin de récupérer quelques affaires, et notamment ma box, qui ne sert désormais plus à rien.
La première journée se passa bien, l'objectif étant de faire les 650 km avant la tombée de la nuit, je n'avais pas trop le temps de penser ....

Puis je vis la maison. Le lotissement. Le village .Un endroit dont, voici 9 ans (dans une semaine) j'avais eu le coup de foudre : un village authentique, entouré de sapins et de petites montagnes, à un jet de pierre de la Suisse.
Je n'avais qu'à faire 5 km et je voyais le Mont Blanc....

Certes, nouvelle vie, nouvel endroit . Là j'habite ma ville préférée, dont le climat est l'extrême opposé de celui de mes sapins. Les jours où il y fait beau (pas tant que ça en hiver, malgré une certaine légende) le soleil est haut dans le ciel, un avant-goût d'été puisque là-bas on est déjà au printemps en janvier.

Bref, après avoir récupéré quelques affaires, c'est le coeur gros que je quittai ma maison, avec des meubles donc certains m'avaient suivis depuis ma naissance... Quand la reverrai-je ?
Je sentais du reste me monter la tension, et il n'était que temps de partir. Le plus loin possible, j'avais réservé une chambre à Dole, 90 km.

Le lendemain, cap vers le sud.

Là arrivaient les années 2007/2011, avec Lons le Saunier . J'y avais passé les 4 dernières années de ma carrière, des moments heureux. Je m'étais même présenté en 2008 dans une liste aux municipales, une liste de bras cassés qui avait pourtant fait vaciller le trône du Seigneur des lieux, Mr Pélissard.

J'y mangeai, puis toujours cap vers le sud. Là je revoyais "la petite montagne" pendant 40 km, jusqu'à la plaine de l'Ain, où j'arrivai en terrain neutre .

Pas pour longtemps, car quelques dizaines de kilomètres plus tard j'arrivai en Isère, vers Voiron.
Là aussi les souvenirs me sautèrent à la gorge. Ce coin-là, j'y ai habité entre mes 24 et mes 29 ans...
J'y ai passé mon permis de conduire ! J'y était arrivé de Paris, première véritable affectation ....

Là les souvenirs me poursuivirent longtemps. Grenoble d'abord, où je fis étape, puis la montée vers le col de la Croix Haute, avec arrêt au village de Lus, où j'avais bossé 3 mois de rêve en intérim.
Ces trois mois en plus très rémunérateurs m'avaient laissé une impression de petit paradis.

Pas de transition cette fois, car en basculant sur le versant sud, j'arrivai dans les Hautes-Alpes, où j'avais vécu de 1980 à 1987. Là encore, que de souvenirs, bons et mauvais, mais souvenirs quand même. Là où la route passait, il y a quelques 31 ans, on pouvait m'écouter (souvent) sur une radio locale....

Puis à partir de Sisteron, nouveau paysage neutre, si j'ai quand même été souvent en vacances dans cette basse vallée de la Durance.

Manosque, puis une petite route qui passe par Rians, St Maximin, et la vallée du Gapeau.
24 heures avant les inndations que l'on sait !

Puis je retrouve Solliès Toucas, Solliès Pont et enfin Toulon, ma ville fétiche et qui a su si bien m'accueillir voici déjà plus de deux mois, avec ses guirlandes de Noël.

Je m'y suis blotti, et malgré un moment de faiblesse le soir, je me suis de nouveau laisser bercer par cet endroit magnifique, surtout là où j'habite, au pied du Faron d'où je vois à la fois la mer et la montagne.

Je vous embrasse.

01/01/2014

En chantant......


28/06/2013

Somnanbulisme

On m'en avait parlé, mais je n'en avais pas la preuve formelle.

C'était lundi dernier. Je m'étais sérieusement accroché avec un ami de longue date via la discussion instantanée de Facebook.

Des mots avaient fusé. Qui dépassaient nos pensées. Des mots qui pouvaient être irréparables...

Mon ami, sans doute peiné, ou en colère, a du coup abandonné son ordi et est allé se coucher.

Moi, réalisant que tant d'années d'amitié ne pouvaient pas être effacées, comme ça, juste à cause d'un certain mal-être que j'avais vécu dans la journée, ai continué à lui écrire.

Puis je me suis couché, avec mes copains Témesta, Stilnox et Théralène. Jaune Blanc Rouge, mes trois couleurs du soir....

J'ai dormi comme une masse !

Mais chère et tendre m'a quand même parlé d'un "boucan d'enfer" qui se serait produit vers les 5h du matin. Et aurait ajouté :" même à cette heure-là tu es encore sur ce p... d'ordinateur !!!"

Je souriai, tant je trouvai la chose risible, puis suis allé direct sur Facebook, la messagerie instantanée.

Et là, des mots de mon ami, datés d'une heure du matin, qui m'ont fait l'effet d'un coup de poing.
Un ton à la fois indulgent mais définitif, le pire qui soit. J'aurais mieux apprécié "tu n'es qu'un salaud" !!!

Comme quoi, sans insulter on peut faire très très mal...

Puis, le téléphone aidant, je me suis expliqué avec mon pote. Lequel m'a dit que j'aurais dû lui écrire ce que je ressentais à 5h12, quand j'avais pris connaissance de ses propos.

5h12 ???

J'étais en train de roupiller !!!

Et pourtant, j'étais bien passé à 5h12, pour regarder si des fois il ne m'avait pas répondu...
En dormant...

Alors je vous explique la configuration de la maison :

Pour aller de la chambre où je dors à la "pièce à ordi", il faut déjà que je pousse la porte de la chambre
• Puis descendre l'escalier qui mène au couloir du rez-de chaussée.
• Puis reprendre un nouvel escalier qui mène eu sous-sol.
• Puis prendre le couloir du sous-sol, ouvrir la porte du garage, puis ouvrir enfin la porte de ma pièce !!!

Et faire la même chose en sens inverse.

Les portes étaient toutes refermées !!!

Quand je pense que j'aurais pu 100 fois me casser une jambe dans ces escaliers, j'en frémis rétrospectivement !!!

Faudra que je me méfie, désormais, quitte à fermer la porte qui va au sous-sol à clé !

Je vous embrasse.

18:36 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (9)

26/06/2013

Je vais fermer mon blog

Rassurez-vous, tout ce qui a trait aux chanteurs, à la chanson, et même aux arnaques subsistera dans ce blog, à présent nommé "Cica".

Mais le journal "extime", celui qui prenait toute ma place à mes débuts où j'avais vraiment mal (d'où le pseudo de Cicatrice" ne sera plus dans ces colonnes.

D'abord parce que s'agissant d'une certaine "Cicatrice", que j'avais entre 1997 et 2011, elle n'existe plus. Elle a longtemps diminué au compte-gouttes, puis ce processus s'est accéléré à partir du mois de décembre 2012.
 

Et puis un blog, c'est ingrat quand le lisent des personnes qui connaissent le blogueur.

Celui-ci, par exemple, pour faire plaisir à une personne qu'il porte cher dans son coeur, écrit une note où entre les lignes (il ne pouvait faire autrement, son blog a été violé et donc lu par des yeux indésirables ) où il révèle son existence, parle du bonheur que cette existence a engendrée, et pour ce faire, compare ce bonheur avec ce qu'il avait vécu dans une époque révolue, pour bien insister sur le fait qu'elle était bien révolue, cette période-là...

Or non seulement le blogueur se "mouillait" pour annoncer aux gens qu'il avait enfin trouvé le bonheur avec une personne, mais cette personne lui tombait dessus à bras raccourcis parce qu'il continuait à parler de ce passé, même en insistant sur le fait que ce passé était , grâce à elle, complètement dépassé.

Ce n'était pas assez, dépassé, il fallait qu'il n'aie jamais existé ce passé-là. Que désormais le blogueur ne devait plus jamais en parler.
Et je comprends la personne, j'aurais fait pareil.

Effectivement, après avoir reçu un choc sur la tête équivalent à une secousse sismique de 9 sur l'échelle de Richter, c'est ce qui s'est produit. Ma mémoire (mais oui c'est moi le blogueur), a, par peur sans doute d'une nouvelle secousse, complètement oublié les quelques bribes qui restaient de ce passé.
C'est un peu comme une certaine récitation d'anglais dont, 49 ans après je me souviens encore vu que nous encourions si jamais nous ne la savions pas... elle reste à jamais dans ma mémoire.

Je me sens désormais incapable d'écrire une nouvelle note concernant mon passé, même celui d'avant 1992. Un blogueur doit pouvoir écrire libre et sans contrôle, si j'ai gagné autre chose de 1000 fois plus précieux, en revanche j'ai perdu cette liberté.

Il faut savoir choisir, et j'ai choisi.

Donc à bientôt pour note portant sur l'âge des chanteurs, sur les hits-parades SLC des années 70, pour un coup de gueule contre la SNCF ou le gouvernement, mais jamais plus sur mes états d'âme.

Il faut savoir se couper un bras pour conserver la vie sauve.

Je vous embrasse.

18:21 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (5)

22/05/2013

mon père (suite)

Voilà 5 mois j'avais fait une note à son sujet, évoquant Daniel Guichard et me disant que moi aussi j'étais passé à côté de lui sans le regarder...

Mais je viens de faire une découverte : En fait j'ai eu deux pères.

Noooon !!! Pas de sombre histoire de papa caché dans ma famille, je suis bien le fils bilogique de mon père ! Il n'est qu'à comparer nos photos au même âge.

Mais je peux distinguer le père d'avant 1967, complice, sobre, indulgent, bien dans sa peau, et celui d'après où il est devenu renfermé, injuste, jaloux, s'adonnant à la boisson et aussi.... casse-cou !

Je vois dans notre aventure sur les pentes Mont-Aigoual en 1970 (vêtus en costume de ville dans le blizzard !!! ), dans la traversée du Mont-Blanc chevauchant nos solex en 71, dans notre mini-tour d'Europe en 72 sur les mêmes engins, certes la fierté d'avoir accompli ces exploits avec son fils, qu'il redécouvrait, mais aussi une sorte de défi désespéré. Il avait je crois, sans exagérer, perdu le gôut de vivre.

A cette époque, mon père était déjà "cassé", et devait le rester jusqu'à la fin de ses jours, en 2006.

C'est long, 39 ans dans cet état...

La "cassure" s'est donc produite en 1967. Année où je le voyais pleurer devant des chansons, sans chercher vraiment à savoir ce qu'elles contenaient. J'avais moi-même mes soucis, dont le fait de ne me pas me faire virer du lycée rupin (Louis Le Grand pour ne pas le nommer) que je devais aux bontés de la "carte scolaire".

Une femme, bien sûr.

Une "maîtresse" après tant d'autres, mon père ayant toujours été très porté sur le sexe opposé.

Mais cette fois c'était différent.

Jamais, au cours de cet été 67, je ne l'avais vu aussi heureux. Il m'avait mis dans la confidence, et rarement je l'ai vu aussi épanoui que ce mois de juillet où nous étions en vacances tous les deux près de Brest.
Il m'avait même montré ses lettres d'amour ! Il avait écrit des poèmes, de très beaux poèmes, qu'il avait envoyés à un "concours floral" local, où il avait rencontré un certain succès.
Elle s'appelait Annick, vivait à Cherbourg et avait....28 ans.

Les lettres d'amour ne mentent pas, y compris celles de rupture.

Annick, donc.

Mon père m'avait confié qu'il passerait le mois d'août avec elle, et que sans aucun doute cela se passerait de la même façon que dans la chanson d'Aznavour sortie un an plus tôt.

Moi ce mois d'août 67, je le passerai dans un Brest pluvieux et froid, sans mon ami Bernard qui avait commencé à travailler, et mon vélo ne servait pas très souvent....

Septembre en revanche rattrapa le reste, puisque passé en majorité à Lorient, là où j'avais - et où j'ai toujours - tous mes repères.

Je ne le saurai que bien plus tard, mon père après son mois "magique", après un mois d'amour avec la femme qu'il aimait, était écartelé.

D'un côté, une femme (ma mère) avec qui il était en couple depuis 35 ans. Et qui était une épouse admirable. De l'autre la femme qu'il pensait sincèrement être de sa vie. A cet âge-là 55 ans, on est très difficile en amour, et si on s'engageait c'était du sérieux.
Et il voulait s'engager...

Mon père voyait parfaitement les obstacles qu'il lui faudrait franchir pour pouvoir vivre pleinement son histoire.
D'abord, cette foutue distance. Paris-Cherbourg, 328 km. Là encore il n'avait pas trop à se plaindre. 3 heures et demie de train ce n'était pas la mort, quand on songe à ceux qui sont séparés par le double, et même pire, par la mer... Là oui, cela aurait été franchement atroce.

Puis, moi. Ce que j'en pensais au fond de moi.
Là je le rassurai : "Papa, vis ta vie avec la femme que tu aimes, ça me fera plus plaisir de te voir heureux avec elle que de vous voir vous déchirer continuellement avec maman.."
Ce que me dira ma fille 34 ans plus tard...

Puis, plus important, la différence d'âge. Je le dis haut et fort, après être passé par là et avoir suivi nombre de couples dans ce cas, plus de 10 ans d'écart c'est voué à l'échec.
Ca peut durer 5 ans, allez peut-être même 10, mais ensuite, pour l'homme c'est de moins en moins viable et pour la femme de moins en moins vivable.
Je sens déjà les plumes acérées qui ne vont pas m'empêcher de me piquer sur ce sujet "non politiquement correct", mais je le sais maintenant, la nature a ses lois...

Enfin, écartelé entre, d'un côté une femme (ma mère) avec qui il ne s'entendait plus depuis longtemps, et en couple avec elle depuis 35 ans. Et qui était une épouse admirable.
De l'autre la femme qu'il pensait sincèrement être de sa vie.

Si ma mère avait été une sombre mégère, lui rendant la vie pourrie, le maltraitant, le niant, allant même jusqu'à souhaiter sa mort par moments, alors là pour lui le choix aurait été plus facile.
Evident même !
Mais ce n'était pas le cas. Mon père était un homme de devoir et avait des scupules. Il savait ce que ne manqueraient pas de dire ses proches s'il y avait divorce, et ça il ne pourrait pas le supporter.

Alors il est resté.

Obérant d'un trait tout le reste de sa vie.

Et il est alors devenu le père que je décrivais tout à l'heure : renfermé, injuste, jaloux, s'adonnant à la boisson et surtout désespéré.

Jamais il ne s'en remettra, de ce choix dont il m'a si longtemps parlé pendant nos vacances Lozériennes, en 1970 et 1971.

C'est pour moi une leçon....

Je vous embrasse.

18:17 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (5)

16/05/2013

Mes coups de blues

Il est loin le temps de la maniaco, mais encore, de temps à autre, je ressens des "plongées", des baisses de moral dont certaines (6 juin 2012) peuvent encore aller très très loin...

Par "chance" (si j'ose dire) je peux les prévoir. Car ces coups de blues datent...
de mon enfance !

Il faut d'abord un terrain propice. Le plus souvent, de la mélancolie. Je pense par exemple à des choses merveilleuses que j'ai vécues en sachant que je ne pourrai pas les revivre avant bien longtemps....

Quand j'étais en culottes courtes, si j'avais eu le bonheur de passer de superbes vacances, jusqu'à la Toussaint j'étais dans mon rêve... Ainsi mes vacances à Marseille en 1960.

Puis, dans ce terrain, un déclencheur.

Avant-hier, puis hier, ça a été chère et tendre qui recommençait, après une trève relative, à me mettre la pression, et ce dès le saut du lit.
Quand on se fait traiter de "bon à rien, tu jamais su faire quoi que ce soit de tes dix doigts" juste avant de goûter au café du matin, la journée est mal partie.
Dans le meilleur des cas, je suis énervé, et dans le cadre où je me situe, là je plonge.

Pour poursuivre le parallèle, quanq j'étais mélancolique et qu'un prof me punissait, plongée aussi...

Alors j'essaie bien sûr de m'en sortir. D'en parler à des gens que j'aime (il en reste encore, chère et tendre n'a pas encore fait le vide total..) lesquels bien sûr me réconfortent du mieux qu'ils peuvent.

Toujours dans l'analogie précédente, ma mère, qui elle me comprenait, qui savait que le souvenir ces vacances merveilleuses à Marseille ne pouvait pas s'oublier comme ça du jour au lendemain (du reste ne pouvait s'"oublier" tout court, 53 ans après j'en parle encore).

Alors ça va mieux, mais je ne suis pas guéri. Juste "stabilisé" et je sais alors que je suis encore sur le fil et que je peux rechuter.

C'est le cas quand les gens que j'aime et qui m'on réconforté commencent à changer de ton, et essayent de m'expliquer que quand même, quelque part, je suis un peu responsable de cette situation. Ce qui est vrai. Bien sûr qu'ils ne savent pas que "le terrain" est encore fragile, que je suis juste au bord de trou dont ils m'ont sorti et qu'il m'attend sournoisement.

Et là je replonge, et plus profondément encore.

Car là je me sens alors en tenaille, entre ceux qui sont la cause de mon coup de calgon (en l'occurence chère et tendre) et ceux qui essaient de m'aider et dont les seuls propos - je sais que ce n'est pas le cas - que je retienne, c'est "quand même tu l'as plus ou moins cherché ) .
Injuste de ma part de penser ça, mais quand on est dans la peine, on ne voit que le négatif.

Revenant dans mon histoire parallèle, c'est quand ma mère, après m'avoir bien comprise, finissait par dire "mais tu sais mon Poulet, tu ne fais pas beaucoup d'efforts en classe non plus..."

Dans les deux cas, je me sens lâché, abandonné...

Je ne sais plus quoi faire, voire où aller. Je n'ai plus gôut à rien, paradoxalement je voudrais plonger dans mes draps et ne m'y réveiller que dans 5 mois, voire plus du tout, mais impossible de fermer l'oeil.

Alors il n'y a qu'à attendre que ça passe. Car dans ces moments--là si de nouveaux mots de réconfort me sont prodigués, certes ils me font du bien, mais je sais que j'en ai encore pour un bon bout de temps à m'en remettre.

Si tout se passe "bien" après, ce qui n'est pas dit.

Je vous embrasse

25/04/2013

Il ne faut jamais dire "fontaine"....

Figurez-vous que je m'apprêtais à vous dire que j'arrêtais ce blog, comme je l'avais évoqué voici déjà quelques mois, car la raison pour laquelle je l'avais créé (sur le site Psychologies.com en 2005) est devenue caduque.

En un mot, si je garde à jamais un beau souvenir de mon histoire d'amour avec une certaine personne, je pense être désormais totalement guéri de la maladie qu'elle avait généré, et que j'ai appelé depuis quelques années "Nathalite aiguë".

Les premiers signes de guérison étaient apparus en septembre, alors que j'évoquais un déménagement possible à Morlaix, ville située à moins d'une demie-heure de route de chez elle. Du moins de l'endroit où elle travaille.

Alors que jusqu'à 2011 je faisais un large détour pour éviter le Trégor, là j'y passais sans pincement au coeur !!
Puis au fil des mois les signes de guérison sont devenus de plus en plus significatifs.

Et depuis un peu moins de deux semaines, je SAIS que je suis enfin guéri.

Donc, plus de "Cicatrice" !!!

Erreur ! Grossière erreur ! Car je suis fait de telle sorte que je suis très facilement blessable (ça se dit ??) et donc blessé. Même pour des choses qui n'en valent pas la peine, même par des malentendus.
Comme ce soir par exemple.

Et qui dit blessure, dit encore Cicatrice.

Quand j'ai mal, je ne peux le dire à personne.... Personne qui me comprendrait vraiment, surtout sachant d'où vient la blessure.

Alors, je cours pleurer sur mon blog...

Comme je l'ai fait le 6 juin dernier, ce qui m'a probablement sauvé la vie.

Comme je l'ai fait le 1er mars, ce qui a abouti au même résultat.

Il est prétentieux de se dire guéri de toute maladie quand on on a vaincu une seule... Une très très grave maladie, mais quand même orpheline.

Donc, je garde mon blog, et son titre, qui finalement me va comme un gant.

Je vous embrasse.

22:12 Publié dans détripage | Lien permanent | Commentaires (2)

30/03/2013

A quoi me sert mon blog ???

A beaucoup de choses...

• par exemple à jouer les Philippe Bouvard - mon modèle en tant que diariste - et commenter l'actualité quand je trouve qu'elle dépasse les bornes.

• A débusquer les différentes arnaques que l'on subit en tant que consommateur, et en faire bénéficier mes lecteurs.

• A jouer les gâteux et vous raconter mes plus ou moins vieux souvenirs. Ce soir j'ai préféré Facebook mais je me rends compte que finalement j'aurais mieux fait de le faire ici. Ce n'est que partie remise...

• A parler des gens que j'aime, et que j'ai aimés durant ma vie écoulée.

• Ca m'a passé, mais il fut un temps où je parlais beaucoup de mon audience et de celle des notes que j'avais écrites. Je me suis fait même installer Google analytics par mon cousin/frère Jean-Yves !
Oui, ça m'a passé, et je vais vous liver un scoop, qui fera plaisir à pas mal de mes lecteurs : Cela fait à présent près de deux mois que je n'ai pas été sur la page "statistiques" ni sur le fameux Google !!! Je m'en fiche, à présent :)

• Pour les lecteurs, sa première fonction : les chansons et les chanteurs. Je suis devenu (ouille les chevilles !) la "référence" en matière de hit-parade et d'âge des interprètes, à ma grande surprise.

• Pour moi, sa première fonction : soupape de sécurité. Quand j'ai mal, je sais que je ne peux le dire à personne, notamment à ceux qui justement m'ont fait mal, surtout sans le savoir. Mon blog m'a sauvé la vie le 6 juin 2012, et m'a remonté le moral des tas d'autres jours, où j'avais le choix entre me précipiter dans la Loue ou me précipiter sur mon blog...

• Mon blog est un psy ! Qui sait si j'aurais pu parler un jour de mon frère mort, de ma soeur volée, de la terrible maladie de mon épouse, de ma dépression et de ma maniaco-dépression si je n'avais pas eu ce moyen d'expression ?

• Ce pourquoi je l'ai créé : Nathalie. Là aussi je pense que mon blog m'a beaucoup aidé à faire le travail de deuil nécessaire, à touner enfin cette (belle) page et à comprendre que jusqu'à l'automne dernier, je courais après des chimères auxquelles j'étais encore le seul à croire...

• A jouer ma Danièle Heymann de temps en temps, faire comme CriCri et bien d'autres ; commenter les films qui m'ont touchés.

• A déc...er aussi ! Dans ma catégories "délires", je m'en donne à coeur joie, même (et surtout) quand mon coeur n'est pas en joie.

• A parler de mon boulot. Pas ex-boulot car je pense que la retraite ne vous prive pas du jour au lendemain d'une vocation que vous avez embrassée depuis l'âge de douze ans.

• Evidemment vous parler de moi... comme tout blogueur ou diariste !

• De temps en temps, de parler sport, que ce soit mes enthousiasmes ou mes coups de gueule (comme le Tour de France).

• De vous raconter en images mes vacances, je sais que ces notes-là sont très appréciées.

Je pense avoir fait le tour... Si j'ai oublié quelque chose, merci de me le signaler...

Je vous embrasse.

25/03/2013

La dernière fois....

Je me suis toujours demandé ce que ressentaient les personnes qui savaient vivre des moments pour la dernière fois.

Par exemple mon père, qui a dû quitter sa maison pour se faire amputer d'une jambe, avant de (il le savait) finir ses jours à la maison de retraite de l'hôpital.

• D'abord, se levant de son lit pour la dernière fois, regarder sa chambre pour la dernière fois, avec ses meubles, dont certains l'avaient suivi durant plus d'un demi-siècle...

• Se diriger vers la dernière fois vers sa cuisine, boire son Ricoré pour la dernière fois, ce n'est certainement pas à l'hôpital qu'on le lui préparerait..

• Ouvrir pour le dernière fois ses volets, et contempler le spectacle vivant de la rue, en plus c'est jour de marché, il ne verrait ni n'entendrait jamais plus cela, ce spectacle coloré des jeudis matin...

• Prendre son petit apéro pour la dernière fois, et se mitonner itou un de ses petits plats favoris.

• Dire bonjour à son voisin, qu'il ne reverrait sans doute plus jamais.

• Puis franchir une dernière fois le seuil de sa porte, en sachant bien qu'il la refermerait définitivement.

• Et surtout marcher. Marcher sur ses deux pieds... La dernière fois aussi.

• En revanche, pas un mal, que de descendre son foutu escalier métallique à l'extérieur pour la dernière fois...

Puis l'opération, le séjour post-opératoire dans une cité thermale (Lamalou) et le retour direction l'hôpital.
Où désormais il ne quitterait plus son lit, attendant quelques rares visites, et sa fin, inéluctable.
Où le personnel soignant - très gentil, je peux en témoigner - ne lui apporterait plus le matin qu'une infâme lavasse, au lieu de son Ricoré. 
Un "repas d'hôpital" remplaçant son petit frichti. Sans apéro, ni même un peu de vin, sauf celui qu'on pourra lui apporter en cachette...
Ne voir le monde extérieur que sur un fauteuil roulant, avec un regard d'envie sur ceux qui ont encore leurs deux jambes et ne savent pas le bonheur qu'ils ont... Tandis que le regard de ce monde extérieur se détourne, comme bien souvent devant ce qu'on appelle à présent pudiquement les "PMR" (mon Dieu, que j'abomine toutes ces litotes...)

Ma mère, elle, savait, en ce maudit 24 août 1997, qu'elle ne me reverrait jamais. Date maudite puisque, jour pour jour, 48 ans auparavant, elle avait perdu mon frère...

Ce n'est parfois pas très drôle de savoir son avenir :(

Je vous embrasse.

19/03/2013

Mes sacrées bronchites

Depuis un mois, je tousse et je crache. Je carbure actuellement à l'antibilotique puissant, 1.3 g 3 fois par jour. Mais je sais qu'autant pisser dans un violon, ça ne me guérira pas, j'en ai encore pour 1 mois, c'est le tarif chez moi :(

Tout a commencé en novembre 1970. Une bronchite qui a duré jusqu'en avril ! Au départ un simple rhume, puis rhino-pharyngite et bronchite. A cette époque, j'étais à la fac de Jussieu, alors en pleins travaux, et j'avalais de l'amiante à qui mieux mieux !!! Ceci explique cela...

Ma plus méchante fut celle de février/mars 1993. J'en parle un peu au début de mon blog, et cette fois-là, j'ai été à deux doigts de mourir.  Je refusais d'aller à l'hôpital parce que... je refusais de me faire arrêter !!! Nous n'étions que trois à un moment, et je savais que si je m'arrêtais, les deux autres collègues se taperaient double ration de taf, et pour des raisons diamétralement opposées, m'en voudraient alors à mort. Alors je préférais bosser avec mes antibiotiques et de la cortisone administrée en piqûres 3 fois par jour... je ne dus mon salut qu'en pouvant me permettre de poser du congé... annuel !!!
Je me souviendrai toujours de ce qui était devenu une broncho-pneumonie, car, je verrai pleurer mon épouse devant ma maladie. Ce sera la seule fois où je la verrai faire ça...

Il faut aussi que je fasse attention aux dates ! Car une bronchite chopée en avril peut dégénérer.
Telle celle de 2008, où, presque guérie début mai recommença de plus belle pour perdurer jusqu'à la fête nationale ! Mon allergie au pollen avait pris le dessus.
Pour la première fois de ma vie, je demanderai du congé de maladie au "bon" docteur Estève, lequel m'octroya "généreusement" UNE journée, avec comme motif "allergie" !!!!
Même mon chef de l'époque en a rigolé, aménageant mon tableau de service pour que je puisse prendre le repos nécessaire

Une qui m'a pas mal marquée aussi, c'est une contractée pendant mon service militaire, en décembre 72. Le "jeu" consistait à nous faire doucher sans nous sécher les cheveux, et de nous mettre au garde-à-vous pendant 20 bonnes minutes. Et comme il gelait souvent, le résultat ne s'est pas fait attendre.
J'ai pu apprécier à la fois la solidarité entre "bidasses" qui évitait aux plus touchés de répondre à l'appel de 22h en se mettant entre deux lits, et l'abjection des "petits gradés" qui nous faisaient un chantage immonde : "vous demandez à voir le médecin, soit. Mais si vous avez moins de 38°, au trou !"
Une des seules choses que Chirac a fait de bien, supprimer cette saloperie.

La dernière fois, c'est un virus de Tahiti qui m'avait frappé en septembre 2011. Mon cousin/frère Jean-Yves et sa petite famille en revenaient (à ma grande joie !) apportant dans leurs bagages ledit virus, en tant que porteurs sains. Ecoutant Jean-Yves je crus bon de me soigner au début au chlorure de magnésium :(
Ignorant que ce produit était essentiellement utilisé à titre préventif et non curatiif. Je fus malade à tel point que c'est mon épouse qui dut conduire depuis Guéret jusqu'ici !!!

Cette bronchite-là durera presque jusqu'aux fêtes...

Donc je sais que normalement, si mes comptes sont justes, j'en ai jusqu'à mi-avril ! J'espère qu'ils ne le seront pas car c'est justement à cette date que je partirai en vacances, que je ne tiens pas à gâcher avec la main devant ma bouche en permanence !!!

Je vous embrasse.