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03/02/2012

SNCF et Handicap : la divine surprise

Ce matin, en me levant, je pensais à ma note d'hier, que je jugeais un peu sévère, écrite sous le coup d'une certaine colère. Et bien qu'elle ait été lue par déjà 9 personnes, je pensais l'effacer.

Mais, alors que mon épouse revenait d'une séance chez l'orthophoniste, je l'ai vue arriver comme une furie dans ma cave. Déjà, ça commençait fort :
"alors, on se dépêche de changer de page en m'entendant arriver ?" alors que j'étais tranquillement en train de regarder un site météo.

Elle était arrivée en trombe parce que.... j'aurais baissé le thermostat du chauffage ! 100 fois que je lui explique que le thermostat en question, une fois qu'il est préréglé (je l'ai fait devant elle voici deux mois) on ne doit plus y toucher, c'est lui qui "gère" le chauffage en fonction de la température intérieure et extérieure. Ca se présente comme ça :
DSCN7796.JPG

Hé oui, c'est bien la température qu'il faisait tout à l'heure à 12h52... Depuis on a perdu 3 degrés.

Enfin passons, je ne suis pas là pour parler météo.

Donc le truc se gère tout seul, et il ne faut surtout pas y toucher car le réglage initial serait à refaire. Et ce n'est pas de la tarte !

Bref, du coup j'ai laissé ma note en place, car elle est finalement justifiée. Même si je sais que c'est sa maladie qui provoque son caractère de chien.
Je me souviens quand, gamin, ma mère me flanquait une correction, elle me disait "tu sais, ce n'est pas toi que je tape, c'est le diable qui est en toi".

Bon, j'en vois qui commencent à regarder alternativement mon texte et le titre de la note. Que viennent faire la SNCF et le handicap dans ces histoires de ménage ?

Tout simplement, je parlais hier d'un couple d'amis devant lequel (se forçant ou pas ?) mon épouse s'était montrée sous son meilleur jour.
Or la femme de ce couple est handicapée. Elle a énormément de mal à marcher. Son mari n'était pas chaud pour faire le parcours Quimper-Pontarlier, avec le changement à Paris. Je lui ai alors parlé du service "handicapés" de la SNCF.
Je savais, l'ayant lu dans La Vie du rail, que ce service était de pointe. Sans cela bien sûr je ne lui aurais pas proposé.

Je pense avoir écrit ici pas mal de notes où je critique la SNCF pour ne pas la féliciter quand elle le mérite.

Car sur ce coup, ils ont été nickel.

Un fauteuil roulant l'attendait à la gare de Quimper, elle a pu gagner son wagon sans problème.
Idem à Montparnasse, où les agents l'ont amenée jusqu'au bus.
Re-idem à la gare de Lyon, où elle a pu parcourir les 500 m entre le hall de la gare et le TGV.

Mon ami le savait, un mail de la SNCF lui ayant précisé tout cela.

Restait l'arrivée à Pontarlier. Là, le mail ne précisait rien. Mais j'avais prévu mon coup, envisageant de passer sur les voies, sur les passages réservés aux agents SNCF, le passage souterrain étant inenvisageable. En plus à 21h10 je savais qu'aucun train ne passerait.

J'allai quand même demander la permission à un agent SNCF, lui précisant que j'attendais une personne handicapée.
"Mme Kermel ? Nous l'attendons, avec un fauteuil, c'est prévu il n'y a pas de souci..."

Là j'en restai sur le cul.

Et effectivement, à l'arrivée du train, qui était à l'heure (enfin, 4 mn de retard, par rapport à la moyenne de 45 mn de l'an passé, c'est pour moi à l'heure) l'agent SNCF était là avec son fauteuil. Comme dirait Michel Sardou.
J'efface, c'est de trop mauvais goût !

Pour le retour, ça a été la même chose.

Alors, pour une fois, je ne peux dire qu'une chose, sur le côté "Handicap", la SNCF assure. Chapeau bas Messieurs-Dames.

Je vous embrasse.

16:19 Publié dans beaux moments, Merci | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sncf, handicap

02/12/2011

Vol magique

Image (12).jpg

Je pars
Le vol de nuit s'en va...

Nous étions arrivés très tôt et de ce fait j'avais pu avoir un hublot, ne donnant pas sur les ailes.
J'avais choisi le côté droit pour avoir la vue vers le sud, si jamais le ciel était clair.

Il le sera, tout au long du parcours.

19h40 (heure française), décollage. Le spectacle du Pont Vasco de Gama où passe l'auroroute est déjà magique. Même si je n'ai pas choisi le bon côté pour voir Lisbonne.

J'ai tout sur moi : ma montre qui me donne à la fois l'heure et l'altitude et qui en plus fait boussole !
Plus ma carte Michelin Europe et un rapporteur ! Oui, je sais je suis maniaque en avion !

Pendant la première heure, on sent que la péninsule Ibérique est quasi-désertique. J'arrive quand même à un moment donné à distinguer Madrid, l'altitude de 12.000 m permettant de voir jusqu'à 400 km !!
Depuis le départ ma boussole indique le cap 060 degrés soit est-nord-est. Je n'ai qu'à tracer un trait sur ma carte pour voir par où on va passer.  Mais Bâle étant quand même plus au Nord, je sais qu'à un certain moment il faudra "tourner à gauche".


• 20h40, repère 1 sur la carte. Après avoir survolé des contrées avec de temps en temps des lumignons éparpillés, des lumières de plus en plus nombreuses apparaissent. J'ai d'abord du mal à distinguer, mais d'après mon trait, ce ne peut être que Lourdes que nous survolons.

Puis, progressivement, je vois de plus en plus de villes. Des petites, des moyennes, jusqu'à l'horizon. Mais rien de très important.

• 20h50. Le choc. Nous passons au-dessus de Toulouse. Repère 2 sur la carte. Magnifique, Toulouse vu à 12.000 mètres ! On distingue nettement la courbe de la Garonne et le Périphérique...

Quelques minutes après, c'est Albi, on suit toujours la fameuse ligne. Et au-delà d'Albi, je vois d'autres villes : Castres, Carcassonne, Narbonne, Béziers !!!

Un peu après, c'est Millau, à la forme si caractéristique. Et au-delà, je vois distinctement les villes du littoral, de Perpignan à Montpellier.

Bing !
Il nous reste quand même plus de 500 km à faire, mais le cadran de mon altimètre m'annonce que la descente est déjà entamée. Elle sera d'à peu près de 150 mètres/minute, régulière...

• 21h05, autre choc. Repère 3.
Je l'avais prévu sur ma carte, c'est bien Mende que je vois en-dessous de moi. Dieu que ça s'est agrandi.... Je distingue le rond des boulevards de ceinture et la route vers la "banlieue" nord-ouest, toujours très éclairée.
Et au-delà, des villes "fétiches", comme Alès et Nîmes.  Avec toujours en toile de fond cette ceinture lumineuse du littoral... Comme le faisait remarquer Carla, le Golfe du Lion se distingue assez bien, de Toulon, très loin, à Perpignan en passant par Marseille (énorme) et Montpellier.

Mais ce qui me surprend, c'est toujours cette direction est-nord-est.... On fonce droit vers le Mont-Blanc, bien plus au sud que Bâle (même si on le voit des alentours de cette ville - cf ma note "photos").

C'est à présent la Vallée du Rhône que nous apercevons. Les villes s'enchaînent, petites et grandes : la plus proche est Valence, mais on distingue Montélimar, Orange, Avignon.... J'ai bien pris des photos mais elles ne donnent rien, hélas...  On survole Valence à 21h20, à 9.000 m d'altitude.

• 21h30, amorce de virage vers la gauche (repère 4)
J'ai juste le temps de voir Grenoble en forme de triangle. Rien derrière, les villes sont à présent nichées dans des fonds de vallée.

Chambéry est survolée quelques minutes plus tard, à une altitude de 6.500 m. On distingue à ce niveau de vol beaucoup plus de choses, notamment les places.

Puis c'est Annecy, chose confirmée par le co-pilote. Au loin de moins en moins de lumières, les Alpes cachent tout.

• 21h45, nous survolons Genève (repère 5) à 4500 m d'altitude. Le littoral du Léman est très visible. Mais rien d'autre au-delà, car déjà, nous arrivons au-dessous des sommets des Grandes Alpes Valaisannes et Bernoises.

• Quelques minutes plus tard, c'est Pontarlier !!! (Repère 6) La forme de la ville (une sorte de fourche) est très facile à reconnaître, surtout 2000 m au-dessus ! Il faudra que je sorte, les lundis, mercredis et vendredis vers 21h50 pour essayer d'entendre un avion....

• Toujours plus bas, et sur les coups de 22h, c'est l'immense agglomération de Belfort-Montbéliard (repère 7) survolée à environ 1000 mètres.  On a l'impression de faire du rase-mottes !

• Puis c'est Mulhouse (repère 8) d'où j'arrive à lire les enseignes des hypermarchés !!

On descend encore, les voitures deviennent très visibles, les gens aussi. Y ayant travaillé en 2007, je sais que l'on va passer au-dessus de la voie ferrée avant d'amorcer l'entrée de piste.

22h10, on est posés, à l'heure.

Bravo, Easy Jet !

Et surtout Merci...

Je vous embrasse.

27/09/2011

Mon voyage en Bretagne : 3) la divine surprise

Et nous voilà prêts, vers 16h, à partir le mardi pour Lorient.

Lorient.
C'est un peu mon port d'attache.
Cette ville et moi avons grandi ensemble, nous avons le même âge, à peu de choses près.

Ainsi, Lorient et moi avions une petite dizaine d'années quand nous nous sommes rencontrés, en 1962.
Contraste saisissant, pour moi, le petit parigot-tête de veau, habitué aux immeubles austères et crades (et oui, en 1962 Paris était noir, noir de suie !) entre les maisons et immeubles tout blancs, flambant neufs d'un côté de l'artère principale, et les baraques en bois de l'autre côté...

Et au bout, tout au bout, l'océan. Que je voyais pour la première fois...

Mais c'est pendant notre adolescence que nous nous sommes le plus fréquentés.
1963, 64, 65, 66, 67 (deux fois !) 68, 69 (trois fois !) 70 (trois fois aussi) , 71 (idem) 72 (quatre fois !).

Nous avions nos Noëls enchantés, c'était un rêve pour moi de me balader au milieu de ses rues toutes illuminées. Ca aussi je ne connaissais pas. Ne manquait que la neige...
Je me souviens de quinzaines commerciales extraordinaires, à faire pâlir la Rue de Buci parisienne où je (sur)vivais.

C'est vers cette ville aussi que je me suis réfugié un week-end de janvier 73, alors que je faisais mon service militaire, lors d'une permission non prévue. Lorient, bien qu'elle en ait beaucoup vécu, n'aime pas trop les militaires. Comme moi. Elle en garde un mauvais souvenir, un truc d'avant-naissance.
Et du coup, elle m'avait comprise, et avait fait donner son magnifique ciel bleu d'hiver exprès pour ma venue.

Mais Lorient c'est donc d'abord mes Noëls magiques (http://cicatrice.hautetfort.com/archive/2010/08/24/mes-no... ), qui n'auraient pas été si magiques sans la présence de celui que j'appelle depuis le tout début mon "frère-cousin" Jean-Yves.

Dans mon autre blog (qui va fermer, chose que j'avais pressenti depuis déjà 3 ans) Je parlais presque autant de lui que d'elle dans mes notes.

Presque frère, plus qu'ami, en tout cas cousins - donc du même sang - , comment définir le lien qui nous lie lui et moi ?
Et cela, avec quelques interruptions dues à nos "nanas" respectives, depuis près de 50 ans.

6206a.jpgPremière photo de nous ensemble, prise en juin 1962, au zoo de Vincennes.

D'entrée, nous avions "flashé" l'un sur l'autre, lorsque je le vis pour la (vraie) première fois. J'étais le grand frère qui lui avait toujours manqué, il était le frère que j'espérais encore.

C'est avec lui que j'ai appris à faire de la bicyclette.
C'est à lui que j'ai confié mes premières amours (et aussi mes dernières).

J'oserai dire qu'à 554 km de distance, nous avons grandi ensemble.

Lui aussi me confiera ses tourments de coeur, et ses tourments "tout court" d'ailleurs.

Ados complexés, nous nous rassurions l'un l'autre. L'absence criante de nanas dans notre univers sentimental nous laissaient penser que nous étions à la fois repoussants et c...s
En fait nous étions simplement romantiques, ce qui dans ces années-là constituait un véritable handicap.

Egalement, ce que l'un avait fait, l'autre se devait de le faire !

Les vendanges par exemple, je lui en avais tant parlé que lui aussi tentera l'expérience, 4 ans plus tard - mais au même âge - chez le même viticulteur !
En revanche le virus du "deux roues", c'est lui qui me l'avait inoculé...

Depuis les années 80, il insistait de toutes ses forces pour que j'achète un ordinateur. A l'époque, jeune père de famille, je pensais qu'il y avait d'autres priorités.
Puis il y a eu le net, qu'il m'a fait découvrir dès 1995. Il me montrait des photos de gens, des internautes du bout du monde avec qui il correspondait régulièrement, chez qui, même, il passait ses vacances ! Moi, je ne le croyais pas... J'imaginais cela impossible.
A cette époque, j'avais les moyens de me payer un PC, mais à cause d'un sinistre personnage dont je parle aussi pas mal au fil de ces colonnes, le mot "ordinateur" me faisait monter la tension...

C'est dire qu'il jubilait quand de temps en temps je l'avais sur aime-est-ce haine, et qu'on discutait lui et moi des derniers logiciels arrivés sur le marché...
Car il est parti.
Loin.
Beaucoup plus loin que le TGV puisse aller. Même le Transsibérien. 17 heures d'avion pour arriver chez lui, à Tahiti où un beau jour de 1998 il a posés ses valises là-bas.
Alors que je venais d'arriver en Bretagne....
Et quand j'en partirai, c'est Nathalie qui y arrivera !

Bref, si les années 60 nous ont vu beaucoup ensemble (j'ai compté, mis bout à bout, plus de 8 mois ), ce ne fut pas le cas pour les "seventies" où nos femmes respectives étaient d'accord sur un point : sous séparer le plus possible.
La décennie 80 vit nos existences très agitées, surtout la mienne, et c'est au tout début de ces années-là que nous nous sommes le plus apportés.
Puis, une nouvelle fois, nos nanas - qui n'étaient plus les mêmes - ne supportèrent pas cette presque "rivalité", et il y eut beaucoup de creux à partir de 1983.

Puis ce fut ma dépression, en 1994. Il n'hésita pas - début 95 - à me proposer de venir passer dix jours chez lui pour me remonter le moral, pour me changer les idées. Il savait que j'étais persécuté par mon chef, il savait aussi que j'étais très mal de devoir malgré moi mener ce que dans les magazines on appelle une double vie.

Quand ma chérie a cédé sous le poids du harcèlement, en mars 97, demandant alors une mutation, j'ai mis Vannes sur la liste, me disant que si c'était là que j'atterrissais - en fait je pensais aller à Lons le Saunier - , le fait de savoir mon presque-frère à 3/4 d'heure de route pourrait en partie compenser le manque d'elle, manque que je pensais (naïvement)  temporaire.

Je me demande toujours comment j'ai fait pour passer ces douze mois horribles (octobre 97/ septembre 98) où se sont succédés : l'abandon de la femme de ma vie, la mort de ma maman, la reprise du harcèlement par les nouveaux collègues, et le départ de Jean-Yves...
Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Là je me suis tué (en 2003) et je me sens plus fort.

J'ai cessé les tchats, lui étant passé sur Skype, que mes différents antivirus successifs trouvaient dangereux.

Bref, pour moi, pas de doute, Lorient c'est Jean-Yves, et Jean-Yves c'est sa maman (81 ans) sa maison, que j'ai vu toute neuve en 1974.
Quand je sonne à la porte, comme je l'ai fait un très grand nombre de fois depuis 1998, je m'attends toujours à voir son visage apparaître....
Mais ce n'est (si j'ose dire) que sa mère, que j'adore. Je profite d'elle au maximum, sachant à quel âge est morte ma maman, et que j'aimerais bien faire taire les statistiques !

Chez elle, je me ressource. Voici un mois j'ai été dans mon ex-quartier de Paris et j'en suis parti en courant tant ça avait changé. Là-bas, en revanche, tout est resté pareil depuis 1974, mis à part certains éléments inévitables d'électro-ménager.
Et le vide qui s'est peu à peu installé aussi. En 1974 c'était la ruche, à présent, je penserais presque à la chanson de Bénabar quatre murs et puis un toit. Et je redoute le jour où se pointera ce maudit agent immobilier...

Mais je digresse.

Il est 17h13 quand je sonne.
Et que je vois Jean-Yves ouvrir la porte....

Il est revenu. Avec son épouse et leur plus jeune fille. Ils ont abandonné Tahiti et rejoint la Terre qui est la leur.

Que dire ? Que nous n'avons pas changé. Que nous discutons toujours aussi ardemment. Qu'il est toujours aussi généreux pour les autres en refusant catégoriquement de penser gauche et droite.

Pour lui, je le sais, c'est un échec. Pour moi, je pense plutôt à une victoire de sa part, d'avoir osé "rentrer la queue basse" face à 3 frères et soeurs qui ont plus ou moins réussi.

Voici quelques mois, je me disais que la Bretagne m'avait pris les deux femmes de ma vie.

Lundi elle m'a rendu un ami de 46 ans.

Mardi un presque frère de 49.

Je sens que je vais faire tourner la carte senior....

 

Je vous embrasse.

02/09/2011

Mon épouse décidée à aller voir un psy !

C'est en revenant de chez son orthophoniste, voici quelques minutes, qu'elle me demande de prendre un rendez-vous chez un psy !

J'ai manqué dire une connerie, du genre "c'est pas trop tôt", ou " tu t'es enfin décidée", mais non, je lui ai dit d'un air complètement détaché "je te cherche ça sur les pages jaunes"...

Tous les médecins ou assimilés qui la voient disent la même chose : "il faut vous calmer Mme Cicatrice !

Que ce soit le généraliste, la neurologue vue hier, ou l'orthophoniste vue ce matin, tous disent pareil.

J'avais envisagé d'envoyer une lettre à ladite orthophoniste pour lui expliquer que mon épouse, avec son agressivité doublée d'une semi-dépression, se mettait en danger tous les jours, et que par conséquent lui conseiller un psy était souhaitable.

J'avais même l'intention de le faire cet après-midi !

Mais la praticienne, qui revenait de vacances, et qui avait "perdu l'habitude" de la façon dont mon épouse s'exprimait avec les gens s'est donc elle-même rendue compte qu'il fallait faire quelque chose.

Peut-être le bout du tunnel en vue ?

Sinon, côté blog, la "folie" s'est tassée, avec 268 notes lues hier.  C'est justement la note d'hier "mon blog: un mois d'août fou" qui est en tête, avec 12 visites. Suit en 2ème position celle d'avant-hier "les ordinateurs de Hautetfort sont en panne" avec 11 visites. La troisième place (!!) pour "vers les étoiles 8" qui a été lue 7 fois - la progression continue -, 4ème place pour Jean-François Michael avec 5 lectures, 5ème place ex-aequo avec 4 lectures pour "la crise de démence de mon épouse" (on y revient) et "mais quel âge ont nos chanteurs" qui tombe de son piédestal.

7ème place ex-aequo pour Mike Brant , l'arnaque photovoltaïque d'Eurofrance Solaire, la belote Facebook, Mireille Mathieu, "Universités salauds de pauvres" avec 3 lectures pour chacune.

14ème place avec 2 lectures pour "i love your attitude", "ma soupape", "arnaque mutuelle swisslife", les chanteur Michel Laurent (!) et Herbert Léonard, une note technique "précision pour mes commentateurs", "DSK enfin".

Puis une seule lecture pour 193 autres notes.

Je vous embrasse.

04/08/2011

Dole II

Je me répète, merci à mes commentateurs. Surtout ceux (enfin "celle") qui sont revenu(s) à cette occasion.

Je pensais avoir trouvé la bonne combinaison, à savoir le TER Valdahon (18km de chez moi) - Besançon, puis le TER Besançon-Dole. L'avantage, c'était le départ à 13h23, donc une possibilité d'éviter le sandwich.

Mais, horreur ! J'avais oublié ce qu'était un "Car SNCF".
Car la ligne, connue sous le nom des "horlogers", qui relie Besançon à La Chaux de Fonds (clin d'oeil à Mélissa si elle me lit encore) par Morteau, hypertouristique car hyper-jolie, est en travaux !!! C'est certain, d'après nos crânes d'oeuf de la SNCF, l'hiver tombe juste le 1er septembre dans nos contrées. Le 15, il y a d'ailleurs souvent 50cm de neige...

Quels c..... !

Comme s'ils ne pouvaient pas la "remettre en état" en septembre et octobre, mois encore très doux ici !!

Bref, comme pour le car que je prenais pour rentrer de Lons, le principe du car TER est le suivant :

Bourrer comme un fou entre les villages (je voyais souvent l'aiguille dépasser le 100), puis entrer dans le village, se le taper intégralement dans les deux sens pendant au moins 4 bornes pour desservir la gare SNCF, toujours implantée à dache !

Comme j'ai dit ce midi à un des chauffeurs (un "boeuf!") pourquoi, dans ces temps de cars de substitution, ne pas mettre un panonceau à la gare (à 95% désaffectée) stipulant que l'arrêt de ces cars se ferait au centre du village ? Pas mal de distance économisée à l'usager, pas mal de temps aussi...
Mais le "boeuf" de ce midi m'a répondu en touchant sa casquette - ça les empêche de réfléchir -  "on dessert toutes les gares SNCF. c'est comme ça ! Z'avez qu'à prendre votre bagnole".

Bref, après une heure passée dans ce car (la distance est de 32km) ma religion était faite : plus jamais ça !

Bon, je vous passe tous les détails du voyage, pour arriver au vif du sujet : mon épouse.

Quand je suis arrivé auprès d'elle, il n'y avait pratiquement plus de tuyaux, mais elle dormait encore.
Je lui ai alors pris la main, et là elle a entr'ouvert un oeil. Puis sa main droite a essayé de bouger, puis elle est retombée dans le sommeil.

Le principal est qu'elle se soit réveillée de cette anesthésie générale de forte puissance, administrée par deux petites nanas du SAMU qui ont "appliqué les consignes".

Il fut un temps, une crise d'épilepsie, c'était une nuit à l'hôpital (et encore, en 88 on a réussi à l'éviter) et basta. Là, c'est 2 jours aux urgences, 4 en réanimation, 3 en neurologie et encore quelques-uns en médecine. La bonne nouvelle c'est qu'elle va se rapprocher. Dès après-demain au plus tard elle sera admise à Besançon, et dès lundi ou mardi ce sera Pontarlier. J'ai espoir de la revoir ici dans 8 jours...

Bref, entre les" bouchers" de Paris (Cochin) qui l'avaient shootée à mort puis l'avaient laissée dans le couloir et dans la nature 36 h après, là c'est l'inverse.

Enfin bon, disons que ça va mieux qu'hier, on est sur la bonne pente.

J'aurai la charité d'éviter de parler des bus urbains de Dole, ce n'est pas le moment pour le faire. Mais j'y viendrai un jour...

Je vous embrasse en attendant.

21:27 Publié dans Merci, moi | Lien permanent | Commentaires (5)

10/06/2011

Commentaires...

Il fut une époque où je mesurais mes commentaires. Et ceux des autres.

Ca me passe progressivement, mais j'avoue que lorsque je voyais dans certains blogs

"Commentaires : 54", ou "Commentaires : 78"

J'étais à la fois béat d'admiration et un peu jaloux.

Mon record, c'est 29 commentaires, alors que j'annonçais la mort de mon père.

 

Mais le net est quelque chose de vivant, mieux que la radio, on y est informé plus vite et surtout c'est interactif.

Les quelques 54 ou 78 commentaires de "d'aucuns" me font ce soir un petit peu rigoler, énormément relativiser,  quand on songe qu'un blog a recueilli, en quatre notes.... 6566 commentaires !

Et le potentiel est au moins du double, voire du triple, car devant un blog pareil, on hésite à lâcher des mots, on a le double sentiment de ne pas savoir quoi mettre, ou de penser que, comme dans certains livres d'or de restaurants, y laisser sa trace pourrait relever du "matuvu-isme". Style "moi, j'y étais". Sarko à Berlin le jour de la chute du mur....

Si vous avez aimé passionnément le Journal d'Anne Frank, allez-y. Silencieusement. Religieusement. Sans vous faire remarquer, laisser un lien quelconque. Lire et pleurer en silence.

Bref, si vous voulez lire les pensées d'une jeune fille de 15 ans atteinte d'un cancer incurable et qui sait qu'elle ne verra pas le prochain Noël, allez là :

http://alicepyne.blogspot.com/

Je vous embrasse.

PS j'oubliais. Pour traduire, voici où il faut aller :

http://www.reverso.net/text_translation.aspx?lang=FR

21:10 Publié dans Merci, Web | Lien permanent | Commentaires (6)

03/06/2011

Un peu mieux...

Par cette note, je tiens à rassurer celles et ceux qui auraient pu s'inquiéter à la lecture de ma note précédente.

C'était un passage à vide, provoqué par une accumulation de tracas (à présent surmontés) qui m'a fait réaliser que je n'étais peut-être pas si "guéri" que ça...

A voir dans les prochains jours, et un grand Merci pour les personnes qui m'ont apporté mails et commentaires.

Je vous embrasse.

19:14 Publié dans Merci, moi | Lien permanent | Commentaires (14)

14/05/2011

La saison des prunes

J'avais oublié...

Pendant toute la durée de mon séjour, je n'ai cessé de vitupérer les chauffards qui roulaient à 80 sur des routes à lacets, qui traversaient des villages à 70...

Et je ne parle pas de la "route blanche", la deux fois deux voies qui relie l'autoroute blanche au tunnel du Mont-Blanc, limitée à 90.

Je m'y suis fait doubler en permanence, parfois avec maints coups de klaxon rageurs à l'encontre de ce "touriste" qui venait perturber la circulation savoyarde. Et j'en venais à espérer qu'un radar bien caché ne ramène ces fous à la raison.

Il y était le radar.

Et même à 91 au lieu de 90, ça ne pardonne pas :

prune.jpg

 Je vous embrasse !!!

21:21 Publié dans Merci | Lien permanent | Commentaires (6)

07/04/2011

Sur une idée de Manoudanslaforêt : du virtuel au réel...

Image (13).jpg

 

16/03/2011

A regarder absolument

nature.pps

Je vous embrasse